Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde :

L’éruption qui a débuté sur la péninsule de Reykjanes (Islande) le 29 mai 2024 est maintenant terminée, et aucune activité n’a été observée dans le cratère sur la fracture éruptive depuis le 22 juin. Le soulèvement du sol à Svartsengi a repris, indiquant une probable accumulation de magma, mais l’interprétation du phénomène n’est pas la même parmi les volcanologues islandais. Alors que le Met Office mise sur une reprise de l’activité éruptive dans quelques semaines, d’autres scientifiques pensent qu cette inflation n’aura pas de conséquences. Ce n’est pas la première fois que de telles divergences sont constatées, mais au final, c’est la Nature qui décidera !.

D’un point de vue purement scientifique, la modélisation du Met Office, basée sur les données de déformation, montre que l’arrivée de magma dans la chambre magmatique sous Svartsengi est actuellement de 4 à 6 mètres cubes par seconde. Au début de l’intrusion magmatique et de l’éruption qui a suivi, le 29 mai 2024, on estime qu’environ 13 à 19 millions de mètres cubes ont quitté la chambre magmatique.

Source: Met Office, Copernicus

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Comme je l’ai indiqué précédemment, on observe en ce moment une belle activité strombolienne dans la Voragine, le cratère central de l’Etna (Sicile). Boris Behncke (INGV Catane) a écrit sur sa page Facebook : « L’activité dans la Voragine devient de plus en plus spectaculaire. Depuis quelques jours, une petite coulée de lave émerge de la base sud-est du nouveau cône en cours d’édification à l’intérieur du cratère et se déverse en cascades spectaculaires vers l’intérieur du grand puits oriental (BN-2) de la Bocca Nuova. Pendant ce temps, l’activité strombolienne provenant de deux bouches sur le nouveau cône s’est progressivement intensifiée, permettant au cône de croître très rapidement, d’au moins vingt mètres depuis la soirée du 27 juin. »

Plusieurs vidéos illustrant cette activité initiale ont été diffusées sur les réseaux sociaux, parmi lesquelles celle-ci :

Le dernier bulletin de l’INGV en date du 4 juillet 2024 indique que l’activité strombolienne dans la Voragine a évolué en fontaines de lave et produit une colonne de cendres qui atteint une hauteur d’environ 4500 m au-dessus du niveau de la mer et se dirige vers le sud-est. Des retombées de cendres ont également été signalées dans plusieurs zones habitées sous le vent et jusqu’à Catane. Une partie de l’espace aérien a été fermé.

Voici une vidéo (enregistrement de webcam) montrant l(activité de fontaines de lave :

L’amplitude moyenne du tremor, après avoir atteint la valeur maximale autour de 14h30 UTC, a connu une diminution soudaine jusqu’à atteindre des valeurs moyennes. Vers 15h00 UTC, une nouvelle phase d’augmentation rapide du tremor a retrouvé des valeurs élevées, voire très élevées. La source tu tremor reste localisée juste à l’est de la Voragine, à une altitude d’environ 2900 m au-dessus du niveau de la mer.
L’analyse des données de déformation du sol met en évidence un schéma complexe qui évolue toujours rapidement, avec de rapides variations détaillées sur le site de l’INGV.

Ce matin (5 juillet 2024), le paroxysme est terminé . Les images des webcams montrent que le calme semble revenu sur le volcan. Ce fut une sacrée soirée!

La SAC, qui gère l’aéroport de Catane, a communiqué qu’en raison de l’activité éruptive de l’Etna et de l’émission de cendres volcaniques, la fermeture des secteurs de l’espace aérien B2 et B3 a été ordonnée. La piste n’est pas utilisable en raison d’un abondante quantité de cendres volcaniques. Les arrivées et les départs sont donc suspendus. Les opérations aériennes reprendront une fois que les cendres volcaniques auront été retirées. Pour le moment, on estime que le trafic aérien pourra reprendre à 15h00. Il est donc demandé aux passagers de ne pas se rendre à l’aéroport sans avoir vérifié le statut de leur vol auprès de la compagnie aérienne.

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 L’INGV indique qu’à partir de 17h00 GMT le 3 juillet 2024, le réseau de caméras de surveillance du Stromboli (Sicile) ont montré, un débordement de lave dans la zone du cratère nord où l’on observe également une forte activité de spattering. Le débordement de lave se limite à la partie supérieure de la Sciara del Fuoco, avec des blocs qui dévalent la pente jusqu’à la mer. L’amplitude du signal sismique montre des valeurs élevées, avec toutefois une tendance à la baisse.

A noter que l’intensification de l’activité s’est accompagnée d’un panache de cendre probablement généré par un effondrement dans une partie de l’édifice volcanique.

L’INGV indique le 4 juillet dans l’après-midi qu’à 16h18 une coulée pyroclastique a dévalé la Sciara del Fuoco du Stromboli. Elle a atteint le littoral et a avancé sur la mer sur atteignant le littoral et se propageant dans la mer sur plusieurs centaines de mètres. Un tel événement s’était produit il y a 4 ans:

D’autres coulées pyroclastiques ont suivi, avec la plus importante à 18h10 UTC. De plus, la coulée de lave produite par la bouche situé à 700 m d’altitude et qui avançait le long de la Sciara a atteint la ligne de côte vers 15h30 UTC. La coulée de lave était encore bien alimentée le 4 juillet en fin d’après-midi. Une colonne de cendres s’élève de la Sciara del Fuoco et atteint une hauteur d’environ 2 000 m au-dessus du niveau de la mer.
A 16h17, une augmentation soudaine et significative de l’amplitude du signal sismique a été observée. L’analyse des données de déformation du sol montrait une légère déformation d’environ un demi microradiant à la station TDF (Timpone del Fuoco) à 16h20 UTC.

