L’Argentine protège ses glaciers // Argentina protects its glaciers

La Cour suprême argentine a réaffirmé le 4 juin 2019 la constitutionnalité de la loi pour la protection des glaciers. Cette décision remet en cause 44 projets d’exploitation minière et touche directement les intérêts politiques et économiques du pays. Cette décision de la Cour suprême est un revers pour les géants de l’exploitation aurifère. En effet, la loi pour la protection des glaciers interdit toute exploitation minière dans des espaces protégés. Les sociétés Barrick Gold et Minera Argentina Gold, qui avaient déposé en 2011 une plainte auprès de la Cour fédérale pour rendre inconstitutionnelle cette loi, ont été déboutées.
Il faut savoir que 75 % des 2 % d’eau douce de la planète proviennent des glaciers. En Argentine 8 484 km2 sont concernés par des projets d’exploitation minière détruisant des glaciers. En 2007, à l’initiative de la Ministre argentine de l’Environnement, le gouvernement avait fait voter une loi de protection des espaces glaciers; elle est entrée en vigueur en 2010, devenant ainsi la première loi de ce type au monde. La société canadienne Barrick Gold, acteur majeur de l’exploitation minière sur le territoire argentin, avait déposé une plainte auprès de la Cour fédérale afin de faire réviser la loi et ainsi poursuivre certaines de ses activités, qui avaient été suspendues. Depuis, même si la loi est restée en vigueur, elle est peu appliquée et les ONG et associations écologistes militent pour en faire respecter les principes.
Cela fait huit ans que les militants écologistes attendent que la justice se prononce sur cette question. Ils espèrent que la loi ne restera pas lettre morte, mais rien n’est moins sûr dans un pays émergent comme l’Argentine, où l’extraction minière est au cœur des intérêts économiques et politiques. Depuis 2010, les multinationales de l’extraction ont tout fait pour freiner l’application de la loi et ont continué leurs activités, notamment dans la mine d’or et d’argent à ciel ouvert de Veladero, dans la province de San Juan. Propriété de Barrick Gold depuis 2005, le site a également connu le plus grand accident minier du pays, en 2015. L’effondrement d’un bloc de glace avait provoqué la fuite d’une solution de cyanure, polluant ainsi cinq cours d’eau. La catastrophe ne s’était pourtant pas soldée par la fermeture du site.
Aujourd’hui, les projets d’exploitation continuent de se multiplier. Sur le papier, les textes prévoient l’obligation d’un inventaire de tous les glaciers argentins. Des études de terrain sont également censées être réalisées avant tout projet et ce dans un délai de 180 jours. Le problème, c’est que cette réglementation est gangrenée par la corruption. Des glaciologues réalisent les études, mais ils travaillent également pour les entreprises. Au final, ils ont imposé une mesure minimale pour qu’un glacier soit considéré comme tel, laissant ainsi une marge de manœuvre aux entreprises pour exploiter une partie de ces glaciers.

Source: Libération.

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On 4 June 2019, the Argentinean Supreme Court reaffirmed the constitutionality of the law for the protection of glaciers. This decision calls into question 44 mining projects and directly affects the political and economic interests of the country. This decision of the Supreme Court is a setback for the gold mining giants. Indeed, the law for the protection of glaciers prohibits all mining in protected areas. The Barrick Gold and Minera Argentina Gold companies, which filed a complaint in 2011 with the Federal Court to make the law unconstitutional, were dismissed.
You should know that 75% of the 2% of fresh water on the planet comes from glaciers. In Argentina 8 484 square kilometres are affected by mining projects destroying glaciers. In 2007, at the initiative of the Argentine Minister of the Environment, the government had passed a law protecting glacial spaces; it came into force in 2010, becoming the first law of its kind in the world. The Canadian company Barrick Gold, a major player in mining in Argentina, had filed a complaint with the Federal Court to have the law reviewed and to continue some of its activities, which had been suspended. Since then, even though the law has remained in force, it has not been applied enough and environmental NGOs and associations are campaigning to uphold its principles.
For eight years environmental activists have been waiting for justice to rule on this issue. They hope that the law will not remain a dead letter, but nothing is less certain in an emerging country like Argentina, where mining is at the heart of economic and political interests. Since 2010, multinational extractive companies have done everything to curb law enforcement and have continued to operate, including in the Veladero open-pit gold and silver mine in the province of San Juan. Owned by Barrick Gold since 2005, the site also experienced the largest mining accident in the country, in 2015. The collapse of a block of ice caused a solution of cyanide to escape, polluting five rivers . The disaster did not end in the closure of the site.
Today, the projects of exploitation continue to multiply. On paper, the texts provide for the obligation of an inventory of all Argentine glaciers. Field studies are also supposed to be carried out before any project and within 180 days. The problem is that this regulation is riddled with corruption. Glaciologists do the studies, but they also work for the companies. In the end, they imposed a minimum measure for a glacier to be considered as such, leaving a margin of maneuver for companies to exploit some of these glaciers.

