Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

Selon le Vanuatu Meteorology and Geo-hazards Department (VMGD), l’activité à Ambrym (Vanuatu) a considérablement augmenté le 25 janvier 2022. En conséquence, le niveau d’alerte volcanique a été relevé de 1 à 2.
Alors que des émissions de vapeur avaient déjà été observées au niveau du cratère du Marum, une intensification des émissions de vapeur, de cendres et de gaz est actuellement observée sur le Benbow. Le système de surveillance du volcan confirme que l’activité à Ambrym a augmenté et a atteint un niveau majeur.
Les lacs de lave qui bouillonnaient au fond des cratères du Benbow et du Marum ont disparuau moment de l’éruption de décembre 2018. Depuis cette époque, l’activité à l’intérieur des cratères se limite à des émissions de vapeur.
Il est rappelé à toutes les agences de voyage, aux autorités locales, aux habitants d’Ambrym et au grand public qu’en raison de l’activité volcanique actuelle et de la présence de zones de fractures dans la caldeira, une zone d’exclusion permanente demeure sur le Benbow et la zone de danger A est maintenue sur le Marum. Ces zones de sécurité ont un rayon de 1 km par rapport au Benbow et de 2 km par rapport au Marum.
La dernière éruption majeure à Ambrym s’est produite en 1913. 21 personnes ont été tuées. L’événement est décrit dans mon livre Killer Volcanoes, éruptions meurtrières des temps modernes.

Zones d’exclusion autour du Benbow et du Marum (Source: GeoHazards)

++++++++++

Rien de très nouveau à Vulcano (Iles Eoliennes). Une nouvelle ordonnance promulguée par la mairie de Lipari est entrée en vigueur le 24 janvier 2022. Elle est en fait la prorogation de la précédente. Les restrictions en cours devraient donc continuer encore quelque temps, en attendant la mise en place de la commission qui nommera le commissaire Musumeci, même si les délais pourraient être longs, en raison de l’élection à venir du président de la République. Selon la presse sicilienne, « les autorités travaillent dans un premier temps sur le protocole relatif aux contrôles liés aux émissions de gaz du volcan, avant de procéder à une évaluation des actions à entreprendre. » En attendant, « les quatre postes de travail des laboratoires ARPA et ISPRA sont en cours d’identification pour la transmission immédiate des données en ligne. » Ils seront positionnés près des cottages d’Altavilla, face au cratère afin d’enregistrer « l’activité » du volcan, mais aussi dans le secteur des bains de boue, et dans deux autres zones de l’île.
Pendant ce temps, une nouvelle réunion publique du Comité pour la défense de l’île de Vulcano s’est tenue au port. Les participants ont demandé une rencontre avec le maire de Lipari car ils insistent que «l’île devra reprendre vie, et la première étape devra être de la rouvrir aux touristes».

Source: La Sicilia.

  Autour de 113°C, le soufre devient parfois liquide dans le cratère de La Fossa (Photo: C.Grandpey)

++++++++++

Si vous aviez envie d’aller à Hawaï pour voir un lac de lave et des coulées de lave, vous serez probablement très déçu. L’activité éruptive est actuellement très faible et le HVO est contraint d’admettre que « l’éruption sommitale du Kīlauea a considérablement diminué. L’activité se limite ponctuellement à une petite émission de lave dans la partie ouest du cratère ». Les images de la webcam des derniers jours montraient que la lave avait disparu (voir image de la caméra thermique ci-dessous). Elle a fait sa réapparition le 25 janvier, mais pour combien de temps? De plus, aucune activité n’est actuellement observée le long de l’East Rift Zone.

 

Image thermique du cratère de l’Halema’uma’u ces derniers jours (Source: HVO)

++++++++++

Aucune nouvelle activité majeure n’a été observée sur le volcan Hunga-Tonga-Hunga-Ha’apai (Tonga) ces derniers jours. Je vous renvoie à ma note du 24 janvier 2022 sur les conséquences de l’éruption.

Les conséquences de l’éruption du volcan Hunga Tonga Hunga Ha’apai (Tonga)

Source: Tonga Services

++++++++++

La sismicité reste élevée sur le Pavlof (Alaska), ainsi que les températures de surfacequi correspondent à l’épanchement de lave identifié sur les images satellites près de la bouche active et sur le flanc SE.
Le niveau d’alerte volcanique reste à Vigilance et la couleur de l’alerte aérienne est maintenue à Orange.
Source : AVO.

