Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde.

L’activité de l’Etna (Sicile) se caractérise actuellement par un dégazage de l’ensemble des cratères et par des épisodes stromboliens d’intensité moyenne à forte dans le secteur SE du volcan (Cratère SE et Nouveau Cratère Sud-Est). Le tremor reste à une valeur basse.

Source : Laboratorio Geofisica Sperimentale.

A noter que l’accès au volcan est autorisé jusqu’à l’altitude 2920 mètres. Il est interdit d’aller plus haut, avec ou sans guide.

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Le bulletin d’alerte émis par l’OVPF le 3 juillet 2020 et annonçant une éruption du Piton de la Fournaise « à brève échéance dans les prochaines minutes ou heures » est une chose du passé. Errare humanum est. Le volcan ne s’est pas manifesté depuis cette date et tous les paramètres montrent qu’il s’est rendormi. L’Observatoire n’enregistre pas de sismicité significative. Le séisme de magnitude M 1,9 ressenti par la population le 24 juillet2020 avait une origine purement tectonique. L’hypocentre a été localisé à 11 km sous le niveau de la mer, à 7 km à l’ouest sud-ouest de Sainte-Clotilde. Ce type d’événements est enregistré plusieurs fois par an.

S’agissant du volcan, les GPS n’enregistrent pas de signaux de déformation particuliers, que ce soit dans la zone sommitale ou en champ lointain. Les émissions de SO2 au niveau du sommet du volcan sont en dessous du seuil de détection.

Source : OVPF.

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La situation est stable au Kamtchatka. La couleur de l’alerte aérienne est Orange pour l’Ebeko, le Karymsky et le Sheveluch dont le dôme de lave continue de croître. Elle est Jaune pour le Bezymianny et le Klyuchevskoy. Cependant, la situation peut changer soudainement car des épisodes éruptifs accompagnés de volumineux nuages de cendres peuvent se produire sur l’un de ces volcans dont le niveau d’alerte changerait immédiatement.
Source: KVERT.

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Le SERNAGEOMIN indique qu’une sismicité élevée a été enregistrée sur le Copahue (frontière Chili-Argentine) le 16 juillet 2020, accompagnée d’émissions de cendres. Les émissions de SO2 sont restées anormales pendant plusieurs jours de juillet avec des valeurs atteignant 2 100 tonnes par jour. Le 20 juillet, les habitants de La Araucanía ont signalé une odeur de H2S. Le 23 juillet, le niveau d’alerte a été élevé à la couleur Jaune (le deuxième niveau sur une échelle à quatre couleurs).

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Le Popocatepetl (Mexique) est bien actif en ce moment, avec de nombreuses émissions de vapeur et de gaz, dont certaines contiennent de petites quantités de cendres. L’incandescence du cratère est visible la plupart des nuits. Des matériaux incandescents sont parfois éjectés à une courte distance du cratère. De petites retombées de cendres ont été signalées dans les zones sous le vent.
Le niveau d’alerte reste à la couleur Jaune, Phase 2.
Source: CENAPRED

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Le niveau d’activité reste élevé sur le Reventador (Equateur). On observe des émissions de cendres accompagnées de coulées pyroclastiques qui descendent les flancs O, N et NE. Les panaches de cendres s’élèvent généralement de 0,7 à 1,3 km au-dessus du cratère. On peut voir des blocs incandescents rouler sur les flancs du volcan.
Source: Instituto Geofísico.

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Le Telica (Nicaragua) connaît un regain d’activité depuis quelques jours. Des explosions de faible intensité génèrent des panaches de cendre d’une soixantaine de mètres de hauteur. La situation actuelle ne présente pas la dangerosité que laissent supposer certains titres de la presse française.

Source : INETER.

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On observe en ce moment une intensification de l’activité du Pacaya (Guatemala), avec un intense dégazage et de l’incandescence au niveau du cratère Mackenney. La lave continue à s’écouler sur environ 300 m. de longueur sur les flancs du volcan. Le graphique ci-dessous montre l’évolution de la sismicité. Des explosions dans le cratère ont provoqué la destruction partielle du cône de scories formé par les explosions stromboliennes quotidiennes. Voir l’image thermique du cratère ci-dessous.

Source : INSIVUMEH.

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 Here is some news of volcanic activity around the world.

