8ème anniversaire de l’éruption sommitale du Kilauea // 8th anniversary of Kilauea’s summit eruption

drapeau francaisAujourd’hui, 19 mars 2016, marque le 8ème anniversaire de l’éruption sommitale du Kilauea. Le 19 mars 2008,  une nouvelle bouche s’ouvrait dans le cratère de l’Halema’uma’u. Avec les années, cette bouche a grandi et elle héberge maintenant un lac de lave incandescent qui attire tous les soirs des centaines de visiteurs sur la terrasse du Jaggar Museum. Le spectacle fut particulièrement impressionnant lorsque le lac de lave a brièvement débordé et recouvert le plancher du cratère en avril et mai 2015.
Ce 8ème anniversaire est l’occasion de se demander ce que nous a appris l’éruption sommitale du Kilauea. L’aspect le plus remarquable et le plus spectaculaire de l’éruption est sans aucun doute le lac de lave. Il y a très peu de lacs de lave sur Terre, et celui de l’Halema’uma’u est le deuxième par la taille, juste derrière celui du Nyiragongo, en République Démocratique du Congo.
Le lac de lave du Kilauea donne l’opportunité d’étudier le système magmatique dynamique du volcan. Il offre une sorte de « fenêtre » dans les profondeurs du volcan. Ainsi, des phénomènes comme les modifications dans l’alimentation ou les variations de pression ont de bonnes chances d’apparaître également dans le lac de lave à la surface.
La plupart du temps, le lac de lave donne un aperçu du système magmatique qui se cache en profondeur. Si l’on se réfère aux mises à jour quotidiennes du HVO, ou aux images fournies par les webcams au sommet, on peut voir que le niveau du lac de lave change fréquemment en fonction des épisodes d’inflation et de déflation qui affectent l’édifice volcanique. Ainsi, lorsque les inclinomètres montrent une tendance au dégonflement, le niveau du lac de lave baisse, tandis qu’une tendance au gonflement se traduit par une hausse du niveau de la lave. Le rôle des inclinomètres est essentiellement de mesurer la pression dans la chambre magmatique sommitale ; ainsi,  un épisode de gonflement indique une pression plus élevée et un dégonflement une pression plus basse.
La relation étroite entre le niveau du lac de lave et les mouvements de l’édifice volcanique est remarquable car elle démontre que le lac se comporte comme une jauge de pression de la chambre de magmatique profonde, un peu comme un baromètre liquide géant. En ce sens, le lac de lave représente effectivement une fenêtre sur l’état de la chambre magmatique.
La surface de la lave se déplace constamment d’un côté du lac, là où le magma monte des profondeurs, vers l’autre côté du lac, où il s’enfonce dans les profondeurs. Cette convection semble traduire directement le processus de circulation du magma entre la chambre magmatique profonde et la surface du lac.
Combien de temps l’éruption sommitale est-elle susceptible de durer ? Malheureusement, les scientifiques du HVO sont incapables de répondre à cette question. L’histoire récente nous montre qu’un lac de lave a souvent été présent au sommet du Kilauea pendant plus de cent ans, entre le début des années 1800 et le début des années 1900. Cette persistance laisse supposer que les lacs de lave au sommet du Kilauea ont le potentiel pour durer des décennies.
Avec l’éruption du Pu’uO’o qui a fêté son 33ème anniversaire  sur l’East Rift Zone en janvier 2016, le Kilauea est remarquable parmi les volcans du monde car il possède deux éruptions simultanées de longue durée.
Source: HVO.

A noter que la terrasse du Jaggar Museum est le seul lieu autorisé pour observer la lueur produite par le lac de lave. Contrairement à ce que peuvent le laisser croire les photos illustrant certaines  revues volcanologique, l’accès à l’ancienne plateforme d’observation est interdit, pour des raisons évidentes de sécurité. Il arrive que des parois du cratère s’effondrent dans le lac en produisant de fortes explosions dont  les projections « arrosent » les abords du cratère.

