Nouveau coup de chaud sur l’Antarctique // New heat wave hits Antarctica

Concentrations de CO2 : 431,33 ppm (16 juin 2026)             

Concentrations de CH4 : 1940,43 ppb (janvier 2026)

La France subit actuellement une deuxième vague de chaleur en 2026, alors que le pays n’est qu’au début de l’été météorologique. Au cœur de l’hiver austral, certaines régions de l’Antarctique ont enregistré des températures supérieures d’environ 20 degrés Celsius à la normale, et des chercheurs ont même observé de la pluie sur les glaciers.
Pendant près de trois semaines, la Péninsule antarctique a enregistré des températures maximales quotidiennes supérieures à 0 °C, durant la période la plus froide et la plus sombre de la saison. À la station de recherche Esperanza, on a enregistrée le 6 juin 2026 des températures atteignant près de 15,5 °C. C’est environ 2 °C de plus que le précédent record hivernal de la station et environ 20 degrés Celsius au-dessus de la température normale pour cette date.
Parallèlement, l’île du Roi-George, dans l’archipel des Shetland du Sud, située à environ 120 kilomètres des côtes de l’Antarctique, a connu une fonte des glaces généralisée, inhabituelle pour cette période de l’année.
Les chercheurs ont indiqué que de forts vents du nord étaient le principal facteur de cette vague de chaleur persistante, qui a poussé de l’air exceptionnellement chaud loin à l’intérieur de la péninsule antarctique. Les vagues de chaleur comme celle observée actuellement risquent d’être plus longues et intenses à mesure que notre planète se réchauffe.
La Péninsule antarctique est déjà considérée comme l’une des régions du globe où le réchauffement climatique est le plus rapide. La réduction de la banquise réduit l’albédo car elle expose davantage la surface sombre de l’océan, ce qui lui permet d’absorber plus de chaleur et d’accentuer le réchauffement. Ce phénomène peut perturber la faune antarctique et l’ensemble de la chaîne alimentaire, affectant potentiellement des espèces comme les manchots, les phoques et les baleines.
Si elle continue, cette hausse des températures risque également de déstabiliser les plateformes glaciaires qui servent de remparts aux glaciers antarctiques tels que le Thwaites et le Pine Island. Leur fonte serait catastrophique car elle ferait s’élever rapidement le niveau de la mer dans le monde.
Source : The Cool Down (TCD).

La fonte des grands glaciers de l’ouest antarctique ferait s’élever rapidement le niveau des océans

———————————————-

France is currently going through a secong heat wave in 2026 while the country is only at the start of the meteorological summer. In the middle of the southern winter, parts of Antarctica saw temperatures roughly 20 degrees Celsius above normal, and researchers even reported spotting rain falling on glaciers.

For nearly three weeks, the Antarctic Peninsula recorded daily high temperatures above 0°C during the coldest, darkest stretch of the season. At the Esperanza research station, one especially notable measurement came on June 6, 2026, when temperatures rose to nearly 15.5°C. That was about 2°C higher than the station’s previous winter record and roughly 20 degrees Celsius above the normal temperature for that date.

Meanwhile, one of the South Shetland Islands, King George Island, located roughly 120 kilometers off the coast of Antarctica, saw widespread thawing of ice that was unusual for that time of year.

Researchers said strong northerly winds were the main driver of a long-lasting heatwave that pushed unusually warm air far into the Antarctic Peninsula. Yet heatwaves like this one are more likely to be longer-lasting and intense as our planet overheats.

The Antarctic Peninsula is already considered one of Earth’s fastest-warming regions, and reduced sea ice leaves more dark ocean exposed, allowing it to absorb additional heat and reinforce warming. Shrinking sea ice can disrupt wildlife populations and the wider food web, with animals such as penguins, seals, and whales potentially impacted.

Continued warming could also destabilize the floating ice shelves that help hold back vulnerable Antarctic glaciers such as Thwaites and Pine Island.Their melting would be catastrophic because it would cause a rapid rise in sea levels worldwide.

Source : The Cool Down (TCD).