Crédit photo: AVO

++++++++++

Toujours en Alaska, la lente émission de lave se poursuit sur le Great Sitkin. La sismicité est faible. Des émissions de vapeur ont été observées sur les images de la webcam.
La couleur de l’alerte aérienne et le niveau d’alerte volcanique restent respectivement à l’Orange et à Vigilance.
Source : AVO.

Crédit photo: AVO

++++++++++

L’éruption du Lewotolok (Indonésie) se poursuit. Les panaches de cendres s’élèvent jusqu’à 700 m au-dessus du sommet. Des matériaux incandescents sont éjectés jusqu’à 300-700 m de la bouche active, avec de forts grondements.
Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4) et le public est invité à rester à 3 km du cratère sommital.
Source : CVGHM.

Image satellite du panache du Lewotolok (Source: NASA)

++++++++++

Toujours en Indonésie, l’éruption du Semeru se poursuit. Des panaches blancs et gris s’élèvent jusqu’à 1 km au-dessus du sommet, et l’incandescence du cratère est visible la nuit. Des avalanches incandescentes parcourent jusqu’à 500 m dans la ravine Kobokan sur le flanc SE. Le 16 janvier, un effondrement d’un front de coulée dans la ravine Kobokan a généré une coulée pyroclastique et un panache de cendres qui s’est élevé à 1,5 km de hauteur.
Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4). Le public est prié de rester à l’écart des ravines sur les flancs du Semeru, en particulier la ravine Kobokan.
Source : CVGHM.

Photo: C. Grandpey

++++++++++

La situation reste inchangée sur le Fuego (Guatemala) avec les habituelles explosions quotidiennes qui éjectent des matériaux incandescents à 100-300 m de hauteur et génèrent des panaches de cendres à environ 1 km au-dessus du sommet. Des retombées de cendres sont observées dans les zones sous le vent. Des ondes de choc périodiques secouent les structures dans les localités autour du volcan. Les avalanches de blocs dévalent plusieurs ravines, atteignant souvent la végétation.
Source : INSIVUMEH.

Crédit photo: Wikipedia

°°°°°°°°°°

Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

—————————————

Here is some news of volcanic activity around the world :

According to the Vanuatu Meteorology and Geo-hazards Department (VMGD), activity at Ambrym (Vanuatu) increased significantly on January 25th, 2022. As a consequence, the Volcanic Alert Level has been raised from 1 to 2.

While steam emissions were already observed at the Marum crater, more steam, ash and gas emissions were emitted by Benbow. The volcano monitoring system confirms that the Ambrym volcano activity has increased and is continuing in the Major unrest Level.

The lava lakes that used to appear in Benbow and Marum craters have disappeared since the December 2018 eruption. The remaining activity inside the craters consists of steam emissions.

All tourism agencies, local authorities, people of Ambrym and the general public are reminded that due to the current volcano activity and presence of cracked areas at the caldera, a Permanent Exclusion Zone remains at Benbow and Danger Zone A is kept at Marum. these safety areas have a radius of 1 km from Benbow and 2 km from Marum.

Ambrym’s last major eruption occurred in 1913. 21 persons were killed. The evnt is described in my book Killer Volcanoes, éruptions meurtrières des temps modernes.

++++++++++

Nothing really new at Vulcano (Aeolian Islands). A new ordinance promulgated by the mayor of Lipari started on January 24th, 2022. It is in fact the extension of the previous one. The current restrictions should therefore continue for some time, pending the establishment of the commission that will appoint Commissioner Musumeci, even if the delays could be long, due to the upcoming election of the President of the Republic. According to the Sicilian press, « the authorities are working initially on the protocol relating to controls related to gas emissions from the volcano, before proceeding to an assessment of the actions to be taken. » In the meantime, « the four workstations of the ARPA and ISPRA laboratories are being identified for the immediate transmission of data online. » They will be positioned near the cottages of Altavilla, facing the crater in order to record the « activity » of the volcano, but also in the area of ​​the mud baths, and in two other areas of the island.

