Les volcans à Angoulème (Charente) le 13 mars 2024 !

Je présenterai ma conférence « Volcans et Risques volcaniques »  à ANGOULÈME le Mercredi 13 mars 2024 à 14h30 – 14 rue Marcel Paul, dans le cadre de l’Université du Temps Libre.

Séismes et volcans sont souvent associés dans la pensée populaire. Il est malheureusement impossible de prévoir les tremblements de terre. Le but de la conférence « Volcans et Risques volcaniques  » est de faire le point sur la situation en volcanologie. Les statistiques montrent que les volcans ont souvent été meurtriers dans le passé. Les techniques modernes permettent-elles d’en savoir plus sur les humeurs des monstres de feu? Sommes nous capables aujourd’hui d’éviter que les volcans tuent? Ce sont quelques unes des questions auxquelles j’essaye de répondre.
La conférence s’accompagne d’un diaporama en fondu-enchaîné sonorisé intitulé « L’Etna, de glace et de feu« .

Le dernier ouvrage « Histoires de Volcans – Chroniques d’éruptions » sera proposé à l’issue de la séance.

Prochaine conférence le 19 mars à PÉRIGUEUX avec un voyage en Campanie (Vésuve, Champs Phlégréens, Herculanum et Pompéi).

 

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde :

L’éruption effusive continue sur l’île Fernandina (Galapagos/Équateur), avec plusieurs coulées de lave sur le versant SSE du volcan. Des observations par les gardes du parc les 4 et 5 mars 2024 ont révélé que l’activité avait diminué et que les coulées de lave n’avaient que légèrement avancé. Les données satellitaires ont indiqué que les émissions de SO2 continuaient à diminuer et étaient d’environ 2 228 t/jour le 5 mars. Les panaches de gaz s’élèvent de 370 à 970 m au-dessus du sommet. Des centaines d’anomalies thermiques ont continué d’être détectées les 5 et 6 mars, parfois élevées à très élevées. Les coulées de lave ont parcouru jusqu’à 7,9 km sur la base de données satellitaires et de cartes.
L’éruption fait suite à une forte sismicité dans la seconde moitié de l’année 2023, avec une déformation du sol qui a atteint 80 cm.
L’éruption actuelle pourrait être plus importante que celles observées en 2017 (VEI 2), 2018 (VEI 1) et 2020 (VEI 0).
Bien que certains rapports indiquent qu’une ou plusieurs coulées de lave ont atteint l’océan, il ne semble pas que cela soit exact, ou que les entrées en mer sont de très faible ampleur.
Source : Instituto Geofisico.

Crédit photo: Parc national des Galapagos

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Après le raté du 2 mars 2024, une éruption est toujours prévue à court terme sur la péninsule de Reykjanes (Islande). Le magma continue de s’accumuler sous le secteur de Svartsengi et les volcanologues locaux pensent qu’une éruption pourrait se produire entre le mont Stóra-Skógfell et le mont Hagafell. La ville de Grindavik et le Blue Lagoon ont été évacués lors de l’alerte du 2 mars, mais ce dernier a rouvert quelques heures plus tard. Le Met Office ne cesse de mettre en garde qu’une éruption pourrait commencer avec un préavis très court, de seulement 30 minutes.
Source : Met Office.

La centrale de Svartsengi reste sous la menace de la lave (Crédit photo: Iceland Monitor)

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L’éruption du Lewotolok (Île de Lembata / Indonésie) se poursuit. Les panaches de cendres continuent de s’élever jusqu’à 900 m au-dessus du sommet. La coulée de lave sur le flanc SE est longue de 2 km et celle sur le flanc S atteint 600 m. Leurs fronts n’avancent pas, bien que l’émission de lave continue à la source ; lde nouvelles coulées ont peut-être recouvert les plus anciennes. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4) et le public est prié de rester à 2 km de la bouche active et à 3 km de celles sur les flancs S et SE. Selon un article de presse, il a été demandé aux habitants de conduire leur bétail dans les villages.