Le verdissement de l’Antarctique // The greening of Antarctica

Dans ma note du 6 octobre 2024, j’expliquais que la pollution des océans par le plastique pourrait contribuer à transporter des espèces invasives vers l’Antarctique, ce qui affecterait profondément les écosystèmes existants.
Aujourd’hui, une nouvelle étude réalisée par des scientifiques des universités d’Exeter et du Hertfordshire en Angleterre et du British Antarctic Survey, publiée début octobre dans la revue Nature Geoscience, nous apprend que certaines parties de l’Antarctique verdissent à un rythme alarmant car la région est en proie à des épisodes de chaleur extrême.
Les scientifiques ont utilisé des images et des données satellitaires pour analyser les niveaux de végétation sur la Péninsule Antarctique qui se réchauffe beaucoup plus rapidement que la moyenne mondiale. Ils ont découvert que la vie végétale, principalement les mousses, avait été multipliée par plus de 10 dans cet environnement hostile au cours des quatre dernières décennies.
En 1986, la végétation couvrait moins de 10 kilomètres carrés de la Péninsule Antarctique. Cette superficie est passée à près de 13 kilomètres carrés en 2021. Le rythme de verdissement de la région depuis près de quatre décennies s’est également accéléré, avec une accélération de plus de 30 % entre 2016 et 2021. Bien que le paysage antarctique soit encore presque entièrement constitué de neige, de glace et de roches, cette petite zone verte a connu une croissance spectaculaire depuis le milieu des années 1980.
L’étude confirme que l’influence du réchauffement climatique anthropique n’a pas de limite. Même sur la Péninsule Antarctique, l’une des régions sauvages les plus reculées et les plus isolées de la planète, le paysage change, et ces effets sont visibles depuis l’espace.

 

Image satellite de Robert Island montrant le développement de la végétation sur la Péninsule Antarctique

L’Antarctique a récemment connu des épisodes de chaleur extrême. Au cours de l’été 2024, certaines parties du continent ont été affectées par une vague de chaleur record avec des températures jusqu’à 10 degrés Celsius au-dessus de la normale à partir de la mi-juillet.
En mars 2022, les températures dans certaines parties du continent ont atteint jusqu’à 40 degrés Celsius au-dessus de la normale, des écarts de température jamais enregistrés dans cette partie du globe.
Plus la Péninsule Antarctique verdira, plus le sol se régénérera et plus la région deviendra favorable aux espèces invasives, avec une menace potentielle pour la faune indigène. Les graines, les spores et les fragments de plantes peuvent facilement trouver un moyen d’accéder à la Péninsule Antarctique, via les chaussures ou l’équipement des touristes et des chercheurs, ou par des voies plus classiques avec les oiseaux migrateurs et le vent, sans oublier le plastique dont je soulignais le rôle dans ma note précédente.
L’étude prévient également que le verdissement pourrait également réduire la capacité de la Péninsule à réfléchir le rayonnement solaire vers l’espace, car les surfaces plus sombres absorbent plus de chaleur. Cette réduction de l’albédo est également observée dans l’Arctique avec la réduction de la banquise.
Même si l’accroissement de la superficie de la vie végétale est encore faible dans cette partie de l’Antarctique, le pourcentage (30%) mentionné ci-dessus est spectaculaire et montre la tendance à la propagation de la végétation en Antarctique. La prochaine étape pour les scientifiques sera d’étudier comment les plantes colonisent les terres récemment mises au jour par la fonte rapide des glaciers de l’Antarctique.
Source : CNN via Yahoo News.

————————————————

In my post of October 6th, 2024, I explained that plastic pollution in the oceans might contribute to carrying invasive species to Antarctica, which would deeply affect the existing ecosystems.

Today, a new study by scientists at the universities of Exeter and Hertfordshire in England, and the British Antarctic Survey, published early October in the journal Nature Geoscience informs us that parts of Antarctica are turning green with plant life at an alarming rate as the region is gripped by extreme heat events.

Scientists used satellite imagery and data to analyze vegetation levels on the Antarctic Peninsula which has been warming much faster than the global average. They found plant life, mostly mosses, had increased in this harsh environment more than 10-fold over the past four decades.