Photo: C. Grandpey

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GeoNet indique qu’un important panache de vapeur s’élevait au-dessus de White Island (Nouvelle-Zélande) le 3 juillet 2024 et il est désormais visible depuis la côte de l’île du Nord.
Le niveau d’alerte volcanique reste à 2, ce qui signifie qu’une éruption peut se produire à n’importe quel niveau.
La couleur de l’alerte aérienne est maintenue au Jaune. C’est actuellement le seul volcan de Nouvelle-Zélande avec la couleur de l’alerte aérienne supérieure au Vert.
Il convient de rappeler que l’accès à White Island est interdit depuis la dramatique éruption explosive du 9 décembre 2019 qui a tué 22 touristes.

Photo: C. Grandpey

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Les Services géologiques des Tonga indiquent que l’éruption à Home Reef se poursuit. Des anomalies thermiques sont observées quotidiennement sur les images satellites. Les émissions de vapeur indiquent une activité continue. Les coulées de lave continuent d’agrandir l’île de 8,9 hectares le 15 juin à 11,7 hectares au 30 juin. Le niveau d’alerte maritime reste à Orange et il est conseillé aux marins de ne pas s’approcher à moins de 4 km de l’île. La couleur de l’alerte aérienne reste au Jaune.

Source: NASA

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Le KVERT indique que l’activité explosive se poursuit sur le Karymsky (Kamtchatka). Les explosions génèrent chaque jour des panaches de cendres qui s’élèvent jusqu’à 6 km au-dessus du niveau de la mer. Une anomalie thermique est identifiée sur les images satellite. La couleur de l’alerte aérienne reste Orange (niveau 3 sur une échelle de quatre couleurs).

Vue du Karymsky le 27 juin 2024 (Crédit photo: KVERT)

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Le 27 juin 2024, le Département de météorologie et de géorisques du Vanuatu (VMGD) a indiqué qu’une bouche continuait d’émettre des panaches de vapeur et de gaz sur l’île d’ Ambae (Vanuatu). L’information s’appuyait sur les images webcam et satellitaires et des observations sur le terrain. Les données sismiques ont également confirmé la poursuite de l’activité éruptive. Selon le VAAC de Wellington, les panaches de cendres montaient jusqu’à 2 400 – 3 300 m au-dessus du niveau de la mer. La population a signalé des retombées de cendres dans les zones sous le vent. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 0 à 5) et le public est prié de rester en dehors de la zone de danger de 2 km autour des bouches actives du lac Voui, et à l’écart des ravines en cas de fortes pluies.

Crédit photo: Vanuatu GeoHazards

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L’IGP indique qu’au Pérou, le niveau d’alerte reste Jaune pour l’Ubinas. Il est maintenu à l’Orange pour le Sabancaya où l’on enregistre en moyenne 40 explosions par jour. Elles envoient des panaches de cendres jusqu’à 2900 mètres au-dessus du sommet.

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ». .
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world :

The eruption that began on the Reykjanes Peninsula (Iceland) on May 29th, 2024 has ceased, with no activity observed in the crater on the eruptive fissure since June 22nd. Ground uplift at Svartsengi has resumed, indicating a likely accumulation of magma, but the interpretation of the phenomenon is not the same among Icelandic volcanologists. While the Met Office is banking on a resumption of euptive activity in a few weeks, other scientists believe that this inflation will have no consequences. This is not the first time that such discrepancies have been noted, but in the end, Nature will decide!

From a strictly scientific point of view, the Met Office’s model based on deformation data shows that the magma inflow into the magma chamber under Svartsengi is now 4-6 cubic meters per second. At the beginning of the magma intrusion and subsequent volcanic eruption on May 29th, 2024, it is estimated that approximately 13-19 million cubic meters have left the magma chamber.

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As I indicated previously, one can currently observe a nice Strombolian activity in Voragine, Mt Etna’s central crater (Sicily). Boris Behncke (INGV Catania) explains on his Facebook page that “activity atVoragine is becoming more and more spectacular. For several days, a small lava flow has emerged from the southeast base of the new cone being built inside the crater and is pouring in spectacular cascades towards the interior of the large eastern pit (BN-2) inside Bocca Nuova. Meanwhile, Strombolian activity from two vents on the new cone gradually intensified, allowing the cone to grow very rapidly, by at least twenty meters since the evening of June 27th

INGV’s latest update (July 4th, 2024) indicates that Strombolian activity in the Voragine has evolved into a lava fountain and produced an ash column as high as about 4500 m above sea level, heading south-east. Ashfall has been reported in several populated areas downwind and as far away as Catania. A part of the airspace has been closed.
The average amplitude of the tremor, after reaching the maximum value around 14:30 UTC, experienced a sudden decrease, reaching medium values. Around 15:00 UTC, a new phase of rapid increase in the tremor returned to high, even very high, values. The source of the tremor remains located just east of the Voragine, at an altitude of approximately 2900 m above sea level.
Analysis of ground deformation data highlights a complex pattern that evolves quickly, with rapid variations detailed on the INGV website.

This morning (July 5th, 2024), the paroxysm is over and everything looks quiet on the volcano.

