Attention: Ne pas explorer les grottes sur la Péninsule de Reykjanes (Islande)! // Warning : Do not explore the caves on the Reykjanes Peninsula (Iceland) !

Suite à l’augmentation de la sismicité enregistrée depuis la fin du mois de janvier 2020 sur la Péninsule de Reykjanes, avec une inflation du sol près du Mont. Þorbjörn, pas loin de Grindavík, l’Icelandic Met Office (IMO) effectue des mesures hebdomadaires de gaz dans les grottes près des cratères d’Eldvörp, à l’ouest du Blue Lagoon.
Le 20 février, les mesures dans l’une des grottes ont révélé une concentration potentiellement mortelle de dioxyde de carbone ainsi qu’un manque d’oxygène.
En conséquence; L’IMO a émis un bulletin d’alerte et fortement déconseillé l’exploration des grottes de la région. La grotte en question se trouve à proximité d’un parking très fréquenté par les touristes qui vont visiter les cratères d’Eldvörp. La Protection Civile et le service des urgences ont été informés de la situation.
Le bulletin d’alerte ne concerne que l’exploration des grottes de la région. La randonnée ne pose pas de problème.

Source : Iceland Review.

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Following the increased seismicity recorded since late January 2020 on the Reykjanes Peninsula, with a significant land uplift near Mt. Þorbjörn by Grindavík, the Icelandic Met Office (IMO) conducts weekly gas measurements in the caves near the Eldvörp crater row, west of the Blue Lagoon.

On February 20th, the measurements in one of the caves revealed a life-threatening concentration of carbon dioxide along with a lack of oxygen.

As a consequence; IMO has issued a warning against exploring the caves in the area. The cave in question is near a parking lot popular among travellers seeking to visit the Eldvörp craters.. The Department of Civil Protection and Emergency Management has been informed of the situation.

Tourists are informed that the warning only applies to the exploration of the caves in the area. Walking is safe.

Source: Iceland Review.

Grotte dans le nord de l’Islande. Il est agréable de s’y baigner. S’assurer auparavant que l’eau n’est pas trop chaude! (Photo: C. Grandpey)

Prévision volcanique et principe de précaution

Heureusement qu’il y a le principe de précaution. Côté prévision éruptive, ça patauge un peu depuis quelque temps.

Sur l’Ile de la Réunion, on nous annonçait une éruption « imminente » du Piton de la Fournaise depuis le mois de décembre 2019. Tous les ingrédients étaient présents pour que le volcan se manifeste à nouveau, mais son humeur n’était pas éruptive à ce moment-là. Il a fallu attendre le 10 février 2020 pour que la lave montre le bout de son nez, avant de disparaître quelques jours plus tard..

Comme je l’expliquais précédemment, la prévision éruptive n’a qu’une importance relative à la Réunion dans la mesure où les éruptions se déroulent en général dans l’Enclos Fouqué qui est une zone désertique.

Le seul principe de précaution consiste, pour la Préfecture, à interdire l’accès de l’Enclos aux randonneurs. La mesure est facile à appliquer étant donné que l’entrée dans le site se fait par un portail qu’il suffit de cadenasser.

Le Piton de la Fournaise constitue surtout un excellent laboratoire pour étudier le comportement (fantasque !) d’un volcan.

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En Islande, l’activité sismique sur la Péninsule de Reykjanes a décontenancé les scientifiques de l’Icelandic Met Office (IMO). Ces derniers sont habitués à voir des essaims sismiques faire frissonner la péninsule de temps à autre. Le phénomène est prévisible et facile à comprendre étant donné le contexte tectonique dans lequel se situe l’Islande.

Le problème, c’est que depuis quelques semaines on enregistrait une inflation de plusieurs centimètres dans un secteur de la péninsule. Annonçait-elle une prochaine éruption ? L’IMO faisait état d’une possible intrusion magmatique, démentie quelques jours plus tard. Autrement dit, personne ne savait ce qui allait se passer.

