Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde :

L’Épisode 20 de l’éruption du Kilauea (Hawaï) s’est terminé à 21h58 (heure locale) le 6 mai 2025, après 4 heures et 30 minutes d’activité soutenue. Des coulées et des fontaines de lave ont jailli des bouches éruptives nord et sud, mais la bouche nord a été beaucoup plus active que la sud pendant toutes les phases de l’Épisode 20. Comme je l’ai déjà indiqué, les fontaines ont atteint une hauteur estimée à plus de 150 mètres. Les coulées de lave de cet épisode ont recouvert moins de la moitié du plancher du cratère de l’Halema’um’au. La fin de l’activité de fontaines s’est accompagnée d’un changement rapide du tilt sommital qui est passé de la déflation à l’inflation, signe qu’un 21ème épisode éruptif se produira probablement d’ici quelques jours. On a également observé un déclin rapide du tremor éruptif.

Environ 2,5 millions de mètres cubes de lave ont jailli pendant la phase la plus intense de fontaines de lave de l’Épisode 20, avec un débit moyen d’environ 140 mètres cubes par seconde. Le débit pendant les 30 premières minutes de fontaines intenses était de l’ordre de 200 mètres cubes par seconde.

Source : HVO.

Image webcam

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Un nouvel épisode éruptif a été enregistré – mais pas observé à cause des mauvaises conditions météo – le 5 mai 2025 sur le Cratère SE de l’Etna (Sicile). Accompagnant l’activité strombolienne habituelle, deux coulées de lave ont été émises, l’une vers le sud-est, se divisant en deux ou trois branches, et une plus petite vers le sud. Au cours de la phase de plus active de l’événement, il y a eu une légère retombée de cendres dans la zone de Fiumefreddo. D’un point de vue sismique, l’amplitude moyenne du tremor a atteint sa valeur maximale vers 14h00 UTC, avant de diminuer rapidement.
Source : INGV.

Source : INGV

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Dans une note diffusée le 30 avril 2025, j’indiquais qu’une petite explosion de courte durée avait été détectée sur le complexe volcanique de l’Atka le 25 avril 2025 grâce aux données infrasonores et sismiques locales qui ont montré que l’explosion provenait du cratère sommital Korovin, l’un des nombreux cônes actifs du complexe volcanique. En conséquence, la couleur de l’alerte aérienne avait été relevée au Jaune et le niveau d’alerte volcanique était passé à Advisory (surveillance conseillée).

Le 30 avril, l’AVO a indiqué qu’aucune autre activité explosive n’a été détectée sur le complexe volcanique d’Atka depuis la petite explosion survenue le 25 avril. Par conséquent, la couleur de l’alerte aérienne a été abaissée au Vert et le niveau d’alerte volcanique a été ramené à Normal.

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L’activité éruptive se poursuit sur le Sabancaya (Pérou) avec des panaches de cendres qui montent jusqu’à 800 mètres au-dessus du sommet. Le niveau d’alerte volcanique reste à la couleur Orange.

Source : IGP.

Crédit photo: IGP

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Dans une mise à jour publiée le 6 mai 2025, le Met Office islandais indique que les données de déformation montrent toujours des signes évidents de soulèvement à Svartsengi (Islande), bien que le rythme ait ralenti ces dernières semaines. Si le soulèvement se poursuit au même rythme qu’aujourd’hui, la probabilité d’une éruption devrait augmenter à l’approche de l’automne. Cependant, si la vitesse de soulèvement, et donc l’accumulation de magma sous Svartsengi, se modifie cette prévision se trouvera modifiée. Les scientifiques revoient actuellement les scénarios possibles et évaluent la quantité de magma sous Svartsengi qui serait nécessaire pour déclencher une nouvelle éruption.
L’activité sismique se poursuit le long du dyke formé le 1er avril, mais elle a diminué depuis la fin de l’éruption. En moyenne, plusieurs dizaines de séismes ont été enregistrés chaque jour au cours des deux dernières semaines.
Source : Met Office.

