Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

On observe un retour à un calme relatif sur l’Etna (Sicile) après l’activité éruptive du 13 décembre (coulée de lave dans la Valle del Bove) et du 14 décembre (volumineux panaches de cendre). Dans son dernier bulletin, l’INGV indique qu’une petite activité strombolienne persiste dans le Cratère Sud-Est.

Coulée de lave du 13 décembre (Crédit photo: M. Neri)

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Le 10 décembre 2021, l’AVO a élevé le niveau d’alerte du Davidof (Aléoutiennes / Alaska) à Advisory (surveillance conseillée) et la couleur de l’alerte aérienne au Jaune. Au cours des jours précédents, un essaim sismique avait été enregistré à proximité du volcan. Le séisme le plus significatif avait une magnitude de M 4,2. Cet essaim peut être dû à une hausse de l’activité volcanique ou à une activité tectonique dans la région.

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Selon le rapport hebdomadaire de l’Observatoire Volcanologique et Sismologique de Martinique (OVSM), au moins 7 séismes de type volcano-tectonique ont été relevés sous la Montagne Pelée entre le 3 et le 10 décembre 2021. 5 événements de magnitude inférieure ou égale à M 0.1 ont été localisés à l’intérieur de l’édifice volcanique entre 1.2 et 0.7 km de profondeur. 2 séismes de magnitude inférieure ou égale à M 1.2 ont été localisés à environ 4.5 km à l’ouest-sud-ouest de Grand-Rivière, à 6.2 et 8.4 km de profondeur. Selon l’OVSM, cette sismicité superficielle est probablement associée à la formation de micro-fractures dans l’édifice volcanique. Aucun de ces séismes n’a été ressenti par la population. Le niveau d’alerte de la Montagne Pelée reste à la couleur Jaune.

La zone de dégazage en mer à faible profondeur entre Saint-Pierre et le Prêcheur est toujours active.

La végétation a fait sa réapparition au niveau de la zone où elle était dégradée sur le flanc sud-ouest de la Montagne Pelée entre la haute rivière Claire et la rivière Chaude. En revanche, de nouvelles zones de végétation détériorée ont été détectées sur les images satellitaires dans la haute rivière Claire et à proximité des sources Chaudes.

Photo: C. Grandpey

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Il semble que l’éruprion du Cumbre Vieja soit en perte de vitesse à La Palma. On observe un très net déclin de la sismicité et le cratère n’émet plus de lave. Certains habitants ont été autorisés à rentrer chez eux. Les scientifiques espagnols restent toutefois vigilants. L’IGN et Pevolca vont attendre 10 jours avant d’affirmer que l’éruption est terminée. C’est la plus longue de l’histoire de La Palma. .Elle est décrite dans des notes publiées quotidiennement sur ce blog.

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L’éruption du Kilauea (Hawaï) se poursuit à partir d’une bouche dans la paroi ouest du cratère de l’Halema’uma’u. La lave alimente le petit lac dans la partie ouest du cratère. Sa surface s’est élevée d’environ 65 mètres depuis le début de l’éruption le 29 septembre 2021. Le volume total de lave émis par le volcan a été estimé à environ 30 millions de mètres cubes le 16 novembre.
Aucune activité particulière n’a été observée dans l’East Rift Zone du Kilauea.
Source : HVO.

Image thermique du cratère (Source: HVO)

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Selon les derniers chiffres publiés par les autorités indonésiennes, 46 personnes sont mortes lors de l’éruption du Semeru, 18 sont grièvement blessées et 12 plus légèrement. Dans le même temps temps, les données concernant les réfugiés indiquent un total de 9 374 personnes. Les survivants ont été répartis dans 129 localités, à Lumajang et dans les districts voisins,
Les animaux des villages ont également été touchés par l’éruption. Les derniers chiffres font état de 764 vaches, 684 chèvres et 1 578 volailles. Trois sites ont été mis en place pour la distribution de nourriture pour animaux et à l’attention des services vétérinaires.
Source : médias d’information indonésiens.

Photo: C. Grandpey

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Ceux qui piaffaient d’impatience et espéraient une éruption du Grimsvötn (Islande) après la dernière crue glaciaire vont être déçus. Rien n’indique qu’un tel événement va se produire dans les prochains jours. Il arrive que la baisse de pression provoquée par la vidange du lac sous-glaciaire favorise la montée du magma, mais pas cette fois. La volcanologie n’est pas une science exacte; ce n’est pas « A tous les coups on gagne »! Aucune sismicité n’annonce une prochaine éruption.