Meanwhile, a new public meeting of the Committee for the defense of the island of Vulcano was held at the port. The participants requested a meeting with the mayor of Lipari because they insist that “the island will have to come back to life, and the first step will have to be to reopen it to tourists”.

Source: La Sicilia.

++++++++++

If you felt like going to Hawaii to see a lava lake and lava flows, you will probably be very disappointed. Eruptive activity has been very low in the past weeks and HVO can only say that « the summit eruption of Kīlauea is greatly diminished. Activity has been confined to a small pond north of the west vent cone. » Webcam images in the past days showed that the lava pond had disappeared. Lava reappeared on January 25th, but for how long? Moreover, no unusual activity is currently observed in thed East Rift Zone.

++++++++++

No major activity has benn observed at Hunga-Tonga-Hunga-Ha’apai volcano (Tonga) during the past days. The consequences of the eruption were described in a post released on January 24th, 2022. (see above)

++++++++++

Seismicity remains elevated at Pavlof (Alaska), as well as surface temperatures consistent with lava effusion identified in satellite imagery near the vent and on the SE flank.

The Volcano Alert Level remains at Watch and the Aviation Color Code is kept at Orange.

Source: AVO.

++++++++++

Still in Alaska, slow lava effusion continues at Great Sitkin. Seismicity is low. Steam emissions were observed in webcam views.

The Aviation Color Code and the Volcano Alert Level remain at Orange and Watch, respectively.

Source: AVO.

++++++++++

The eruption at Lewotolok (Indonesia) continues. Ash plumes rise as high as 700 m above the summit. Incandescent material is ejected up to 300-700 m from the vent, accompanied by loud rumblings.

The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4) and the public is asked to stay 3 km away from the summit crater.

Source: CVGHM.

++++++++++

Still in Indonedia, the eruption at Semeru continues. White and grey plumes rise as high as 1 km above the summit, and crater incandescence can be seen at night. Incandescent avalanches travel as far as 500 m down the Kobokan drainage on the SE flank. On January 16th, a collapse from the end of the active lava flow in the Kobokan drainage produced a pyroclastic flow, and an ash plume that rose 1.5 km.

The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4). The public is asked to stay away from drainages originating on Semeru, especially the Kobokan drainage.

Source: CVGHM.

++++++++++

The situation remains unchanged at Fuego (Guatemala) with the usual daily explosions that eject incandescent material 100-300 m high and generate ash plumes about 1 km above the summit. Ashfall is observed in downwind areas. Periodic shock waves rattle structures in communities around the volcano. Block avalanches descend several drainages, often reaching the vegetation.

Source: INSIVUMEH.

°°°°°°°°°°

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

Les conséquences de l’éruption du volcan Hunga Tonga Hunga Ha’apai (Tonga)

Selon les autorités des îles Tonga, jusqu’à 84% des 105 000 habitants de l’archipel ont été touchés par les retombées de cendres et le tsunami provoqués par l’éruption du volcan Hunga Tonga Hunga Ha’apai.
Les vagues de tsunami ont détruit des villages, des bâtiments et des portions de côtes. Les panaches de cendres et de gaz volcaniques, ainsi que les inondations, ont touché une majorité de la population.
Trois personnes ont été tuées par le tsunami et le gouvernement n’a annoncé aucun autre décès.
À la suite de l’éruption et du tsunami, on craignait que les sources d’eau aient été polluées par l’épaisse couche de cendre, avec le risque de maladies comme le choléra et la diarrhée. Cependant, les autorités indiquent que les tests des derniers jours montrent que les eaux souterraines et l’eau de pluie sont potables.
Cependant, la cendre continue de représenter un risque pour la santé publique. Elle est susceptible de causer des difficultés respiratoires, affecter le système cardiovasculaire et irriter les poumons, les yeux et la peau.
Selon les dernières données gouvernementales, 62 personnes sur Mango, l’une des îles les plus touchées, ont dû être transférées sur l’île de Nomuka après avoir perdu leurs maisons et tous leurs effets personnels. Le gouvernement a ajouté que bon nombre de ces résidents pourraient être à nouveau déplacés vers l’île principale de Tongatapu en raison d’un manque de nourriture sur Nomuka. On recense seulement une vingtaine de blessés, principalement sur l’île de Nomuka.
Des navires et des avions en provenance de l’étranger sont arrivés aux Tonga la semaine dernière, une fois que les habitants ont réussi à nettoyer la seule piste d’atterrissage de l’aéroport. La Nouvelle-Zélande et l’Australie ont été à la tête de l’aide internationale.es avions ont apporté de l’eau, de la nourriture, des kits d’hygiène, des tentes ainsi que du matériel de traitement de l’eau et de réparation des télécommunications. L’archipel des Tonga a été coupé du reste du monde pendant cinq jours car les explosions avaient coupé le seul câble maritime à fibre optique apportant Internet à l’île. Un navire doit arriver cette semaine pour réparer le câble Internet.
Source : médias d’information internationaux.