Déformation du sol le 6 mai 2025 (Source : Met Office)

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L’INSIVUMEH indique que l’activité du Santiaguito (Guatemala) au cours des dernières semaines a été caractérisée par de fréquentes extrusions de lave au niveau du dôme Caliente et une activité explosive quotidienne avec jusqu’à sept événements par heure. Les panaches de gaz et de cendres qui en ont résulté se sont élevés jusqu’à 1,2 km et se sont dispersés jusqu’à 40 km du volcan.
Le 6 mai 2025, une activité explosive de forte intensité au complexe de dômes du Santiaguito a généré des panaches de cendres jusqu’à 900 m au-dessus du cratère et des coulées pyroclastiques sur les flancs sud et sud-ouest, comme le montre la vidéo ci-dessous :
https://youtu.be/m525GDZX4OM

Photo: C. Grandpey

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L’activité éruptive se poursuit à Home Reef (arc volcanique de Tofua), avec des effusions de lave et une activité explosive au niveau de la bouche principale. Un cône de 50 à 100 mètres de haut s’est formé autour de la bouche éruptive qui s’est agrandie et mesure actuellement 175 m sur 135 m. De nouveaux dépôts de matériaux sont visibles sur les flancs ouest et sud-ouest ; ils recouvrent presque entièrement les lobes de lave mis en place en novembre et décembre 2024. Un panache de cendres volcaniques a été identifié sur une image satellite le 29 avril 2025 et l’eau autour de l’île était décolorée. La couleur de l’alerte aérienne reste Orange (niveau 2 sur une échelle de quatre couleurs).
Source : Tonga Geological Services.

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L’activité éruptive reste élevée sur le Poás (Costa Rica), avec des émissions de gaz, de vapeur et de cendres pouvant durer plusieurs heures, ainsi que des explosions. Une inflation continue d’être détectée. Les instruments indiquent également une activité éruptive fluctuante, avec des séquences fréquentes et plus intenses. Les webcams montrent toujours une incandescence au niveau des bouches éruptives.
Un survol par drone le 1er mai 2025 a révélé une température de 180 °C, indiquant l’absence de magma près de la surface. Du soufre en fusion et en train de brûler était visible au niveau des bouches pendant la nuit du 1er au 2 mai, mais aussi le reste de la semaine. Le 2 mai, les émissions de cendres ont été continues pendant au moins trois heures, avec des retombées signalées dans plusieurs localités. Le niveau d’alerte volcanique reste à 3 et la couleur de l’alerte aérienne est maintenue à l’Orange.
Source : OVSICORI.

Source: OVSICORI

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Petite modification quant à l’accès au Stromboli (Sicile). L’altitude que les randonneurs peuvent atteindre sans l’aide de guides volcanologiques a été portée à 290 mètres au-dessus du niveau de la mer. Toutefois, le maire de Lipari a modifié son ordonnance du 14 août 2024. Pour des raisons de sécurité, il ne sera plus possible d’accéder au volcan par le sentier « Natura ». Les randonneurs pourront gravir le Stromboli, sans l’aide de guides, jusqu’à une altitude de 290 mètres en passant par la « Strada vicinale Parroco » et la « Mulattiera Salvatore Di Losa ».

L’altitude reste inchangée, jusqu’à 400 mètres, accessible avec des guides agréés.

Source : Gazzetta del Sud. Merci à Santo Scalia de m’avoir transmis l’information.

Photo: C. Grandpey

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ».
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news about volcanic activity in the world:

Episode 20 of the Kilauea eruption (Hawaii) ended at 9:58 p.m. (local time) on May 6, 2025, after 4.5 hours of sustained fountaining. Lava fountains and flows erupted from both vents, but the north vent was much more active than the south vent during all phases of episode 20. As I put it before, the fountains from the north vent reached estimated heights of more than 150 meters. Lava flows from this episode covered less than half of the Halema’um’au crater floor. The end of episode 20 fountaining activity was accompanied by a rapid change in summit tilt from deflation to inflation, along with a rapid decrease in tremor. A 21st eruptive episode is likely in the next few days.