Source: Liberation.

Le Perito Moreno est l’un des glaciers les plus populaires en Argentine. Comme ses homologues à travers le monde, il subit les effets du réchauffement climatique. (Crédit photo: Wikipedia)

Drones : De plus en plus de restrictions // UAVs : More and more restrictions

Aujourd’hui, les drones connaissent une popularité croissante, aussi bien comme simples jouets que pour des applications plus sérieuses, voire professionnelles. De nombreux reportages télévisés sont réalisés à l’aide de drones, avec de superbes résultats qui donnent envie à Monsieur tout le monde de posséder lui aussi un drone pour réaliser des images d’une aussi belle qualité. C’est là que le bât blesse car on ne peut pas faire tout et n’importe quoi avec un drone.

Comme le fait remarquer la revue « Que choisir » sur son site web, que ce soit sur les emballages ou sur les notices d’utilisation, les fabricants s’étendent rarement sur ce que l’on peut faire ou non avec un drone. Pourtant, pour des questions de sécurité et de respect de la vie privée, plusieurs règles sont à respecter. Voici une énumération des principales :

Pour des questions de sécurité évidentes, il est interdit de faire voler un drone dans les villes et les villages. Il est également interdit de le faire évoluer à proximité des aérodromes, aéroports, héliports et dans des espaces aériens spécifiquement réglementés (près des centrales nucléaires et au-dessus de terrains militaires, de monuments historiques ou encore de réserves naturelles et parcs nationaux). Des autorisations spéciales peuvent toutefois être accordées par la Direction Générale de l’Aviation Civile (DGAC).

Il est interdit de survoler des personnes afin d’éviter tout risque d’accident en cas de chute de l’appareil.

Il est interdit de voler à plus de 150 mètres du sol afin d’éviter tout risque d’insertion dans des couloirs aériens. Cette hauteur peut parfois être limitée à 100, 60, 50 voire 30 mètres.

Il est obligatoire de garder son drone à portée de vue et le pilote doit pouvoir interrompre le vol à tout moment.

Il est possible de piloter un drone hors vue en utilisant des lunettes de vol en immersion. Dans ce cas, le drone doit impérativement peser moins de 2 kilos et évoluer à moins de 50 mètres de hauteur et à une distance horizontale maximale de 200 mètres. Une seconde personne doit aussi être présente.

Il est interdit de piloter un drone depuis un véhicule en déplacement.

Les prises de vues aériennes peuvent être réalisées à l’aide d’un drone uniquement dans le cadre du loisir ou de la compétition. Il et interdit d’exploiter les photos et vidéos réalisées à l’aide d’un drone à titre commercial (article 3 de l’arrêté no 0298 du 24 décembre 2015), sans autorisation spécifique.

Conformément à la loi no 78-17 du 6 janvier 1978, toute personne filmée doit en être informée. Diffuser des images d’une personne sans son consentement n’est possible qu’à condition que ni lui ni son espace privé ne soit reconnaissable.

