Joe Biden suspend les baux de forage dans l’Arctic National Wildlife Refuge // Joe Biden suspends drilling leases in Arctic National Wildlife Refuge

Le 1er juin 2021, l’Administration Biden a suspendu les baux de forage pétrolier dans l’Arctic National Wildlife Refuge (ANWR), ce qui va à l’encontre d’une décision de la présidence Trump et qui confirme la volonté du président Biden de mettre ce fragile écosystème du nord de l’Alaska à l’abri de l’extraction de combustibles fossiles.

La décision met en place un processus qui pourrait mettre un terme aux forages dans l’une des plus vastes étendues de nature sauvage intacte aux Etats-Unis. C’est une région où vivent des oiseaux migrateurs, des caribous et des ours polaires.

Les écologistes américains sont bien sûr satisfaits de la décision mais appellent à la vigilance et réclament une interdiction permanente des forages dans l’Arctique. Ils expliquent que tant que les baux ne sont pas annulés (pour le moment ils ne sont que suspendus), ils restent une menace pour l’un des endroits les plus sauvages d’Amérique.

A l’opposé, les élus alaskiens sont furieux. La sénatrice Lisa Murkowski, une républicaine, a déclaré dans un communiqué que la suspension des baux était contraire à la loi fédérale parce que le Tax Cuts and Jobs Act (pilier d’une réforme fiscale aux Etats Unis) qui a été adopté par le Congrès sous contrôle républicain en 2017 a ordonné au Secrétaire à l’Intérieur de créer le programme de baux [pour le forage pétrolier].

D’autres élus ont qualifié cette décision d' »attaque contre l’économie de l’Alaska » et se sont engagés à « utiliser tous les moyens nécessaires pour faire annuler cet abus de pouvoir fédéral ».

En mai 2021, l’Agence Internationale de l’Energie a demandé aux gouvernements du monde entier de cesser immédiatement de donner le feu vert aux projets de combustibles fossiles s’ils ne veulent pas que la température moyenne de la planète dépasse 2 degrés Celsius par rapport aux niveaux préindustriels.

Cependant, la suspension des baux ne garantit pas le blocage des forages dans l’ANWR. L’administration Biden s’est seulement engagée à revoir les baux décidés par l’Administration Trump, et non à les annuler. Ce n’est que si le président juge que les baux ont été accordés illégalement qu’il pourra demander leur résiliation par la justice américaine.

Les groupes républicains pensent que la suspension des baux par M. Biden est probablement illégale. De plus, en l’état actuel des choses, la décision de Joe Biden de bloquer les forages dans l’Arctique pourrait être annulée par une future administration.

Le Refuge, qui couvre une superficie de 78 000 kilomètres carrés dans le nord-est de l’Alaska, était depuis longtemps interdit au développement pétrolier et gazier. Les Démocrates, les écologistes et certains groupes autochtones de l’Alaska avaient lutté avec succès pour le mettre à l’abri de la prospection. Mais le président Trump a fait ouvrir la Plaine côtière le long de Prudhoe Bay afin d’intensifier la production nationale de combustibles fossiles.

Les écologistes et les autochtones ont immédiatement attaqué en justice l’administration Trump, affirmant que la décision était illégale. Alors que la question était étudiée par les tribunaux, l’administration Trump a vite procédé à une vente de baux de forages début janvier, quelques semaines avant que Donald Trump quitte ses fonctions.

Comme je l’ai déjà écrit, ces baux n’ont pas rencontré un grand succès auprès des grandes compagnies pétrolières étant donné le coût élevé de la production de pétrole dans l’Arctique, la réduction d’utilisation des combustibles fossiles et l’impopularité des forages dans une zone aussi fragile.

Sous la pression des organisations environnementales et des groupes autochtones, les grandes banques s’étaient engagées à ne pas financer les forages dans le Refuge.