——————————————–

According to Tongan officials, up to 84% of the archipelago’s 105,000 population have been affected by ashfall and a tsunami caused by the Hunga Tonga Hunga Ha’apai eruption.

Tsunami waves from the eruption sdestroyed villages, buildings and the coast. The expulsion of volcanic ash and gases, as well as the flooding, have affected a majority of the population.

Three people were confirmed killed in the tsunami. The government has not announced any further deaths.

In the wake of the eruption and tsunami, there were fears that water sources had been polluted by the thick blanket of ash, and increase the risk of diseases like cholera and diarrhoea. However, officials noted that testing in recent days had cleared ground water and rainwater as safe to drink.

However, volcanic ash and emissions continue to pose a public health risk. They could potentially cause breathing difficulties, affect the cardiovascular system, and irritate the lungs, eyes and skin.

The government update explained that 62 people on Mango, one of the worst-hit islands, had to be relocated to the outer island of Nomuka after losing their homes and all of their personal belongings. The government added that many of those residents may be moved again to the main island Tongatapu due to a lack of food and supplies. There were under two dozen injuries, mostly from Nomuka .

Ships and planes carrying foreign aid have been arriving in Tonga since last week, after locals were finally able to clear the island’s only airport runway of ash. New Zealand and Australia have led the international response, bringing supplies including water, food, hygiene kits, tents as well as water-treating and telecommunications repair equipment. The remote archipelago was cut off for five days because the explosions severed the sole fibre-optic sea cable bringing internet to the island. A ship is due to arrive this week to repair the internet cable.

Source: International news media.

Nuage éruptif du Hunga Tonga Hunga Ha’pai (Source: Tonga services)

Conséquences de l’éruption aux Tonga : du laid et du beau // Ugly and beautiful

Comme je l’ai écrit dans une note précédente, l’éruption du volcan Hunga Tonga Hunga Ha’apai (Tonga) a provoqué une marée noire au Pérou lorsqu’un pétrolier battant pavillon italien a déversé 6 000 barils de pétrole dans l’océan Pacifique, près de la raffinerie de La Pampilla dans la banlieue de Lima. La compagnie maritime italienne a expliqué que le pétrolier déchargeait sa cargaison à La Pampilla lorsque la connexion entre le navire et le terminal s’est rompue. Repsol avait qualifié le déversement de pétrole de « limité » et avait déclaré qu’il avait été « contenu ». Mais il est rapidement devenu évident qu’il était plus important que ce qu’avait déclaré la compagnie maritime.
Aujourd’hui, le Pérou lance un appel à l’aide internationale pour faire face à la marée noire. 21 plages ont été contaminées. La marée noire est décrite comme la plus grande « catastrophe écologique » à avoir frappé le Pérou ces dernières années. Des phoques morts, des poissons et des oiseaux englués dans les hydrocarbures se sont échoués et la pêche dans la zone touchée est actuellement interdite. Les eaux du Pacifique autour du Pérou sont connues pour leur biodiversité, et le pétrole déversé dans la mer a déjà eu des effets dévastateurs sur l’environnement.
La marée noire menace deux zones protégées – la réserve d’Ancón et les îlots Pescadores – qui abritent des animaux comme les manchots de Humboldt et des loutres de mer. Le rétablissement de l’écosystème prendra probablement des années.
Le Pérou a sollicité l’aide internationale et l’ONU fournira une équipe scientifique pour donner un coup de main.
Le Pérou est l’un des plus grands pays fournissseurs de poisson au monde. Les Péruviens dépendent du poisson pour se nourrir et gagner leur vie. Des dizaines de pêcheurs ont manifesté devant la raffinerie de La Pampilla, avec des pancartes où l’on pouvait lire «Non au crime écologique» et «Repsol tueur de la faune marine». Une manifestation contre Repsol a également eu lieu à Lima.
Source : AFP.