Activity at Mt Etna (Sicily) is currently characterized by degassing of all the craters and by strombolian episodes of medium to strong intensity in the SE sector of the volcano (SE Crater and New Southeast Crater). The tremor remains at a low value.
Source: Laboratorio Geofisica Sperimentale.
Note that access to the volcano is authorized up to 2920 metres a.s.l. It is forbidden to go higher, with or without a guide.

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The alert bulletin issued by the OVPF on July 3rd, 2020 announcing an eruption of Piton de la Fournaise « in the short term, in the next few minutes or hours » is a thing of the past. Errare humanum est. The volcano has not shown signs of activity since that date and all parameters confirm it has fallen asleep again. The Observatory does not record any significant seismicity. The M 1.9 earthquake felt by the population on July 24th, 2020 had a purely tectonic origin. The hypocenter was located 11 km below sea level, 7 km west southwest of Sainte-Clotilde. This type of event is recorded several times a year.
Regarding the volcano, the GPS network does not record any particular deformation signals, either in the summit area or in the far field. SO2 emissions at the summit of the volcano are below the detection threshold.
Source: OVPF.

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The situation is stable in Kamchatka. The aviation colour code is Orange for Ebeko, Karymsky and Sheveluch whose lava dome continues to grow. It is Yellow for Bezymianny and Klyuchevskoy. However, the situation can change suddenly as eruptive episodes with voluminous ash clouds may occur on any of these volcanoes whose alert level would change immediately.

Source: KVERT.

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SERNAGEOMIN indicates that elevated seismicity was recorded at Copahue (Chile-Argentina border) on July 16th, 2020, accompanied by ash emissions. SO2 emissions were anomalous on several days of July with values reaching 2,100 tons per day. On July 20th, residents of La Araucanía reported an odour indicating H2S emissions. On July 23rd, the alert level was raised to Yellow (the second level on a four-colour scale).

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 Popocatepetl (Mexico) is quite active, with numerous steam-and-gas emissions, some of which contain minor amounts of ash. Crater incandescence is visible most nights. Incandescent material is sometimes ejected a short distance from the crater. Minor ashfall has been reported in downwind areas.

The alert level remains at Yellow, Phase Two.

Source : CENAPRED.

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Activity remains high at Reventador (Ecuador). It is characterized by ash emissions along with pyroclastic flows that descend the W, N, and NE flanks. Ash plumes usually rise 0.7-1.3 km above the crater. Incandescent blocks can be seen rolling on several flanks of the volcano.

Source: Instituto Geofísico.

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Telica (Nicaragua) has been going through an increase in activity for a few days. Low intensity explosions generate ash plume that rise about 60 metres high. The current situation is not as dangerous as suggested by the headlines of some French newspapers.

Source: INETER.

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There is currently an intensification of activity at Pacaya (Guatemala), with intense degassing and incandescence at the Mackenney Crater. Lava continues to flow over about 300 m.on the flanks of the volcano. The graph below shows the evolution of seismicity. Explosions in the crater have caused the partial destruction of the cone formed by the daily Strombolian explosions. See thermal image of the crater here below.
Source: INSIVUMEH.

Source: INSUVUMEH

La vie à l’extrême // Life in extreme conditions

Contrairement à ce que beaucoup de gens pensent, la vie est présente dans les environnements les plus extrêmes. Des espèces dites extrêmophiles se sont développées autours des « fumeurs noirs », bouches hydrothermales au fond des océans, avec des colonies de palourdes, des crabes blancs, des crevettes et des vers géants pouvant atteindre 2 mètres de long. Des bactéries prospèrent elles aussi dans l’environnement à haute température des sources chaudes et des mares de boue à Yellowstone ou au Kamchatka. .