Cependant, si elle a mis un frein à l’exploitation pétrolière dans l’Arctique, l’administration Biden ne s’est pas opposé à tous les projets pétroliers. Le mois dernier, le Président s’est élevé contre la fermeture de l’oléoduc Dakota Access, pourtant âprement contesté, qui transporte environ 550 000 barils de pétrole par jour du Dakota du Nord vers l’Illinois. Dans le Wyoming, l’administration Biden a aussi donné le feu vert à 440 baux pétroliers et gaziers émis par l’Administration Trump sur des terres fédérales qui sont également l’habitat du tétras des armoises, du cerf mulet et de l’antilope d’Amérique.

Source : médias d’information américains.

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On June 1st, 2021, the Biden administration suspended oil drilling leases in the Arctic National Wildlife Refuge (ANWR), going against a move of the Trump presidency and confirming President Biden’s promise to protect the fragile Alaskan tundra from fossil fuel extraction.

The decision sets up a process that could halt drilling in one of the largest tracts of untouched wilderness in the United States, home to migrating waterfowl, caribou and polar bears.

Environmentalists are satisfied with the decision but called for a permanent ban on Arctic drilling. They explain that until the leases are cancelled, they will remain a threat to one of the wildest places left in America.

On the other side, Alaskan elected officials are furious. Senator Lisa Murkowski, a Republican, said in a statement that the suspension of leases was contrary to federal law because the Tax Cuts and Jobs Act that was passed by the Republican-controlled Congress in 2017 directed the interior secretary to create the leasing program.”

Other voices called the move an “assault on Alaska’s economy” and pledged to “use every means necessary to undo this egregious federal overreach.”

Last month, the International Energy Agency warned that governments around the globe must stop approving fossil fuel projects now if they want to prevent the pollution they produce from driving average global temperatures above 2 degrees Celsius compared with preindustrial levels.

However, the suspension of the leases alone does not guarantee that drilling will be blocked in the Arctic refuge. The administration has only committed to reviewing the Trump leases, not cancelling them. If it determines that the leases were granted illegally, it could then have legal grounds to cancel them.

Conservative groups contend that Mr. Biden’s suspension of the leases may be illegal. Policy experts also noted that any moves by Mr. Biden to block Arctic drilling could be undone by a future administration.

The refuge, 19 million acres in the northeastern part of the state, had long been off limits to oil and gas development, with Democrats, environmentalists and some Alaska Native groups successfully fighting efforts to open it. But President Trump made opening a portion of it, about 1.5 million acres along Prudhoe Bay that is known as the Coastal Plain, a centerpiece of his push to develop more domestic fossil fuel production.

Environmental groups and others immediately sued the Trump administration, saying the review was faulty. While the issue remained in the courts, the Trump administration went ahead with a lease sale in early January, just weeks before Mr. Trump left office.

A I put it before, there has been little interest in the leases from major oil companies, given the high cost of producing oil in the Arctic, the growing desire to reduce fossil fuel use, and the reputational risks of drilling in such a pristine area. After pressure from environmental organizations and Native groups, major banks had pledged not to finance any drilling efforts in the refuge.

However, the Biden administration did not oppose all projects about oil. Last month, Mr. Biden stood against shutting down the bitterly-contested Dakota Access pipeline, which is carrying about 550,000 barrels of oil daily from North Dakota to Illinois. And in Wyoming, the Biden administration defended 440 oil and gas leases issued by the Trump administration on federal land that is also the critical habitat of the sage grouse, mule deer and pronghorn.

Source: U.S. news media.

Source : ANWR

Antarctique: La fonte inquiétante de la plate-forme glaciaire Larsen C // Antarctica : the disturbing melting of the Larsen C ice shelf

En Antarctique, la plate-forme glaciaire  Larsen C a fait la une des journaux en 2017 lorsqu’un énorme iceberg de la taille du Luxembourg s’est détaché et a commencé à dériver dans l’Océan Austral. Aujourd’hui, une étude présentée lors de la réunion annuelle de l’Union Européenne des Géosciences au début du mois de mai 2021 prévient que la plate-forme toute entière risque de disparaître en raison des vents chauds.

La plate-forme Larsen C est une masse de glace qui flotte au contact de la côte de la Péninsule Antarctique. Sa fonte s’est accélérée en raison du foehn, un vent fort qui souffle en rafales.