°°°°°°°°°°

Les conséquences de l’éruption aux Tonga sont beaucoup moins désastreuses sur l’île de la Réunion. L’activité volcanique du 15 janvier a provoqué la libération dans l’atmosphère de gaz et de particules fines. Emportés par les vents, ces aérosols sont parvenus jusqu’au ciel réunionnais le 22 janvier au soir.

Ces couleurs, plus chatoyantes que d’ordinaire, résultent de la diffraction de la lumière au moment de pénétrer dans l’atmosphère. Les nuances de rose et de violet sont particulièrement accentuées

Vous pourrez voir de belles images sur le site Réunion la 1ère.

https://la1ere.francetvinfo.fr/reunion/les-particules-fines-de-l-eruption-du-hunga-tonga-embrasent-le-ciel-de-la-reunion-1210738.html

————————————————

As I put it in a previous post, the Tonga eruption caused an oil spill in Peru when an Italian-flagged tanker spilled 6,000 barrels of oil in the Pacific Ocean, close to La Pampilla refinery outside Lima. The Italian shipping company said the tanker was unloading its cargo at La Pampilla when the terminal’s underwater pipeline ruptured. The next day, Repsol characterized the spill as “limited” and said it had been “contained.” But it quickly became clear that it was more significant than the company had initially claimed.

Today, Peru is appealing for international assistance to respond to the oil spill.Twenty-one beaches were contaminated. The spill has been described as the biggest “ecological disaster” to befall the South American country in recent years. Dead seals, fish and birds smothered in oil have washed ashore and fishing in the affected area is temporarily prohibited. The Pacific waters around Peru are known for their biodiversity, and the spill has already caused devastating environmental impacts.

The spill threatens two protected areas — the Ancón Reserved Zone and the Pescadores islets — that house wildlife including Humboldt penguins and sea otters. The recovery of the ecosystem could take years.

The Peruvian government has requested international assistance with the response efforts. The United Nations will provide a team of experts to help.

Peru is also one of the world’s largest fish-producing countries. Peruvians rely on fish for food and livelihoods. Dozens of fishermen protested outside La Pampilla on Tuesday, holding signs reading, “No to ecological crime” and “Repsol killer of marine fauna.” A demonstration against Repsol also took place in Lima.

Source: AFP.

°°°°°°°°°°

The consequences of the Tonga eruption are much less disastrous on Reunion Island. The volcanic activity of January 15th has resulted in the release into the atmosphere of gases and fine particles. Carried by the winds, these aerosols reached the Reunion sky on the evening of January 22nd.
These colours, more shimmering than usual, result from the diffraction of light as it enters the atmosphere. Shades of pink and purple are particularly accentuated
You can see beautiful images on the Réunion la 1ère website.

https://la1ere.francetvinfo.fr/reunion/les-particules-fines-de-l-eruption-du-hunga-tonga-embrasent-le-ciel-de-la-reunion-1210738.html

Nettoyage des plages péruviennes

Eruption aux Tonga : l’Italie se pose des questions // Tonga eruption : Italy asks questions

Est-ce que ça peut nous arriver? C’est la question traditionnelle que les gens se posent quand une catastrophe se produit ailleurs dans le monde. L’Italie, terre de volcans actifs, se la pose suite à l’éruption du volcan sous-marin Hunga Tonga-Hunga Ha’apai dans les îles Tonga. Ce n’est pas sans raison, car on sait que des volcans sous-marins se cachent au large de la botte italienne. Dans un article paru dans le journal La Sicilia, Boris Behncke (INGV Catane) rappelle l’existence de volcans qui ont pour noms Panarea, Marsili dans la mer Tyrrhénienne, ou Empedocle dans le Canal de Sicile – entre la Sicile et la Tunisie -, un volcan sous-marin d’une trentaine de kilomètres de diamètre à sa base et dont le Ferdinandea n’est que l’un des cônes éruptifs.