Approximately 2.5 million cubic meters of lava erupted during the sustained fountaining phase of Episode 20, with an average effusion rate of about 140 cubic meters per second. The effusion rate during the first 30 minutes of sustained fountaining was on the order of 200 cubic meters per second.

Source : HVO.

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A new eruptive episode was recorded – but not observed due to poor weather conditions – on May 5, 2025, at Mount Etna‘s SE Crater (Sicily). Accompanying the usual Strombolian activity, two lava flows were emitted, one toward the southeast, splitting into two or three branches, and a smaller one toward the south. During the most active phase of the event, there was slight ashfall in the Fiumefreddo area. From a seismic perspective, the average tremor amplitude reached its maximum value around 14:00 UTC, before rapidly decreasing.
Source: INGV.

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In a post released on 30 April 2025, I indicated that e small, short-lived explosion had been detected at the Atka volcanic complex on April 25 2025 in local infrasound and seismic data which indicated the explosion originated from the summit crater of Korovin, one of several volcanoes within the Atka volcanic complex. As a consequence, the Aviation Color Code had been raised to YELLOW and the Volcano Alert Level to ADVISORY. No further explosive activity has been detected at the Atka volcanic complex since the small explosive event on April 25. Thus, the Aviation Color Code and Alert Level are being reduced to Green and Normal.

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Eruptive activity continues at Sabancaya (Peru) with ash plumes that rise up to 800 meters above the summit. The volcano alert level is kept at Orange.

Source : IGP.

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In an update released on 6 May 2025, the Icelandic Met Office indicates that deformation data show clear signs of ongoing uplift in Svartsengi (Iceland), although the rate has slowed in recent weeks. If the uplift continues at the same rate as today, the likelihood of a new eruption is expected to increase as autumn approaches. However, if the rate of uplift, and thus the magma accumulation under Svartsengi, changes, it will affect this assessment. Scientists are now revising the potential scenarios and are evaluating the amount of magma beneath Svartsengi necessary to trigger a new eruption.

Seismic activity continues along the dike that was formed on April 1, but activity has decreased since the end of the eruption. On average, several dozen earthquakes have been recorded per day over the past two weeks.

Source : Met Office.

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INSIVUMEH indicates that activity at Santiaguito (Guatemala) during the past weeks was characterized by frequent lava extrusion at the Caliente dome and daily explosive activity reaching up to seven explosions per hour. Resulting gas-and-ash plumes rose up to 1.2 km and dispersed as far as 40 km away from the volcano..

High-level explosive activity at the Santiaguito dome complex on May 6, 2025, produced ash plumes up to 900 m above the crater and pyroclastic flows down the southern and southwestern flanks, as can be seen on the video below :

https://youtu.be/m525GDZX4OM

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Eruptive activity continues activity at Home Reef (Tofua Volcanic Arc) with lava effusion and explosive activity at the main vent. A 50-100-meter high cone has grown around the vent which has enlarged to about 175 m by 135 m in dimension. New deposits of material are visible on the W and SW flanks, nearly covering the lava lobes emplaced in November and December 2024. A volcanic ash plume was identified in a satellite image on 29 April 2025 and water around the island was discolored. The Aviation Color Code remains at Orange (level 2 on a four-level scale).

Source : Tonga Geological Services.

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Eruptive activity remains elevated at Poás (Costa Rica) with gas, steam and ash emissions sometimes lasting hours, with explosions. Inflation continues to be detected. The instruments also indicate fluctuating eruptive activity with frequent more intense eruptive pulses. The webcams still show incandescence at the vents.
A drone overflight on 1 May 2025 measured a temperature of 180 degrees Celsius, indicating no lava near the surface. Burning molten sulfur at the vents was visible at night during 1-2 May and continued to be visible during dark hours the rest of the week. On 2 May ash emissions were continuous for at least three hours, with ashfall reported in several municipalities. The Volcano Alert Level remains at 3 and the Aviation Color Code is kept at Orange.