La vie est aussi présente à très haute altitude. Quand j’ai visité l’altiplano chilien et bolivien, j’ai été surpris par l’adaptabilité des animaux à un tel environnement. A côté des lamas et des alpagas que l’on trouve jusqu’à 4800 m – l’altitude du Mont Blanc dans l’hémisphère nord – on rencontre des guanacos, petits camélidés qui peuvent ne pas boire pendant de longues périodes. Il en va de même des vigognes qui vivent entre 3 700 et 5 000m d’altitude. Leur épaisse couche de laine leur permet de lutter contre l’irradiation intense du soleil dans la journée et la nuit glaciale dans les déserts des hautes plaines andines. A noter que la laine de la vigogne est de grande qualité et peut atteindre des prix très élevés. Les viscaches sont plus discrètes et plus difficiles à voir. Elles vivent à des altitudes comprises entre 4 000 et 5 000 m. Rencontrées souvent au milieu des rochers, elles signalent l’approche d’un prédateur par de longs sifflements, un peu comme les marmottes de nos montagnes.  A côté de ces animaux, on trouve également le renard de magellan jusqu’à 4500 mètres d’altitude, ou le tatou des Andes, espèce endémique de l’Altiplano andin en Bolivie, au Chili, en Argentine et au Pérou, et dont la population a malheureusement diminué de 30 % en dix ans.

Des biologistes chiliens et méricains viennent de réaliser que les plus hauts sommets du monde ne sont pas vierges de toute vie, comme on le pense généralement. Lors d’une expédition dans les montagnes du nord du Chili au début de 2020, ils ont pu observer et capturer une souris à oreilles feuilles croupion jaune (Phyllotis xanthopygus rupestris) à 6600 mètres d’altitude, au sommet volcan chilien Llullaillaco. La souris a battu le record du monde d’altitude pour un mammifère observé par les scientifiques. L’année dernière, la même espèce de souris avait été repérée à 6100 m.
Dans une étude publiée dans les Proceedings de l’Académie Nationale des Sciences, les chercheurs donnent des détails sur leur découverte et expliquent qu’elle pourrait permettre aux scientifiques de mieux comprendre comment les mammifères s’adaptent et survivent à des conditions difficiles à haute altitude. Ils expliquent qu’ils ont peut-être sous-estimé les limites d’altitude supportables par certaines espèces et les tolérances physiologiques des petits mammifères. Ces lacunes sont probablement dues au fait que les plus hauts sommets du monde restent relativement inexplorés par les biologistes.
La souris à oreilles feuilles et croupion jaune vit dans les montagnes des Andes, mais également au niveau de la mer, ce qui en fait un mammifère intéressant pour les scientifiques. Les biologistes avaient installé de petits pièges pour capturer les rongeurs à des fins d’étude, mais un chercheur a réussi à saisir une souris à la main alors qu’elle courait se réfugier sous un rocher.
Ce qui est surprenant, c’est que ces souris non seulement survivent mais se reproduisent facilement dans cet environnement hostile. Elles montrent à quels environnement extrêmes la vie est capable de s’adapter.
La souris n’était pas le seul rongeur à avoir battu un record d’altitude pendant l’expédition. Les chercheurs ont également découvert une souris à oreilles feuilles Lima (Phyllotis limatus) à 5 000 m. Elle bat le précédent record d’habitat en altitude pour cette espèce.
Source: C / Net.

Voici une petite vidéo montrant la capture de la souris :

 https://youtu.be/DGUDXs8Z31A

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Contrary to what many people think, life is present in the most extreme environments. So-called extremophile species develop around « black smokers », hydrothermal vents at the bottom of the oceans, with colonies of clams, white crabs, shrimps and giant worms that can reach 2 metres in length. Bacteria thrive as well in the high temperature environment of hot springs and mud pools.
Life is also present at very high altitude. When I visited the Chilean and Bolivian altiplano, I was surprised by the adaptability of the animals to such an environment. Next to the llamas and alpacas that can be found up to 4800 m – the altitude of Mont Blanc in the northern hemisphere – there are guanacos, small camelids that may not drink for long periods. The same goes for vicuñas which live between 3,700 and 5,000m above sea level. Their thick layer of wool allows them to fight against the intense irradiation of the sun during the day and the freezing night in the deserts of the high Andean plains. Note that the wool of the vicuña is of high quality; it can reach very high prices. Viscaches are more inconspicuous and more difficult to see. They live at altitudes between 4,000 and 5,000 m. Often observed among the rocks, they signal the approach of a predator by long whistles, a bit like the marmots of our mountains. Beside these animals, one can also find the magellan fox up to 4500 meters above sea level, or the Andes armadillo, endemic to the Andean Altiplano in Bolivia, Chile, Argentina and Peru, whose population has unfortunately decreased by 30% in ten years.

