La fonte des glaciers chinois (2ème partie) // The melting of Chinese Glaciers (part 2)

Un article du Courrier de l’UNESCO confirme que, dans sa course contre la fonte des glaciers, la Chine a mis au point des solutions créatives telles que des couvertures de nanomatériaux et des systèmes de neige artificielle pour ralentir le processus, et que ces solutions donnent des résultats prometteurs.
L’utilisation de telles techniques pour préserver les calottes glaciaires n’est pas nouvelle. Depuis le début du 21ème siècle, un nombre croissant de pays, dont l’Autriche, la France, l’Allemagne, l’Italie et la Suisse, ont commencé à protéger les glaciers en les recouvrant de géotextiles. Ces revêtements visent à augmenter l’albédo et à réduire l’absorption du rayonnement solaire, ralentissant ainsi la fonte des glaciers.

Couverture géotextile sur le glacier du Rhône en Suisse (Photo : C. Grandpey)

La Chine a adopté cette méthode et a mené une série d’expériences sur plusieurs glaciers. Des progrès prometteurs ont été réalisés. À 4 830 mètres d’altitude, sur le glacier Dagu, une zone d’essai de 500 mètres carrés a été sélectionnée et recouverte de géotextiles spécialement conçus. Au final, la fonte du glacier a été réduite d’environ 34 % entre août 2020 et octobre 2021.

 

Vue du glacier Dagu (Crédit photo : The Hindustan Times)

Parallèlement, des nanomatériaux plus performants ont été utilisés pour recouvrir une partie de la surface du glacier Ürümqi n°1, entre 3 740 et 3 990 mètres d’altitude. Cette technique permet d’« habiller » le glacier d’une couche de « protection de haute technologie », ce qui ralentit considérablement le processus de fonte, notamment pendant les saisons chaudes. Ces nanofibres, aux propriétés optiques et électriques remarquables, ont contribué à réduire la fonte du glacier jusqu’à 70 % pendant l’été. Néanmoins, des travaux supplémentaires seront nécessaires pour déterminer comment cette technique peut être étendue et rendue plus respectueuse de l’environnement. Bien qu’elle se soit avérée efficace pour ralentir le recul des glaciers, elle présente des risques environnementaux, des coûts élevés et ne peut être appliquée qu’à de petites zones.

Vue de l’expérience sur le glacier Ürümqi n°1 (Crédit photo : UNESCO)

La production de neige artificielle est une autre méthode de protection des glaciers. Elle consiste à intensifier les précipitations dans les zones montagneuses pour accroître la masse du glacier. Parallèlement, cela contribue à nettoyer la surface du glacier, ce qui améliore son albédo.
D’avril à mai 2023, un laboratoire chinois a mené une opération tridimensionnelle (générateurs de fumée, lancements de fusées et opérations aériennes) pour produire de la neige artificielle dans le bassin du glacier Bailanghe, dans les monts Qilian. À l’issue de l’opération, des chercheurs chinois ont développé un algorithme innovant qui améliore les méthodes d’évaluation traditionnelles. Les résultats ont montré que la production de neige a contribué à un gain de 5,9 % de la masse du glacier et a permis de réduire sa fonte en augmentant l’albédo de surface au cours des 1 à 2 jours suivants.

Production de neige artificielle pendant les Jeux d’Hiver de Sotchi (Crédit photo: presse chinoise)

Le rétrécissement rapide des glaciers est principalement dû au réchauffement climatique provoqué par les émissions de gaz à effet de serre d’origine humaine depuis la révolution industrielle. En conséquence, pour freiner efficacement ce processus, il est nécessaire de réduire les émissions de gaz à effet de serre à l’échelle mondiale. Les émissions de poussière et de carbone noir issues des activités humaines devraient être réduites à l’échelle régionale car ces particules, en absorbant la lumière, accélèrent la fonte de la glace et de la neige en réduisant l’albédo.