Le foehn est bien connu en Europe. Ce vent sec et chaud souffle du sud, le plus souvent en automne et à la fin de l’hiver ou au début du printemps sur les versants nord des Alpes, en France, en Suisse et en Autriche. Les vents de foehn apparaissent lorsque l’air passe au-dessus des montagnes en déposant la plus grande partie de son humidité lors de l’ascension, avant de descendre et d’accumuler de la chaleur en cours de route.

Les chercheurs qui étudient la fonte de la plate-forme glaciaire Larsen C pensent que ces vents chauds sont le résultat de l’appauvrissement de la couche d’ozone et de l’augmentation des concentrations de gaz à effet de serre. La plate-forme Larsen C connaît actuellement la vitesse de fonte de surface la plus élevée de l’Antarctique.

L’étude démontre que la cause principale de la fonte de surface de la plate-forme est bien la violence et la chaleur des vents de foehn. La fonte la plus intense provoquée par ces vents se produit dans les anses et les baies qui s’ouvrent dans la plate-forme.

Depuis le milieu des années 1990, des parties de la plate-forme glaciaire Larsen ont terminé leur course dans l’océan. Larsen A s’est désintégrée en 1995, suivie de Larsen B en 2002. En 2017, une grande partie de la plate-forme Larsen C a largué les amarres en libérant l’iceberg susmentionné.

Des études antérieures ont montré qu’on assiste aujourd’hui à des accumulations d’eau de fonte qui stagnent à la surface de la glace. A force de stagner, le poids de cette eau provoque des fractures dans la glace. C’est ce mécanisme qui a probablement causé la désintégration catastrophique de Larsen A et B. Les chercheurs pensent que la fonte provoquée par les vents de foehn sur la plate-forme Larsen C est susceptible de s’aggraver dans les prochaines années avec, en plus, un probable renforcement des vents circumpolaires en raison de l’augmentation des concentrations de gaz à effet de serre.

On aboutit à un cycle infernal et extrêmement dangereux : la disparition des plates-formes glaciaires va accélérer la vitesse de progression des glaciers qui les alimentaient et qu’elles retenaient. Ces glaciers vont terminer leur course directement dans l’océan, ce qui entraînera forcément une élévation du niveau de la mer.

Les chercheurs ont utilisé des mesures effectuées sur la banquise et dans l’atmosphère entre novembre 2014 et juin 2017. Ils ont constaté que c’est au niveau des anses creusées dans Larsen C que la vitesse de fonte est la plus élevée. Les vents de foehn représentent 45% de la fonte de surface.

La Péninsule Antarctique connaît l’un des réchauffements les plus rapides de la planète et la vitesse de fonte de surface la plus élevée de l’Antarctique. Des travaux complémentaires sur les modèles météorologiques et climatiques sont nécessaires pour déterminer à quel moment Larsen C sera menacée de disparition à cause des phénomènes atmosphériques.

Source: Yahoo News.

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In Antarctica, the Larsen C ice shelf in Antarctica made the headlines in 2017 when a huge iceberg the size of Luxemburg broke free and started drifting in the Southern Ocean. Today, a study that was presented at the annual meeting of the European Geosciences Union in early May 2021 warns that the whole ice shelf itself is at risk of collapsing due to warm mountain winds.

The Larsen C ice shelf is a floating mass of ice lying against the coast of the Antarctic Peninsula. It is melting at a faster rate due to the foehn, a strong and gusty wind. The foehn is well known in Europe. This dry and warm wind blows from the south, most often in autumn and at the end of winter or beginning of spring on the northeern slopes of the Alps, in France, Switzerland and Austria. Foehn winds occur when air passes over mountains, dropping most of its moisture on the ascent, before descending and picking up heat along the way. The researchers who study the melting of the Larsen C ice shelf think these warm winds are a result of ozone depletion and increasing greenhouse gas concentrations. Larsen C is currently experiencing the highest surface melt rates across Antarctica.

The study demonstrates that the dominant control on Larsen C surface melt is the occurrence, strength and warmth of foehn winds, and that the most intense foehn-driven melt occurs in embayments, or inlets. Since the mid-1990s, parts of the Larsen Ice Shelf have collapsed: Larsen A disintegrated in 1995, followed by Larsen B in 2002. In 2017, a large section of the Larsen C Ice Shelf broke away, producing the above-mentioned iceberg..