U.S. and Chilean biologists have just realised that the world’s highest summits are not as desolate as they once thought. During a mountaineering expedition in northern Chile in early 2020, they spotted and captured a yellow-rumped leaf-eared mouse (Phyllotis xanthopygus rupestris) atop the 6,600 m summit of the Chilean volcano Llullaillaco. The mouse broke the world record for the highest-dwelling mammal documented by scientists to date. Last year, the same species of mouse was spotted at 6,100m.

In a study published in the journal Proceedings of the National Academy of Sciences, the researchers document their discovery and explain that it could help scientists better understand how mammals adapt to and survive harsh conditions at high altitudes. The researchers say they may have underestimated the altitudinal range limits and physiological tolerances of small mammals simply because the world’s highest summits remain relatively unexplored by biologists.

The yellow-rumped leaf-eared mouse dwells high in the Andes mountains but also lives at sea level, which makes it an interesting mammal for scientists to study. Even though the scientists had set small traps to capture rodents for study, one of them actually caught the mouse by hand when he spotted it scurrying under a rock.

The surprising thing is that these mice not only survive but apparently thrive in this harsh environment. They show to what extremes life is capable of.

The mouse was not the only rodent breaking records during the expedition. The researchers also found a Lima leaf-eared mouse (Phyllotis limatus) at 5,000 m. That surpassed previous altitude-dwelling records for this species.

Source: C/Net.

Here is a short video showing a biologis catching the mouse:

https://youtu.be/DGUDXs8Z31A

Lamas et vigognes se sont parfaitement adaptés à la très haute altitude (Photos : C. Grandpey)

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde.

 Le volcan de l’île Nishinoshima (Japon) est très actif en ce moment. La JMA indique qu’une colonne de cendres s’élevait à 8 300 m au-dessus du niveau de la mer le 4 juillet 2020. C’est la plus haute colonne de cendres observée depuis 2013.
Comme je l’ai déjà écrit, l’activité volcanique se caractérise par de fréquentes explosions et coulées de lave. Les coulées de lave avancent actuellement sur le versant sud-ouest et entrent dans la mer.
Source: JMA.

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Suite à une intensification de l’activité sismique, le PHIVOLCS a fait passer le niveau d’alerte du Bulusan (Philippines) de 0 (normal) à 1 (anormal) le 6 juillet 2020.
Le réseau de surveillance volcanique a enregistré 53 séismes d’origine volcanique du 3 au 6 juillet 2020, avec 43 événements basse fréquence associés à une activité hydrothermale ou magmatique sous l’édifice. Il existe un risque d’éruptions phréatiques au niveau du cratère sommital ou sur les hautes pentes du volcan.
En vertu du niveau d’alerte 1, il est rappelé au public que l’entrée dans la zone de danger permanent (PDZ) d’un rayon de 4 km est strictement interdite. Il est conseillé aux pilotes d’éviter de voler près du sommet du volcan. Les personnes vivant dans les vallées et le long des rivières doivent être vigilantes car des lahars peuvent survenir brutalement en cas de pluies abondantes et prolongées.
Source: PHIVOLCS.

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Une éruption du Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion) n’est plus d’actualité. Même si on observe toujours une inflation de l’édifice volcanique, la sismicité a diminué et le calme est revenu.

La préfecture annonce le retour en phase de Vigilance à partir de jeudi 9 juillet2020 à 8 heures. L’interdiction d’accès du public à la partie haute de l’Enclos est donc levée à compter de cette date, avec les restrictions habituelles.

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La sismicité reste anormalement élevée sur le Laguna del Maule (frontière Chili-Argentine), dans une zone d’environ 5 km de diamètre qui correspond à de fortes émissions de CO2. Le niveau d’alerte reste à la couleur Jaune.
Source: SERNAGEOMIN.

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Le SERNAGEOMIN indique que la lave a commencé à percer la lèvre du cratère Nicanor du Nevados de Chillán (Chili) vers le 27 juin 2020 avant de s’écouler sur une quarantaine de mètres le long du flanc N le 1er juillet. Une explosion le 6 juillet a généré un panache de gaz et de cendres qui s’est élevé à 1,2 km au-dessus du cratère. Le niveau d’alerte reste à la couleur Jaune.

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Au Kamchatka, la couleur de l’alerte aérienne reste Orange sur l’Ebeko, le Karymsky, le Klyuchevskoy et le Sheveluch.
Source: KVERT.