En 2019, l’Institut national d’océanographie et de géophysique expérimentale (OGS) a découvert six volcans sous-marins à quelques kilomètres de la côte sud-ouest de la Sicile, entre Mazara del Vallo et Sciacca. L’un d’eux, en particulier, n’est qu’à sept kilomètres de Capo Granitola. Il s’agit du volcan Actea qui présente une morphologie complexe et montre une grande coulée de lave qui s’étire sur plus de 4 kilomètres. Ces volcans sont situés à environ 14 kilomètres au nord de ceux déjà connus de Banco Graham. Il y a, entre autres, la célèbre île Ferdinandea, apparue en 1831 lors d’une éruption sous-marine et qui, après s’être élevée jusqu’à 65 mètres au-dessus de la surface de l’eau, s’enfonça dans la mer (voir ma note du 17 avril 2007).

Il ne faudrait pas négliger, non plus, le Vulcano Dimenticato, le Volcan Oublié d’Agrigente, qui a vomi des scories que l’on trouve souvent sur les plages du littoral, mais que les scientifiques italiens n’ont jamais vraiment réussi à localiser.
Selon Boris Behncke « on ne peut guère s’attendre à une éruption aussi violente [que celle des Tonga] sur un volcan sous-marin dans nos mers ». S’agissant du Marsili, le plus grand volcan sous-marin d’Europe et de Méditerranée, dans la mer Tyrrhénienne entre Palerme et Naples, Boris explique qu’il se situe à « une très grande profondeur » par rapport au volcan des Tonga et que « la pression de la colonne d’eau qui le surmonte réduit considérablement son énergie explosive ». On pouvait s’attendre a une éruption du volcan des Tonga car, déjà « dans le passé, il y a environ mille ans, il a enregistré une éruption similaire, très violente. Le phénomène semble donc cyclique. »
En revanche, Boris explique que si une éruption de la puissance de celle des Tonga « s’était produite sur terre, sur le Vésuve ou les Champs Phlégréens, les conséquences auraient été apocalyptiques. » Par bonheur, l’éruption du 15 janvier 2022 s’est produite dans une zone extrêmement reculée et peu habitée. « Si elle avait eu lieu sur terre dans une zone peuplée, elle n’aurait pas causé de tsunami, mais elle aurait fait des ravages même à plusieurs kilomètres de distance. »

Dans les Tonga « l’éruption, qui a eu des conséquences très graves sur les îles voisines, a probablement été particulièrement violente car elle s’est produite à l’interface entre la mer et l’atmosphère. L’ île qui s’était édifiée 6-7 ans plus tôt et qui avait grandi juste avant l’activité explosive, a été détruite dans sa totalité. » Selon Boris Behncke, l’aspect positif de l’éruption, « très intéressante d’un point de vue scientifique », est « le nombre étonnamment faible de victimes en termes de vies humaines ». Outre le fait qu’il s’agit d’îles peu peuplées, le bilan réduit est également dû au comportement des habitants qui sont habitués aux séismes, cyclones et autres tsunamis. C’est pourquoi ils se sont immédiatement enfuis pour se réfugier dans des zones plus élevées.
Suite à l’éruption, le problème le plus urgent concerne la présence de cendres du nuage éruptif qui contiennent des substances potentiellement toxiques. Contrairement à la cendre de l’Etna, celle de l’éruption du 15 janvier contient du soufre, du chlore et d’autres substances nocives.
En conclusion, Boris insiste sur le fait que ce qui s’est passé dans le royaume des Tonga montre qu’il est nécessaire de surveiller étroitement les volcans sous-marins italiens, en particulier Empédocle dont le système éruptif a été décrit par les scientifiques, dans un rapport pour le compte de l’ONU, comme « un grand relief sous-marin qui s’élève sur les fonds marins à une profondeur de 250 à 500 m, et sur lequel sont implantés des dizaines d’édifices volcaniques bien structurés de dimensions très variables, souvent alignés selon l’orientation NNO du Canal de Sicile. » S’il n’y a pas de danger imminent, il est également vrai qu’il y a toujours la possibilité d’une forte éruption sous-marine avec un risque significatif de tsunami. Ne pas oublier qu’il s’agit d’un volcan caché au fond de la mer, à seulement 20 kilomètres de Sciacca. Vingt kilomètres, c’est la distance qui sépare l’Etna de Catane, mais le Mongibello est surveillé 24 heures sur 24, 365 jours par an.

