Drones : De plus en plus de restrictions // UAVs : More and more restrictions

Aujourd’hui, les drones connaissent une popularité croissante, aussi bien comme simples jouets que pour des applications plus sérieuses, voire professionnelles. De nombreux reportages télévisés sont réalisés à l’aide de drones, avec de superbes résultats qui donnent envie à Monsieur tout le monde de posséder lui aussi un drone pour réaliser des images d’une aussi belle qualité. C’est là que le bât blesse car on ne peut pas faire tout et n’importe quoi avec un drone.

Comme le fait remarquer la revue « Que choisir » sur son site web, que ce soit sur les emballages ou sur les notices d’utilisation, les fabricants s’étendent rarement sur ce que l’on peut faire ou non avec un drone. Pourtant, pour des questions de sécurité et de respect de la vie privée, plusieurs règles sont à respecter. Voici une énumération des principales :

Pour des questions de sécurité évidentes, il est interdit de faire voler un drone dans les villes et les villages. Il est également interdit de le faire évoluer à proximité des aérodromes, aéroports, héliports et dans des espaces aériens spécifiquement réglementés (près des centrales nucléaires et au-dessus de terrains militaires, de monuments historiques ou encore de réserves naturelles et parcs nationaux). Des autorisations spéciales peuvent toutefois être accordées par la Direction Générale de l’Aviation Civile (DGAC).

Il est interdit de survoler des personnes afin d’éviter tout risque d’accident en cas de chute de l’appareil.

Il est interdit de voler à plus de 150 mètres du sol afin d’éviter tout risque d’insertion dans des couloirs aériens. Cette hauteur peut parfois être limitée à 100, 60, 50 voire 30 mètres.

Il est obligatoire de garder son drone à portée de vue et le pilote doit pouvoir interrompre le vol à tout moment.

Il est possible de piloter un drone hors vue en utilisant des lunettes de vol en immersion. Dans ce cas, le drone doit impérativement peser moins de 2 kilos et évoluer à moins de 50 mètres de hauteur et à une distance horizontale maximale de 200 mètres. Une seconde personne doit aussi être présente.

Il est interdit de piloter un drone depuis un véhicule en déplacement.

Les prises de vues aériennes peuvent être réalisées à l’aide d’un drone uniquement dans le cadre du loisir ou de la compétition. Il et interdit d’exploiter les photos et vidéos réalisées à l’aide d’un drone à titre commercial (article 3 de l’arrêté no 0298 du 24 décembre 2015), sans autorisation spécifique.

Conformément à la loi no 78-17 du 6 janvier 1978, toute personne filmée doit en être informée. Diffuser des images d’une personne sans son consentement n’est possible qu’à condition que ni lui ni son espace privé ne soit reconnaissable.

Depuis le 26 décembre 2018, les drones de 800 grammes et plus doivent être enregistrés par leur propriétaire sur le portail Alpha Tango. Leurs pilotes devront avoir suivi la formation en ligne gratuite dispensée sur ce même site ou une autre formation reconnue comme équivalente par la DGAC. À la fin de cette formation, les pilotes se verront remettre une attestation qu’ils devront pouvoir présenter en cas de contrôle.

Un blogonaute m’a récemment proposé de mettre en ligne une vidéo réalisée à l’aide d’un drone pendant l’éruption du Piton de la Fournaise sur l’île de la Réunion. Or, un ami qui habite l’île s’est vu refuser la diffusion d’une vidéo semblable car l’utilisation des drones est interdite dans l’Enclos dont l’accès était alors interdit pour des raisons de sécurité. J’ai expliqué au blogonaute que la diffusion d’une telle vidéo réalisée sans autorisation spéciale risquerait de mettre en difficulté le propriétaire du drone.