Noircissement du Glacier Athabasca (Canada) par les particules de carbone (Photo: C. Grandpey)

D’autres mesures peuvent contribuer à réduire rapidement la vitesse de fonte des glaciers. Les opérations d’ensemencement des nuages, qui améliorent la capacité d’un nuage à produire de la pluie ou de la neige, pourraient être renforcées dans les zones glaciaires. Les méthodes de précipitations alpines pourraient être étudiées plus en détail et des programmes d’enneigement artificiel plus systématiques pourraient être mis en œuvre dans les zones glaciaires. L’intégration de modèles de fonte des glaciers permettrait de développer un système complet d’évaluation de l’enneigement artificiel, de la fonte des glaciers et des variations du ruissellement.
L’électricité verte pourrait être utilisée plus efficacement pour produire la neige artificielle en utilisant l’eau de fonte des glaciers pour reconstituer la masse glaciaire. L’électricité verte pourrait également alimenter des pompes à eau de fonte afin de nettoyer la surface des glaciers en évacuant les particules sombres qui absorbent la lumière. Ces techniques permettent de traiter les surfaces de manière écologique, efficace et rentable. Parallèlement, les drones peuvent être utilisés pour améliorer l’approvisionnement en neige et contribuer ainsi à reconstituer les glaciers.
Source : Courrier de l’UNESCO.

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An article in the UNESCO Courier confirms that in the race to save melting glaciers, China has come up with creative solutions – such as nanomaterial blankets and artificial snow systems – to slow the melting process, and they are yielding promising results.

The use of such techniques to preserve ice sheets is not new. Since the early 21st century, an increasing number of countries, including Austria, France, Germany, Italy, and Switzerland, have started to protect glaciers by covering them with geotextiles. Such coverings aim to increase surface albedo and reduce its absorption of solar radiation, thereby slowing down glacier melting.

China has adopted the method and has conducted a series of experiments on several glaciers. Some exciting progress has been made. At 4,830 metres above sea level on the Dagu Glacier, a 500 square metre trial area was selected and covered with specially designed geotextiles. As a result, the melt rate was reduced by approximately 34 per cent between August 2020 and October 2021.

Meanwhile, more advanced nanomaterials were used to cover a section of the surface of Ürümqi Glacier No.1 between 3,740 and 3,990 metres above sea level. This technique allows the glacier to be “dressed” in a layer of “high-tech protective gear”, which significantly slows down the melting process, particularly during hot seasons. These nanofiber materials, with their remarkable optical and electrical properties, have helped reduce the melting rate by as much as 70 per cent during the summer. Nevertheless, more work is needed to see how this technique can be expanded and made more environmentally friendly. While it has proven effective in slowing down glacier retreat, it does present environmental risks, high costs, and can only be applied to small areas.

Making artificial snow is another glacier protection method. It works by increasing precipitation in mountainous areas to supply more mass to the glacier. At the same time, it helps to clean the glacier surface, enhancing its albedo.

From April to May 2023, a Chinese laboratoryconducted a three-dimensional operation (smoke generators, rocket launches, and aircraft operations) to make artificial snow in the Bailanghe Glacier basin in the Qilian Mountains. After completing the operation, Chinese researchers developed an innovative algorithm that improves traditional evaluation methods. The results showed that the operation of making snow contributed to a 5.9 per cent gain in glacier mass, and helped reduce glacier melt by increasing surface albedo over the following 1-2 days.

The rapid shrinking of glaciers is mostly driven by global warming due to human-related greenhouse gas emissions since the industrial revolution. So, to effectively curb the process, greenhouse gas emissions must be reduced on a global scale. Dust and black carbon emitted by human activities should be decreased at the regional level, because these light-absorbing particles can accelerate the melting of ice and snow by reducing albedo.

Glacier Chine

Glacier Laohugou No. 12 dans les Qilian mountains de la province de Gansu (Crédit photo : Wikipedia)

Other measures can help to rapidly reduce the rate of glacier melt. Cloud seeding operations, which improve a cloud’s ability to produce rain or snow, could be strengthened in glacier basins. Alpine precipitation methods could be further investigated, and more systematic artificial snowing programs implemented in glacier areas. By integrating glacier melt models, a comprehensive system that assesses artificial snowing, glacier melting, and runoff changes can be developed.

Green electricity could be used more effectively to power the artificial snowmaking using glacier meltwater to reconstitute glacier mass. Green electricity can also drive meltwater pumps to clean glacier surfaces by flushing light-absorbing particles away. These techniques allow surfaces to be supplied and treated in a green, efficient, and cost-effective manner. Meanwhile, drones can enhance snow supply and replenish glaciers.

Source : UNESCO Courier.

Éruption en Islande ! // Eruption in Iceland !