Toujours en Indonésie, l’Ibu (Halmahera) continue d’être actif avec des panaches de cendres qui s’élèvent de 200 à 1 500 m au-dessus du sommet. Des retombées ont été signalées dans les zones habitées à l’ouest le 2 mars. Le niveau d’alerte reste à 2 sur une échelle de 1 à 4,

L’activité éruptive se poursuit sur le Marapi (Sumatra/Indonésie) avec des panaches de cendres qui s’élèvent de 200 à 500 m au-dessus du sommet. On observe encore de l’incandescence au niveau du cratère certaines nuits. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4) et le public est prié de rester à 4,5 km du cratère actif.
Source : CVGHM.

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L’activité éruptive se poursuit dans le cratère Minamidake du Sakurajima (Japon) avec une incandescence observée la nuit dans le cratère. Les événements éruptifs génèrent des panaches de cendres qui s’élèvent généralement à 1 km au-dessus du cratère. Une explosion le 2 mars 2024 a éjecté de gros blocs à 300-500 m de distance. Une autre explosion, le 3 mars, a éjecté d’autres blocs à 600-900 m de la bouche active. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 5) et le public est prié de rester à 2 km des deux cratères actifs.

Source : JMA.

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Une lente émission de lave se poursuit probablement dans le cratère sommital du Great Sitkin (Aléoutiennes / Alaska). Quelques petits séismes d’origine volcanique sont enregistrés quotidiennement par le réseau sismique. La plupart du temps, les nuages masquent en partie les images fournies par les satellites et celles des webcams. Le niveau d’alerte volcanique reste à Watch – Vigilance – le troisième niveau sur une échelle de quatre niveaux, et la couleur de l’alerte aérienne reste à Orange (niveau 3 sur une échelle de quatre couleurs).

Source : AVO.

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Il convient de noter que le 5 mars 2024, le PHIVOLCS a abaissé le niveau d’alerte du Mayon (Philippines) à 1, sur une échelle de 0 à 5. En effet, l’activité a régulièrement diminué au cours des deux derniers mois. Les données montrent que le volcan reste globalement en phase d’inflation, bien qu’une déflation ait été détectée sur certaines parties des flancs nord et sud. L’incandescence au sommet est faible et visible uniquement à l’aide d’un téléobjectif. Malgré la diminution de l’activité, la population est priée de rester à l’écart de la zone de danger permanent d’un rayon de 6 km.

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Au Kamtchatka, la couleur de l’alerte aérienne reste à Orange pour l’Ebeko et le Sheveluch. Elle reste en Jaune pour le Bezymianny.
Source : KVERT.

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans.
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world :

The effusive eruption at Fernandina volcano (Galapagos / Ecuador) continues, with several lava flows on the SSE slope of the volcano.Observations by park rangers on March 4th and 5th, 2024 indicated that activity had decreased and the lava flows had only advanced slightly. Satellite data indicated that SO2 emissions continued to decline and were about 2,228 t/day on March 5th. Gas plumes rose 370-970 m above the summit. Hundreds of thermal anomalies continued to be detected during 5-6 March with a few being characterized as high to very high. The lava flows had traveled as far as 7.9 km based on satellite data and maps.

The eruption follows increased seismicity detected in the latter half of 2023, culminating in 80 cm ground deformation.

Data suggests it is likely that the current eruption will be larger than those observed in 2017 (VEI 2), 2018 (VEI 1), and 2020 (VEI 0).

While some reports mentioned one or more lava flows reached the ocean, it does not seem they were correct or were very small.

Source : Instituto Geofisico.

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After the failure of March 2nd, 2024, an eruption is still predicted in the short term on the Reykjanes Peninsula (Iceland). Magma accumulation is still observed in the Svartsengi area and local volcanologists think an eruption might occur between Mt. Stóra-Skógfell and Mt. Hagafell. The town of Grindavik and the Blue Lagoon were evacuated during the alert of March 2nd, but the latter reopened a few hours later. The Met Office keeps warning that an eruption might start with very short notice, as little as 30 minutes.