Depuis le 26 décembre 2018, les drones de 800 grammes et plus doivent être enregistrés par leur propriétaire sur le portail Alpha Tango. Leurs pilotes devront avoir suivi la formation en ligne gratuite dispensée sur ce même site ou une autre formation reconnue comme équivalente par la DGAC. À la fin de cette formation, les pilotes se verront remettre une attestation qu’ils devront pouvoir présenter en cas de contrôle.

Un blogonaute m’a récemment proposé de mettre en ligne une vidéo réalisée à l’aide d’un drone pendant l’éruption du Piton de la Fournaise sur l’île de la Réunion. Or, un ami qui habite l’île s’est vu refuser la diffusion d’une vidéo semblable car l’utilisation des drones est interdite dans l’Enclos dont l’accès était alors interdit pour des raisons de sécurité. J’ai expliqué au blogonaute que la diffusion d’une telle vidéo réalisée sans autorisation spéciale risquerait de mettre en difficulté le propriétaire du drone.

A toutes fins utiles, il faut savoir aussi que les drones sont interdits dans tous les parcs  nationaux aux Etats Unis. J’ai l’exemple d’un touriste qui s’est obstiné à utiliser un drone depuis la terrasse du Jaggar Museum sur le volcan Kilauea à Hawaii. Il a passé outre la demande des rangers de ne pas utiliser son appareil qui lui a été confisqué et il a dû payer une amende. La diffusion d’une vidéo réalisée à l’aide d’un drone sans autorisation spéciale dans un de ces parcs risque de mettre en difficulté le propriétaire du drone.

Certains vont me rétorquer qu’ils ont utilisé des drones sans problème en République Démocratique du Congo, en Tanzanie, en  Indonésie ou en Ethiopie. Il est possible que la loi – si elle existe – concernant l’utilisation des drones soit moins stricte dans ces pays…

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Today, Unmanned Aerial Vehicles (UAVs) or drones are becoming increasingly popular, both as simple toys and for more serious and professional applications. Many television reports are made using drones, with great results that make m   any people want to be able to shoot hjgh quality images. This is where the rub is because you can not do anything and everything with a drone.
As noted by the French magazine « Que Choisir » on its website, whether on packaging or user manuals, manufacturers rarely explain what can be done or not with a drone. However, for security and privacy reasons, several rules must be respected. Here is a list of the main ones:

For obvious security reasons, it is forbidden to fly a drone in towns and villages. It is also forbidden to make it fly near aerodromes, airports, heliports and in specifically regulated airspace (near nuclear power plants and over military grounds, historical monuments or even nature reserves and national parks). Special authorizations may, however, be granted by the General Directorate of Civil Aviation (DGAC).

It is forbidden to overfly people in order to avoid any risk of accident in case of fall of the device.

It is forbidden to fly more than 150 metres from the ground to avoid any risk of insertion in air corridors. This height can sometimes be limited to 100, 60, 50 or even 30 metres.
It is mandatory to keep your drone in sight and the pilot must be able to stop the flight at any time.

It is possible to fly a drone out of sight using immersive flight goggles. In this case, the drone must imperatively weigh less than 2 kilos and fly less than 50 metres in height and at a maximum horizontal distance of 200 metres. A second person must also be present.

It is forbidden to drive a drone from a vehicle on the move.

Aerial photography can be done using a drone only for recreation or competition. It is forbidden to exploit the photos and videos made using a drone for commercial purposes (Article 3 of Order No. 0298 of 24 December 2015), without specific authorization.

In accordance with Law No. 78-17 of 6 January 1978, every person filmed must be informed. Disseminating images of a person without his consent is possible only if neither he nor his private space is recognizable.

Since December 26th, 2018, drones of 800 grams and more must be registered by their owner on the portal Alpha Tango. Their pilots must have taken the free online training provided on the same site or another training recognized as equivalent by the DGAC. At the end of this training, pilots will be issued with a document asserting that they must be able to present in case of control.