Vegetation covered less than 10 square kilometerss of the Antarctic Peninsula in 1986 but had reached almost 13 square kilometers by 2021. The rate at which the region has been greening over nearly four decades has also been speeding up, accelerating by more than 30% between 2016 and 2021. While the landscape is still almost entirely snow, ice and rock, this small, green area has grown dramatically since the mid 1980s.

The study confirms that the influence of anthropogenic global warming has no limit in its reach. Even on the Antarctic Peninsula, one of the most extreme, remote and isolated wilderness region, the landscape is changing, and these effects are visible from space.

Antarctica has recently been affected by extreme heat events.During the summer 2024, parts of the continent experienced a record-breaking heat wave with temperatures climbing up to 10 degrees Celsius above normal from mid-July.

In March 2022, temperatures in some parts of the continent reached up to 40 degrees Celsius above normal, the most extreme temperature departures ever recorded in this part of the planet.

The more the Peninsula greens, the more soil will form and the more likely the region will become more favorable for invasive species, potentially threatening native wildlife. Seeds, spores and plant fragments can readily find their way to the Antarctic Peninsula on the boots or equipment of tourists and researchers, or via more traditional routes associated with migrating birds and the wind, without forgetting the plastic.

The study also warns that the greening could also reduce the peninsula’s ability to reflect solar radiation back into space, because darker surfaces absorb more heat. This reduction of the albedo is also observed in the Arctic with the reduction of the sea ice.

While the actual area increase of plant life is small, the percentage rise mentioned above is dramatic and it shows the trend that vegetation is spreading, albeit slowly, in Antarctica. The next stage for the scientists will be to study how plants colonize recently exposed bare land as Antarctica’s glaciers retreat further.

Source : CNN via Yahoo News.

Antarctique: La fonte inquiétante de la plate-forme glaciaire Larsen C // Antarctica : the disturbing melting of the Larsen C ice shelf

En Antarctique, la plate-forme glaciaire  Larsen C a fait la une des journaux en 2017 lorsqu’un énorme iceberg de la taille du Luxembourg s’est détaché et a commencé à dériver dans l’Océan Austral. Aujourd’hui, une étude présentée lors de la réunion annuelle de l’Union Européenne des Géosciences au début du mois de mai 2021 prévient que la plate-forme toute entière risque de disparaître en raison des vents chauds.

La plate-forme Larsen C est une masse de glace qui flotte au contact de la côte de la Péninsule Antarctique. Sa fonte s’est accélérée en raison du foehn, un vent fort qui souffle en rafales.

Le foehn est bien connu en Europe. Ce vent sec et chaud souffle du sud, le plus souvent en automne et à la fin de l’hiver ou au début du printemps sur les versants nord des Alpes, en France, en Suisse et en Autriche. Les vents de foehn apparaissent lorsque l’air passe au-dessus des montagnes en déposant la plus grande partie de son humidité lors de l’ascension, avant de descendre et d’accumuler de la chaleur en cours de route.

Les chercheurs qui étudient la fonte de la plate-forme glaciaire Larsen C pensent que ces vents chauds sont le résultat de l’appauvrissement de la couche d’ozone et de l’augmentation des concentrations de gaz à effet de serre. La plate-forme Larsen C connaît actuellement la vitesse de fonte de surface la plus élevée de l’Antarctique.

L’étude démontre que la cause principale de la fonte de surface de la plate-forme est bien la violence et la chaleur des vents de foehn. La fonte la plus intense provoquée par ces vents se produit dans les anses et les baies qui s’ouvrent dans la plate-forme.

Depuis le milieu des années 1990, des parties de la plate-forme glaciaire Larsen ont terminé leur course dans l’océan. Larsen A s’est désintégrée en 1995, suivie de Larsen B en 2002. En 2017, une grande partie de la plate-forme Larsen C a largué les amarres en libérant l’iceberg susmentionné.