Source : Met Office.

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The eruption of Lewotolok (Lembata Island / Indonesia) continues. Ash plumes keep rising as high as 900 m above the summit. The lava flow on the SE flank is 2 km long and the flow on the S flank 600 m long. Their fronts do not advance, though lava effusion continues ; new flows possibly overlapped the older flows. The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4) and the public is asked to stay 2 km away from the active vent and 3 km from the vent on the S and SE flank. According to a news article residents were asked to bring their livestock into the villages.

Still in Indonesia, Ibu (Halmahera) continues to erupt with ash plumes that rise 200-1,500 m above the summit. Ashfall was reported in residential areas to the west on 2 March. The Alert Level remains at 2 on a four-level scale,

Eruptive activity continues at Marapi (Sumatra / Indonesia) with ash plumes that rise 200-500 m above the summit. Crater incandescence can still ne observed some nights. The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4), and the public is asked to stay 4.5 km away from the active crater.

Source : CVGHM.

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Eruptive activity continues at Minamidake Crater of Sakurajima (Japan) with nighttime crater incandescence. Eruptive events generate ash plumes that usually rise 1 km above the crater. An explosion on 2 March 2024 ejected large blocks 300-500 m from the active vent. Another explosion on 3 March ejected more blocks 600-900 m from the vent. The Alert Level remains at 3 (on a 5-level scale), and the public is asked to stay 2 km away from the two active craters.

Source : JMA.

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Slow lava effusion likely continues in Great Sitkin’s summit crater (Aleutians / Alaska). A few small daily volcanic earthquakes are recorded by the seismic network on most days. Most of the time, clouds partly obscure satellite and webcam views. The Volcano Alert Level remains at Watch (the third level on a four-level scale) and the Aviation Color Code remains at Orange (level 3 on a four-color scale).

Source : AVO.

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It should be notes that on 5 March 2024, PHIVOLCS lowered the Alert Level for Mayon (Philippines) to 1 (on a 0-5 scale )as activity levels had steadily declined over the past two months. Data show that the volcano remains inflated overall, though deflation is detected on some parts of the north and south flanks. Incandescence at the summit is weak and only visible with the aid of a telescope. Despite the decrease in activity, residents are asked to stay away from the 6-km-radius Permanent Danger Zone.

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In Kamchatka, the aviation color code is kepet at Orange for Ebeko and Sheveluch. It remains at Yellow for Bezymianny.

Source : KVERT.

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Activity remains globally stable on other volcanoes.

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Interférogramme d’une intrusion magmatique // Interferogram of a magma intrusion