Previous studies have shown that these icy regions are now prone to melt water ponding – pools of open water that form on sea ice. This open water then causes fractures in the ice when crevasses are driven open by the weight of water generated by surface melt. It was this mechanism that probably caused the catastrophic collapses of Larsen A and B.

Researchers believe that foehn-driven melt on Larsen C is likely to increase in the future, with further strengthening of the circumpolar winds that is expected due to increasing greenhouse gas concentrations.

The situation goes as follows: the collapse of ice shelves causes the glaciers that previously fed them to speed up and drain directly into the ocean, which leads to sea level rise. The researchers used measurements of the ice shelf and atmosphere gathered between November 2014 and June 2017. They found that the inlets of Larsen C experience the highest melt rates, with foehn winds accounting for 45% of the surface melt. As a consequence, this region is one of the fastest-warming on Earth and currently experiences the highest surface melt rates across Antarctica.

Further work with weather and climate models is needed to improve predictions of the timescales on which Larsen C will become vulnerable to atmosphere-driven collapse.

Source: Yahoo News.

La Péninsule Antarctique et ses plate-formes (Source : BAS)

La fracturation progressive de la plate-forme Larsen C avant le vêlage de l’iceberg en 2017 (Source : Université de Swansea)

Bilan éruptif du mois de mai 2021 // Eruptive activity in May 2021

L’activité éruptive du mois de mai 2021 a été ponctuée par plusieurs événements marquants.

En fin d’après-midi le 22 mai, le Nyiragongo (RDC)  a décidé de se débarrasser de son lac de lave et d’envoyer des coulées vers le Rwanda et vers Goma, comme il l’avait fait en 1977 et 2002. De nombreuses maisons ont été détruites, en particulier dans le quartier de Buhene. Au final, le bilan s’élève à quelque 35 morts. Ces personnes ont, pour beaucoup, perdu la vie pendant l’évacuation de la ville. Environ 400 000 personnes ont fui Goma. Au Rwanda voisin, devant l’afflux de réfugiés congolais, le président Kagame a fait appel à l’aide internationale face à la crise humanitaire. On craignait que la lave s’échappe par les fractures qui se sont ouvertes dans Goma et atteigne le lac Kivu. Au moment où j’écris ces lignes, rien de tel ne s’est heureusement produit. Une caméra a été placée dans le cratère du Nyiragongo afin de permettre un bon suivi de l’évolution de l’activité volcanique. A noter que l’éruption du Nyiamuragira était une fausse information.

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Après une longue agonie, l’éruption du Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion) a pris fin le 24 mai 2021. Aucune nouvelle explication n’a été fournie sur la mort des deux jeunes étudiants. La version officielle – chaleur de la lave et gaz toxiques – confortera forcément la politique de fermeture de l’Enclos par la Préfet au moment des éruptions.

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L’éruption se poursuit en Islande sur le péninsule de Reykjanes. Elle est toutefois moins spectaculaire et esthétique qu’à ses débuts. Comme je l’indiquais précédemment, la baisse d’intensité du tremor est probablement due à une modification de la morphologie de la bouche éruptive. La lave a franchi les digues de terres édifiées pour freiner sa progression dans la vallée. Elle continue à avancer lentement vers la route 427 (ou Suðurstrandarvegur) dont elle est distante d’environ 2 km. La construction de nouvelles digues de terre est envisagée.

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L’Etna (Sicile) s’est lancé dans une nouvelle série de crises éruptives ou « paroxysmes » à répétition. Le tracé du tremor éruptif est impressionnant. Tous les événements se déroulent selon le même processus : activité strombolienne suivie de fontaines et de coulées de lave. Pour le moment, chaque paroxysme se termine aussi rapidement qu’il a commencé.

Toujours en Sicile, le Stromboli a essayé d’imiter l’Etna avec une belle activité strombolienne dans les zones Nord et Centre-Sud de la terrasse cratèrique. Une coulée de lave est descendue le long de la Sciara del Fuoco jusqu’au littoral avant de remonter à mi pente. Des blocs se détachaient fréquemment du front de coulée et roulaient jusque dans la mer. L’INGV indique que depuis le 28 mai la situation est redevenue normale sur le volcan.