A toutes fins utiles, il faut savoir aussi que les drones sont interdits dans tous les parcs  nationaux aux Etats Unis. J’ai l’exemple d’un touriste qui s’est obstiné à utiliser un drone depuis la terrasse du Jaggar Museum sur le volcan Kilauea à Hawaii. Il a passé outre la demande des rangers de ne pas utiliser son appareil qui lui a été confisqué et il a dû payer une amende. La diffusion d’une vidéo réalisée à l’aide d’un drone sans autorisation spéciale dans un de ces parcs risque de mettre en difficulté le propriétaire du drone.

Certains vont me rétorquer qu’ils ont utilisé des drones sans problème en République Démocratique du Congo, en Tanzanie, en  Indonésie ou en Ethiopie. Il est possible que la loi – si elle existe – concernant l’utilisation des drones soit moins stricte dans ces pays…

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Today, Unmanned Aerial Vehicles (UAVs) or drones are becoming increasingly popular, both as simple toys and for more serious and professional applications. Many television reports are made using drones, with great results that make m   any people want to be able to shoot hjgh quality images. This is where the rub is because you can not do anything and everything with a drone.
As noted by the French magazine « Que Choisir » on its website, whether on packaging or user manuals, manufacturers rarely explain what can be done or not with a drone. However, for security and privacy reasons, several rules must be respected. Here is a list of the main ones:

For obvious security reasons, it is forbidden to fly a drone in towns and villages. It is also forbidden to make it fly near aerodromes, airports, heliports and in specifically regulated airspace (near nuclear power plants and over military grounds, historical monuments or even nature reserves and national parks). Special authorizations may, however, be granted by the General Directorate of Civil Aviation (DGAC).

It is forbidden to overfly people in order to avoid any risk of accident in case of fall of the device.

It is forbidden to fly more than 150 metres from the ground to avoid any risk of insertion in air corridors. This height can sometimes be limited to 100, 60, 50 or even 30 metres.
It is mandatory to keep your drone in sight and the pilot must be able to stop the flight at any time.

It is possible to fly a drone out of sight using immersive flight goggles. In this case, the drone must imperatively weigh less than 2 kilos and fly less than 50 metres in height and at a maximum horizontal distance of 200 metres. A second person must also be present.

It is forbidden to drive a drone from a vehicle on the move.

Aerial photography can be done using a drone only for recreation or competition. It is forbidden to exploit the photos and videos made using a drone for commercial purposes (Article 3 of Order No. 0298 of 24 December 2015), without specific authorization.

In accordance with Law No. 78-17 of 6 January 1978, every person filmed must be informed. Disseminating images of a person without his consent is possible only if neither he nor his private space is recognizable.

Since December 26th, 2018, drones of 800 grams and more must be registered by their owner on the portal Alpha Tango. Their pilots must have taken the free online training provided on the same site or another training recognized as equivalent by the DGAC. At the end of this training, pilots will be issued with a document asserting that they must be able to present in case of control.

A blogonaut recently asked me if I could release a video shot using a drone during the eruption of Piton de la Fournaise on Reunion Island. However, I had heard that a friend of mine who lives on the island had been denied the authorisation to broadcast of a similar video because the use of drones is prohibited in the Enclos, which was closed for security reasons. I explained to the blogger that the release of a video made without a special authorization could cause problems to the owner of the drone.

For all practical purposes, it should be known that drones are prohibited in all national parks in the United States. I have the example of a tourist who stubbornly used a drone from the Jaggar Museum’s terrace on Kilauea volcano in Hawaii. He ignored the rangers’ request; the device was confiscated and he had to pay a fine. Broadcasting a video made using a drone without special authorization in one of these parks may put the owner of the drone in difficulty.
Some will say that they have used drones without problems in the Democratic Republic of Congo, Tanzania, Indonesia or Ethiopia. It is possible that the law – if it exists – concerning the use of drones is less strict in these countries …

Photos: C. Grandpey

Volcans extratropicaux et refroidissement de l’atmosphère:// Extratropical volcanoes and atmospheric cooling

Selon une étude effectuée par des chercheurs de plusieurs pays et publiée dans la revue Nature Geoscience, les éruptions volcaniques extratropicales qui se produisent dans les moyennes et les hautes latitudes ont une influence beaucoup plus forte sur le climat qu’on ne le pensait auparavant. [NDLR : A noter que les chercheurs appliquent à la volcanologie l’adjectif « extratropical » qui est davantage utilisé à propos des cyclones].
Au cours des dernières décennies, des éruptions extratropicales telles que celles du Kasatochi (Alaska, 2008) et du Sarychev (Russie, 2009) ont injecté du soufre dans les basses couches de la stratosphère. L’influence climatique de ces éruptions a toutefois été faible et de courte durée.