Des études antérieures ont montré qu’on assiste aujourd’hui à des accumulations d’eau de fonte qui stagnent à la surface de la glace. A force de stagner, le poids de cette eau provoque des fractures dans la glace. C’est ce mécanisme qui a probablement causé la désintégration catastrophique de Larsen A et B. Les chercheurs pensent que la fonte provoquée par les vents de foehn sur la plate-forme Larsen C est susceptible de s’aggraver dans les prochaines années avec, en plus, un probable renforcement des vents circumpolaires en raison de l’augmentation des concentrations de gaz à effet de serre.

On aboutit à un cycle infernal et extrêmement dangereux : la disparition des plates-formes glaciaires va accélérer la vitesse de progression des glaciers qui les alimentaient et qu’elles retenaient. Ces glaciers vont terminer leur course directement dans l’océan, ce qui entraînera forcément une élévation du niveau de la mer.

Les chercheurs ont utilisé des mesures effectuées sur la banquise et dans l’atmosphère entre novembre 2014 et juin 2017. Ils ont constaté que c’est au niveau des anses creusées dans Larsen C que la vitesse de fonte est la plus élevée. Les vents de foehn représentent 45% de la fonte de surface.

La Péninsule Antarctique connaît l’un des réchauffements les plus rapides de la planète et la vitesse de fonte de surface la plus élevée de l’Antarctique. Des travaux complémentaires sur les modèles météorologiques et climatiques sont nécessaires pour déterminer à quel moment Larsen C sera menacée de disparition à cause des phénomènes atmosphériques.

Source: Yahoo News.

——————————————

In Antarctica, the Larsen C ice shelf in Antarctica made the headlines in 2017 when a huge iceberg the size of Luxemburg broke free and started drifting in the Southern Ocean. Today, a study that was presented at the annual meeting of the European Geosciences Union in early May 2021 warns that the whole ice shelf itself is at risk of collapsing due to warm mountain winds.

The Larsen C ice shelf is a floating mass of ice lying against the coast of the Antarctic Peninsula. It is melting at a faster rate due to the foehn, a strong and gusty wind. The foehn is well known in Europe. This dry and warm wind blows from the south, most often in autumn and at the end of winter or beginning of spring on the northeern slopes of the Alps, in France, Switzerland and Austria. Foehn winds occur when air passes over mountains, dropping most of its moisture on the ascent, before descending and picking up heat along the way. The researchers who study the melting of the Larsen C ice shelf think these warm winds are a result of ozone depletion and increasing greenhouse gas concentrations. Larsen C is currently experiencing the highest surface melt rates across Antarctica.

The study demonstrates that the dominant control on Larsen C surface melt is the occurrence, strength and warmth of foehn winds, and that the most intense foehn-driven melt occurs in embayments, or inlets. Since the mid-1990s, parts of the Larsen Ice Shelf have collapsed: Larsen A disintegrated in 1995, followed by Larsen B in 2002. In 2017, a large section of the Larsen C Ice Shelf broke away, producing the above-mentioned iceberg..

Previous studies have shown that these icy regions are now prone to melt water ponding – pools of open water that form on sea ice. This open water then causes fractures in the ice when crevasses are driven open by the weight of water generated by surface melt. It was this mechanism that probably caused the catastrophic collapses of Larsen A and B.

Researchers believe that foehn-driven melt on Larsen C is likely to increase in the future, with further strengthening of the circumpolar winds that is expected due to increasing greenhouse gas concentrations.

The situation goes as follows: the collapse of ice shelves causes the glaciers that previously fed them to speed up and drain directly into the ocean, which leads to sea level rise. The researchers used measurements of the ice shelf and atmosphere gathered between November 2014 and June 2017. They found that the inlets of Larsen C experience the highest melt rates, with foehn winds accounting for 45% of the surface melt. As a consequence, this region is one of the fastest-warming on Earth and currently experiences the highest surface melt rates across Antarctica.

Further work with weather and climate models is needed to improve predictions of the timescales on which Larsen C will become vulnerable to atmosphere-driven collapse.

Source: Yahoo News.