1er avril 2025, 9heures (heure locale) : Une crise sismique importante est en cours sur la péninsule de Reykjanes. Plus de 200 séismes ont été enregistrés depuis le début de l’intrusion magmatique à 6h30 le 1er avril 2025. Le Met Office indique que l’activité sismique se produit à la fois plus au nord et plus au sud que précédemment, mais les séismes se situent toujours à une profondeur considérable, ce qui signifie que le magma n’est actuellement pas proche de la surface. La plupart des séismes ont atteint une magnitude de M3,0 ou plus. Un séisme de magnitude M4,0 a été ressenti dans la région de la capitale. Grindavik et le Blue Lagoon ont été évacués. Les secousses sont ressenties à Grindavík où des signes de déformation du sol sont également visibles, ce qui fait craindre que des mouvements de faille se produisent à l’intérieur de la ville proprement dite.

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L’éruption tant attendue vient de débuter en Islande !

Au vu des webcams, la lave a percé la surface vers 9h40 (heure locale) dans le secteur du Mt Thorbjöm. D’après le Met Office, la fissure mesure actuellement environ 500 mètres de long et a franchi la digue de protection au nord de Grindavík. Elle continue de s’agrandir et il n’est pas exclu qu’elle continue de s’ouvrir plus au sud.

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12 heures (heure locale) : La fissure s’est étirée vers le sud. Une nouvelle fissure éruptive s’est ouverte à quelques centaines de mètres à l’intérieur des digues de protection au nord de Grindavík, entre les digues et la ville elle-même. Pour l’instant, l’éruption est moins forte que prévu par les volcanologues islandais. L’activité sismique se poursuit à l’extrémité sud de l’intrusion magmatique et également au nord de Stóra-Skógfell.
Source : Met Office.

 

Extrémité sud de la fissure éruptive (image webcam)

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16h00 (heure locale) : Les webcams montrent que l’activité éruptive le long de la fissure ouverte ce matin a considérablement diminué. L’activité sismique continue, mais se concentre principalement dans les parties nord et sud de l’intrusion magmatique. Les mesures de déformation montrent toujours un mouvement vers le nord-est, ce qui montre que le magma continue de s’écouler dans le dyke. L’intrusion s’étend désormais sur plus de 3 km vers le nord-est par rapport aux précédentes éruptions. Les données de déformation montrent également un déplacement continu vers le nord-est.
La fissure éruptive présente actuellement une longueur d’environ 1 200 mètres et continue de s’étirer vers le sud. Une conduite d’eau chaude s’est rompue dans la partie nord de Grindavík, ce qui confirme que d’importants mouvements de faille se sont produits dans la ville.
Source : Met Office.

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19h00 (heure locale) : L’activité éruptive au nord de Grindavik a considérablement diminué et est à peine visible sur les webcams. Cependant, l’activité sismique se poursuit. Elle a diminué près de la partie sud du dyke, près de Grindavík, mais se poursuit avec une intensité stable à l’extrémité nord du dyke. La sismicité s’est déplacée encore plus au nord ces dernières heures. Elle s’étend désormais près de 9 km plus au nord que la fissure éruptive la plus septentrionale formée lors de l’éruption d’août 2024. Les secousses ont leurs hypocentres à des profondeurs d’environ 4 à 6 km.
Les mesures de déformation montrent que du magma continue de s’écouler dans le dyke sous la chaîne de cratères de Sundhnúkur. Avec la poursuite de l’activité sismique et de la déformation du sol, il est possible que du magma perce à nouveau la surface sur la chaîne de cratères de Sundhnúkur ou à proximité, là où l’activité est la plus concentrée.
Source : Met Office.

Carte montrant le déplacement de la sismicité vers les NE (Source: Met Office)

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April 1st, 2025 09:00 (local time) : A significant seismic crisis is underway on the Reykjanes Peninsula. Over 200 earthquakes have been recorded since the magma intrusion began at 6.30am. On April 1st, 2025. The Met Office indicates that the seismic activity is occurring both further north and further south than before, but the earthquakes are still at considerable depth, which means that magma is not currently approaching the surface.

Most of the earthquakes have been around or above magnitude M3.0. One earthquake measured magnitude M4.0 and was felt in the capital area. Grindavik and the Blue Lagoon have been evacuated. The tremors are being felt in Grindavík, where signs of ground deformation are also visible, raising fears that fault movements might occur within the city itself.