Jusqu’à présent, la plupart des scientifiques pensaient que les éruptions extratropicales avaient des effets plus faibles que les événements tropicaux. Cependant, des chercheurs appartenant à plusieurs institutions allemande, norvégienne, britannique, suisse et américaine ne sont pas d’accord avec cette hypothèse. Ils expliquent que de nombreuses éruptions volcaniques extratropicales observées au cours des 1 250 dernières années ont provoqué un refroidissement de surface prononcé dans l’hémisphère Nord. En fait, les éruptions extratropicales ont un impact plus prononcé que les éruptions tropicales en ce qui concerne le refroidissement de l’hémisphère par rapport aux quantités de soufre émises.
Un refroidissement à grande échelle se produit lorsque les volcans injectent de grandes quantités de gaz soufrés dans la stratosphère, la couche de l’atmosphère qui commence à environ 10 à 15 km d’altitude. Une fois dans la stratosphère, les gaz soufrés génèrent des aérosols sulfuriques qui persistent pendant des mois ou des années. Ces aérosols renvoient une partie du rayonnement solaire qui ne peut plus atteindre les couches inférieures de l’atmosphère, ni la surface de la Terre.
Jusqu’à présent, on supposait que les aérosols provenant d’éruptions volcaniques sous les tropiques avaient une durée de vie stratosphérique plus longue, car ils devaient migrer vers des latitudes moyennes ou des hautes latitudes avant de pouvoir être éliminés. En conséquence, on pensait qu’ils auraient un impact plus important sur le climat. Au contraire, les aérosols provenant d’éruptions à des latitudes plus élevées étaient censés disparaître de l’atmosphère plus rapidement. Les récentes éruptions extratropicales, avec des effets minimes mais mesurables sur le climat, correspondent à cette image. Cependant, ces éruptions étaient beaucoup plus faibles que celle du Pinatubo, par exemple.
Pour quantifier l’impact sur le climat des éruptions extratropicales par rapport aux éruptions tropicales, les chercheurs ont comparé des reconstitutions avec injection de soufre stratosphérique volcanique à partir de carottes de glace, avec trois reconstitutions avec une température estivale dans l’hémisphère Nord à partir de cernes d’arbres remontant à 750 après J.C. A leur surprise, les chercheurs ont constaté que les éruptions extratropicales produisaient un refroidissement de l’hémisphère beaucoup plus important que les éruptions tropicales proportionnellement à la quantité de soufre rejeté.
Pour mieux apprécier ces résultats, les chercheurs ont simulé des éruptions volcaniques à des latitudes moyennes à élevées avec des quantités de soufre et des niveaux d’injection correspondant à l’éruption du Pinatubo. Ils ont constaté que la durée de vie des aérosols résultant de ces éruptions extratropicales n’était que légèrement inférieure à celle des éruptions tropicales. En outre, les aérosols se concentraient essentiellement dans l’hémisphère de l’éruption plutôt que sur l’ensemble du globe, ce qui renforçait l’impact climatique dans l’hémisphère où avait eu lieu l’éruption.
L’étude montre aussi l’importance de la hauteur d’injection du soufre dans la stratosphère sur l’impact des éruptions extratropicales sur le climat. Les injections dans la stratosphère extratropicale la plus basse font naître des aérosols de courte durée, tandis que les injections dont la hauteur stratosphérique est semblable à celle du Pinatubo et des autres grandes éruptions tropicales peuvent entraîner une durée de vie des aérosols plus ou moins semblable à celle des éruptions tropicales.
Les résultats de cette étude permettront aux chercheurs de mieux quantifier l’impact des éruptions volcaniques sur la variabilité climatique du passé. Cela montre également que le climat des prochaines années sera affecté par des éruptions extratropicales.
Source: The Watchers.
Référence: « Disproportionately strong climate forcing from extratropical explosive volcanic eruptions »  – Toohey, M., K. Kruger, H. Schmidt, C. Timmreck, M. Sigl, M. Stoffel, R. Wilson (2019).