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drapeau anglaisToday March 19th 2016 marks the 8th anniversary of the ongoing eruption at Kilauea’s summit.  On March 19th 2008, a new vent opened within Halema’uma’u Crater. With the years, the vent grew wider and wider and today it harbours a glowing lava lake that draws hundreds of visitors to the terrace of the Jaggar Museum every night. The show was especially great when the lava lake briefly rose and spilled onto the floor of Halema’uma’u Crater in April and May 2015.

While noting its 8th anniversary this month, it’s also worth reflecting on what Kilauea’s summit eruption has taught us. One remarkable aspect of the eruption is the lava lake. There are only a few lava lakes on Earth, and the one within the pit crater is the second largest, only slightly smaller than that in Nyiragongo Volcano in the Democratic Republic of the Congo.

Kilauea’s lava lake is a rare opportunity to study the volcano’s dynamic magma system. It is a kind of “window” into the volcano’s deep magma system. Thus, what happens in the deep magma system – like changes in magma supply rate or internal pressure- should be reflected in the lava lake at the surface.

Most of the time, the summit lava lake provides insights into the unseen magma system below. Referring to HVO’s daily eruption updates, or to the images provided by the summit webcams, one can see that the summit lava lake level changes frequently according to the inflation and deflation episodes that affect the volcanic edifice. Thus, when summit tiltmeters show deflationary tilt, the lava lake drops, while inflationary tilt corresponds to a rising lava lake. Tiltmeters essentially measure the pressure within the summit magma chamber, and so, inflationary tilt means higher pressure and deflationary tilt indicates lower pressure.

The close relationship between the summit lava lake level and ground tilt is remarkable, because it demonstrates that the lake behaves like a pressure gauge of the deeper magma chamber, akin to a giant liquid barometer. This is an important example of how the lava lake is, indeed, a window into the state of the deep magma chamber.

The lava lake surface constantly flows from one side of the lake, where magma rises from depth, to the opposite side of the lake, where it sinks. This convection seems to directly show the process of magma circulating between the deep magma chamber and the lake surface.

A remaining question is how long the summit eruption will last. Unfortunately, HVO scientists are unable to answer this question. Recent history tells us that a lava lake was frequently present at Kilauea’s summit for over a hundred years, from the early 1800s into the early 1900s. This persistence suggests that Kilauea’s summit lava lakes have the potential to last for decades.

With the East Rift Zone’s Pu’uO’o eruption reaching its 33rd anniversary in January 2016, Kilauea is remarkable among the world’s volcanoes for having two long-term, concurrent eruptions.

Source: HVO.

It should be noted that the terrace of the Jaggar Museum is the only authorised place to observe the glow of the lava lake. Contrary to the impression given by some photos to be seen on some volcanological reviews, the access to the ancient observation platform is prohibited, for obvious safety reasons. Chunks of the crater’s inner walls sometimes collapse into the lake, producing violent explosions whose materials are ejected around the crater rim.

Halemaumau-juillet-2007

Portion du cratère de l’Halema’uma’u en septembre 2007, là-même où allait s’ouvrir la nouvelle bouche éruptive le 19 mars 2008. (Photo: C. Grandpey)

Halemau janvier 2016

Vue du lac de lave de l’Halema’uma’u en janvier 2016. A cette époque le niveau de la lave était relativement haut, à une trentaine de mètres sous la lèvre. (Crédit photo: USGS / HVO).

Halemau-fevrier

Lueur du lac de lave vue depuis la terrasse du Jaggar Museum.

(Photo: C. Grandpey)

La vie à proximité du Cotopaxi (Equateur) // Life close to Cotopaxi (Ecuador)

drapeau francaisAljazeera a récemment mis en ligne sur son site Internet un article très intéressant sur la vie dans un village proche du Cotopaxi qui domine la région de ses 5897 mètres. Le volcan a montré des signes récents d’activité (voir mes notes entre juin et septembre 2015) et les volcanologues locaux pensent qu’une éruption majeure peut se produire à court terme. Voici un résumé de l’article dont l’intégralité (en anglais) se trouve à cette adresse:
http://www.aljazeera.com/indepth/features/2015/11/life-active-volcano-ecuador-151118101849350.html