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Un survol du Sabancaya (Pérou) à l’aide de drone le 20 juin 2020 a révélé que le dôme de lave dans le cratère principal avait été détruit. Le plancher du cratère est jonché de blocs. On enregistre une moyenne de 20 explosions quotidiennes qui génèrent des panaches de gaz et de cendres atteignant 1,8 km de hauteur. Des retombées de cendres ont été signalées dans plusieurs zones sous le vent.
Source: INGEMMET.

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Un survol du Sangay (Equateur) a révélé trois anomalies thermiques: la première se trouve dans le cratère sommital ; elle correspond à des explosions ; la seconde se situe près du bord SE du cratère sommital et peut-être liée à une petite coulée de lave ; la troisième correspond à l’accumulation de dépôts de coulées pyroclastiques dans la partie inférieure de la ravine SE. Des changements morphologiques importants ont été détectés dans la zone sommitale.
Source: Instituto Geofisico.

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 Here is some news of volcanic activity around the world.

The volcano on Nishinoshima Island (Japan) is very active these days. JMA reports an ash column rising up to 8 300 m above the sea level on July 4th, 2020. It was the highest ash column observed since 2013.

As I put it before, volcanic activity at the volcano is characyerised by frequent explosions and lava flows. Lava is currently flowing down the southwest coast and into the sea.

Source: JMA.

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Due to an increase in seismic activity under the volcanic edifice, PHIVOLCS raised the alert level of Bulusan (Philippines) from 0 (normal) to 1 (abnormal) on July 6th, 2020.

Bulusan’s monitoring network recorded a total of 53 volcanic earthquakes from July 3rd to 6th, 2020 including 43 low-frequency events associated with hydrothermal or magmatic gas activity within the edifice. There is the risk of phreatic eruptions at the summit crater or from flank vents on the upper slopes.

With alert level 1, the public is reminded that entry into the 4-km radius Permanent Danger Zone (PDZ) is strictly prohibited. Pilots are advised to avoid flying close to the volcano’s summit. People living within valleys and along rivers should be vigilant against lahars in the event of heavy and prolonged rainfall.

Source: PHIVOLCS.

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An eruption is no longer predicted at Piton de la Fournaise (Reunion Island). Even if the volcanic edifice is still inflating, seismicity has decreased and the situation is quiet again.
The prefecture announces the return to “Vigilance” (Watch) on Thursday, July 9th, 2020 at 8 a.m. Access to the upper part of the Enclos is therefore again allowed, with the usual restrictions.

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Seismicity at Laguna del Maule (Chile-Argentina border) remains anomalously elevated within an area about 5 km in diameter, and corresponds to elevated levels of CO2 emissions. The alert level remains at Yellow.

Source: SERNAGEOMIN.

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SERNAGEOMIN reports that lava began breaching the rim of Nevados de Chillán’s Nicanor Crater (Chile) around June 27th, 2020 and flowed 40 m down the N flank by July 1st. An explosion on July 6th generated a gas-and-ash plume that rose 1.2 km above the crater. The alert level remains at Yellow.

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In Kamchatka, the aviation colour code remains Orange on Ebeko, Karymsky, Klyuchevskoy and Sheveluch.

Source: KVERT.

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A drone footage acquired at Sabancaya (Peru) on June 20th, 2020 revealed that the lava dome in the main crater had been destroyed, leaving blocks on the crater floor. An average of 20 daily explosions produces gas-and-ash plumes that rose as high as 1.8 km above the summit. Ashfall has been reported in several downwind areas.

Source: INGEMMET.

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An overflight of Sangay (Ecuador) revealed three thermal anomalies: the first is in the summit crater and associated with explosions, the second is near the SE rim of the summit crater and possibly related to a small lava flow, and the third corresponds to the accumulation of deposits of pyroclastic flows at the lower part of the SE drainage. Significant morphological changes have been detected in the summit area.

Source: Instituto Geofisico.

L’éruption de Nishinoshima le 29 juin 2020 (Crédit photo: Japan Coast Guard)

Dérèglement climatique : des glaciers du Pérou aux éclairs de l’Inde // Climate change: from glaciers in Peru to lightning in India

Les médias français seraient-il en train de se réveiller ? Certains ont timidement évoqué le dégel du permafrost  – alors que c’est la cause évidente – pour expliquer le déversement d’une cuve de diesel dans une rivière de Sibérie, avec la pollution inévitable qui s’en est suivie.