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Le Centre indonésien de gestion des risques géologiques (CVGHM) a fait passer le niveau d’alerte de l’Awu (Îles Sangihe / Nord Sulawesi) de 1 à 2 le 12 décembre 2021 en raison de l’augmentation de l’activité sismique depuis le mois d’octobre. La dernière éruption de ce volcan a eu lieu en 2004, avec un VEI 2. L’Awu est l’un des volcans les plus meurtriers d’Indonésie, avec plusieurs éruptions de VEI 3 et VEI 4 depuis 1711.
Il est demandé au public de ne pas s’approcher du volcan dans un rayon de 1 km du cratère.
Source : CVGHM via The Watchers.

Source: Wikipedia

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Un survol de White Island (Nouvelle-Zélande) au cours de la deuxième semaine de décembre a révélé une augmentation significative de la température de la bouche active qui atteint désormais 516 °C. De faibles émissions de cendres sont toujours observées, comme lors des vols précédents. Au vu des dernières observations, on assiste à la poursuite de l’émission de gaz à haute température par une poche magmatique sous le volcan.
Le niveau d’alerte volcanique reste à 2 et la couleur de l’alerte aérienne est maintenue au Jaune.
Source : GeoNet.

Toujours en Nouvelle-Zélande ; le ministère de la Conservation a défini une zone d’exclusion de 700 mètres autour du Ruapehu. Il est demandé aux touristes de ne pas s’approcher du lac de cratère et de ne pas camper à moins de 1,5 kilomètre du lac. Le dernier bulletin d’activité indique que le volcan est entré dans une « phase de réchauffement »; la température du lac atteint 31°C, ce qui se situe « dans les plages normales de fluctuation ».
La zone d’exclusion ne devrait pas affecter les touristes qui ont l’intention de visiter le parc national du Tongariro.
Le Ruapehu reste au niveau d’alerte volcanique 1.

Le Ruapehu et son lac de cratère (Photo: C. Grandpey)

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Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world :

The situation is relatively quiet again on Mt Etna (Sicily) after the eruptive activity of December 13th (lava flow in the Valle del Bove) and December 14th (voluminous ash plumes). In its latest update, INGV indicates that a small Strombolian activity is still observed in the Southeast Crater.

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On December 10th, 2021, AVO raised the alert level for Davidof (Aleutians / Alaska) to Advisory and the Aviation Color Code to Yellow. During the previous days a seismic swarm had occurred in the vicinity of the volcano. The largest earthquake had a magnitude of M 4.2. This swarm may be associated with volcanic unrest or it could also be due to regional tectonic activity.

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According to the weekly report of the Martinique Volcanological and Seismological Observatory (OVSM), at least 7 volcano-tectonic earthquakes were recorded beneath Mount Pelée between December 3rd and 10th, 2021. 5 events with magnitudes less than or equal to M 0.1 were located inside the volcanic edifice between 1.2 and 0.7 km deep. 2 earthquakes with magnitudes less than or equal to M 1.2 were located about 4.5 km west-southwest of Grand-Rivière, at a depth of 6.2 and 8.4 km. According to OVSM, this shallow seismicity is probably associated with the formation of micro-fractures in the volcanic edifice. None of these earthquakes were felt by the population. The alert level of Mount Pelée remains at Yellow.
The shallow sea degassing zone between Saint-Pierre and le Prêcheur is still active.
Vegetation has reappeared in the area where it was degraded on the southwest flank of Mount Pelée between the upper Claire River and the Chaude River. On the other hand, new areas of deteriorated vegetation were detected on satellite images in the upper Claire River and near the hot springs.

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It looks as if the Cumbre Vieja eruption is running out of steam on the island of La Palma. There is a marked decrease in seismicity and the crater no longer emits lava. Some residents have been allowed to return to their homes. Spanish scientists remain vigilant, however. IGN and Pevolca will wait 10 days before saying the eruption is over. The current eruption has become the longest in La Palma. .
You will find a description of the eruption in the various posts published daily in this blog.

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The eruption of Kilauea (Hawaii) continues from a single vent in the western wall of Halemaʻumaʻu crater, supplying lava into the lava lake that is contained within the western portion of the crater. The lake has seen a total increase of about 65 meters since lava emerged on September 29th, 2021. The total erupted volume since the beginning of the eruption was estimated to be about 30 million cubic meters on November 16th.
No unusual activity has been noted in the Kilauea East Rift Zone.

Source: HVO.