Source : OVSICORI.

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A small change has occurred regarding access to Stromboli (Sicily). The altitude that hikers can reach without the assistance of volcano guides has been raised to 290 meters above sea level. However, the mayor of Lipari has amended his ordinance of August 14 2024 . For safety reasons, it will no longer be possible to access the volcano via the « Natura » trail. Hikers will have to climb Stromboli, without the assistance of guides, up to an altitude of 290 meters via the « Strada vicinale Parroco » and the « Mulattiera Salvatore Di Losa. »
The altitude remains unchanged, up to 400 meters, with authorised guides.
Source: Gazzetta del Sud. Thanks to Santo Scalia for sharing this information with me.

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Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ».

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Avril 2025 le deuxième plus chaud ! // April 2025, the second hottest !

Dans son dernier bulletin, l’agence européenne Copernicus sur le changement climatique indique qu’avril 2025 a été le deuxième mois le plus chaud de son ensemble de données, qui s’appuie sur des milliards de mesures provenant de satellites, de navires, d’avions et de stations météorologiques. Au cours des 22 derniers mois, tous les mois, sauf un, ont dépassé 1,5 °C par rapport aux niveaux préindustriels, la limite de réchauffement fixée par l’la COP 21de Paris en 2016, limite au-delà de laquelle des changements climatiques et environnementaux majeurs et durables deviennent inévitables. De nombreux scientifiques estiment que l’objectif de 1,5°C n’est plus atteignable et sera dépassé d’ici quelques années.
À l’échelle mondiale, les températures sont restées à des niveaux proches des records en avril 2025, prolongeant une vague de chaleur sans précédent et soulevant des interrogations sur la rapidité du réchauffement climatique. Cette vague de chaleur exceptionnelle était censée s’atténuer avec la disparition des conditions plus chaudes du phénomène El Niño l’année dernière et l’arrivée de La Niña, mais les températures restent obstinément à des niveaux records ou quasi records. En 2025, elles maintiennent l’accélération de la tendance au réchauffement.

Une vaste étude menée par des dizaines de climatologues, qui n’a pas encore été validée par leurs pairs, a récemment conclu que le réchauffement climatique atteindrait 1,36 °C en 2024. De son côté, Copernicus estime le chiffre actuel à 1,39 °C et prévoit que 1,5 °C pourrait être atteint mi-2029, voire plus tôt, compte tenu de la tendance au réchauffement observée ces 30 dernières années.
Les scientifiques sont unanimes : la combustion des combustibles fossiles est en grande partie responsable du réchauffement climatique à long terme. C’est ce qui a rendu les catastrophes météorologiques extrêmes plus fréquentes et plus intenses. Les climatologues sont moins certains des autres facteurs qui ont pu contribuer à cet épisode de chaleur persistant.
Les scientifiques pensent que les modifications de la configuration des nuages ​​à l’échelle mondiale, la pollution atmosphérique et la capacité de la Terre à stocker le carbone dans des puits naturels comme les forêts et les océans peuvent également contribuer au réchauffement de la planète.
Cette poussée de chaleur a propulsé 2023, puis 2024, au rang des années les plus chaudes jamais enregistrées, et 2025 étant pressentie pour suivre la tendance. Les scientifiques affirment que la période actuelle sera probablement la plus chaude que la Terre ait connue depuis 125 000 ans.

La banquise et les glaciers vous remercient.
Source : Copernicus.