The SAC, which manages Catania Airport, has communicated that due to the eruptive activity of Etna and the emission of volcanic ash, the closure of airspace sectors B2 and B3 has been ordered . The runway is not usable due to an abundant amount of volcanic ash. Arrivals and departures are therefore suspended. Flight operations will resume once the volcanic ash has been cleared. For the moment, it is estimated that air traffic will resume at 3:00 p.m. Passengers are therefore asked not to go to the airport without having checked the status of their flight with the airline.

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INGV indicates that from 5:00 p.m. GMT on July 3rd, 2024, the cameras of the monitoring network of Stromboli (Sicily) showed a lava overflow in the area of ​​the northern crater where strong spattering activity is also observed. The lava overflow is limited to the upper part of the Sciara del Fuoco, with blocks that cascade down the slope to the sea. The amplitude of the seismic signal shows high values, although with a downward trend.
Note that the intensification of activity was accompanied by an ash plume probably generated by a collapse in some part of the volcanic edifice.

INGV indicates that at 4:18 p.m. UTC on July 4th , 2024, a pyroclastic flow descended Stromboli’s Sciara del Fuoco. It reached the coastline and advanced out to sea, spreading on the water over several hundred meters. Other pyroclastic flows followed, with the largest at 18:10 UTC. In addition, the lava flow produced by the vent located at an altitude of 700 m advanced along the Sciara and reached the coastline around 3:30 p.m. UTC. The lava flow was still well fed on July 4th at the end of the afternoon. An ash column rose from the Sciara del Fuoco and reached a height of around 2,000 m above sea level.
At 4:17 p.m., a sudden and significant increase in the amplitude of the seismic signal was observed. Analysis of ground deformation data showed a slight deformation of about a half microradiant at the TDF station (Timpone del Fuoco) at 16:20 UTC.

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GeoNet indicates that intense steaming was observed at White Island (New Zealand) on July 3rd, 2024 and is now visible from the North Island coast.

The Volcanic Alert Level remains at 2, which means an eruption may occur at any level.

The Aviation Color Code is Yellow. This is currently the only volcano in New Zealand with a color code above Green.

The public should be reminded that access to White Island has been prohibited since the disastrous eruption of December 9th, 2019 that killed 22 tourists.

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The Tonga Geological Services report that the eruption at Home Reef continues. Daily thermal anomalies are identified in satellite images. Continuous steam emissions indicate ongoing activity. Lava effusion continues to expand the extent of the island, increasing from 8.9 hectares on 15 June to 11.7 hectares by 30 June. The Maritime Alert Level remained at Orange and mariners are advised to stay 4 km away from the island.The Aviation Color Code remains at Yellow.

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KVERT indicates that explosive activity continues at Karymsky (Kamchatka). Daily explosions generate ash plumes that rise as high as 6 km above sea level. A thermal anomaly is identified in satellite images. The Aviation Color Code remains at Orange (level 3 on a four-color scale).

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On 27 June 2024, the Vanuatu Meteorology and Geohazards Department (VMGD) reported that steam-and-gas emissions from the active vents at Ambae (Vanuatu) were ongoing during the previous vent based on webcam and satellite images and field observations. Seismic data also confirmed ongoing unrest. According to the Wellington VAAC, ash plumes rose 2,400-3,300 m above sea level. Residents reported ashfall in areas downwind. The Alert Level remains at 2 (on a scale of 0-5), and the public is asked to stay outside of the 2-km Danger Zone around the active vents in Lake Voui, and away from drainages during heavy rains.

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IGP indicates that in Peru, the alert level for Ubinas is kept at Yellow. It is Orange for Sabancaya whose explosions average 40 events per day. They send ash plumes up to 2900 meters above the summit

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Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ». .

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde :

Un niveau élevé d’activité sismique persiste sous le sommet du Kilauea (Hawaii). Selon l’Observatoire des Volcans d’Hawaii, il est impossible de dire si cette hausse d’activité débouchera sur une intrusion magmatique ou une éruption, ou si elle se poursuivra simplement sous forme d’activité sismique en profondeur. « Des changements dans la nature et le lieu de cette activité peuvent survenir rapidement, tout comme pour le risque d’une éruption, mais il n’y a aucun signe d’éruption imminente pour le moment. »

Image webcam du cratère de l’Halema’uma’u le 28 mai 2024

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Comme on pouvait s’y attendre au vu du soulèvement du sol dans le secteur de Svartsengi, une éruption a débuté sur la péninsule de Reykjanes (Islande) le 29 mai 2024 à 12h46 près de Sundhnúkar, au nord de Grindavík, au nord-est de Sýlingafell, après un intense épisode d’activité sismique qui a conduit à l’évacuation de Grindavik, Svartsengi et du Lagon Bleu.

Après un début où le débit éruptif était très élevé, l’éruption a décliné et elle se poursuit sur la fracture qui mesure plus de 3 km de longueur. Aucune activité explosive n’a été observée depuis l’après-midi du 29 mai lorsque des explosions phréatiques se sont produites à cause de l’entrée de la lave dans des fractures, ce qui a provoqué un contact avec les eaux souterraines. L’activité la plus forte se situe à proximité du cratère qui a été actif pendant la période éruptive qui a débuté le 16 mars 2024.

S ‘agissant de la déformation du sol, le Met Office précise que le sol s’est affaissé d’une quinzaine de centimètres dans le secteur de Svartsengi lorsque le magma a quitté la chambre magmatique au début de l’éruption. On estime qu’environ 15 millions de mètres cubes de magma sont sortis de la chambre magmatique. Le débit éruptif est estimé entre 1 500 et 2 000 m3/s.
Source : Met Office.