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The long awaited eruption has just started. According to the webcams, lava pierced the surface around 9:40 (local time) in the Mt  Thorbjöm area. The fissure is now about 500 meters long and has reached through the protective barrier north of Grindavík. The fissure continues to grow, and it cannot be ruled out that it may continue to open further south.

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12:00 (local time) : The fissure has extended southward. A new eruptive fissure has opened a few hundred meters inside the protective barriers north of Grindavík – between the barriers and the town itself. For the moment, the eruption is less strong than expected by Icelandic volcanologists. Seismic activity continues at the southern end of the magma intrusion and also north of Stóra-Skógfell.

Source : Met Office.

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16:00 (local time) : The webcams show that eruptive actvity along the fissure that opened thais morning has decreased considerably. Seismic activity is still ongoing but is mostly located at the northern and southern part of the dike intrusion. Deformation measurements still show continued movement to the northeast, indicating that magma is still flowing into the dyke. The intrusion now extends over 3 km further to the northeast than observed in previous eruptions.Deformation data also show continued displacement toward the northeast.

The total length of the eruptive fissure is now about 1,200 meters and continues to extend southward. A hot water pipeline has broken in the northern part of Grindavík. This confirms that significant fault movements have occurred within the town.

Source : Met Office.

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7:00 pm (local time) : Eruptive activity north of Grindavik has decreased significantly and can hardly be seen on the webcams. However, seismic activity continues. It has decreasedy near the southern part of the magma dike, close to Grindavík, but continues with a similar intensity at the northern end of the dike. It has moved even further north in recent hours. It now extends almost 9 km farther north than the northernmost eruption fissure formed during the August 2024 eruption. Earthquakes are occurring at depths of approximately 4–6 km.

Deformation measurements show that magma is still flowing into the dike beneath the Sundhnúkur crater row. As long as significant seismic activity and deformation continue, there remains a possibility that magma could reach the surface again in the Sundhnúkur crater row or nearby where activity is most concentrated.

Source : Met Office.

La fonte des glaciers chinois (1ère partie) // The melting of Chinese glaciers (part 1)

En lisant la presse internationale, nous apprenons que la superficie des glaciers chinois a diminué de 26 % depuis 1960 en raison de l’accélération du réchauffement climatique. 7 000 petits glaciers ont disparu et le recul des glaciers de plus grande taille s’est intensifié ces dernières années.
Les glaciers disparaissent de plus en plus vite dans le monde. Selon un rapport de l’UNESCO, la plus grande perte de masse glaciaire jamais enregistrée a eu lieu ces trois dernières années. Alors que les importants châteaux d’eau que constituent les glaciers continuent de se réduire comme peau de chagrin, la diminution de la disponibilité en eau douce conduira inévitablement à une plus grande concurrence et à des conflits autour des ressources en eau. Le recul des glaciers présente donc de nouveaux risques de catastrophe sociale et humanitaire.
Les glaciers chinois sont situés principalement à l’ouest et au nord du pays, dans les régions du Tibet et du Xinjiang, ainsi que dans les provinces du Sichuan, du Yunnan, du Gansu et du Qinghai.
Les données publiées le 21 mars 2025 sur le site web de l’Institut d’éco-environnement et des ressources du Nord-Ouest de l’Académie chinoise des sciences montrent que la superficie totale des glaciers chinois est d’environ 46 000 kilomètres carrés, avec environ 69 000 glaciers en 2020. En comparaison, la Chine comptait environ 59 000 kilomètres carrés de zones glaciaires entre 1960 et 1980.
Pour sauver ses glaciers, la Chine a recours à des technologies telles que des couvertures de neige et des systèmes d’enneigement artificiel pour retarder le processus de fonte. Ce sera l’objet de la 2ème partie.
Source : Médias internationaux.

 

Zone glaciaire sur le Plateau tibétain vue depuis l’espace (satellite Terra de la NASA)

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Reading the international press, we learn that China’s glacier area has shrunk by 26% since 1960 due to rapid global warming, with 7,000 small glaciers disappearing completely and glacial retreat intensifying in recent years.

Glaciers around the globe are disappearing faster than ever, with the largest glacial mass loss on record taking place in the last three years, according to a UNESCO report. As the important water towers continue to shrink, less availability of freshwater is expected to contribute to greater competition for water resources, environmental groups have warned. Glacier retreat also poses new disaster risks, whether social or humanitarian. .