Recul du Glacier Blanc dans le massif français des Écrins

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In its latest bulletin, the Copernicus Climate Change Service said that April 2025 was the second-hottest in its dataset, which draws on billions of measurements from satellites, ships, aircraft and weather stations. All but one of the last 22 months exceeded 1.5 degrees Celsius above pre-industrial levels, the warming limit enshrined in the 2016 Paris agreement, beyond which major and lasting climate and environmental changes become more likely. Many scientists believe this target is no longer attainable and will be crossed in a matter of years.

Global temperatures were stuck at near-record highs in April, extending an unprecedented heat streak and raising questions about how quickly the world might be warming. The extraordinary heat spell was expected to subside as warmer El Niño conditions faded last year, but temperatures have stubbornly remained at record or near-record levels well into 2025 when temperatures are remaining at this accelerated trend in warming.

A large study by dozens of climate scientists, which has not yet been peer reviewed, recently concluded that global warming reached 1.36°C in 2024. Copernicus puts the current figure at 1.39°C and projects 1.5°C could be reached in mid 2029 or sooner based on the warming trend over the last 30 years.

Scientists are unanimous that burning fossil fuels has largely driven long-term global warming that has made extreme weather disasters more frequent and intense.

But they are less certain about what else might have contributed to this persistent heat event.

Experts think changes in global cloud patterns, airborne pollution and Earth’s ability to store carbon in natural sinks like forests and oceans, could be factors also contributing to the planet overheating.

The surge pushed 2023 and then 2024 to become the hottest years on record, with 2025 tipped to be third. Scientists say the current period is likely to be the warmest the Earth has been for the last 125,000 years.

The sea ice and the glaciers thank you !

Source : Copernicus.

L’impact du réchauffement climatique en Alaska // The impact of global warming in Alaska

L’Administration Trump a beau vouloir effacer les références au réchauffement climatique sur les sites web, la hausse des températures n’en a rien à faire et elle continue de laisser ses propres traces, notamment en Alaska, où le réchauffement est deux à trois fois supérieur à la moyenne mondiale. La chaleur de l’atmosphère réchauffe les eaux environnantes, fait fondre les glaciers et la banquise, et crée des conditions de vie plus dangereuses pour la population.
C’est pourquoi les bureaux du National Weather Service de Juneau et de Fairbanks commenceront à émettre pour la première fois des avis de chaleur à l’été 2025. Auparavant, des bulletins météorologiques spéciaux étaient diffusés pour communiquer les risques de chaleur. Le service météorologique explique que les nouveaux bulletins émis à compter du 1er juin 2025 « identifieront plus clairement les risques de chaleur » et permettront de visualiser facilement les alertes de chaleur sur les sites web.
Pour les régions périphériques autour de Fairbanks, comme celle de North Slope, un avis sera émis si la température prévue atteint 24 °C, et si elle atteint 29,5°C à l’intérieur des terres. À Juneau, les bulletins entreront en vigueur dès que la température prévue sera de 26,5 °C ou plus. Cela peut faire rire les habitants des États du sud des États-Unis, mais dans certaines régions de l’Alaska, de telles températures suffisent à compliquer les conditions de vie.
Les températures élevées ne sont pas une nouveauté en Alaska, mais elles augmentent dans la plupart des régions. La température minimale nocturne moyenne sur 30 ans a augmenté de plus de 2 °C à Fairbanks depuis 1960.

Source : National Weather Service

Non seulement les températures augmentent, mais dans de nombreuses régions, la fumée des feux de forêt est observée de plus en plus souvent en été. L’impact des températures perturbe la vie de la population, en particulier à Fairbanks lorsqu’elles atteignent 30 °C et que l’air est enfumé. Les habitants qui ne disposent pas de climatisation et qui doivent garder les fenêtres fermées ont alors rapidement l’impression que la température intérieure est plus élevée qu’à l’extérieur.
Une augmentation de la température, si légère soit elle, entraîne une évaporation plus importante, ce qui assèche les plantes et les arbustes et les rend plus susceptibles de s’enflammer. Dans les régions de l’État les plus exposées aux incendies de forêt, on observe également une fonte de la neige plus précoce, ce qui assèche la végétation plus tôt qu’auparavant. Le début de la saison des feux de forêt en Alaska a été avancé du 1er mai au 1er avril, et la fréquence des incendies de grande ampleur, avec 800 à 1200 hectares brûlés, a doublé au cours de ce siècle par rapport à la seconde moitié du 20ème siècle.