Image webcam de la phase initiale de l’éruption

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L’activité éruptive se poursuit au sommet du Sabancaya (Pérou) avec une quarantaine d’événements explosifs chaque jour et des panaches de cendres qui montent à 2600 mètres au-dessus du sommet du volcan.

Source : IGP.

Crédit photo: IGP

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Une éruption s’est produite sur le Dempo (SE Sumatra / Indonésie) le 27 mai 2024. Une vidéo montre un événement surtseyen au niveau du lac de cratère avec des matériaux sombres éjectés à 300 m du centre du lac. On peut voir des panaches de cendres denses s’élevant à environ 500 m de hauteur. Selon un article de presse, l’eau du lac du cratère avait changé de couleur au cours des semaines précédentes. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4) et le public est prié de rester à 1 km du cratère et jusqu’à 2 km sur le flanc N.
Source : PVMBG.

Vue du cratère du Dempo (Crédit photo : Roamindonesia)

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Toujours en Indonésie, l’éruption de l’Ibu se poursuit avec des panaches de vapeur et de gaz qui s’élèvent de 200 à 600 m au-dessus du cratère. Le 27 mai 2024, un événement éruptif a produit un panache de cendres qui s’est élevé à 6 km au-dessus du cratère avec des retombées de cendres dans les zones habitées à proximité. Des matériaux incandescents ont été éjectés jusqu’à 1 km sur les flancs NO, Ouest, SO et Sud. Le niveau d’alerte reste à 4 (le maximum sur une échelle à quatre niveaux) et il est conseillé au public de rester à 4 km du cratère actif.
Source : PVMBG.

Activité éruptive de l’Ibu en mai 2022

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Au cours du mois de mai 2024, plusieurs épisodes de décoloration de l’eau ont été observés au cratère I du Kelimutu (île de Flores / Indonésie), avec des bulles à la surface dans la partie NE du lac, et une faible odeur de soufre. La température de l’eau a également légèrement augmenté au Cratère II. Les changements de couleur de l’eau du lac au cratère I, ainsi que l’augmentation de la température de l’eau au cratère II, ont incité le PVMBG à relever le niveau d’alerte à 2 (sur une échelle de 1 à 4) le 24 mai, et le public a été invité à rester à 250 m. des lèvres du cratère. La dernière éruption du Kelimutu était de type phréatique ; elle a eu lieu au cratère II en juin 1968.
Source : PVMBG.

Sommet du Kelimutu (Crédit photo: ATOME)

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Une éruption phréatique s’est produite au cratère Nirwana du Suoh (Sumatra / Indonésie) le 24 mai 2024, avec un panache de vapeur dense ; deux autres explosions phréatiques se sont produites peu de temps après. Le premier événement a éjecté des sédiments, le deuxième a éjecté de l’eau chargée de sédiments et le troisième a produit un panache noir très dense. Un fort grondement a été entendu dans un rayon de plusieurs kilomètres. Le public est prié de rester à 500 m du cratère Nirwana et d’éviter les autres cratères du Suah ainsi que les ravines sur les flancs du volcan en raison des niveaux potentiellement élevés de dioxyde de carbone. De fortes explosions phréatiques se sont déjà produites en 1933.
Source : PVMBG.

Activité géothermale sur le Suoh (Crédit photo: Wikipedia)

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Une éruption mineure s’est produite à White Island (Nouvelle-Zélande) le 24 mai 2024 au matin et a produit un panache de vapeur et de gaz qui s’est élevé de 2 à 3 km de hauteur. Les images des webcams montrent qu’il n’y avait pas de cendres dans le panache. Le niveau d’alerte volcanique a été porté à 3 (sur une échelle de 0 à 5) et la couleur de l’alerte aérienne est passé à l’Orange (niveau 3 sur une échelle de quatre couleurs). Les émissions de vapeur sont ensuite redevenues normales. Un survol a permis de constater que l’activité de bouillonnement qui durait depuis des mois en bordure du lac était plus intense, avec projection de matériaux à 20-30 m de hauteur pendant des périodes de plusieurs secondes. Le niveau de l’eau s’était abaissé et exposait des parties du fond du lac. L’activité éruptive était beaucoup moins importante que celle de décembre 2019. Dans la soirée du 24 mai, le niveau d’alerte volcanique a été abaissé à 2 et la couleur de l’alerte aérienne a été abaissée au Jaune.
Une deuxième éruption mineure s’est produite le 25 mai, incitant à nouveau GeoNet à relever le niveau d’alerte volcanique à 3 et la couleur de l’alerte aérienne à Orange. Il n’y avait toujours pas de cendres dans le panache. Des projections intermittentes de gaz et de vapeur ont continué à être visibles tout au long de la journée. Aucune autre activité n’a été observée au cours des jours suivants ; le niveau d’alerte volcanique a été abaissé à 2 et la couleur de l’alerte aérienne a été ramenée au Jaune. L’analyse des données collectées lors d’un survol du 27 mai a indiqué des niveaux élevés de gaz magmatique par rapport aux observations précédentes en avril et début mai.
Source : GeoNet.