A blogonaut recently asked me if I could release a video shot using a drone during the eruption of Piton de la Fournaise on Reunion Island. However, I had heard that a friend of mine who lives on the island had been denied the authorisation to broadcast of a similar video because the use of drones is prohibited in the Enclos, which was closed for security reasons. I explained to the blogger that the release of a video made without a special authorization could cause problems to the owner of the drone.

For all practical purposes, it should be known that drones are prohibited in all national parks in the United States. I have the example of a tourist who stubbornly used a drone from the Jaggar Museum’s terrace on Kilauea volcano in Hawaii. He ignored the rangers’ request; the device was confiscated and he had to pay a fine. Broadcasting a video made using a drone without special authorization in one of these parks may put the owner of the drone in difficulty.
Some will say that they have used drones without problems in the Democratic Republic of Congo, Tanzania, Indonesia or Ethiopia. It is possible that the law – if it exists – concerning the use of drones is less strict in these countries …

Photos: C. Grandpey

Pour la protection des coraux… // For coral protection…

En ce 4 juillet 2018, jour de la Fête Nationale aux États-Unis, le gouverneur de l’État d’Hawaii a signé une loi interdisant la vente d’écrans solaires contenant deux produits chimiques susceptibles de nuire aux récifs coralliens. Cette décision fait d’Hawaï le premier État américain à interdire l’oxybenzone et l’octinoxate.
La loi entrera en vigueur en 2021.
Le Gouverneur a déclaré que l’Etat devra également poursuivre ses efforts pour protéger les coraux, avec en particulier la lutte contre les espèces invasives, la pollution due aux eaux de ruissellement, et le changement climatique.
Les écrans solaires contenant de l’oxybenzone et de l’octinoxate ne seront tolérés que pour les personnes en possession d’une ordonnance médicale. Les autres devront acheter des écrans solaires sans ces produits chimiques ou venir à Hawaii avec leur propre crème solaire. Les scientifiques ont découvert que les deux substances peuvent être toxiques pour les récifs coralliens qui constituent une partie vitale de l’écosystème océanique et attirent les touristes.
Les critiques affirment qu’il n’y a pas assez d’études scientifiques indépendantes démontrant que les produits chimiques nuisent aux récifs coralliens. Le groupe Retail Merchants of Hawaii a déclaré qu’il était préoccupé par l’interdiction qui allait décourager les gens d’acheter de la crème solaire dans les magasins locaux.
Lorsque l’idée de l’interdiction a été émise, la Hawaii Medical Association s’est inquiétée de l’impact sur la santé publique de l’interdiction de certains types de crème solaire. Cela irait à l’encontre de plusieurs décennies de politique publique mettant en garde sur le cancer de la peau et les risques d’une exposition prolongée au soleil.
Source: Presse hawaïenne.

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On July 4th, 2018, Independence Day in the United States, the Governor of the State of Hawaii has signed legislation that will ban the sale of sunscreens containing two chemicals thought to harm coral reefs. The move makes Hawaii the first U.S. state to enact a ban on oxybenzone and octinoxate.

The legislation will take effect in 2021.

The Governor said the State will also need to continue other efforts to protect coral, including fighting invasive species, pollution from land runoff and climate change.

Sunscreen containing oxybenzone and octinoxate will only be available to those with a prescription from a physician. Others will have to buy sunscreens without these chemicals or bring their own sunscreen with them to Hawaii. Scientists have found the two substances can be toxic to coral reefs, which are a vital part of the ocean ecosystem and a popular draw for tourists.

Critics say there are not enough independent scientific studies supporting the assertion that the chemicals harm coral reefs. The group Retail Merchants of Hawaii has said it is concerned the ban will discourage people from buying sunscreen at brick and mortar stores.

When the idea of the ban was put forward, the Hawaii Medical Association raised concerns over the public health impact of banning certain types of sun lotion on the islands. The ban would go against several decades of public policy and public health concerns about skin cancer and sun exposures.

Source: Presse hawaiienne.