Contrairement à l’Enclos Fouqué à la Réunion, le Péninsule de Reykjanes est habitée, même si la densité de population n’est pas énorme. De plus, en cas d’éruption, l’aéroport international de Keflavik, situé à quelques encablures de la péninsule, pourrait être impacté par des nuages de cendre.

La prévision sismique ou éruptive étant impossible, les autorités islandaises ont mis en place le principe de précaution et demandé aux habitants de se tenir prêts à une évacuation en cas d’éruption. Il leur a été vivement conseillé d’être attentifs aux messages d’alerte susceptibles d’être envoyés sur leurs smartphones.

A ce jour, aucune éruption ne s’est produite sur la Péninsule de Reykjanes.

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Aux Philippines, le volcan Taal a montré, lui aussi, les difficultés de la prévision éruptive. Le PHIVOLCS n’a pas prévu l’éruption qui a débuté le 12 janvier 2020 avec des panaches de vapeur et de cendre qui sont montés à 10-15 km de hauteur. L’Institut a immédiatement relevé le niveau d’alerte à 4 (éruption dangereuse éruption imminente), sur une échelle de 5 échelons. Aux Philippines, tous les ingrédients étaient présents pour que se produise une puissante éruption (sismicité, gonflement de l’édifice volcanique, intensification des émissions gazeuses), mais l’événement majeur attendu ne s’est (heureusement) jamais produit.

Le PHIVOLCS a constamment conseillé aux autorités d’évacuer sur une vaste zone les populations menacées par le Taal. Le principe de précaution a bien fonctionné et le 19 janvier 2020, 96 000 personnes avaient quitté leurs domiciles.

A la mi-février 2020, le niveau d’alerte pour le Taal est redescendu à 2, ce qui a permis à un grand nombre de personnes de quitter les structures d’hébergement provisoires.

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Le 9 décembre 2019, le cratère de White Island (Nouvelle Zélande) explosait, projetant des nuages de cendre, d’eau et de vapeur acides à haute température. Une quarantaine de touristes se trouvaient dans le cratère au moment de l’éruption et 21 personnes ont péri, soit immédiatement, soit des suites de leurs très graves brûlures.

Au moment de l’événement ; le niveau d’alerte était à 2 sur une échelle de 5 : « Moderate to heightened volcanic unrest [Activité volcanique modérée à élevée] .» Selon les volcanologues néo-zélandais, on avait affaire à une “activité volcanique pouvant conduire à un danger éruptif,” le type même de mise en garde vague que l’on rencontre sur tous les volcans actifs de la planète. Aucune éruption ou explosion majeure n’était prévue le 9 décembre 2019, même si le volcan présentait des signes d’activité.

C’est une fois la catastrophe passée que l’on se demande ce qu’il aurait fallu faire, comment on aurait prévenir un tel événement éruptif. La mesure la plus radicale était, bien sûr, d’interdire totalement l’accès à un volcan potentiellement dangereux. La poussée de plus en plus forte du tourisme de masse rend la mise en place d’une telle mesure extrêmement difficile. On aurait pu, aussi, limiter l’accès du cratère à des petits groupes, et éviter ainsi qu’une quarantaine de personnes se fasse surprendre.

Pour le moment, l’accès à White Island est interdit et il risque fort de le rester pendant longtemps. Le traumatisme subi par les Néo-Zélandais sera long à évacuer.