La Péninsule Antarctique et ses plate-formes (Source : BAS)

La fracturation progressive de la plate-forme Larsen C avant le vêlage de l’iceberg en 2017 (Source : Université de Swansea)

Des nouvelles de l’A-68 // News of A-68

C’est bien connu: l’Homme a tendance à oublier et il se fait surprendre quand se reproduisent des événements du passé. En juillet 2017, le plus grand iceberg jamais observé sur Terre s’est détaché du continent antarctique. Àvec une superficie d’environ 5 100 kilomètres carrés, ce bloc de glace géant a attiré l’attention des médias du monde entier, mais il est vite retombé dans l’oubli. Heureusement, des satellites comme Sentinel-1 de l’Union Européenne sont là pour le surveiller de près.
Baptisé A-68, le plus grand iceberg du monde a perdu de sa grandeur. Le 23 avril 2020, un gros bloc d’environ 175 kilomètres carrés s’est détaché de la masse de glace. Cet événement pourrait marquer le début d’une lente agonie. L’iceberg se déplace actuellement vers le nord de la Péninsule Antarctique. Après avoir pénétré dans des eaux plus tumultueuses et plus chaudes, il est maintenant confronté à des courants qui devraient le pousser vers l’Atlantique Sud.
Même si l’A 68 se dirige vers une mort certaine, les fragments issus de l’iceberg continueront probablement à flotter pendant des années.
Le nom de l’A-68 provient d’un système de classification géré par l’US National Ice Center, qui divise l’Antarctique en quadrants. Comme l’iceberg s’est détaché de la plate-forme glaciaire Larsen C dans la mer de Weddell, il appartient à la classe «A». « 68 » fait référence au dernier d’une série de vêlages majeurs dans la région. En réalité, on devrait désigner l’iceberg sous l’appellation A-68A car les petits icebergs issus de la masse principale ont également leur propre nom.
Lorsqu’il s’est détaché de la plateforme Larsen C en 2017, l’A-68 avait une superficie de près de 6000 kilomètres carrés – l’équivalent du département français de la Lozère – avec une épaisseur moyenne d’environ 190 mètres. Pendant des mois, il a semblé s’accrocher au plancher océanique et n’a pas beaucoup bougé. Puis il s’est retourné et a accéléré son déplacement vers le nord. Au cours de l’été austral dernier, l’iceberg s’est détaché de la glace de mer qui obstrue la Mer de Weddell. C’est un événement important car il expose désormais l’A-68 à des houles beaucoup plus fortes. Sa structure est maintenant soumise à plus de contraintes et il est probable que son morcellement va se poursuivre. Ainsi va la vie des icebergs….
Source: Presse internationale.

—————————————–

It’s a well known fact : Man tends to forget and is surprised when events of the past occur again. In July 2017, the largest ever seen floating block of ice broke away from the Antarctic continent. At around 5,100 square kilometres, the giant iceberg drew the attention of the world’s media, but it has long been forgotten since that time. Fortunately, satellites like the European Union’s Sentinel-1 are keeping a close watch.

Dubbed A-68, the world’s largest iceberg is now getting a little smaller. On April 23rd, 2020, it dropped a sizeable chunk measuring about 175 square kilometres, which could mark the beginning of the end of this icy giant.. The iceberg is currently moving north from the Antarctic Peninsula. Having entered rougher, warmer waters, it is now riding currents that should take it towards the South Atlantic.

Even though A 68 is moving toward a certain death, the remaining fragments will probably keep floating for years.

A-68’s name comes from a classification system run by the US National Ice Center, which divides the Antarctic into quadrants. Because the berg broke from the Larsen C Ice Shelf in the Weddell Sea, it got an « A » designation. « 68 » was the latest number in the series of large calvings in that sector. Properly, one should refer to the iceberg as A-68A because subsequent breakages also get their own related name.

When first calved in 2017, A-68 was close to 6,000 square kilometres in area – the equivalent of the Lozère department in France – with an average thickness of about 190 metres. For months it appeared to catch on the seafloor and didn’t move very far. But eventually it spun around and picked up pace as it drifted northwards. This past austral summer saw the giant break free of the persistent sea-ice that clogs the Weddell Sea . This was a significant development because it exposed A-68 to much greater swells. Its structure is now under more stress and further splits should be expected.

Source : International press.

Péninsule Antarctique au moment du détachement de l’A-68 en 2017