Photo: C. Grandpey

Les volcans philippins bientôt interdits // Philippine volcanoes soon prohibited

drapeau francaisA la veille de la saison estivale aux Philippines, les autorités s’attendent à ce que des activités telles que l’escalade de montagne atteignent de nouveaux sommets. C’est dans ce contexte que les législateurs philippins ont été invités à proposer une loi interdisant ces activités non autorisées sur les volcans actifs. Lorsque la Loi Anti-Escalade de Volcans sera votée, l’escalade de montagne et d’autres activités semblables ne seront permises que sur autorisation du gouvernement et de l’Institut Philippin de Volcanologie et de Sismologie (PHIVOLCS).
Les initiateurs de la loi ont pris en considération un accident survenu le 7 mai 2013, lorsque cinq personnes sont mortes en essayant d’escalader le Mayon. Il s’agit notamment de quatre touristes allemands et de leur guide philippin. Au cours de leur tentative d’escalade, le Mayon a connu un épisode explosif avec émission de blocs et de cendre. Sept autres personnes ont été blessées, dont quatre citoyens thaïlandais. Le PHIVOLCS avait affirmé que le Mayon ne présentait pas un risque d’éruption mais avait rappelé à la population de ne pas s’aventurer dans la zone de danger permanent de 6 km autour du volcan.
Les auteurs de la future loi ont également indiqué que plusieurs entreprises et autres organismes ont été créés pour organiser des voyages qui comprennent des activités d’escalade de montagne en différents endroits des Philippines, suite au développement de l’industrie touristique dans le pays. La prolifération de ces entreprises a compliqué pour le Ministère de l’Environnement et des Ressources Naturelles (DERN) la surveillance des déplacements vers les destinations touristiques et la maintenance d’un impact minimal sur l’environnement. Les législateurs ont ajouté que la principale préoccupation du gouvernement devait être la sécurité de ses citoyens et celle des touristes.
Les contrevenants à la loi Anti-Escalade de Volcans devront payer une amende qui ne sera pas inférieure à 10 000 pesos (environ 210 euros) et pas supérieure à 50 000 pesos (environ 1040 euros) s’ils mènent des activités d’escalade sur des volcans actifs dans un rayon de dix kilomètres du cratère. Ne seront pas concernées les activités encadrées par le DERN et autorisées par le PHIVOLCS. Le PHIVOLCS exigera la présentation de documents montrant le but de l’expédition sur le volcan, la liste des personnes qui feront l’ascension et qui ne devront pas être moins de quatre, une liste des organisateurs de la montée, ainsi que le paiement des sommes exigées, avant de pouvoir émettre une lettre d’autorisation. Dans le cadre de cette loi, l’équipe d’escalade devra se présenter au bureau du DENR le plus proche ou à un poste de rangers avant et après la montée.
Source: The Philippine Star.

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drapeau anglaisAs summer activities such as mountain climbing are expected to peak again, lawmakers in the Philippines were urged to propose a law prohibiting such unauthorized activities on active volcanoes. When the Anti-Volcano Climbing Act is voted, mountain climbing and other activities will only be permitted upon authorization of the government and a clearance from the Philippine Institute of Volcanology and Seismology (PHIVOLCS).

The initiators of the law took into consideration an incident on May 7th, 2013, when five people died while trying to climb Mount Mayon. These included four German tourists and their Filipino tour guide. During their climbing attempt, Mayon volcano exploded and discharged ash. Seven others were injured, including four Thai citizens. PHIVOLCS had affirmed that Mayon was in no danger of erupting but they had reminded the public not to venture into the 6-kilometre permanent danger zone.

The authors of the future law also cited that several companies and organizations have been founded to organize travel tours which include mountain climbing activities to different locations in the Philippines due to the rising tourism industry. The proliferation of these companies have made it more difficult for the Department of Environment and Natural Resources (DENR) to monitor the traffic to tourist destinations and to maintain minimal impact on the ecological footprint. The lawmakers added that the primary concern of the government should be the safety of its citizens and tourists.