Du 31 janvier au 3 février 2024, une intrusion magmatique sur le flanc du Kilauea, au sud-ouest de la caldeira sommitale, a attiré l’attention du HVO. Des centaines de séismes ont annoncé l’arrivée d’un nouveau magma. L’intensité de l’activité sismique était semblable à celle qui a précédé les récentes éruptions sommitales du Kilauea,. En conséquence, le HVO à fait passer le niveau d’alerte volcanique et la couleur de l’alerte aérienne respectivement à Watch (Vigilance ) et à la couleur Orange. Après la diminution de l’activité sismique le 3 février, les niveaux d’alerte sont revenus à Advisory (surveillance conseillée) et à la couleur Jaune.
Outre la forte sismicité, une déformation significative a également été enregistrée lors de l’intrusion. Un interférogramme fourni par l’Agence spatiale italienne COSMO-SkyMed satellite a confirmé que la dernière intrusion était plus importante que les précédentes en octobre 2023 ou août 2021. Le modèle de déformation de l’interférogramme était celui d’une intrusion « classique » avec ouverture d’un dyke.
La morphologie du corps magmatique qui ouvre le dyke affecte le modèle de déformation du sol. Par exemple, une chambre magmatique sphérique provoque un mouvement vers l’extérieur et un soulèvement lorsqu’elle est en phase d’inflation. Le schéma de déformation provoqué par l’ouverture d’un dyke est complexe et consiste en un mouvement vers l’extérieur et vers le haut, tout en s’éloignant des côtés du dyke.
La visualisation de l’ouverture de dyke dans un interférogramme est compliquée à cause de la manière dont les interférogrammes enregistrent le mouvement du sol. Les franges (qui représentent un cycle arc-en-ciel) dans un interférogramme correspondent au mouvement entre le sol et le satellite (changement de portée) dans la « direction de visée » de l’instrument radar. Pour le satellite COSMO-SkyMed, une frange équivaut à 1,5 cm de changement de portée. Le satellite ne vise pas le sol à la verticale; au lieu de cela, il envoie les impulsions radar avec un angle d’environ 40 degrés par rapport à la verticale. Cela signifie que les mouvements horizontaux et verticaux se mélangent pour créer un « changement de plage ».
Dans l’interférogramme du 31 janvier au 1er février, les mouvements vers l’extérieur et vers le haut en direction du sud-est s’additionnent pour créer des franges denses. Les mouvements vers l’extérieur et vers le haut en direction du nord-ouest s’annulent quelque peu et donnent naissance à des franges moins denses. En effet, le mouvement vers le nord-ouest augmente le changement de portée, mais le mouvement vers le haut le diminue.
Si l’on regarde attentivement, les franges au sud-est progressent du rose au jaune puis au bleu, à mesure que l’on s’éloigne de la « cible » centrale. Les franges du côté nord-ouest progressent du bleu au jaune puis au rose, en s’éloignant de la cible dans cette zone. Cela signifie que le changement de portée augmente dans ce quadrant.
Entre les lobes colorés du sud-est et du nord-ouest, se trouve au milieu une zone de franges denses et discontinues. Il s’agit de la portion de terrain qui s’est affaissée au-dessus du dyke. C’est aussi une zone avec de nombreuses fissures en surface, c’est pourquoi il y a parfois un fort décalage dans les motifs des franges.
Pour un géophysicien, il s’agit un bel interférogramme. Non seulement à cause des motifs intéressants des franges arc-en-ciel, mais aussi parce que cela illustre parfaitement la manière dont les interférogrammes capturent le mouvement du sol via un changement de portée. C’est également une illustration classique de la déformation provoquée par l’intrusion d’un dyke, l’un des principaux processus liés à la migration du magma dans les volcans du monde entier.
Source : USGS HVO.

Interférogramme formé à partir des données collectées par l’agence spatiale COSMO-SkyMed satellite entre le 31 janvier à 18 heures et le 1er février à la même heure. Les franges colorées indiquent des zones de déformation du sol, avec un plus grand nombre de franges pour une zone de grande déformation. Chaque cycle de couleur représente 1,5 cm de mouvement du sol en approche ou en éloignement du satellite. En plus du modèle d’ouverture des dykes décrit dans le texte ci-dessus, cet interférogramme montre que le sommet du Kilauea s’est affaissé lorsque du magma a été envoyé dans l’intrusion.

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Autre nterférogramme fourni pat COSMO-SkyMed (CSK) et couvrant, en Islande, la période du 3 au 11 novembre 2023. Il montre le champ de déformation lié à l’intrusion d’un dyke dans l’après-midi du 10 novembre au sein du système volcanique Reykjanes-Svartsengi. (Source: IMO).

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From January 31st to February 3rd, 2024, a magma intrusion into Kilauea’s flank, southwest of the summit caldera, was the focus of attention at the Hawaiian Volcano Observatory (HVO). Hundreds of earthquakes announced the influx of new magma. The intensity of the seismic activity was similar to what preceded recent summit eruptions at Kilauea, prompting HVO staff to raise the volcano alert level and the aviation color code to Watch and Orange, respectively. After seismic activity decreased on February 3rd, the alert level was returned to Advisory/Yellow.

In addition to the large number of earthquakes, high rates of deformation were also recorded during the intrusion.

An interferogram acquired from the Italian Space Agency’s COSMO-SkyMed satellite confirmed that the recent intrusion was larger than previous ones in October 2023 or August 2021. The pattern of deformation in the interferogram had a “classic” dike-opening intrusion pattern.