White Island après l’éruption de 2018 (Crédit photo: GeoNet)

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Entre 23h42 le 27 mai et 04h08 (UTC) le 28 mai 2024, un essaim sismique a été enregistré dans la caldeira de Las Cañadas (Ténérife / Îles Canaries), composé de dizaines de petites secousses, parmi lesquelles 26 ont été localisées avec précision. La caldeira de Las Cañadas est une structure de 10 x 17 km partiellement remplie par le stratovolcan du Teide. Les séismes avaient des magnitudes allant jusqu’à M 1,2 et se sont produits à des profondeurs comprises entre 5 et 10 km.
On observe une augmentation notable de la microsismicité à Tenerife depuis juin 2017. Elle est probablement due à un processus de pressurisation du système volcano-hydrothermal, de toute évidence lié à l’injection de gaz magmatiques.
Malgré cette augmentation de l’activité sismique, les volcanologues soulignent qu’il n’y a pas de danger immédiat pour la population. De plus, cette activité n’est pas le signe d’une éruption volcanique à court ou moyen terme.
Source : INVOLCAN, The Watchers.

Caldeira de Las Cañadas vue depuis le sommet du Teide (Photo: C. Grandpey)

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ». .
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world :

Elevated seismic unrest continues beneath the Kīlauea summit (Hawaii). According to the Hawaiian Volcano Observatory, it is impossible to say whether this increase in activity will lead to an intrusion or an eruption, or simply continue as seismic unrest at depth. “Changes in the character and location of unrest can occur quickly, as can the potential for eruption, but there are no signs of imminent eruption at this time.”

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As expected given the ground uplift in the Svartsengi sector, an eruption began on the Reykjanes peninsula (Iceland) on May 29th, 2024 at 12:46 p.m. near Sundhnúkar, north of Grindavík, north- east of Sýlingafell, after an intense episode of seismic activity which led to the evacuation of Grindavik, Svartsengi and the Blue Lagoon.
After a start where the eruptive flow was very high, the eruption declined and it continues on the eruptive fissure which is more than 3 km long. No explosive activity has been observed since the afternoon of May 29th when phreatic events occurred due to lava entering fractures, causing contact with groundwater. The strongest activity is located near the crater which was active during the eruptive period which began on March 16th, 2024.
Regarding the deformation of the ground, the Met Office specifies that the ground sank by around fifteen centimeters in the Svartsengi area when magma left the chamber at the start of the eruption. It is estimated that around 15 million cubic meters of magma came out of the magma chamber. The eruptive flow is estimated between 1,500 and 2,000 cubic meters per second.
Source: Met Office.

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Eruptive activity continues at the summit of Sabancaya (Peru) with around forty explosive events each day and ash plumes rising up to 2600 meters above the summit of the volcano.
Source: IGP.

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An eruption occurred at Dempo (SE Sumatra / Indonesia) on May 27th, 2024. A video shows a Surtseyan eruption at the crater lake with dark material ejected 300 m from the center of the lake. Dense ash plumes can be seen rising around 500 m. According to a news report, the crater lake water had been changing colors during the previous few weeks. The Alert Level remains at 2 (on a scale of 1-4), and the public is asked to stay 1 km away from the crater and as far as 2 km on the N flank.

Source : PVMBG.

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Still in Indonesia, the eruption at Ibu continues with steam and gas plumes that rise 200-600 m above the crater. On May 27th, 2024, an eruptive event produced an ash plume that rose 6 km above the crater with ashfall in the nearby communities. Incandescent material was ejected as far as 1 km onto the NW, W, SW, and S flanks. The Alert Level remains at 4 (the highest level on a four-level scale) and the public is advised to stay 4 km away from the active crater.

Source : PVMBG.

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During the month of May 2024, several episodes of water discoloration were observed at Kelimutu’s Crater I (Flores Island / Indonesia), with bubbles on the surface of the NE part of the lake, and there was a weak sulfur odor. Water temperature also slightly increased at Crater II. The changes in lake water color at Crater I, along with increased water temperatures at Crater II, prompted PVMBG to raise the Alert Level to 2 (on a scale of 1-4) on May 24th, and the public was asked to stay 250 m from the crater rims. Kelimutu’s last eruption was phreatic, and it occurred at Crater II during June 1968.

Source : PVMBG.

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A phreatic eruption occurred at Suoh’s Nirwana Crater (Sumatra / Indonesia) on May 24th, 2024 and produced a dense steam plume; two more phreatic explosions occurred a short time later. The first event ejected sediment, the second event ejected sediment-laden water, and the third produced a dense black plume. Loud booming was heard within a radius of several kilometers. The public is asked to stay 500 m away from Nirwana Crater and to avoid Suah’s craters and associated drainages due to potentially elevated levels of carbon dioxide. Large phreatic explosions last occurred in 1933.

Source : PVMBG.

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A minor eruption occurred at White Island (New Zealand) on May 24th 2024 in the morning and produced a steam-and-gas plume that rose 2-3 km high. There was no clear indication of ash in the plume, based on webcam images. The Volcanic Alert Level was raised to 3 (on a scale of 0-5) and the Aviation Color Code was raised to Orange (the third level on a four-color scale). Steam emissions later returned to normal. An overflight allowed to see that the geysering at the crater lake that had been ongoing for months was stronger, ejecting material 20-30 m high for periods of several seconds. The level of the crater lake had subsided and exposed parts of the lake floor. The eruption was much smaller than the December 2019 eruption. In the evening of May 24th, the Volcanic Alert Level was lowered back down to 2 and the Aviation Color Code was lowered back to Yellow.

A second minor eruption occurred on May 25th, again prompting GeoNet to raise the Volcanic Alert Level to 3 and the Aviation Color Code to Orange. There were no clear indications of ash in the plume. Intermittent ejections of gas and steam continued to be visible throughout the day. No further activity was observed over the next few days; the Volcanic Alert Level was lowered to 2 and the Aviation Color Code was lowered to Yellow on 29 May. Analysis of data collected during a 27 May overflight indicated elevated levels of magmatic gas compared to previous observations in April and early May.