Violators of the proposed Anti-Volcano Climbing act will be charged a fine of not less than 10,000 pesos (about 210 euros) but not more than 50,000 pesos (about 1040 euros) if they conduct mountaineering activities on active volcanoes within a ten-kilometre radius from the crater, with exemption of activities supervised by DENR and authorized by PHIVOLCS. PHIVOLCS will require submission of documents showing the purpose for which the climb is to be undertaken, the list of the members of the team who will make the climb which shall not be less than 4 members, a list of the organizers of the climb, and payment of required fees before they can issue authorization letter. Under Anti-Volcano Climbing Act, the team shall report to the nearest DENR office or ranger station before and after the climb.

Source : The Philippine Star.

Mayon-blog-2

Mayon-blog

Le Mayon, un superbe volcan aux redoutables coulées pyroclastiques (Photos:  Wikipedia)

Un drone dans le cratère du Yasur (Vanuatu) // A drone in the crater of Yasur volcano (Vanuatu)

drapeau francaisLes drones sont en train de devenir de plus en plus populaires. Ils feront sans aucun doute partie des cadeaux de Noël. Certains sont équipés d’appareils photo permettant aussi de tourner des vidéos. Leurs futurs acquéreurs doivent toutefois se renseigner car leur utilisation est soumise à des règles très strictes, ne serait-ce qu’en matière de propriété privée. Vous ne pouvez pas photographier ou filmer n’importe quoi ou n’importe qui.  Vous trouverez la règlementation fournie par la Direction Générale de l’Aviation Civile (DGAC) à cette adresse:

http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/Drone-_Notice_securite-2.pdf

Le survol des volcans n’entre pas (pour le moment) dans ces interdictions. Certains ont filmé l’éruption islandaise dans l’Holuhraun (voir ma note du 5 octobre 2014). D’autres ont fait voler leur drone dans le cratère du Yasur, le Stromboli du Vanuatu. Les images sont spectaculaires, même si la qualité n’est pas optimale, la faute au petit capteur de l’appareil photo.

https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=0-shWVW1UBc

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drapeau anglaisDrones, also called Unmanned Aerial Vehicles (UAVs) are becoming increasingly popular. They will no doubt be part of the Christmas gifts. Some are equipped with cameras, with the capacity to shoot videos. However, their future users should check because their use is subject to very strict rules, at least in matters of private property. You can not photograph or film anything or anyone. Thus, the use of a drone as a hobby « excludes the use of the images for public or commercial use. This must, of course, comply with the provisions on the protection of privacy or right of publicity. Finally, we must keep in mind the restrictions on access to the airspace concerning the passage (forbidden) over agglomerations or gatherings of people.

The overflight of volcanoes is not forbidden, at least for the moment. Some filmed the Icelandic eruption in Holuhraun (see my note of 5 October 2014). Others have flown their drone over the crater of Yasur, the Stromboli of Vanuatu. The images are dramatic, even if the quality is not optimal, because the small sensor of the camera.

https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=0-shWVW1UBc

Yasur-blog

Vue du Yasur  (Crédit photo:  Wikipedia)