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According to an international study published in Nature Geoscience, explosive extratropical volcanic eruptions taking place in mid and high latitudes, have a much stronger influence on climate than was previously thought.

In recent decades, extratropical eruptions like those of Kasatochi (Alaska, 2008) and Sarychev Peak (Russia, 2009) have injected sulphur into the lower stratosphere. The climatic influence of these eruptions has however been weak and short-lived. So far, scientists have largely assumed that extratropical eruptions lead to weaker effects than their tropical counterparts.

However, researchers from several German, Norwegian, British, Ewiss and U.S institutions now contradict this assumption. They affirm that many extratropical volcanic eruptions in the past 1,250 years have caused pronounced surface cooling over the Northern Hemisphere, and in fact, extratropical eruptions are actually more efficient than tropical eruptions in terms of the amount of hemispheric cooling in relation to the amount of emitted sulphur.

Large-scale cooling after volcanic eruptions occurs when volcanoes inject large quantities of sulphur gases into the stratosphere, the layer of the atmosphere which starts at about 10 – 15 km high. Once in the stratosphere, the sulphur gases produce a sulphuric aerosol haze that persists for months or years. The aerosols reflect a portion of incoming solar radiation, which can no longer reach the lower layers of the atmosphere and the Earth’s surface.

Until now, the assumption was that aerosols from volcanic eruptions in the tropics have a longer stratospheric lifetime because they have to migrate to mid or high latitudes before they can be removed. As a result, they would have a greater effect on the climate. On the contrary, aerosols from eruptions at higher latitudes would be removed from the atmosphere more quickly. The recent extratropical eruptions, which had minimal but measurable effects on the climate, fit this picture. However, these eruptions were much weaker than that of Pinatubo, for instance.

To quantify the climate impact of extratropical vs. tropical eruptions, the researchers compared new long-term reconstructions of volcanic stratospheric sulphur injection from ice cores with three reconstructions of Northern Hemisphere summer temperature from tree rings extending back to 750 CE. Surprisingly, the authors found that extratropical explosive eruptions produced much stronger hemispheric cooling in proportion to their estimated sulphur release than tropical eruptions.

To help understand these results, the researchers performed simulations of volcanic eruptions in the mid to high latitudes with sulphur amounts and injection heights equal to that of Pinatubo. They found that the lifetime of the aerosol from these extratropical explosive eruptions was only marginally smaller than for tropical eruptions. Furthermore, the aerosol was mostly contained within the hemisphere of eruption rather than globally, which enhanced the climate impact within the hemisphere of eruption.

The study goes on to show the importance of injection height within the stratosphere on the climate impact of extratropical eruptions. Injections into the lowermost extratropical stratosphere lead to short-lived aerosol, while those with stratospheric heights similar to Pinatubo and the other large tropical eruptions can lead to aerosol lifetimes roughly similar to the tropical eruptions.

The results of this study will help researchers better quantify the degree to which volcanic eruptions have impacted past climate variability. It also suggests that future climate will be affected by explosive extratropical eruptions.

Source : The Watchers.

Reference: « Disproportionately strong climate forcing from extratropical explosive volcanic eruptions » – Toohey, M., K. Kruger, H. Schmidt, C. Timmreck, M. Sigl, M. Stoffel, R. Wilson (2019).