Évolution de la température estivale moyenne en Alaska (Source : National Weather Service)

La banquise arctique a atteint son niveau le plus bas jamais enregistré en mars 2025. Elle a fondu plus tôt dans l’année, et s’est développée plus tard, ce qui a affecté l’accès à la nourriture pour les ours polaires. Le manque de nourriture peut favoriser les rencontres entre les ours et les humains car les plantigrades recherchent des proies et d’autres sources de nourriture dans de nouveaux endroits.
Source : USA Today via Yahoo News.

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The Trump Administration may scrub websites of global warming references, but rising temperatures leave their own evidence, especially in Alaska where the climate is warming two- to three-times faster than the global average. The heat warms surrounding waters, shrinks glaciers and sea ice and creates more hazardous conditions for people.

As a result, National Weather Service offices in Juneau and Fairbanks will start issuing heat advisories for the first time in the summer 2025. In the past, special weather statements were used to communicate heat risks.The weather service explains that the new advisories starting June 1 2025 will “more clearly identify the hazardous heat” and allow easily seen heat alerts on websites.

For outlying regions around Fairbanks, such as the North Slope, an advisory will be sent out if the temperature is forecast to reach 24 degrees Celsius, and in the interior, 29.5°C. In Juneau, advisories will kick in when the temperature is forecast for 26.5°C or higher. Those who live in the U.S. southern states may scoff, but in parts of Alaska this is enough to make conditions dangerous.

Warm temperatures are not new in Alaska, but they are increasing in most areas. The 30-year average overnight minimum temperature has climbed more than 2 degrees Celsius in Fairbanks since 1960.

Temperatures are not only going up, but in many areas there is increasing wildfire smoke in the summer. So the impact of the temperatures is changing, especially for Fairbanks residents when the temperature reaches 30°C and the air is smoky. Those who don’t have air conditioning soon feel that indoor air temperature is higher than outside.

Even a small increase in temperature means more evaporation, which leaves plants and shrubs drier than normal and more likely to burn. In the more wildfire-prone parts of the state, there is also a trend to earlier snow melt, which dries out the vegetation sooner than it used to. The start of Alaska’s wildfire season has been moved forward from May 1 to April 1 and the frequency of really big fire seasons, with 2 million to 3 million acres burning has doubled this century compared with the last half of the 20th century.

Arctic sea ice set a record low in March 2025, and has been melting earlier in the year and advancing later, affecting the accessibility to food for polar bears in the region. Lack of food can increase encounters between bears and people as they search for prey and other nutrition in new locations.

Source : USA Today via Yahoo News.

Le risque volcanique en Alaska : les avions en première ligne // Volcanic risk in Alaska : planes on the front line

Chaque fois qu’une éruption se produit dans les îles Aléoutiennes (Alaska), l’Observatoire Volcanologique d’Alaska (AVO) adapte le niveau d’alerte volcanique et la couleur de l’alerte aérienne en fonction de l’activité volcanique. Les volcans des Aléoutiennes sont souvent situés sur des îles inhabitées ou peu peuplées, mais ils se trouvent sur la trajectoire des avions entre les États-Unis et l’Asie. L’émission d’un panache de cendres par l’un de ces volcans pourrait mettre les pilotes en difficulté, car les cendres peuvent endommager les moteurs des aéronefs et provoquer des catastrophes. Plusieurs d’entre elles ont été évitées de justesse par le passé. C’est pourquoi la surveillance des volcans est essentielle dans cette région du monde.
L’Alaska compte plus de 100 volcans, dont 54 sont considérés comme historiquement actifs. De plus, de nombreux volcans ne sont pas considérés historiquement actifs, mais sont susceptibles d’entrer en éruption à l’avenir. Pour surveiller tous ces volcans, l’AVO dispose de 212 stations sismiques réparties dans 34 réseaux couvrant 2,736 km :