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According to the latest figures released by Indonedian authorities, 46 people died during the Mt Semeru eruption, 18 are seriously injured, and 12 suffering minor injuries. Meanwhile, the temporary data for refugees shows a total of 9,374 people. The survivors were spread across 129 locations, both in Lumajang and the neighboring districts,

The animals in the villages were also affected by the eruption. The latest figures include 764 cows, 684 goats and 1,578 poultry. Three posts are in place for the distribution of animal feed and animal health services.

Source: Indonesian news media.

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Those who were impatient and hoping for an eruption of Grimsvötn (Iceland) after the last glacial outburst flood will be disappointed. There is no indication that such an event will occur in the coming days. Sometimes the drop in pressure caused by the drainage of the subglacial lake helps the rise of magma, but not this time. Volcanology is not an exact science; it is not « You’re sure to win »! No seismicity announces an eruption in the short term.

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The Indonesian Center for Volcanology and Geological Hazard Mitigation (CVGHM) raised the Alert Level for Awu (Sangihe Islands / North Sulawesi) from 1 to 2 on December 12th , 2021, due to increased seismic activity detected since October. The last eruption at this volcano took place in 2004, with a VEI 2. Awu is one of Indonesia’s deadliest volcanoes, with a history of VEI 3 and 4 eruptions since 1711.

The public has been advised not to approach the volcano within a radius of 1 km from the crater.

Source: CVGHM via The Watchers.

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An overflight of White Island (New Zealand) during the second week of December revealed a significant increase of the active vent temperature thzat now reaches 516 °C. Minor ash emissions are still observed, like during the previous flights Thé latest observations are consistent with hot gas continuing to be released by a magma pocket beneath the volcano.

The Volcanic Alert Level remains at 2 and the Aviation Color Code is kept at Yellow.

Source: GeoNet.

Still in New Zealand; the Department of Conservation has re-drawn a 700-metre exclusion zone around Mt Ruapehu, asking people not to visit Crater Lake and not to camp within 1.5 kilometres of the summit lake. The latest update indicates that the volcano has entered a « heating phase » with the lake temperature reaching 31 degrees Celsius, which is within normal ranges of fluctuation.

The exclusion area should not affect any visitors planning to visit the Tongariro National Park.

Mt Ruapehu remains at Volcanic Alert Level 1.

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This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

Réchauffement climatique et folie météorologique (suite) // Global warming and weather insanity (continued)

Dans une note intitulée « Réchauffement climatique et folie météorologique » publiée le 4 décembre, j’expliquais que des températures anormalement élevées avaient été enregistrées dans les Etats contigus des Etats Unis. J’ai aussi écrit que, dans le même temps,il faisait un froid glacial en Alaska.
King Salmon, qui sert d’escale pour se rendre dans le Parc National du Katmai, a connu son mois de novembre le plus froid de l’histoire, avec une moyenne de -15,5°C, tandis que la température à Cold Bay atteignait une moyenne de -2,3°C. Selon le National Weather Service, plusieurs autres endroits de l’État d’Alaska ont connu l’un des cinq mois de novembre les plus froids de leur histoire.
J’expliquais aussi dans l’article du 4 décembre que le dôme de haute pression qui s’est établi au-dessus de l’ouest des États-Unis et qui a provoqué les pics de chaleur, a fait se déplacer vers le nord les zones de basse pression et les intempéries qui les accompagnent. Ce phénomène a piégé l’air froid dans la partie nord-ouest de l’Amérique du Nord. Au nord de la zone d’intempéries accompagnées d’inondations qui a frappé certaines parties de l’ouest du Canada et du nord-ouest des États-Unis, une masse d’air très froid et sec s’est installée sur l’Alaska au cours des dernières semaines. Même les zones côtières du sud, qui connaissent en général des températures modérées, ont été assez froides.
Un certain nombre de facteurs sont responsables du maintien de cet poche d’air froid en Alaska pendant tout le mois de novembre. La masse d’air froid ainsi emprisonnée a empêché l’air plus chaud de s’infiltrer dans l’Etat à une époque où il reçoit une énergie solaire faible. De plus, la banquise en mer de Béring est plus établie cette saison que par le passé, ce qui a également limité l’influence modératrice des eaux océaniques plus chaudes.
Ces événements météorologiques qui affectent les États-Unis confirment que le réchauffement climatique d’origine anthropique perturbe les conditions météorologiques dans de nombreuses régions du monde.
Source : Accuweather.

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In a post entitled « Global warming and weather insanity » released on December 4th, I explained that record high temperatures were recorded in the U.S.’ Lower 48. I also wrote that in the meantime it was freezing cold in Alaska.