China’s glaciers are located mainly in the west and north of the country, in the regions of Tibet and Xinjiang, and the provinces of Sichuan, Yunnan, Gansu and Qinghai.

Data published on March 21 2025 on the website of the Northwest Institute of Eco-Environment and Resources of the Chinese Academy of Sciences, showed that China’s total glacier area was around 46,000 square kilometres, with around 69,000 glaciers in 2020. This compares to around 59,000 square kilometres of glacial areas in China between 1960 and 1980.

To save its melting glaciers, China has used technology including snow blankets and artificial snow systems, to delay the melting process. This will be developed in the second part

Source : International news media.

Dernières nouvelles du Kilauea (Hawaï) // Latest news of Kilauea Volcano (Hawaii)

Dans sa dernière mise à jour (30 mars 2025), le HVO indique qu’après la fin de l’épisode 15 le 26 mars, quelques points d’incandescence restent visibles la nuit sur les cônes qui abritent les bouches éruptives et sur les coulées de lave sur le plancher de l’Halema’uma’u.

Suite à l’Épisode 15, la morphologie des bouches éruptives s’est modifiée. Si la bouche sud a tout d’abord conservé une légère incandescence nocturne après l’épisode 15, les bouches nord et sud ne présentent plus de lueur nocturne. Les scientifiques du HVO ont d’abord pensé que l’absence de lueur à la bouche nord était due à un blocage par des matériaux accumulés dans l’orifice. L’absence de lueur à la cheminée sud est peut-être, là aussi, due à un blocage par une accumulation de matériaux, ou que le magma dans le conduit d’alimentation ne s’élève pas aussi haut qu’avant. D’une manière générale, la lueur émise par les bouches nord et sud est nettement inférieure à celle observée après les épisodes précédents.

La pause actuelle a tout d’abord suivi le même schéma de ré-inflation que les précédentes, mais l’inflation sommitale a ralenti au cours de la journée du 29 mars. D’autres observations indiquent des différences. La brève augmentation de petits séismes juste après l’épisode 15, la baisse significative du tremor et l’absence de lueur au niveau des bouches éruptives pourraient indiquer que celles-ci sont obstruées ou que le magma n’est plus aussi proche de la surface.
Le HVO ajoute que le ralentissement de l »inflation sommitale pourrait indiquer que l’accumulation de magma a également ralenti par rapport aux événements précédents. Si on laisse de côté les derniers changements observés dans les données de surveillance, l’inflation actuelle pourrait indiquer qu’un nouvel épisode va commencer entre le 1er et le 3 avril, ou plus tard. Cependant, si les différences observées dans les données de surveillance indiquent des changements significatifs dans le système d’alimentation magmatique, la fenêtre de redémarrage de l’éruption pourrait être retardée, ou bien l’éruption pourrait prendre fin.

Image webcam du cratère de l’Halema’uma’u le 30 mars 2025

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In its latest update (March 30th, 2025), Hvo indicates that after the end of Episode 15 on March 26th, a few incandescent spots are still visible at night on the cones that host the eruptive vents and on the lava flows close to the vents.

The condition of the vents after episode 15 appears substantially different than after the previous eruptive episodes. Though the south vent had initially maintained a small amount of nighttime glow after episode 15, both the north and south vents do not show any more glow at night. The lack of glow at the north vent had previously been interpreted as a result of episode 15 eruptive material blocking that vent. The lack of glow at south vent may mean it too is now blocked by material slumping into the vent, or that magma within the conduit is no longer as shallow as it had been. Overall, vent glow is substantially less than following previous episodes.

The current pause initially followed the same pattern of reinflation as other pauses, but summit inflation has slowed over the past day. Additionally, other observations have indicated some differences with this pause. The short increase in small earthquakes immediately following episode 15, the significant drop in tremor, and the lack of glow at the vents may indicate that the vents are blocked or that magma is no longer very shallow in the conduit system.

HVO adds that the slowed rate of inflation of the summit may indicate that magma replenishment has also slowed compared to other pauses. If the pattern of episodes continues irrespective of recent observed changes in monitoring data, the current rates of inflation indicate that a new episode could begin mid-week, between April 1st and April 3rd, or later. However, if observed differences in monitoring data are indicative of significant changes to the conduit or magma plumbing system, the eruption re-start window could be delayed, or the eruption could end.