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La situation est relativement calme à La Soufrière de St Vincent où des panaches de vapeur s’échappent toujours du cratère. Les satellites détectent des anomalies thermiques et les sismomètres continuent à enregistrer des événements volcano-tectoniques. Toutefois, aucune activité explosive n’a été observée depuis le 22 avril 2021.

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A Hawaii, l’éruption du Kilauea a pris fin le 26 mai 2021, ou « marqué une pause » comme se plaisent à le dire les scientifiques du HVO. L’accumulation de lave (il ne s’agissait pas d’un lac de lave au sens où on l’entend habituellement) n’était plus alimentée par la bouche qui s’était ouverte dans le flanc interne NO de l’Halema’uma’u.

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En Indonésie, l’éruption du Sinabung continue, avec des coulées pyroclastiques pouvant atteindre 3 km de longueur et des panaches de cendres montant parfois jusqu’à 3.5 km au-dessus du sommet. Le niveau d’alerte reste à 3, avec les zones d’exclusion définies précédemment.

De la même façon, les dômes de lave du Merapi continuent leur processus d’extrusion qui déclenche des coulées pyroclastiques d’environ 2 km de longueur sur les flancs du volcan. Le niveau d’alerte est maintenu à 3.

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Dans un message spécial diffusé le 15 mai, l’INSIVUMEH a indiqué que l’éruption du Pacaya (Guatemala) avait pris fin. L’activité explosive se concentre désormais dans le cratère sommital avec des projections d’une centaine de mètres de hauteur.

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Le Sangay (Équateur) a connu un nouvel épisode éruptif le 22 mai 2021 avec des fontaines de lave atteignant 500-1000 m au-dessus du cratère. La couleur de l’alerte aérienne est momentanément passée au Rouge avant d’être ramenée à l’Orange.

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L’AVO signale périodiquement un regain d’activité sur les volcans des Aléoutiennes comme le Great Sitkin ou le Semisopochnoi. Si ces volcans ne présentent pas un danger pour les zones habitées, leur surveillance est nécessaire car ils se trouvent au niveau de couloirs aériens entre l’Amérique et l’Asie.

C’est pour une raison identique que le KVERT surveille attentivement le comportement des volcans du Kamchatka où la couleur de l’alerte aérienne reste Orange pour l’Ebeko, le Sheveluch et le Karysmsky.

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The eruptive activity of May 2021 was punctuated by several significant events.

In the evening of May 22nd, Nyiragongo (DRC) decided to get rid of its lava lake and send lava flows towards Rwanda and Goma, like in 1977 and 2002. Many houses were destroyed, especially in the Buhene neighborhood. In the end, the death toll rises to 35. Many of these people lost their lives during the evacuation of the city. About 400 000 residents have fled Goma. In neighbouring Rwanda, confronted with the influx of Congolese refugees, President Kagame has aked for international help to face the humanitarian crisis. It was feared that lava might come out of fissures that opened in Goma and reach Lake Kivu. As of this writing, nothing specialhas happened. A camera has been set up in the crater in order to observe the activity. The news of a Nyiamuragira eruption was false.

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After a long agony, the eruption of Piton de la Fournaise (Reunion Island) ended on May 24th, 2021. No new explanation has been provided for the deaths of the two young students. The official version – lava heat and toxic gases – will necessarily support the Prefect’s policy of closing the Enclos when an eruption occurs.

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The eruption continues in Iceland on the Reykjanes Peninsula. However, it is less spectacular and beautiful than when it started. As I indicated previously, the decline of  intensity of the tremor is probably due to a change in the morphology of the eruptive vent. The lava climed over the dikes built to slow down its progress in the valley. It continues to move slowly towards Highway 427 (or Suðurstrandarvegur) which is distant of about 2 km. The construction of new earth dams is planned.

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Mt Etna (Sicily) has started a new series of repeated eruptive crises or « paroxysms ». The outline of the eruptive tremor is impressive. All events unfold through the same process: Strombolian activity followed by lava fountains and lava flows. Right now, each paroxysm is ending as quickly as it started.