King Salmon, which serves as a stopover to go to Katmai National Park, endured its coldest November on record, averaging only -15.5°C, while Cold Bay averaged -2.3°C. According to the National Weather Service, multiple other locations throughout the state endured one of their five coldest Novembers in history.

I explained in the 4 December post that the dome of high pressure that has built over the western U.S., which has influenced the record-breaking high temperatures, has shifted storm patterns to the north. That ripple effect has kept cold air trapped in the northwestern portion of North America. To the north of the series of atmospheric river storms that have hit parts of western Canada and the northwest U.S., a very cold and dry air mass has settled over Alaska for the past few weeks. Even southern coastal areas which are often moderate have been quite cold.

A number of influences are responsible for keeping that cold air trapped in Alaska for the entire month of November. The trapped mass of cold air has prevented warmer air from trickling into the state to moderate temperatures amid the loss of solar energy. On top of that, the icepack in the Bering Sea has been more established this season than in years past, which has also limited any of the moderating influences that warmer ocean waters could have.

These weather events across the U.S. tend to confirm that man-caused global warming has disrupted the weather patterns in many parts of the world.

Source: Accuweather.

Carte montrant la répartition des températures en Alaska le 3 décembre 2021 (Source: Accuweather)

Fonte des glaciers : des chiffres qui donnent le tournis // Glacier melting : figures that make you dizzy

Dans son numéro du mois de décembre 2021, le National Geographic France consacre une rubrique à la fonte des glaciers et, sans surprise, communique des chiffres qui montrent parfaitement la catastrophe qui menace notre planète.

267 milliards de tonnes : c’est la masse d’eau perdue en moyenne chaque année par les glaciers autres que les calottes glaciaires du Groenland et de l’Antarctique entre 2000 et 2019. Les glaciologues dont l’étude a été publiée dans la revue Nature se donnent une marge d’erreur de 16 milliards de tonnes. Au cours de la période en question, la fonte des glaciers s’est accélérée, passant de 227 milliards de tonnes par an dans les années 2000 à 292 milliards de tonnes entre 2015 et 2018.

Le National Geographic rapproche ces chiffres des populations dont la vie dépend de l’eau des glaciers. Au cours de ma conférence « Glaciers en péril », je m’attarde sur la situation au Pérou dont l’économie dépend en grande partie de l’eau de fonte des glaciers de la Cordillère des Andes. Or, ces glaciers sont en train de fondre à une vitesse impressionnante, avec des conséquences désastreuses pour les populations. Si les glaciers disparaissent, il n’y aura plus d’eau potable pour la population, plus d’électricité dans les maisons, plus d’eau pour les systèmes d’irrigation des cultures. Faute d’une ressource essentielle, la population rurale devra migrer et aller s’entasser dans des villes dont les réseaux d’alimentation en eau dépendent eux aussi en grande partie des glaciers de la Cordillère.

Plus près de nous, dans les Alpes, les glaciers sont indispensables au tourisme et à l’alpinisme. Sans oublier que si les chutes de neige diminuent, l’industrie du ski sera impactée et les stations devront se diversifier si elles veulent survivre.

Comme on peut le lire dans le magazine, « les langues glaciaires aident aussi les humains à définir leur sentiment d’appartenance à la Terre ». On s’en rend compte en lisant les légendes qui accompagnent certains glaciers. En Nouvelle Zélande, le Franz-Josef serait né des larmes déversées par une jeune femme après la mort de son amant. A noter que l’approche de ce glacier et celle de son voisin Fox est désormais interdite à cause du risque d’effondrement de l’encaissant des glaciers suite à leur fonte rapide.

Glaciers Franz-Josef and Fox (Photos: C. Grandpey)

Dans les prochaines décennies, peut-être même les prochaines années, des populations littorales devront partir car l’eau de fonte des glaciers et des banquises fera s’élever le niveau des océans. Il a déjà augmenté de 1,5 cm depuis l’an 2000 suite à la seule fonte des glaciers. Les données satellitaires permettent de savoir à quelle vitesse fondent les glaciers. On peut modéliser tous les glaciers, même les plus inaccessibles. Par exemple, en Alaska, les images fournies par la NASA permettent de se rendre compte du recul ultra-rapide du Columbia Glacier. Elles ont également permis de se rendre compte que les glaciers de Patagonie reculent aujourd’hui plus vite qu’ils ne l’ont fait en onze mille ans. En cliquant sur ce lien, vous verrez une vidéo en accéléré montrant le recul rapide et impressionnant du Columbia Glacier :

https://earthobservatory.nasa.gov/world-of-change/ColumbiaGlacier

En théorie, la solution du problème de la fonte des glaciers et de la banquise est facile: il suffit de fermer le robinet des gaz à effet de serre produits par les activités humaines. C’est, bien sûr, plus facile à dire qu’à faire car notre mode de vie dépend encore largement des énergies fossiles. A supposer que l’on puisse arrêter par un coup de baguette magique ces émissions nocives, le problème du réchauffement climatique ne se résoudra pas du jour au lendemain. Par un effet de latence, il persistera encore pendant plusieurs décennies avant de s’estomper.