Source: La Sicilia.

 ————————————————

Can this happen to us? This is the usual question people ask when a disaster strikes elsewhere in the world. Italy, land of active volcanoes, asks this question following the eruption of the Hunga Tonga-Hunga Ha’apai submarine volcano in the Tonga archipelago. This is not without reason, as underwater volcanoes are known to lurk off the Italian boot. In an article published in the newspaper La Sicilia, Boris Behncke (INGV Catania) recalls the existence of volcanoes like Panarea, Marsili in the Tyrrhenian Sea, or Empedocle in the Channel of Sicily – between Sicily and Tunisia -, an underwater volcano about thirty kilometers in diameter at its base and of which the Ferdinandea is only one of the eruptive cones.
In 2019, the National Institute of Oceanography and Experimental Geophysics (OGS) discovered six underwater volcanoes a few kilometers off the southwestern coast of Sicily, between Mazara del Vallo and Sciacca. One of them is only seven kilometers from Capo Granitola. This is the Actea volcano which has a complex morphology and shows a large lava flow that stretches over more than 4 kilometers. These volcanoes are located about 14 kilometers north of those already known from Banco Graham. There is, among others, the famous island Ferdinandea, which appeared in 1831 during an underwater eruption and which, after rising up to 65 meters above the surface of the water, sank into the sea (see my note of April 17, 2007).
We should not neglect, either, the Vulcano Dimenticato, the Forgotten Volcano of Agrigento, which vomited scoria often found on the beaches of the coast, but which the Italian scientists have never really managed to locate. .
According to Boris Behncke « one can hardly expect such a violent eruption [as that of Tonga] on an underwater volcano in our seas ». Regarding Marsili, the largest underwater volcano in Europe and the Mediterranean, in the Tyrrhenian Sea between Palermo and Naples, Boris explains that it is located at « a very great depth » compared to the volcano in Tonga and that « the pressure of the water column above it greatly reduces its explosive energy ». We could expect an eruption of the Tonga volcano because, already « in the past, about a thousand years ago, there was a similar, very violent eruption. The phenomenon therefore seems cyclical. »
By contrast, Boris explains that if an eruption with the power of Tonga « had occurred on land, on Vesuvius or the Phlegraean Fields, the consequences would have been apocalyptic. » Fortunately, the January 15, 2022 eruption occurred in an extremely remote and sparsely populated area. « If it had taken place on land in a populated area, it would not have caused a tsunami, but it would have wreaked havoc even several kilometers away. »
In Tonga « the eruption, which had very serious consequences on the neighboring islands, was probably particularly violent because it occurred at the interface between the sea and the atmosphere. The island which had built 6-7 years earlier and which had grown just before the explosive activity, was completely destroyed. »

According to Boris Behncke, the positive aspect of the eruption, « very interesting from a scientific point of view », is « the surprisingly low number of victims in terms of human lives ». Besides the fact that these are sparsely populated islands, the reduced toll is also due to the behaviour of the inhabitants who are used to earthquakes, cyclones and tsunamis. This is why they immediately fled to take refuge in higher areas.
Following the eruption, the most urgent problem concerns the presence of « ash from the eruptive cloud which contains potentially toxic substances. Unlike the ash from Mt Etna, that from the January 15 eruption contains sulfur, chlorine and other harmful substances.
In conclusion, Boris insists that what happened in the Kingdom of Tonga shows the need for close monitoring of Italian submarine volcanoes, in particular Empedocles whose eruptive system has been described by scientists, in a report on behalf of the UN, as « a large underwater relief which rises from the seabed at a depth of 250 to 500 m, and on which are implanted dozens of well-structured volcanic edifices of very variable dimensions, often aligned along the NNW orientation of the Sicily Channel. » While there is no imminent danger, it is also true that there is always the possibility of a strong undersea eruption with a significant tsunami risk. One should not forget that it is a volcano hidden at the bottom of the sea, just 20 kilometers from Sciacca. Twenty kilometers is the distance that separates Etna from Catania: but Mongibello is monitored 24 hours a day, 365 days a year.
Source: La Sicilia.

Gravure montrant la naissance de Ferdinandea en 1831 (Source: Wikipedia)