Panache éruptif du Taal (Source: Disaster Risk Reduction Management Council)

Le cratère de White Island après l’explosion (Source: Helicopter Rescue Trust)

 

Reynisfjara (Islande): la plage de tous les dangers // The beach of all dangers

La plage de Reynisfjara, dans le sud de l’Islande, juste à côté du petit village de pêcheurs de Vík í Mýrdal, est l’une des principales attractions touristiques du pays. Avec ses énormes colonnes de basalte et ses vagues rugissantes, Reynisfjara est considérée comme l’une des plus belles plages de sable noir en Islande.
Losqu’ils visitent la plage, le regard des touristes est immédiatement attiré par des structures rocheuses qui se dressent dans l’océan, au large du littoral. Elles sont connues localement sous le nom de Reynisdrangar. Selon les légendes islandaises, ces grandes colonnes de basalte représentent des trolls qui avaient autrefois tenté d’attirer des navires vers le rivage. Ces trolls n’étaient pas assez forts et étaient sortis trop tard dans la nuit; quand l’aube se leva à l’horizon, ils se pétrifièrent et devinrent les rochers que l’on voit aujourd’hui.
Une autre légende raconte l’histoire d’un homme dont la femme  avait été enlevée et tuée par deux trolls. L’homme a suivi les trolls jusqu’à Reynisfjara où il les a congelés, s’assurant ainsi qu’ils ne tueraient plus jamais.
Les colonnes basaltiques abritent des milliers d’oiseaux marins comme les macareux, les fulmars et les guillemots qui viennent y nicher. Le site présente donc une richesse ornithologique incomparable.
A côté de cette beauté de Reynisfjara, il y a le danger de la mer. Plusieurs touristes ont été tués par des vagues dangereuses et perfides. Le 10 février 2020, un guide islandais a sauvé de justesse deux enfants, âgés de 4 et 9 ans, qui ont été surpris par une grosse vague alors qu’ils jouaient sur la plage. Le guide a réalisé qu’ils jouaient seuls sur la plage, loin de leurs parents. Il était sur le point d’avertir les parents quand il a vu une énorme vague déferler et engloutir les enfants qui, visages vers le sol, étaient aspirés par le ressac. Risquant sa vie, l’homme a miraculeusement réussi à sauver les deux gosses.
À la suite de tous ces accidents, une évaluation des risques pour la plage de Reynisfjara devrait être opérationnelle en mars. Les travaux de réflexion qui ont commencé en novembre sont désormais dirigés par la police du sud de l’Islande,  en coopération avec l’administration islandaise des routes, l’Icelandic Met Office (IMO),  la Protection civile et les services d’urgence. L’évaluation des risques à Reynisfjara  prend en compte les conditions météorologiques, la hauteur des vagues, etc.
Une réunion est prévue fin février avec les propriétaires fonciers à Vík í Mýrdal. La plage est la propriété d’au moins 90 de ces propriétaires. Leur autorisation est nécessaire pour toute modification de la zone, bien que la police ait le droit de fermer d’autorité certains secteurs pour des raisons de sécurité publique.
Des panneaux de mise en garde ont été installés sur la plage. A noter que des clôtures installées sur d’autres sites touristiques (Gullfoss par exemple) n’ont pas empêché les gens d’entrer. Plusieurs idées sont discutées, comme la mise en place de postes de surveillance ou l’installation d’un mât avec un voyant jaune pour signaler les dangers sur la plage. De nombreux guides islandais disent que les panneaux que l’on peut voir sur la plage sont inutiles car les gens n’y prêtent pas attention. Ils pensent que la présence d’un sauveteur est nécessaire pour assurer la sécurité des gens.
Source: Iceland Monitor.

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Reynisfjara beach in South Iceland is one of the country’s main attractions, just beside the small fishing village of Vík í Mýrdal. With its enormous basalt stacks and roaring waves, Reynisfjara is widely considered to be the most beautiful example of Iceland’s black sand beaches.

Upon visiting the beach, travelers will immediately observe rocky sea stacks sitting off the shoreline, known as Reynisdrangar. According to local Icelandic folklore, these large basalt columns were once trolls trying to pull ships from the ocean to shore. However, these trolls were dim and went out too late in the night; dawn broke on the horizon, turning the trolls into solid stone.

Another legend tells of a husband whose wife was kidnapped and killed by two trolls. The man followed the trolls down to Reynisfjara where he froze them, ensuring that they would never kill again.