La géothermie entre en Indonésie // Geothermal energy enters Indonesia

drapeau francaisLe Parlement indonésien a voté il y a quelques jours une loi attendue depuis longtemps. Elle va permettre le développement de l’énergie géothermique et la mise en valeur de l’énergie qui se cache sous les quelque 130 volcans actifs de l’archipel. On estime que l’Indonésie détient environ 40 pour cent du potentiel géothermique de la planète mais qu’elle ne produit qu’une infime fraction de son énergie en convertissant la chaleur du sol en électricité. Le pays se situe loin derrière d’autres nations comme les Etats-Unis ou les Philippines.
La lenteur administrative et les tracasseries juridiques ont longtemps freiné l’industrie géothermique en Indonésie et empêché les investissements indispensables. Le gouvernement espère que la nouvelle loi permettra d’accélérer le développement de ce secteur. Elle stipule – c’est le point le plus important – que l’exploration de l’énergie géothermique et le développement des centrales ne sont plus considérés comme une exploitation minière. Ils étaient considérés en tant que tel auparavant de sorte que l’industrie ne pouvait guère s’engager dans des régions indonésiennes où la forêt est protégée et où il y a un fort potentiel géothermique, mais où l’exploitation minière est illégale.
On estime que l’Indonésie a un potentiel géothermique de plus de 28 000 mégawatts mais elle produit actuellement seulement un peu plus de 1300 MW de son électricité à partir d’une source d’énergie propre. La plus grande partie de son électricité provient du charbon et du pétrole.
Le coût élevé de la géothermie a longtemps été l’un des principaux obstacles à son développement. En effet, une centrale géothermique coûte environ deux fois plus qu’une centrale électrique au charbon et peut nécessiter de nombreuses années de recherche et de développement avant d’être opérationnelle. Mais une fois mises en place, les centrales géothermiques comme celle construite à Kamojang sur l’île de Java dans les années 1980 peuvent convertir la chaleur volcanique en électricité à un coût beaucoup plus bas – et avec moins de pollution – que le charbon.
Avec l’énergie géothermique, l’Indonésie devrait normalement réduire d’ici 2020 les émissions de gaz à effet de serre de 26 pour cent par rapport aux niveaux de 2005. L’Indonésie est le troisième plus grand émetteur de gaz à effet de serre dans le monde en raison de son utilisation de combustibles polluants pour produire de l’électricité et à cause de la déforestation galopante.

Source : Sky News.

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drapeau anglaisThe Indonesian parliament has just passed a long-awaited law to bolster the geothermal energy industry and tap the power of the archipelago’s some 130 active volcanoes. Indonesia is estimated to hold around 40 per cent of the world’s geothermal potential but it produces only a tiny fraction of its energy by converting underground heat into electricity, and lags far behind others such as the United States and the neighbouring Philippines.

Red tape and legal uncertainty have long held back the industry and obstructed much-needed investment, but the government hopes the new law will speed up the development of the sector. Most importantly, it stipulates that exploration for geothermal energy and development of plants is no longer considered mining. It was regarded as such previously, which meant the industry faced problems working in Indonesia’s vast areas of protected forest, where there is much geothermal potential but where mining is illegal.

Indonesia is estimated to have more than 28,000 megawatts of geothermal potential but is currently producing just over 1300 MW of its electricity from the clean source. Most of its electricity comes from coal and oil.

High cost has long been one of the major obstacles. A geothermal plant costs about twice as much as a coal-fired power station, and can take many more years in research and development to get online. But once established, geothermal plants like the one built in Kamojang on the island of Java in the 1980s can convert volcanic heat into electricity with much lower overheads – and less pollution – than coal.

With geothermal energy, Indonesia is expected to slash greenhouse gas emissions by 26 per cent from 2005 levels by 2020. Indonesia is the world’s third-biggest greenhouse gas emitter due its use of dirty fuels to produce electricity and to rampant deforestation.

Source : Sky News.

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L’énergie du Bromo produira-t-elle un jour de l’électricité?  (Photo:  C. Crandpey)

Drones et volcanologie (suite)

Dans une note rédigée le 14 mars, j’expliquais que les drones – ou quadricoptères – pourraient un jour venir en aide aux volcanologues pour observer des secteurs trop dangereux. Aujourd’hui, ces drones deviennent de plus en plus populaires et certains voient en eux des applications intéressantes en photographie.

Il faut toutefois savoir qu’une telle utilisation est très strictement règlementée par la loi. Si drones et photo vous intéressent, n’hésitez pas à consulter le dernier numéro (362 – avril 2014) de la revue Chasseur d’Images avec un article intitulé « Drones : Faisons le point ». Vous constaterez qu’on ne peut pas faire tout et n’importe quoi avec ces engins.

Drone-photo

Drone Eagle 2.5, l’un des nombreux modèles proposés pour la photo aérienne. Il vous faudra tout de même débourser plusieurs milliers d’euros pour acquérir cet engin avec sa radio de pilotage!