Source : GeoNet.

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Between 23:42 UTC on May 27th and 04:08 UTC on May 28th, 2024, a seismic swarm was recorded in the Las Cañadas caldera (Tenerife / Canary Islands), consisting of dozens of small earthquakes, among which 26 were precisely located. The Las Cañadas caldera is a 10 x 17 km structure partially filled by the Teide stratovolcano.The earthquakes had magnitudes reaching up to M 1.2 and occurred at depths between 5 and 10 km.

There has been a notable increase in micro-seismicity within Tenerife since June 2017. It is attributed to a pressurization process of the volcanic-hydrothermal system, likely linked to the injection of magmatic gases.

Despite this increase in seismic activity, volcanologists emphasize that there is no immediate danger to the population. Moreover, this activity is not the sign of a volcanic eruption in the short or medium term.

Source : INVOLCAN, The Watchers.

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Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ».

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Le risque tsunami en Nouvelle Zélande // The tsunami hazard in New Zealand

Outre les éruptions volcaniques comme celle de White Island (9 Decembre 2019; 22 morts ), la Nouvelle-Zélande est un pays exposé aux séismes comme l’événement de M 6.2 qui a secoué Christchurch le 21 février 2011, faisant 185 morts.

 

Photo: C. Grandpey

Destruction à Christchurch (Crédit photo : NZ Defence Force)

L’histoire montre que la Nouvelle-Zélande est également exposée aux tsunamis. Ils sont en général causés par des séismes sur la plaque Pacifique. Ils peuvent se produire localement, mais affecter aussi l’Amérique du Sud, le Japon et l’Alaska. Certains ont été attribués à des glissements de terrain sous-marins et à une activité volcanique. On a constaté que la Nouvelle-Zélande est touchée en moyenne par au moins un tsunami avec une hauteur de vague supérieure à un mètre tous les dix ans. Cependant, le recensement des tsunamis est limité par l’histoire de ce jeune pays. Il remonte seulement au début des années 1800 et se base souvent sur des traditions orales maories et des recherches effectuées sur les paléo-tsunamis, autrement dit des raz-de-marée qui ont eu lieu à des époques reculées et dont il n’existe plus que des traces géologiques.

Une nouvelle étude publiée en novembre 2023 dans le Journal of Geophysical Research : Solid Earth a toutefois montré que des vagues de tsunami de 28 mètres de haut pourraient frapper certaines parties de la Nouvelle-Zélande dans les pires scénarios de séismes.
Pour arriver à cette conclusion, les chercheurs ont utilisé une nouvelle méthode de simulation des séismes pour comprendre les risques de tsunami dans les îles du Nord et du Sud de la Nouvelle-Zélande. Ils ont constaté que les plus grosses vagues frapperaient probablement la côte nord-est de l’Île du Nord. En effet, la zone de subduction de Hikurangi, où la plaque tectonique Pacifique plonge sous la plaque tectonique australienne, se trouve juste au large de cette côte. Les auteurs de l’étude ont conclu qu’il y a un laps de temps très court entre le moment où le séisme se produit et celui où les vagues du tsunami frappent la côte.

Contexte tectonique en Nouvelle Zélande (Source: GNS Science)

Source: GeoNet

En raison de la proximité de la Nouvelle-Zélande avec des zones de subduction susceptibles de déclencher de puissants séismes générant des tsunamis, il est important de comprendre le risque lié à ces vagues dévastatrices.
Jusqu’à présent, les chercheurs se sont référés à des séismes historiques pour tenter de comprendre les risques futurs. Le problème, c’est que les documents historiques ne remontent qu’à environ 150 ans. Les études géologiques peuvent, certes, révéler des preuves de séismes plus anciens, mais ces travaux sont incomplets.
Au lieu de cela, les auteurs de la dernière étude se sont tournés vers une méthode différente : les séismes synthétiques, autrement dit une approche artificielle des séismes. Cette méthode utilise des modèles informatiques dans lesquels les chercheurs ajoutent tout ce qu’ils connaissent sur la géométrie et la physique des systèmes de failles. Ils ont ensuite simulé des dizaines de milliers d’années de séismes pour tenter de déterminer la fréquence à laquelle les séismes majeurs se produisent. La méthode n’est pas parfaite car tous les systèmes de failles ne sont pas intégralement connus, mais elle vient compléter les archives historiques et géologiques. Il faut toutefois noter que si cette méthode tend à montrer comment de tels séismes peuvent se déclencher, elle n’apporte aucune indication concernant la prévision de leur déclenchement.
Dans la nouvelle étude, les chercheurs ont créé un catalogue de simulations couvrant 30 000 années, axé sur les systèmes de failles autour de la Nouvelle-Zélande. Les résultats ont révélé 2 585 séismes d’une magnitude comprise entre M 7,0 et M 9,25. La modélisation montre que la zone de subduction de Hikurangi est la principale source de séismes majeurs déclencheurs de tsunamis près de la Nouvelle-Zélande, bien que la zone de subduction Tonga-Kermadec, un peu plus au large au nord de l’île du Nord puisse également générer de puissants séismes accompagnés de tsunamis. Les chercheurs ont été surpris de constater que le risque de tsunami était davantage causé par des failles plus petites et moins profondes au niveau de la croûte terrestre, plutôt que par les failles de subduction proprement dites.
L’équipe scientifique a découvert que la hauteur maximale d’une vague de tsunami serait de 28 mètres. Elle serait provoquée par un puissant séisme à environ 630 kilomètres au nord-est d’Auckland dans le Pacifique Sud. A titre de comparaison, le tsunami de Tohoku au Japon en 2011 a déclenché une vague de 40 mètres.
Source : Live Science.