The shape of the opening magma body affects what the pattern of ground deformation will be. For example, a spherical magma chamber will cause outward motion and uplift when it inflates. The deformation pattern from dike-opening is complicated and consists of outward and upward motion away from the broad sides of the dike.

Seeing a dike-opening pattern in an interferogram is made even more complicated by how interferograms record ground motion. The fringes (one rainbow cycle) in an interferogram represent motion between the ground and satellite (range change) in the “look direction” of the radar instrument. For the COSMO-SkyMed satellite, one fringe equals 0.6 of an inch of range change. The satellite does not look straight down at the ground; instead, it sends the radar pulses out at an angle about 40 degrees off-vertical.

This means that horizontal and vertical motion get mixed together to create “range change.”

In the January 31st to February 1st interferogram, outward and upward motion to the southeast add together to create dense fringes. However, outward and upward motion to the northwest cancel each other out somewhat and result in fewer fringes. This is because motion to the northwest increases range change, but upward motion decreases it.

If one looks carefully, the fringes to the southeast progress from pink to yellow to blue, as one proceeds away from the central “bullseye.” The fringes on the northwest side progress from blue to yellow to pink, away from the bullseye in that area. This means that range change is increasing in that quadrant.

In between the colorful lobes to the southeast and northwest, there is an area of dense and discontinuous fringes in the middle. This is the portion of ground that subsided above the dike. It’s also an area with lots of surface cracks, which is why there is sometimes a sharp offset in the fringe patterns.

To a geophysicist, this is a beautiful interferogram. Not just because of the interesting patterns of the rainbow fringes, but because it beautifully illustrates the unique way that interferograms capture ground motion via range change. It’s also a textbook illustration of deformation from a dike intrusion, one of the fundamental processes for magma migration at volcanoes around the world.

Source : USGS HVO.

Le verdissement du Groenland // The greening of Greenland

Avec l’accélération du réchauffement climatique dans l’Arctique, les calottes glaciaires et les glaciers fondent, contribuant ainsi à l’élévation du niveau de la mer dans le monde.

Photo: C. Grandpey

Selon une étude publiée le 14 février 2024, la superficie abandonnée par la glace au Groenland au cours des trois dernières décennies est environ 36 fois plus grande que la ville de New York. Cette surface laisse désormais la place aux zones humides et aux arbustes.
La surface recouverte par la végétation au Groenland a doublé entre le milieu des années 1980 et le milieu des années 2010. De vastes zones du pays autrefois couvertes de glace et de neige ont été transformées en roches arides, en zones humides ou en zones arbustives. À elles seules, les zones humides ont quadruplé au cours de cette période.

 

Vue du glacier Russell (ouest du Groenland). Sa fonte a permis à des praires humides et des arbustes de s’installer là où il y avait autrefois de la glace et de la neige (Crédit photo : Université de Leeds)

En analysant les images satellite, les scientifiques ont découvert que le Groenland avait perdu 28 707 kilomètres carrés de glace au cours de cette période de 30 ans. Ils ont mis en garde contre les graves conséquences de cette situation sur le changement climatique et l’élévation du niveau de la mer.

Images satellites montrant le nord-ouest du Groenland le 2 septembre 1973 (haut) et le 20 août 2022 (vas) [Source : NASA]

La hausse de la température de l’air a entraîné une perte de glace, avec dans son sillage une augmentation de la température des terres. Cela a provoqué le dégel du pergélisol et une libération du dioxyde de carbone et du méthane qui réchauffent la planète, ce qui contribue à aggraver le réchauffement climatique. Le dégel du pergélisol provoque également une instabilité des sols, ce qui pourrait avoir un impact sur les infrastructures et les bâtiments. Dans le même temps, l’eau produite par la fonte des glaces déplace les sédiments qui finissent par former des zones humides et des marais.