L’éruption du Pinatubo en 1991 et les aérosols qu’elle a générés servent de référence sur l’impact des éruptions volcaniques sur le climat (Crédit photo: Wikipedia)

La fonte du Glacier Grey (Patagonie / Chili) // The melting of Grey Glacier (Patagonia / Chile)

Les glaciers qui terminent leur course dans la mer ou dans un lac ont une aptitude à donner naissance à des icebergs, phénomène appelé vêlage. En Islande, le Vatnajökull fait partie de ces glaciers et le Jokulsarlon est l’une des attractions touristiques les plus populaires du pays.

En Amérique du Sud, dans la Patagonie chilienne, le Glacier Grey libère lui aussi de temps en temps des icebergs dans le lac du même nom. Il présente une superficie de 270 km2, dans la partie ouest du parc national de Torres del Paine, une importante attraction touristique. C’est l’un des 24.100 glaciers du Chili.

On a noté ces derniers temps une accélération du phénomène, de toute évidence sous l’effet du réchauffement climatique. En effet, en l’espace de quinze jours, deux impressionnants icebergs viennent de se détacher du glacier.

Le 20 février 2019, un iceberg géant de 8,8 hectares (l’équivalent de six terrains de football) a rompu ses amarres et s’est séparé de l’une des parois du glacier Grey.

Peu de temps après, le 7 mars, un deuxième bloc d’environ 6 hectares s’est détaché à son tour du glacier. Le laps de temps entre de tels évènements n’a jamais été aussi court.

Ces deux fractures ont provoqué un recul de 500 mètres du Glacier Grey, soit plus de la moitié de ce qui a été enregistré au cours de la dernière décennie. Un plus petit iceberg s’était également détaché en 20l7. Selon un glaciologue chilien, « il est certain que la perte de masse au cours des années précédentes était moins importante que cette année ».

Les scientifiques qui suivent l’évolution du Glacier Grey affirment qu’au cours des 30 dernières années il a perdu environ deux kilomètres. Selon une étude des Nations Unies publiée en 2018, 95 % des glaciers chiliens ont reculé. Les scientifiques affirment que les températures inhabituelles de l’été austral cette année avec jusqu’à 31°C en Patagonie, ont affaibli les parois du glacier. Selon eux, le recul des glaciers coïncide avec la hausse de la température observée dans la région. De plus, l’augmentation des précipitations amplifie la fonte de la glace, et fait monter le niveau de l’eau du Lac Grey. La perte de glace a également réduit la capacité du glacier à réfléchir les rayons du soleil, ce qui influe sur le réchauffement climatique.

Source : Presse internationale.

En cliquant sur ce lien, vous verrez ne vidéo montrant le glacier et le lac Grey, ainsi que les deux icebergs mentionnés dans l’article.

https://fr.euronews.com/2019/03/13/au-chili-deux-morceaux-du-glacier-grey-se-separent-a-quelques-semaines-d-intervalle

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Glaciers that end their course in the sea or in a lake have the ability to give birth to icebergs, a phenomenon called calving. In Iceland, Vatnajökull is one of these glaciers and Jokulsarlon is one of the post popular tourist attractions of the country.
In South America, in Chilean Patagonia, Grey Glacier releases icebergs in the lake of the same name from time to time. It has an area of ​​270 square kilometres and is located in the western part of Torres del Paine National Park, another major tourist attraction. It is one of the 24,100 glaciers of Chile.
Recently, there has been an acceleration of the phenomenon, obviously as a result of global warming. Indeed, in the space of fifteen days, two impressive icebergs have just come off the glacier.
On February 20th, 2019, a giant 8.8-hectare iceberg (the equivalent of six football fields) broke off and separated from one of the walls of Grey Glacier.
Shortly thereafter, on March 7th, a second block of about 6 hectares broke off from the glacier. The lapse of time between such events has never been so short.
These two events caused a 500-metre rtreat of Grey Glacier, more than half of what has been recorded over the past decade. A smaller iceberg also broke off from the glacier in 20l7. According to a Chilean glaciologist, « it is certain that the loss of mass in previous years was less significant than this year. »
Scientists who follow the evolution of Grey Glacier say that over the past 30 years it has retreated about two kilometres. According to a United Nations study published in 2018, 95% of Chilean glaciers have retreated. Scientists say that the unusual temperatures of the current austral summer, with temperatures as high as 31°C in Patagonia, have made the walls of the glacier more fragile. They think the retreat of the glaciers coincides with the increase of the temperatures observed in the region. In addition, the increase in precipitation amplifies the melting of the ice and the water level of Grey Lake. The loss of ice has also reduced the glacier’s ability to reflect sunlight, affecting global warming.