Photo: C. Grandpey

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Beside volcanic eruptions like the tragic one on White islans (9 December 2019 ; 22 casualties ), New Zealand is a country exposed to earthquakes like the M 6.2 event that shook Christchurch on February 21st, 2011, killing 185 people.

History shows that New Zealand is also exposed to tsunamis. They tend to be caused by earthquakes on the Pacific Plate both locally and as far away as South America, Japan, and Alaska. Some have been attributed to undersea landslides and volcanoes. New Zealand is affected by at least one tsunami with the a wave height greater than one metre every ten years on average. However, the history of tsunamis is limited by the country’s written history only dating from the early to mid-1800s with Māori oral traditions and paleotsunami research prior to that time. A new resaerch has shown that tsunami waves 28 meters high could hit parts of New Zealand in a worst-case earthquake scenario.

In the study, published in November 2023 in the Journal of Geophysical Research: Solid Earth, researchers used a new method of examining simulated earthquakes to understand possible tsunami risks to New Zealand’s North and South Islands. They found that the largest waves are likely to strike along the northeast coast of North Island. It is because the Hikurangi subduction zone, where the Pacific tectonic plate dives under the Australian tectonic plate, sits just offshore. The authors of the study concluded there was a really short timespan between the moment when these earthquakes happen and when the tsunami waves hit. VOIR CARTE TECTONIQUE

Because of New Zealand’s proximity to subduction zones, which can create large, tsunami-generating earthquakes, it is important to understand the risk of these devastating waves.

Previous efforts have used historical quakes to try to understand future risk. But historical records only go back about 150 years. Geological studies can turn up evidence of older quakes, but those records are incomplete.

Instead, the researchers turned to a different method: synthetic earthquakes. This method used computer models, into which researchers added everything they know about the geometry and physics of fault systems. They then simulated tens of thousands of years of quakes to try to determine how often major ones occur. The method is not perfect because the fault systems are not fully known, but it complements the historical and geological record. Moreover, if this method tends to show how such earthquakes can be triggered, it does not bring any indication concerning the prediction.

In the new study, the researchers created a catalog of 30,000 years of simulated time focused on the fault systems around New Zealand. The results revealed 2,585 earthquakes with magnitudes between M 7.0 and M 9.25. The model suggests that the Hikurangi subduction zone is the most dangerous source of tsunami quakes near New Zealand, though the Tonga-Kermadec subduction zone north of North Island can also generate large, tsunami-causing quakes, just a bit further from shore. The researchers were surprised to find that the tsunami hazard was caused by smaller, shallower crustal faults, rather than the subduction faults themselves.

The scientific team found the maximum height of a tsunami was 28 meters, which would result from a paowerful earthquake about 630 kilometers northeast of Auckland in the South Pacific. The 2011 Tohoku tsunami in Japan triggered a 40-meter wave, for comparison.

Source : Live Science.

À propos des supervolcans // About supervolcanoes

Au cours de ma conférence sur la Campanie (Italie), j’explique que, contrairement à ce que pensent beaucoup de gens, les Campi Flegrei, ou Champs Phlégréens, ne sont pas un supervolcan et peu de volcans sur Terre peuvent se vanter d’avoir ce titre.
D’un point de vue purement scientifique, un supervolcan est un volcan qui a produit au moins 1000 kilomètres cubes de matériaux lors d’une éruption. À ce titre, il se voit attribuer un Indice d’explosivité volcanique (Volcanic Explosivity Index, VEI) de 8, le maximum sur cette échelle qui mesure le volume de matériaux. éjectés, ainsi que la hauteur et l’intensité du panache éruptif. Les Champs Phlégréens n’ont vomi que 500 kilomètres cubes de matériaux lors d’une puissante éruption il y a 32 000 ou 37 000 ans et ont reçu un VEI 7, ce qui confirme qu’ils n’appartiennent pas au club restreint des supervolcans.
Une super éruption est plus de 1 000 fois plus puissante que celle du mont St. Helens (1980), un événement qui a expédié pendant neuf heures des panaches de cendres à plus de 24 kilomètres de hauteur et a carrément arraché le sommet du volcan. L’éruption a reçu un VEI 5, comme le Vésuve (Italie) pour l’éruption survenue en octobre 79.
Les super éruptions éjectent tellement de magma que la croûte terrestre au-dessus de la chambre magmatique s’effondre et donne naissance à une caldeira. Les caldeiras, comme celle de Yellowstone, peuvent mesurer des dizaines de kilomètres de diamètre et héberger des volcans ou cônes de cendres qui peuvent produire des éruptions de moindre intensité.
Yellowstone est l’un des supervolcans les plus célèbres. Il a connu deux super éruptions. La plus importante, celle de Huckleberry Ridge Tuff, s’est produite il y a 2,1 millions d’années et a produit environ 2 450 km3 de matériaux volcaniques, ce qui justifie pleinement le VEI 8. L’autre, connue sous le nom d’éruption de Lava Creek, a produit un peu plus de 1 000 km3 de matériaux il y a 631 000 ans et pourrait, elle aussi, recevoir un VEI 8.
Yellowstone a connu des dizaines d’éruptions mineures depuis l’événement de VEI 8, ce qui a semé la confusion autour de la définition d’un supervolcan. Pour la plupart des gens, le mot signifie que le volcan en question n’a connu que des explosions majeures, alors que les éruptions habituelles sont des événements de moindre intensité, se limitant, par exemple, à des coulées de lave.