La dernière éruption majeure du Cotopaxi a eu lieu en juin 1877. Le contexte historique doit être pris en compte. En effet, à cette époque, les églises de Quito, la capitale, étaient silencieuses et leurs portes fermées à clé. Le chef par intérim de l’église avait été contraint à l’exil par le dictateur militaire, le général Ignacio de Veintemilla, que les gens avaient soupçonné d’avoir assassiné l’archevêque de Quito en introduisant du poison dans le vin de son calice pendant les prières du Vendredi Saint. Les habitants de Quito l’évitaient et le craignaient. Un an auparavant, le général avait accédé au pouvoir au cours d’un violent coup d’état suivi d’une guerre civile de trois mois contre les forces fidèles au président déchu, Antonio Borrero.

Le matin du 26 juin 1877, une éruption majeure secoua le Cotopaxi. Selon l’article d’Aljazeera, «le volcan a déversé des torrents d’eau, de gaz très chaud et des roches qui ont détruit les usines et les terres agricoles, ainsi que les villages et les bourgades. Une avalanche de boue a rempli et fait déborder les rivières à proximité. Il a fallu à peine plus de 30 minutes à cette avalanche de matériaux pour atteindre Latacunga, la ville la plus proche, et moins de 18 heures pour atteindre la côte Pacifique. »

Bien que Quito ait été épargnée par cette avalanche de matériaux, la ville est restée dans l’obscurité complète et a été recouverte d’une fine couche de cendre. Un historien local explique que «les habitants de Quito ont été choqués d’apprendre que, en plus des victimes des affrontements avec l’armée de la dictature, de nombreuses personnes étaient mortes à cause des coulées de boue qui recouvraient la partie centrale de Los Chillos Valley où les familles riches avaient leurs haciendas. » On estime qu’au moins 1000 personnes ont perdu la vie et des millions de dollars de biens ont disparu à jamais. Ce fut la dernière éruption majeure du Cotopaxi.

138 ans plus tard, aux premières heures du 21 août 2015, cinq explosions se firent entendre au sommet du Cotopaxi, avec un panache de cendre de cinq kilomètres de hauteur au-dessus du cratère. Aucune éruption majeure n’a été observée depuis ce jour-là, mais les abords du volcan ont été désignés comme « zones à risques » et les 90 000 personnes qui y vivent sont en alerte jaune et doivent se préparer au pire.

Mulalo est une bourgade agricole située à 30 km du Cotopaxi. Un panneau vert sur lequel ont peut lire Evacuación Hacia (Vers l’évacuation) a été apposé au bord de la route. Il montre la direction de Tanicuchi, à 580 mètres, que le gouvernement a désigné comme point de rassemblement dans l’éventualité d’une éruption. On peut voir de gros blocs volcaniques le long des routes. Ils rappellent la catastrophe de 1877.
Aujourd’hui, Mulalo, 12 000 habitants, ressemble à une ville fantôme, avec des rangées de petites maisons abandonnées et des drapeaux rouges qui flottent sur leurs toits pour signaler que l’on entre dans la « zone à risques ». Quelque 4 000 personnes ont quitté Mulalo dès que le Cotopaxi a vomi de la cendre au mois d’août et seulement 40 pour cent d’entre elles sont revenues dans leurs maisons. La ville est très calme avec un petit nombre de magasins ouverts et une école où une poignée d’enfants fréquentent encore des classes.

Avant le mois d’août, il y avait 800 élèves dans l’école mais près de 200 d’entre eux sont partis avec leurs familles dans des villes voisines. Un médecin dit que la cendre cause des problèmes chez les enfants, avec de nombreux cas d’allergies. Près de 80 pour cent des gosses souffrent de conjonctivite à cause de la cendre. Il y a des pièces de sécurité où les enfants  peuvent venir se réfugier en cas de chute de cendre. Si une éruption plus importante devait se produire, les enseignants sont censés escorter les enfants jusqu’à la zone de sécurité la plus proche – à 20 minutes à pied – où ils retrouveront leurs parents avant de se diriger vers d’autres zones de sécurité qui ont été établies en fonction de l’impact des éruptions précédentes.