The sea stacks themselves are home to thousands of nesting seabirds. Species that can be found here include puffins, fulmars and guillemots, making it a must-see location for all birdwatchers out there.

Beside this beauty of the site, there is the danger of the sea. Several tourists have been killed by dangerous and treacherous waves. On February 10th, 2020, an Icelandic guide narrowly rescued two children, about 4 and 9 years old, who were caught by a large wave while playing on the beach. By chance, he noticed them playing alone on the beach, a good distance from their parents. He was on his way to warn the parents when he saw a large wave approaching, which hit the children, so that they fell face down and were sucked out by the wave. Risking his life, the man miraculously managed to save them both.

In the wake of all these accidents, a  risk assessment for Reynisfjara beach is expected to be ready in March.. Work on the project began in November and is now led by the South Iceland Police Department which works in cooperation with the Icelandic Road Administration, the Icelandic Met Office and the Department of Civil Protection and Emergency Management. The assessment includes analyzing weather conditions, wave height, and more.

At the end of February, a meeting with landowners is planned in Vík í Mýrdal. The beach is the property of at least 90 landowners. Their permission is needed for any changes to the area, although police have the right to close certain parts, based on public safety.

Signs with warnings have been put up on the beach. Fences put up at other tourist attractions have not worked to keep people out. Several ideas have been discussed, such as installing observation decks, or putting up a mast with a yellow warning light to signal danger on the beach. Many Icelandic guides say the signs on the beach are useless beacause people do not pay attention. They believe a lifeguard is needed on the beach to ensure people ’s safety.

Source: Iceland Monitor.

Source: Department of Civil Protection

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde.

Des panaches de vapeur continuent de monter jusqu’à 300 m au-dessus du Main Crater du Taal (Philippines). Les émissions de SO2 sont faibles, avec un maximum de 116 tonnes par jour. Selon le centre de gestion des catastrophes (DROMIC), il y a encore 17 088 personnes dans 110 centres d’évacuation, et 211 729 autres personnes ont trouvé refuge ailleurs, chez des parents ou des amis. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 0 à 5).
PHIVOLCS.

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La sismicité a diminué sur le Shishaldin (Aléoutiennes / Alaska) au cours de la semaine dernière pour atteindre des niveaux à peine supérieurs à la normale. De plus, les vues satellites du volcan sur la même période montrent une baisse des températures de surface au sommet. L’activité éruptive semble avoir pris fin ou marque une pause. En raison de cette baisse d’activité, la couleur de l’alerte aérienne a été abaissée à YELLOW (Jaune) et le niveau d’alerte volcanique à AVSISORY (surveillance conseillée). .
Cependant, il est possible que l’activité éruptive reprenne sans prévenir..
Source: AVO.

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L’Instituto Geofisico du Pérou (IGP) demande instamment aux touristes de rester à l’écart des volcans Ubinas et Huaynaputina car des lahars sont observés sur ces deux volcans.
La station de l’Ubinas a enregistré le 11 février 2020 une sismicité associée à un lahar modéré sur le flanc sud-est du volcan, à environ 2 km de la ville d’Ubinas.
Un lahar a également été enregistrés sur le volcan Huaynaputina, à 30 km au sud d’Ubinas. La coulée de boue a dévalé le versant sud. Il est à noter que les flancs de ce volcan sont recouverts d’épais dépôts de cendres laissés par une forte éruption (VEI 6) en 1600. L’événement a produit près de 30 km3 de tephra qui sont remobilisés par les fortes pluies.

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Selon le site Internet The Watchers, les photos prises par le satellite Copernicus Sentinel-2 le 3 février 2020, montrent une signature thermique modérée sur l’Ol Doinyo Lengai (Tanzanie). Cela laisse supposer que des émissions de natrocarbonatite ont eu lieu il y a quelques jours. Cette information n’est pas vraiment une surprise. Des expéditions récentes sur le volcan ont révélé que la lave noire s’accumulait parfois au fond du gouffre laissé par l’éruption de 2006.
Source: The Watchers.