Source: AVO

Les nuages ​​de cendres constituent le principal danger pour le trafic aérien. Ils se forment lorsqu’une éruption explosive fragmente le magma, et projette de petites particules dans l’atmosphère, parfois jusqu’à 10 à 20 km de hauteur, voire plus, en moins d’une heure. Les cendres sont très abrasives et les particules peuvent gravement endommager les avions, éroder et adhérer aux moteurs et aux composants électriques, et endommager les hublots, les ailes et le train d’atterrissage. Les perturbations électriques et les gaz présents dans un nuage de cendres peuvent altérer la capacité de l’avion à transmettre des messages et provoquer des problèmes respiratoires chez les personnes à bord. De nombreux avions en Alaska assurent des liaisons locales et volent généralement à des altitudes où les cendres volcaniques sont les plus susceptibles d’être présentes (3 à 6 km au-dessus du niveau de la mer).

Nuage de cendres émis par le Pavlof (Aléoutiennes) en 2016 (Crédit photo : AVO)

De nombreuses éruptions volcaniques historiques ont produit des nuages ​​de cendres et entraîné des retombées qui ont affecté, et continuent parfois d’affecter, de vastes zones au-delà de leurs limites. Les cendres de l’éruption du Novarupta-Katmai de 1912, la plus volumineuse du 20ème siècle, constituent périodiquement un danger lorsqu’elles sont remobilisées par des vents très violents et pendant des conditions sèches.

L’éruption du volcan Aniakchak en 1931 a provoqué des retombées de cendres de plusieurs millimètres jusqu’à l’île Kodiak.

Lors de l’éruption du Redoubt en 1989-1990, plusieurs avions de ligne ont rencontré le panache de cendres, dont un qui a atteint le Texas. Un Boeing 747-400 a traversé par inadvertance le nuage de cendres du Redoubt près d’Anchorage, ce qui a occasionné temporairement la perte de puissance de ses quatre moteurs. Bien que l’avion ait atterri sans encombre, il a subi des dégâts s’élevant à 80 millions de dollars. Cet événement a conduit à l’expansion de l’AVO et montre la nécessité d’une surveillance volcanique rigoureuse et d’une communication sur les risques.

 Panache de cendres du Mt Redoubt le 21 avril 1990 (Crédit photo : USGS)

Les risques volcaniques proches de la zone éruptive sont moins susceptibles de perturber le trafic aérien. Ils comprennent les projections de blocs, les lahars, les coulées pyroclastiques, les coulées et dômes de lave, les glissements de terrain, les avalanches de débris et les gaz volcaniques. Il convient toutefois de noter que les retombées de cendres sur les pistes d’un aéroport peuvent entraîner des retards, voire des annulations de vols.

Les dernières nouvelles à propos des volcans actifs en Alaska concernent le volcan Atka et le mont Spurr.
Une petite explosion de courte durée a été détectée sur le complexe volcanique de l’Atka le 25 avril 2025 grâce aux données infrasonores et sismiques locales qui ont montré que l’explosion provenait du cratère sommital Korovin, l’un des nombreux cônes actifs du complexe volcanique. En conséquence, la couleur de l’alerte aérienne a été relevée au Jaune et le niveau d’alerte volcanique est passé à Advisory (surveillance conseillée).