Cela fait plus de sept mois que le Cotopaxi émet de la cendre. Des réseaux de sirènes ont été installés et des bénévoles ont été équipés de talkies-walkies. Ils seront informés par SMS en cas de changement du niveau d’alerte du volcan. En cas d’alerte rouge, ils devront faire du porte à porte pour alerter les habitants.
Des exercices de simulation ont été effectués dans trois provinces situées dans la zone à risques, avec des sirènes et des annonces dans différentes langues. Les services responsables de l’approvisionnement en eau portable, des itinéraires d’évacuation, des écoles et de la santé publique ont tous participé à ces exercices. Un budget de plus de 67 millions de dollars a été alloué à des mesures d’urgence en cas d’éruption.
Au pied du versant sud du Cotopaxi, il y a des dizaines de petites communautés agricoles dont les maisons sont loin des zones d’évacuation. Ainsi, à San Ramon, les habitants disent que seules 20 familles sur les 150 qui vivaient ici ont choisi de rester sur place. Beaucoup sont des personnes âgées et trop fragiles pour fuir par leurs propres moyens si le volcan entrait en éruption. La plupart espèrent que des membres de leurs familles seront assez proches pour les aider à atteindre les zones de sécurité dans de telles circonstances.

Les conséquences économiques d’une éruption majeure du Cotopaxi seraient catastrophiques pour la région. Les abords du volcan possèdent de vastes plantations de fleurs. Cette région de l’Equateur produit des millions de fleurs qui, fraîchement coupées, se vendent sur les marchés internationaux. Le pays est le troisième exportateur mondial de fleurs coupées, dont les trois quarts sont des roses. Après les premières émissions de cendre en août, des milliers de roses ont été salies, ce qui les a rendues impropres à l’exportation. Les propriétaires des plantations ont perdu des milliers de dollars.
Les éleveurs ont connu une diminution de la production de lait lorsque la cendre a détruit des hectares de pâturages en août. Certains d’entre eux ont été contraints de vendre et parfois d’abattre leur bétail. Le Ministère de l’Agriculture a envoyé des unités vétérinaires mobiles dans les régions touchées et distribué des tonnes d’aliments pour le bétail. Plusieurs grandes fermes ont déjà déplacé leur bétail vers d’autres secteurs, avec parfois l’aide de parents qui possèdent des fermes en dehors des zones à risques.

Le Cotopaxi est l’un des volcans les plus surveillés d’Amérique du Sud. Les scientifiques de l’Instituto Geofisico utilisent des caméras, des capteurs et des sismomètres pour détecter la moindre activité. Il faut espérer que les populations auront suffisamment de temps pour déguerpir en cas d’éruption majeure du volcan!

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drapeau anglaisThe Aljazeera website has recently released a very interesting article about life in a village close to Cotopaxi. The volcano has shown recent signs of activity (see my posts between June and September 2015) and local volcanologists think a major eruption might occur in the short term. Here is a summary of the article that can be found (in English) at this address:

http://www.aljazeera.com/indepth/features/2015/11/life-active-volcano-ecuador-151118101849350.html

Cotopaxi’s last eruption was in June 1877. The historical context needs to be taken into account. By that time, in Quito, the churches were silent and the doors remained locked. The interim head of the church had been forced into exile by the military dictator, General Ignacio de Veintemilla, who people suspected of murdering the Archbishop of Quito by lacing his chalice of wine with poison during the Good Friday prayers. Residents of Quito shunned and feared him. A year before, the general had ridden to power through a violent coup and a three-month civil war with forces loyal to the deposed president, Antonio Borrero.

On the morning of June 26th 1877, a major eruption shook Cotopaxi. According to the article, “torrents of water, hot gas and rock poured down, destroying factories and farmland, villages and small towns. An avalanche of mud filled nearby rivers, bursting their banks. It took just over 30 minutes for the debris to reach the nearest town, Latacunga and less than 18 hours to reach the Pacific coast”.