Also in Sicily, Stromboli tried to imitate Mt Etna with a nice Strombolian activity in the North and Center-South areas of the crater terrace. A lava flow descended the Sciara del Fuoco to the coast before stopping halfway. Blocks frequently detached from the flow front and rolled into the sea. INGV reports that since May 28th the situation has returned to normal on the volcano.

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The situation is relatively calm at St Vincent’s La Soufrière where steam plumes are still coming out of the crater. Satellites detect thermal anomalies and seismometers continue to record volcano-tectonic events. However, no explosive activity has been observed since April 22nd, 2021.

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In Hawaii, the Kilauea eruption ended on May 26th, 2021, or « paused » as HVO scientists like to say. The accumulation of lava (it was not really a lava lake) was no longer fed by the vent which had opened in the inner NW flank of Halema’uma’u.

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In Indonesia, the Sinabung eruption continues, with pyroclastic flows as long as 3 km and ash plumes sometimes rising up to 3.5 km above the summit. The alert level remains at 3, with the exclusion zones defined previously.

Likewise, the lava domes of Mt Merapi continue their extrusion process which triggers pyroclastic flows of about 2 km in length on the flanks of the volcano. The alert level is kept at 3.

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In a special message released on May 15th, 2021, INSIVUMEH indicated the eruption of Pacaya (Guatemala) had ended. The explosive activity is now concentrated in the summit crater with projections up to hundred meters high.

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Sangay (Ecuador) went through a new eruptive episode on May 22nd, 2021 with lava fountains reaching 500-1000 m above the crater. The aviation colour code was momentarily raised to Red before being lowered to Orange.

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AVO periodically reports an increase in activity on Aleutian volcanoes such as Great Sitkin or Semisopochnoi. If these volcanoes are not really a danger to inhabited areas, their monitoring is necessary because they are on air corridors between America and Asia.

It is for the same reason that KVERT is closely monitoring the behaviour of volcanoes in Kamchatka where the aviation colour code remains Orange for Ebeko, Sheveluch and Karysmsky.

Vue de l’activité sur la péninsule de Reykjanes (Islande)

Volcans du monde (suite) // Volcanoes of the world (continued)

Voici quelques informations supplémentaires sur l’activité volcanique, avec référence au rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution.

Comme cela se produit de temps en temps, le Sinabung (Indonésie) a connu un épisode éruptif le 13 mai 2021 avec un panache de cendres qui s’est élevé jusqu’à environ 13 km au-dessus du niveau de la mer. La couleur de l’alerte aérienne a été portée au Rouge pendant l’événement, mais le niveau d’alerte volcanique reste à 3 (sur une échelle de 4 échelons).

Le Sinabung s’est réveillé en 2010 après 4 siècles de sommeil. Depuis cette époque, au moins 23 personnes ont été tuées et plus de 30 000 ont été déplacées.

Source: Darwin VAAC.

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Le PHIVOLCS a observé une hausse de la sismicité sur le Bulusan (Philippines)D plus, on enregistre une persistance de l’inflation des flancs supérieurs enregistrée pour la première fois le 6 mars 2021. Le niveau d’alerte a été porté à 1 le 11 mai 2021, et il est demandé au public de ne pas entrer dans la zone de danger permanent (PDZ) d’un rayon de 4 km.

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Le SERNAGEOMIN indique que les émissions de SO2, les anomalies thermiques et l’inflation ont augmenté dans le cratère Nicanor du Nevados de Chillán (Chili). Au cours de la seconde quinzaine d’avril, le dôme a augmenté de volume à un rythme plus rapide et présentait une hauteur de 66 m fin avril. La coulée de lave L5 a continué à avancer et mesurait environ 940 m de long et 50 m d’épaisseur au niveau de son front. Le débit effusif a augmenté le 28 avril. Début mai, l’activité était marquée par une plus forte incandescence au niveau du cratère et une série d’explosions qui ont détruit une partie du dôme de lave. Des coulées de blocs et de cendres ainsi que des coulées pyroclastiques ont été observées sur les flancs NE et SW, respectivement. Les 4 et 5 mai, le débit effusif a de nouveau augmenté et la coulée de lave L5 a progressé. Une nouvelle coulée de lave (L6) a émergé le 5 mai du cratère sommital et a parcouru 100 m sur le flanc NE.