L’activité sismique sur le Mont Spurr reste élevée, bien qu’elle ait légèrement diminué au cours du mois dernier. La déformation du sol a également ralenti au cours des trois dernières semaines. Les satellites n’ont pas détecté d’émissions de SO2 en provenance du mont Spurr depuis le 3 avril 2025, probablement en raison d’un temps trop nuageux. Compte tenu du peu d’évolution constaté ces derniers temps dans les données de surveillance et de l’impossibilité de mesurer les émissions de gaz au cours du dernier mois, il est difficile d’établir des prévisions sur l’activité volcanique à venir. Globalement, la probabilité d’une éruption a diminué depuis mars, mais le volcan reste à un niveau d’activité élevé et une éruption explosive comme celles de 1953 et 1992 est toujours possible.
Source : Alaska Volcano Observatory, National Park Service.

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Each time an eruption occurs in the Aleutians (Alaska), the Alaska Volcano Observatory (aVO) is careful to shift the volcano alert level and the aviation color code according to the volcanic activity. Volcanoes in the Aleutians are often located on uninhabited or poorly inhabited islands, but they stand in the path of airlies metween the U.S. and Asia. Should an ash plume be emeitted by one of these volcanoes, it could put the pilots in trouble as ash can disrupt plane engines and cause a disasters. Several of thme were shortly avoided in the past. This is why volcano monitoring is very important in that part of the world. There are over 100 volcanoes in Alaska, 54 of which are considered historically active. In addition, there are numerous volcanoes that are not considered historically active, but which could erupt at some point in the future.

Ash clouds are the main hazard to air trafic. They are formed when an explosive eruption fragments magma, rapidly injecting small particles into the atmosphere, sometimes up to 10–20 km or more above the volcano within less than an hour. Ash is highly abrasive and the particles can severely damage aircraft, eroding and adhering to engine and electrical parts and abrading windows, wings, and landing gear. Electrical disturbances and gases within an ash cloud may impair the aircraft’s ability to transmit messages and cause respiratory problems for those on board. Many visitors to Alaska arrive via small aircraft that typically travel at altitudes where volcanic ash is most likely to be present (3–6 km above sea level).
Multiple historical eruptions of volcanoes have produced ash clouds and resulted in ashfall that affected and sometimes continue to affect large areas beyond their boundaries. Ash from the 1912 eruption of Novarupta-Katmai, which was the most voluminous of the twentieth century, poses an ongoing seasonal hazard due to resuspension during very high winds and dry conditions.

The 1931 eruption of Aniakchak volcano resulted in millimeters of ashfall as far as Kodiak Island.

During the 1989-1990 eruption of Redoubt, multiple jetliners encountered the ash cloud, in one case as far away as Texas. A 747-400 jet aircraft inadvertently flew through the 1989-1990 Redoubt ash cloud near Anchorage and temporarily lost power in all four engines. Although the plane landed safely, it incurred 80 million dollars in damages. This event led to the expansion of AVO and remains an important example of the need for vigorous volcano monitoring and hazard communication.

Proximal volcanic hazards are less likeky to disturb air trafic. They include ballistics, lahars, pyroclastic flows, lava flows and domes, rockfalls, landslides, debris avalanches, and volcanic gases. However, it should be noted that ashfall on the runw ays in an airport may lead to dealys or even cancellations of the flights.

The latest news about active volcanoes in Alaska concern Atka Volcano and Mount Spurr.

A small, short-lived explosion was detected at the Atka volcanic complex on April 25 2025 in local infrasound and seismic data which indicates the explosion originated from the summit crater of Korovin, one of several volcanoes within the Atka volcanic complex. As a consequence, the Aviation Color Code was raised to YELLOW and the Volcano Alert Level to ADVISORY.

Shallow seismic activity underneath Mount Spurr remains elevated, though it has declined slightly over the past month. Ground deformation has also slowed over the past three weeks. Satellites have not detected SO2 from Mount Spurr since April 3 2025, most likely due to cloudy weather.

Based on the recent modest changes in monitoring data and the inability to measure gas for the last month, the outcome of the current unrest is less certain. Overall, the likelihood of an eruption has decreased from March, but the volcano remains at an elevated level of unrest and an explosive eruption like those that occurred in 1953 and 1992 is still possible.

Source : Alaska Volcano Observatory, National park Service.