Au vu de la faillite de la dernière COP 26 de Glasgow, ce n’est pas demain que ceux qui nous gouvernent décideront de prendre des mesures permettant de sauver l’avenir des prochaines générations et celui de la planète Terre.

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In its December 2021 issue, National Geographic France devotes a chapter to the melting of glaciers and, unsurprisingly, communicates figures which perfectly show the catastrophe which threatens our planet.
267 billion tonnes: this is the mass of water lost on average each year by glaciers other than the ice caps of Greenland and Antarctica between 2000 and 2019. The glaciologists whose study was published in the journal Nature give themselves a margin of error of 16 billion tonnes. During this period, the melting of glaciers accelerated from 227 billion tonnes per year in the 2000s to 292 billion tonnes between 2015 and 2018.
National Geographic compares these numbers with populations whose lives depend on water from the glaciers. During my conference « Glaciers at Risk », I explain the situation in Peru whose economy depends largely on glacier meltwater in the Andes. However, these glaciers are melting at an impressive rate, with disastrous consequences for the populations. If the glaciers disappear, there will be no more drinking water for the population, no more electricity in the houses, no more water for the irrigation systems of the crops. For lack of an essential resource, the rural population will have to migrate and crowd into towns whose water supply networks also depend largely on the glaciers of the Andes.
Closer to home, in the Alps, glaciers are essential to tourism and mountaineering. Not to mention that if the snowfall decreases, the ski industry will be impacted and the resorts will have to diversify if they are to survive.
As one can read in the National Geographic magazine, « glacial tongues also help humans define their sense of belonging to the Earth ». We realize this by reading the legends that accompany certain glaciers. In New Zealand, the Franz-Josef is said to have been created by the tears shed by a young woman after the death of her lover. It should be noted that the approach to this glacier and that of its neighbor Fox is now prohibited because of the risk of collapse of their valleys following their rapid melting.
In the coming decades, perhaps even the next few years, coastal populations will have to leave as the meltwater of glaciers and ice caps will cause the level of the oceans to rise; it has already risen by 1.5 cm since the year 2000 following the only melting of the glaciers. Satellite data makes it possible to know how fast glaciers are melting. Scientists can model all glaciers, even the most inaccessible. For example, in Alaska, the images provided by NASA mak eus realize the ultra-rapid retreat of the Columbia Glacier. They also make us realize that the glaciers of Patagonia are retreating faster today than they have done in eleven thousand years.
By clicking on this link, you’ll see a NASA time lapse video showing the retreat of the Columbia Glacier between 1986 and 2019. It’s impressive!

https://earthobservatory.nasa.gov/world-of-change/ColumbiaGlacier

In theory, the solution to the problem of melting glaciers and sea ice is easy: just turn off the tap on greenhouse gases produced by human activities. This is, of course, easier said than done because our way of life still depends heavily on fossil fuels. Assuming that we can stop these noxious emissions with a magic wand, the problem of global warming will not be resolved overnight. By a latency effect, it will persist for several decades before fading.
In view of the total failure of the last COP 26 in Glasgow, those who govern us will not soon decide to take measures to save the future of the next generations and that of planet Earth.

Recul des glaciers dans les Alpes françaises (Photo: C. Grandpey)

Exposition « Glaciers en péril » à Limoges le 27 novembre !

Je participerai à une exposition de photos dans la galerie du Centre Commercial Corgnac (Super U) à Limoges le samedi 27 novembre de 10 heures à 18 heures.

Vous pourrez voir une dizaine de photos illustrant la fonte des glaciers en Alaska sous les coups de boutoir du réchauffement climatique, particulièrement intense dans cette région du globe.

Vous pourrez compléter votre visite en achetant mon dernier ouvrage « Glaciers en Péril – Les effets du réchauffement climatique » accompagné d’un CD de 160 photos, ainsi que « Dans les pas de l’ours« .

Ces deux livres sont en phase avec l’actualité, suite à la triste COP 26 de Glasgow et après la mort d’une ourse dans les Pyrénées.