Le niveau d’alerte reste au Jaune. Le public ne doit pas s’approcher à moins 2 km du cratère.

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Le BPPTKG indique que le dôme de lave en dessous de la lèvre sud-ouest du Merapi (Indonésie) et le dôme de lave dans le cratère sommital continuent à extruder de la lave. Le volume du dôme de lave sous la lèvre SO était estimé à 1,1 million de mètres cubes le 2 mai, avec un taux de croissance d’environ 17 000 mètres cubes par jour. Il continue de déclencher des coulées pyroclastiques sur le flanc du volcan. Le volume du dôme de lave sommital était de 1,7 million de mètres cubes le 2 mai, avec un taux de croissance d’environ 14 000 mètres cubes par jour.

Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4) et le public est prié de rester à au moins 5 km du sommet.

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Une hausse de température a été observée sur les images satellites du Great Sitkin (Aléoutiennes / Alaska). Les émissions de gaz augmentent depuis le 10 mai. De plus, on a enregistré une légère augmentation de la sismicité au cours des deux derniers jours. Ces données indiquent une probable hausse de l’activité éruptive. En conséquence, l’AVO a fait passer la couleur de l’alerte aérienne au JAUNE et le niveau d’alerte volcanique à ADVISORY (surveillance conseillée).

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Here is some more news about volcanic activity with reference to the Smithsonian Institution’s Weekly Report.

As this happens from time to time, Mt Sinabung (Indonesia) went through an eruptive episode on May 13th, 2021 with an ash plume that rose up to about 13 km above sea level. The aviation colour code was raised to Red during the event, but the alert level for the volcano remains at 3 (of 4).

Sinabung came to life in 2010 after 4 centuries of sleep. Since then, at least 23 people have been killed and more than 30 000 have been displaced.

Source: Darwin VAAC.

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PHIVOLCS has observed an increase in seismicity at Bulusan (Philippines), together with the inflation of the upper flanks first recorded on March 6th, 2021. The alert level was raised to 1 on May 11th, 2021, reflecting abnormal conditions, and the public was reminded not to enter the 4-km-radius Permanent Danger Zone (PDZ).

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SERNAGEOMIN indicates that SO2 emissions, thermal anomalies and inflation have increased at Nevados de Chillán’s Nicanor Crater (Chile). During the second half of April the dome grew at a higher rate and was 66 m high. The L5 lava flow advanced and was about 940 m long, and 50 m thick near the flow front. The effusion rate increased on April 28th. In early May activity was characterized by increased crater incandescence and a series of intense explosions that destroyed part of the summit lava dome. Block-and-ash flows and pyroclastic flows were observed on the NE and SW flanks, respectively. On May 4th and 5th, the effusion rate increased and the L5 lava flow advanced. A new lava flow (L6) emerged on May 5th from the summit crater and descended 100 m down the NE flank.

The alert level remains at Yellow. The public should stay at least 2 km away from the crater.

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BPPTKG reports that the lava dome just below Merapi’s SW rim (Indonesia) and the lava dome in the summit crater both continue to extrude lava. The SW rim lava-dome volume was an estimated 1.1 million cubic meters on May 2nd, with a growth rate of about 17,000 cubic metres per day, and continues to trigger pyroclastic flows down the flank of the volcano.

The volume of the summit lava dome was 1.7 million cubic metres on May 2nd, with a growth rate of about 14,000 cubic metres per day.

The alert level remained at 3 (on a scale of 1-4), and the public is asked to stay 5 km away from the summit.

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Elevated surface temperatures have been observed in satellite images of Great Sitkin (Aleutians / Alaska). Gas emissions have increased since May 10th. In addition, there has been a slight increase in local seismicity over the past two days. These data indicate a potential for increased eruptive activity. As a result, AVO has raised the Aviation Colour Code to YELLOW and the Volcano Alert Level to ADVISORY.

Vue du Great Sitkin (Crédit photo : AVO)