Immeuble sur pilotis en Sibérie pour éviter le réchauffement du permafrost (Crédit photo : Siberian Times)

Comme je l’ai déjà écrit, la fonte de la glace dans l’Arctique dans son ensemble crée une boucle de rétroaction. La neige et la glace réfléchissent généralement l’énergie du soleil dans l’espace dans le cadre d’un phénomène appelé albédo qui empêche un réchauffement excessif dans certaines parties de la Terre. Le problème, c’est que, à mesure que la glace disparaît, les zones qui s’assombrissent absorbent davantage d’énergie solaire et augmentent ainsi la température de la surface terrestre, ce qui peut entraîner une accélération de la fonte et d’autres impacts négatifs. La fonte de la glace augmente également la quantité d’eau dans les lacs, où cette dernière absorbe plus de chaleur que la neige, ce qui entraîne une hausse des températures à la surface des terres.
Le Groenland s’est réchauffé deux fois plus vite que le reste de la planète depuis les années 1970, et les auteurs de l’étude préviennent que des températures plus extrêmes sont probables dans les années à venir.
Le Groenland est la plus grande île du monde et est principalement recouvert de glace et de glaciers. Environ 57 000 personnes vivent dans ce pays, qui est autonome au sein du Royaume du Danemark. Une grande partie de la population est autochtone et de nombreuses personnes dépendent des écosystèmes naturels pour leur survie. C’est pourquoi l’écoulement de sédiments et de nutriments dans les eaux côtières est particulièrement problématique pour les communautés autochtones qui dépendent de la pêche, ainsi que pour les chasseurs qui vivent dans d’autres parties de l’île. Les changements actuels qui affectent le Groenland sont un drame, en particulier pour les populations autochtones dont les pratiques traditionnelles de chasse de subsistance dépendent de la stabilité de ces écosystèmes fragiles.
Source  : CNN News via Yahoo Actualités.

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With the acceleration of global warming in the Arctic, both the icesheets and the glaciers are melting, contributing to sea level rise around the world.

According to a study published on February 14th, 2024, the area of Greenland’s ice loss in the past three decades is roughly 36 times the size of New York City, and is rapidly giving way to wetlands and shrubs.

The amount of vegetation in Greenland doubled between the mid-1980s and mid-2010s, as vast areas of the country that were once covered in ice and snow were transformed into barren rock, wetlands or shrub area. Wetlands alone quadrupled during that period.

By analyzing satellite imagery, scientists found that Greenland had lost 28,707 square-kilometers of ice in the 30-year period. They warned of a cascade of impacts that could have serious consequences for climate change and sea level rise.

Warmer air temperatures have driven ice loss, which has in turn raised land temperatures. That has caused the thawing of permafrost, and that melt releases planet-warming carbon dioxide and methane, contributing to more global warming. The thawing of permafrost is also causing land instability, which could impact infrastructure and buildings. At the same time, water released from the melting ice is moving sediment that eventually forms wetlands and fenlands.

As I put it before, he loss of ice in the Arctic as a whole is creating a feedback loop. Snow and ice typically reflect the sun’s energy back into space in a phenomenon called albeido, preventing excessive heating in parts of the Earth. But as ice disappears, those areas that are getting darker absorb more solar energy, raising land surface temperatures, which can cause further melt and other negative impacts. Ice melt also increases the amount of water in lakes, where water absorbs more heat than snow, which increases land surface temperatures.

Greenland has been warming at twice the global mean rate since the 1970s, and the study’s authors warn that more extreme temperatures in the future are likely.

Greenland is the world’s biggest island and is mostly covered by ice and glaciers. Around 57,000 people live in the country, which is an autonomous country within the Kingdom of Denmark. Much of the population is indigenous and many people rely on natural ecosystems for their survival. This is why the flow of sediments and nutrients into coastal waters is particularly problematic for indigenous communities that rely on fishing, as well as for hunters on other parts of the island. The current changes that affect Greenland are critical, particularly for the indigenous populations whose traditional subsistence hunting practices rely on the stability of these delicate ecosystems.

Source : CNN News through Yahoo News.