Grand Prismatic dans le parc national de Yellowstone

Comme je l’ai écrit plus haut, le label supervolcan est souvent utilisé par les médias et par certains scientifiques pour désigner des volcans qui n’ont jamais connu de super éruption. C’est le cas des Champs Phlégréens – Campi Flegrei – en Italie. Cependant, cela ne veut pas dire que les Champs Phlégréens ne sont pas dangereux ou destructeurs. Comme ils se trouvent au cœur d’une zone très peuplée, leur réveil – même s’il ne s’agit pas d’un supervolcan – serait probablement une catastrophe à grande échelle.

La Solfatara dans les Champs Phlégréens

Dans le monde, neuf volcans actifs remplissent les critères d’un supervolcan, selon une étude réalisée en 2022. Aux États-Unis, Yellowstone est rejoint par Long Valley en Californie et Valles au Nouveau-Mexique. Les autres supervolcans sont le Toba en Indonésie, le Taupō en Nouvelle-Zélande, l’Atitlán au Guatemala et l’Aira, le Kikai et l’Aso au Japon.

Lac Taupo (Nouvelle Zélande)

Lac Atitlan (Guatemala)

Il ne faudrait pas oublier que des supervolcans se trouvent probablement au fond des océans, mais nous connaissons mieux l’Olympus Mons sur Mars que les profondeurs de nos propres océans. Une étude indique toutefois que les supervolcans sont « moins susceptibles de se développer dans un contexte océanique, » ce qui reste à prouver.
Certains volcanologues américains préféraient utiliser l’expression « systèmes de caldeiras » plutôt que supervolcans. On aurait ainsi dans cette catégorie « tout volcan ayant subi une explosion suffisamment puissante pour que sa surface s’effondre au-dessus d’une chambre magmatique partiellement vidée ».
Il est vrai que les super éruptions, avec formation de caldeiras, donnent aux volcans qu’elles affectent un aspect qui n’est pas conforme à l’image conique que l’on se fait habituellement d’un volcan. Alors pourquoi ne pas qualifier ces volcans de systèmes de caldeiras, de grandes caldeiras ou de complexes de caldeiras… ?
Source : Inspiré d’un article paru sur le site Live Science.

Photos: C. Grandpey.

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During my conference about Italy’s Campania, I explain that, contrary to what many people think, the Campi Flegrei, or Phlegrean Fields, are not a supervolcano. Few volcanoes on Earth can boast this title.

From a purely scientific point of view, a supervolcano is one that has produced 1000 cubic kilometers of material during an eruption and as such, was awarded a Volcanic Explosivity Index (VEI) of 8, the maximum on this scale that measures the volume of material ejected, as well as the height and intensity of the eruption plume. The Phlegrean Fields only produced 500 cubic kilometers of material during a powerful eruption 32,000 years ago and were given a VEI 7, which shows they do not belong to the small club of supervolcanoes.

A supereruption is over 1,000 times bigger than the Mount St. Helens eruption (1980) which produced a nine-hour-long explosion that sent ash plumes more than 24 kilometers into the air and blasted the top off the volcano. The event received a VEI 5, like Vesuvius (Italy) for the eruption that occurred in October 79. .

Supereruptions eject so much magma that Earth’s crust above the magma chamber collapses and gives birth to a caldera. Calderas, such as the one at Yellowstone, can measure dozens of kilometers across and host volcanoes, or cinder cones, that can produce smaller eruptions.

Yellowstone is one of the most famous supervolcanoes. It has had two supereruptions. The largest one, the Huckleberry Ridge Tuff eruption, occurred 2.1 million years ago and spewed an estimated 2,450 km3 of volcanic debris. The other one, known as the Lava Creek eruption, produced a little more than 1,000km3 of material 631,000 years ago and could be given a VEI 8.

Yellowstone has experienced dozens of smaller eruptions since the VEI 8 event, leading to confusion around the definition of a supervolcano. To most people, the word implies that those volcanoes only have massive explosions, whereas the common eruptions at such volcanoes are much smaller events such as lava flows.

As I put it above,the supervolcano label is often applied by the media and by some scientists to volcanoes that have never produced a supereruption, such as Campi Flegrei in Italy. However, this does not mean the Phlegrean Fields are not dangerous or destructive. As they lie at the heart of a highly populated area, an awakening of the volcano – without being a supervolcano – would probably be a large-scale disaster.

Worldwide, nine active volcanoes fulfill the criteria for a supervolcano, according to a 2022 study. In the U.S., Yellowstone is joined by Long Valley in California and Valles in New Mexico. The other supervolcanoes are Toba in Indonesia, Taupō in New Zealand, Atitlán in Guatemala and Aira, Kikai and Aso in Japan.

One should not forget the supervolcanoes that probably lie at the bottom of the oceans, but we know Olympus Mons on Mars better than the depths of our own oceans. A study indicates thet that supervolcanoes are « less likely to develop in these settings, » which remains to be proved.

Some U.S. Volcanologists had rather use the expression « caldera systems » instead of supervolcanoes. The category would include « any volcano that has experienced an explosion massive enough that the surface has collapsed into a partially emptied magma chamber. »

It is true that super eruptions, with the formation of calderas, give the volcanoes they affect an appearance that does not conform to the common image of a conical volcano. So why not refer to such volcanoes as caldera systems, large calderas or caldera complexes…?

Source : After an article on the website Live Science.

Photos: C. Grandpey