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Après le passage de la tempête Francisco au large de l’île de la Réunion et du front pluvio-orageux qui avait perturbé le signal de tremor, le temps est à nouveau dégagé sur le Piton de la Fournaise et l’éruption est parfaitement visible depuis la RN2 dans les secteurs de Saint Philippe et Sainte Rose où la foule devrait se presser en fin de journée. La circulation promet donc d’être difficile. Attention de ne pas garer son véhicule n’importe où, sinon gare aux contraventions ! Le tremor éruptif, sans être exceptionnel, se maintient à un niveau correct. Le front de coulée, qui progresse de façon très sporadique, se situe à 600 m au dessous du cratère Marco, autour de 1900 m d’altitude, soit environ à 6,5 km de la RN2. Etant donné que le débit éruptif est relativement faible, il y a très peu de chances pour que la lave atteigne la route. Comme indiqué précédemment, au début de l’éruption deux bras de coulée étaient actifs, mais en ce moment, seul le bras orienté vers l’Est est actif.

Source : OVPF.

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Here is some news about volcanic activity around the world:

Steam plumes are still rising as high as 300 m above Taal’s Main Crater (Philippines). SO2 emissions are low, with a maximum of 116 tonnes per day. According to the disaster managing center (DROMIC) there are still 17,088 people in 110 evacuation centres, and an additional 211,729 people are staying at other locations. The alert level remains at 3 (on a scale of 0-5).

PHIVOLCS.

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Seismicity at Shishaldin Volcano (Aleutians / Alaska) has decreased over the past week to levels slightly above background. In addition, satellite views of the volcano over the same period show a decrease in surface temperatures at the summit. Eruptive activity appears to have ended or paused. Due to this decrease in activity, the aviation colour code for Shishaldin Volcano has been lowered to YELLOW and the volcanic alert level to ADVISORY.
However, it is possible for eruptive activity to resume with little warning.

Source: AVO.

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The Instituto Geofisico of Peru (IGP) is urging tourists to stay away from Ubinas and Huaynaputina volcanoes because lahars are observed on both volcanoes.

The seismic station at Ubinas recorded seismicity associated with a moderate lahar on February 11th, 2020 down the southeast flank of the volcano, about 2 km from Ubinas town.

A lahars was also recorded at Huaynaputina volcano, 30 km south of Ubinas. The lahar travelled down the southern slope. It should be noted that the outer flanks of this volcano are heavily mantled by ash deposits left by a strong eruption (VEI 6) in 1600. It produced nearly 30 km3 of tephra that have been remobilised by the heavy rains.

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According to the Watchers website, photos taken by the Copernicus Sentinel-2 satellite on February 3, 2020, show a moderate thermal signature on Ol Doinyo Lengai (Tanzania). This suggests that emissions of natrocarbonatite took place a few days ago. This piece of information is not really a surprise. Recent expeditions to the volcano have revealed that black lava sometimes accumulates at the bottom of the gap left by the 2006 eruption.
Source: The Watchers.

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After the passage of storm Francisco off Reunion Island and the rainy-stormy front which disturbed the tremor signal, the weather is again sunny on Piton de la Fournaise and the eruption can be ssen from RN2 in the Saint Philippe and Sainte Rose areas where lots of people are expected at the end of the day. Traffic therefore promises to be difficult. Be careful not to park your vehicle anywhere, otherwise beware of tickets! The eruptive tremor, without being exceptional, is still at a correct level. The flow front, which progresses very sporadically, is located 600 m below the Marco Crater, around 1900 m above sea level, or approximately 6.5 km from RN2. Since the eruptive output is quite low, lava is unlikely to reach the road. As mentioned earlier, at the start of the eruption two lava branches were active, but at the moment, only the East flow is active.
Source: OVPF.

Piton de la Fournaise (Photos: Christian Holveck)