Although Quito was spared the devastation, it was shrouded in complete darkness and the entire city was coated in a fine layer of ash. A local historian explains that “the inhabitants of Quito were shocked to know that, besides the deaths produced by the clashes with the dictatorship’s army, many people had died because of the mud slides that covered the central area of Los Chillos Valley, where rich families had their haciendas. » It was estimated that at least 1,000 people had lost their lives and millions of dollars worth of property was gone forever. That was the last time Cotopaxi erupted on a significant scale.

138 years later, in the early hours of August 21st 2015, there were reports of five explosions and an ash plume five kilometres above the crater. No major eruption has occurred since that time but the areas around the volcano have been designated as risk zones and the 90,000 people living in them are under yellow alert, preparing for the worst.

Mulalo is a small farming town, 30 km from Cotopaxi. A green street sign – Evacuacion Hacia (Towards evacuation) – stands at the side of the road. It points in the direction of Tanicuchi, 580 metres away, which the government has designated as a gathering point in the event of an eruption. Large volcanic boulders lie by the side of the roads, a reminder of the devastation caused by the volcano in 1877.

Today, the town of 12,000 people resembles a ghost town, with rows of small, abandoned houses with red flags fluttering at the top to signal that they fall within the risk zone. About 4,000 people left Mulalo when Cotopaxi first spewed ash in August, and only about 40 percent of them have returned since. The town is quiet with just a few shops open and a school nearby where a handful of children still attend classes.

Before August, there were 800 pupils studying here, but close to 200 of them have left along with their families for nearby towns. A doctor says the problems for children that are caused by the Cotopaxi ash are allergies. Almost 80 percent of the kids here have conjunctivitis because of the ash. There are safe rooms for the children here in case of ash fall, but if an eruption is significant, teachers are supposed to escort the children to the nearest safe zone – a 20-minute walk away – from where their parents are expected to collect them before heading to designated safe zones, chosen based on the impact of previous eruptions.

Cotopaxi has been emitting ash for more than seven months. Early warning systems of electronic sirens have been installed and volunteers have been provided with walkie talkies. They will be notified by SMS if there is a change to the alert level. In the case of a red alert, the men have been made responsible for going door to door to notify residents and sound the alarms.

Simulation drills have been conducted in three provinces in the risk zone, with sirens sounded and announcements made in different languages. Portable water supplies, evacuation routes, education and health services were all part of the drill. A budget of more than $67m has been allocated for contingency measures in case of an eruption.

At the southern foot of Cotopaxi there are dozens of small farming communities. These isolated homes are far from the evacuation zones. In San Ramon, locals say only 20 of the 150 families who lived there remain. Many are elderly and too frail to flee by themselves should the volcano erupt. Most hope that family members will be close enough by to take them to safety in such circumstances.

 The economic consequences of a major eruption of Cotopaxi would be very serious for the region. The foothills of the volcano are a site of vast flower plantations. This is where Ecuador produces millions of fresh flowers to sell in international markets. The country is the world’s third-largest exporter of cut flowers, three-quarters of which are roses. After the first emissions in August, thousands of roses were covered in ash, making them unfit for export. The plantation owners lost thousands of dollars.

Cattle owners saw a decrease in milk production when the ash destroyed acres of pasture in August. Some of them have been forced to sell and at times kill their cattle. The Ministry of Agriculture has now despatched mobile vet units in the affected regions and given out tonnes of cattle feed. Some large farms have already moved their cattle to other areas, sometimes relying on relatives who farm outside the risk areas.

Cotopaxi is one of South America’s most closely monitored volcano with scientists at the Instituto Geofisico using cameras, sensors, instruments and seismometers to detect any activity. Let’s hope the populations will have enough time to evacuate in the case of a major eruption!

Cotopaxi 22 aout

Vue du Cotopaxi le 22 août 2015 (Crédit photo: Instituto Geofisico)

Rincón de la Vieja (Costa Rica): Hausse de l’activité // Increase in activity

drapeau francaisSelon l’OVSICORI, le Rincón de la Vieja connaît en ce moment une augmentation des émissions de vapeur ainsi qu’une activité explosive. De fortes explosions ont été enregistrées le mercredi 9 mars à 13h54.  Le jeudi 10 mars vers midi, une haute colonne de vapeur et de cendre était visible au-dessus du cratère. Les habitants vivant à proximité du volcan ont déclaré que la cendre était tombée sur les toits de leurs maisons dans une zone de six kilomètres autour du Rincón de la Vieja, principalement dans les localités au nord du cratère.
Les visites sur le terrain effectuées au cours des derniers mois ont permis de constater que la plupart du temps les matériaux retombaient dans la zone entourant le cratère. Certains matériaux sont également retombés dans les rivières situées au nord du volcan et ont été emportés au moment de la saison des pluies. .