Source: International Press.

By clicking on this link, you will see a video showing grey Glacier and the lake, as well as the two icebergs mentioned in the article.

https://fr.euronews.com/2019/03/13/au-chili-deux-morceaux-du-glacier-grey-se-separent-a-quelques-semaines-d-intervalle

Le Glacier Grey en 2006 (Crédit photo : Wikipedia)

Hawaii: Le séisme du 13 mars 2019 n’a pas une origine volcanique // The March 13th earthquake was not related to volcanic activity

Selon le HVO, le séisme de magnitude M 5,5 survenu sur la Grande Ile d’Hawaii le 13 mars 2019 n’était pas lié à une reprise de l’activité volcanique sur le Kilauea. Son épicentre a été localisé à 12 km au sud-sud-est de Volcano Village, à une profondeur de 7 km sous le niveau de la mer. Les séismes enregistrés à cet endroit et à cette profondeur à Hawaii sont dus à des mouvements le long d’une faille de décollement qui sépare le sommet de la croûte océanique de l’accumulation de roches volcaniques qui ont formé la Grande Ile. Cette même faille est responsable du séisme de M 6.9 enregistré en mai 2018. Le premier séisme lié par les scientifiques à la faille de décollement fut un événement de M 7,7 en novembre 1975. Il s’agit du plus puissant séisme enregistré à Hawaï au cours du siècle dernier. Le séisme de Ka’u sous le flanc sud-est du Mauna Loa en 1868 a également été provoqué par une faille de décollement.
Le séisme de M 5,5 du 13 mars 2019 est, à ce jour, la réplique la plus significative de l’événement de M 6,9 enregistré au mois de mai dernier. La séquence de répliques qui a suivi le séisme de 1975 a duré environ une décennie et on admet généralement que les répliques incluent des événements d’une magnitude inférieure à celle de l’événement principal. À cet égard, la secousse de M 5.5 du 13 mars n’est pas vraiment une surprise. Le HVO s’attend à de nouvelles répliques pendant encore plusieurs années.
Le HVO insiste sur le fait que le séisme du 13 mars 2019 n’annonce pas une augmentation de l’activité volcanique.
Source: USGS / HVO.

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HVO indicates that the M 5.5 earthquake that was felt on Hawaii Big Island on March 13th, 2019 was not related to any resumption of volcanic activity on Kilauea Volcano. It was centered 12 km south-southeast of Volcano Village, at a depth of 7 km below sea-level. Earthquakes at this location and depth in Hawaii are due to movement along a decollement or detachment fault which separates the top of the original oceanic crust from the pile of volcanic rock that has built up to form Hawaii Big Island. The same fault was responsible for the May 2018 M 6.9 event. The first earthquake in Hawaii that scientists associated with decollement faulting was an M 7.7 event in November 1975. it was, Hawaii’s largest earthquake in the past century. The great Ka‘u earthquake beneath Mauna Loa’s southeast flank in 1868 has also been interpreted as a result of decollement faulting.
The last M 5.5 earthquake is, to date, the largest event among the thousands of earthquakes considered aftershocks of last May’s M 6.9 event. The aftershock sequence following the 1975 earthquake lasted roughly a decade, and it is generally understood that aftershock sequences could include earthquakes as large as one magnitude unit lower than the mainshock magnitude. In this regard, the M 5.5 of March 13th was expected. And, HVO expects aftershocks to persist for several more years.
HVO insists that the March 13th earthquake does not signal an increase in volcanic activity.
Source: USGS / HVO.

Source: USGS / HVO