Aujourd’hui, le site web de la radio France Info indique que le réchauffement climatique a provoqué la fonte de la moitié de la surface des glaciers du Pérou au cours des 50 dernières années, avec la formation de nouveaux lacs. Ce n’est malheureusement pas un scoop. D’ailleurs, l’information ne fait pas la une des journaux. La politique intérieure est beaucoup plus importante.

J’ai écrit plusieurs notes dans lesquelles j’évoque le fonte des glaciers péruviens, avec les conséquences dramatiques pour la production d’eau potable, d’électricité et sur l’agriculture avec les problèmes d’irrigation. J’ai expliqué aussi que la fonte des glaciers et la disparition de leur eau allait entraîner des transferts de populations vers Lima, la capitale, où l’approvisionnement en eau dépend…des glaciers de la Cordillère des Andes .

Le Pérou a perdu 51% de sa surface glaciaire au cours des 50 dernières années en raison du réchauffement climatique. France Info donne l’exemple du glacier Pastoruri, long d’environ 5 kilomètres, qui a perdu plus de 50% de sa surface et reculé de 650 mètres entre 1980 et 2019, avec la formation d’un nouveau lac frontal.

Ce que ne précise pas la chaîne de radio, c’est que ces lacs de fonte glaciaire sont retenus par des moraines fragiles qui peuvent se rompre et libérer des quantités colossales d’eau qui vont menacer les villages en aval. C’est un problème que j’ai évoqué dans cette note le 3 mai 2018 :

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2018/05/03/perou-leau-des-glaciers-menace-des-populations-peru-the-water-from-glaciers-threatens-populations/

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Une mauvaise nouvelle n’arrivant jamais seule, on apprends qu’en Inde la foudre tue régulièrement, mais que le récent bilan est particulièrement inquiétant. Les autorités de l’Etat de Bihar, dans le nord-est du pays, ont annoncé dimanche 5 juillet 2020 que des éclairs avaient tué au moins 147 personnes en dix jours, et 215 personnes depuis le mois de mars. Les scientifiques indiens pensent que cette recrudescence a probablement un lien avec le dérèglement climatique. En effet, la hausse des températures et le taux d’humidité trop important provoqué par des précipitations plus intenses sont les principales causes de la multiplication des éclairs.

Source : France Info.

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Are the French media becoming aware of climate change ? Some have timidly explained that the thawing of permafrost – when it is the obvious cause –  was the cause of the diesel spill in a Siberian river, with the inevitable pollution that ensued.
Today, France Info radio website reports that global warming has caused half of the surface of Peru’s glaciers to melt over the past 50 years, with the formation of new lakes. This is unfortunately not a scoop. The news does not make the headlines. Domestic policy is much more important.
I have written several notes drawing attention to the melting of Peruvian glaciers, with the dramatic consequences for the production of drinking water, electricity and on agriculture with irrigation problems. I also explained that the melting of the glaciers and the disappearance of their water would lead to population transfers to Lima, the capital, where the water supply depends … on the glaciers of the Andes.
Peru has lost 51% of its ice surface in the past 50 years due to global warming. France Info gives the example of the Pastoruri glacier, about 5 kilometres long, which lost more than 50% of its surface and retreated by 650 metres between 1980 and 2019, with the formation of a new frontal lake.
What the radio station does not specify is that these glacial lakes are held back by fragile moraines that can break open and release huge amounts of water that will threaten villages. This is a problem that I mentioned in this post on May 3rd, 2018:
https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2018/05/03/perou-leau-des-glaciers-menace-des-populations-peru-the-water-from-glaciers-threatens-populations/

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Bad news never coming alone, we learn that in India lightning kills regularly, but that the recent death toll is particularly worrying. Authorities in Bihar state in the northeast of the country announced on Sunday July 5th, 2020 that lightning strikes have killed at least 147 people in ten days, and 215 people since March. Indian scientists believe that this upsurge is probably linked to climate change. Indeed, the rise in temperatures and the excessively high humidity caused by more intense precipitation are the main causes of the multiplication of lightning.
Source: France Info.

Pastoruri, l’un des glaciers de la Cordillera Blanca (Crédit photo: Wikipedia)