L’OVSICORI recommande aux visiteurs d’éviter de s’approcher trop près du cratère.

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drapeau anglaisAccording to OVSICORI,  Rincón de la Vieja Volcano is currently going through increased vapour activity and explosions. Strong explosions were recorded on Wednesday, March 9th at 1:54 p.m. On Thursday at about noon, a tall column of vapour and ash was visible on top of the volcano’s crater. Local residents said that ash had fallen on the roofs of their homes in an area six kilometres around the volcano, mainly in communities north of the crater.

Inspections in recent months found that material mostly fell in the area surrounding the crater. Some of this material also fell on rivers located north of the volcano, mostly carried by rain during the past rainy season.

OVSICORI recommends that visitors avoid getting too close to the volcano’s crater.

Nyiragongo ( République Démocratique du Congo) [suite / continued]

drapeau francaisVoici quelques détails supplémentaires sur la nouvelle situation au Nyiragongo. J’ai écrit le dernier message rapidement hier soir avant d’aller au lit. La nouvelle bouche éruptive s’est ouverte dans la partie nord-est de la première terrasse au-dessus du lac de lave, juste en dessous de la paroi du cratère. A en juger d’après les photos publiées par l’Observatoire Volcanologique de Goma, il y a un petit lac de lave dans cette nouvelle bouche, avec un spatter cone qui émet (ou a émis) des coulées de lave qui se sont étalées sur le fond du cratère.
La situation doit être contrôlée attentivement car la nouvelle activité se trouve sur la fracture orientée vers l’est qui relie le cratère du Nyiragongo au cône Baruta sur le flanc nord-est de l’édifice principal, près du village de Kibumba. Cette zone de rift (comme la zone rift sud qui se prolonge vers Goma) a déjà été le siège d’éruptions latérales catastrophiques, comme en 1977 et 2002. Elles ont tué plus de 1000 personnes, détruit des villages, ainsi qu’une grande partie de la ville de Goma en 2002.
Comme je l’ai écrit auparavant, on devrait accorder une plus grande attention aux fractures qui tranchent les flancs du Nyiragongo. Certes, elles sont beaucoup moins spectaculaires et photogéniques que le lac de lave dans le cratère et les images sont moins susceptibles d’être achetées par les chaînes de télévision. Il ne faudrait pas oublier que le but de la volcanologie est avant tout d’observer et d’étudier les volcans afin de protéger les populations qui vivent à proximité.

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drapeau anglaisHere are some more details about the new situation at Nyiragongo. I wrote the latest post rapidly last night before going to bed. The new eruptive vent opened in the northeastern partof the first terrace above the lava lake, just beneath the crater wall. Judging from the photos released by the Goma Volcanological Observatory, there is a small lava lake within the new vent, with a spatter cone emitting lava flows that have pooled onto the crater floor.

The situation needs to be carefully controlled as the new activity is located on the east-trending fracture that connects Nyiragongo crater with the Baruta cone on the NE flank of the main edifice, near the village of Kibumba. This rift zone (just like the southern rift zone that extends towards Goma town) has already been the seat of disastrous flank eruptions, like in 1977 and 2002. They killed more than 1000 people, destroyed villages and a large part of the city of Goma in 2002.
As I put it before, a greater attention should be given to the fractures that slash the flanks of the volcano. Sure, they are far less dramatic than the lava lake in the crater and their images are less likely to be bought by TV channels. However, to my mind, the purpose of volcanology is above all to observe and study volcanoes in order to protect the populations that live close to them.

Nyira mars 2016

Crédit photo: Observatoire Volcanologique de Goma.