Le recul des glaciers de Heard Island // The retreat of glaciers on Heard Island

Heard Island est une île montagneuse de 368 kilomètres carrés qui fait partie du Territoire australien des îles Heard et McDonald. Elle se trouve à environ 4 100 km au sud-ouest de Perth et à 3 845 km au sud-ouest du Cap Leeuwin en Australie. 41 glaciers recouvrent les montagnes et 80% de l’île sont occupés par la glace. Heard Island est dominée par Mawson Peak, un complexe volcanique de 2 745 mètres d’altitude qui fait partie du massif du Big Ben. Une image satellite datant de juillet 2000 fournie par l’Université d’Hawaï montrait une coulée de lave active de 2 km de long partant du sommet de Big Ben.
Ce qui nous intéresse ici, ce sont les glaciers de l’île. D’une manière générale, nous savons que la fonte des glaciers façonne de nouveaux paysages et crée parfois de nouvelles opportunités pour la faune. C’est ce qui se passe à Heard Island où les glaciers Winston, Brown et Stephenson ont tous reculé considérablement depuis 1947, année où les premières cartes fiables ont localisé leurs fronts avec exactitude.
Le recul des glacier Stephenson et Winston (voir la carte ci-dessous) a été documenté de 2001 à 2018, ainsi que l’agrandissement de la lagune qui en a résulté.
Le recul du glacier Stephenson a commencé en 1971, date à laquelle son front s’est éloigné d’un kilomètre de la côte sud et de plusieurs centaines de mètres du côté nord.
En 1980, ce recul a entraîné la formation du lagon Stephenson.
En 2001, le glacier Stephenson avait deux branches distinctes se terminant dans deux lagons distincts, le Doppler au sud et le Stephenson à l’est. Il y avait de nombreux icebergs dans le lagon Doppler mais aucun dans le lagon Stephenson, preuve que le recul était en cours. Le glacier Winston terminait sa course là où le lagon s’élargissait.
En 2008, les deux lagons devant le glacier Stephenson étaient reliées dans la partie est par un étroit chenal ; ils étaient remplies d’icebergs suite à l’effondrement de la partie terminale du glacier.
En 2010, le glacier Stephenson n’atteignait plus le lagon Stephenson et, comme le glacier Winston en 2001, il se terminait dans le point étroit où le glacier entrait dans le lagon principal.
En 2018, le glacier Stephenson n’entrait plus dans le lagon principal. Le bras nord du glacier avait connu un recul de 1,8 km entre 2001 et 2018 et le bras sud s’était retiré de 3,5 km. Le lagon était dépourvu de glace pour la première fois depuis plusieurs siècles, voire plusieurs millénaires. La période de recul rapide due au vêlage d’icebergs dans le lagon était terminée et le glacier reculait maintenant plus lentement.
Le glacier Winston a reculé de 600 mètres entre 2001 et 2018. L’agrandissement global du lagon a été limité car le glacier s’est retiré dans une crique d’une largeur de 500 mètres.
La population de manchots royaux a fortement augmenté entre les années 1940 et le 21ème siècle, tandis que les effectifs de gorfous sauteurs, de manchots papous et de gorfous macaronis ont diminué au cours de la même période.
L’expansion des lagons Stephenson et Winston a été importante pour la faune, les manchots royaux et des cormorans ont également été observés. Le recul de ces glaciers sur Heard island suit un schéma de recul identique à celui d’autres glaciers situés sur des îles de la région antarctique: la Calotte glaciaire Cook à Grande Terre, l’île principale de l’archipel des Kerguelen ; les glaciers Hindle et Neumayer en Géorgie du Sud.
Source: AGU 100.

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Heard Island is a 368-square-kilometre bleak and mountainous island which belongs to the Australian Territory of Heard Island and McDonald Islands. It is located approximately 4,100 km southwest of Perth and 3,845 km southwest of Cape Leeuwin, Australia. Its mountains are covered by 41 glaciers and the island is 80% covered with ice. It is dominated by Mawson Peak, a 2,745-metre-high complex volcano which forms part of the Big Ben massif. A July 2000 satellite image provided by the University of Hawaii showed an active 2-kilometre-long lava flow travelling from the summit of Big Ben.

What interest us here is the glaciers of the island. More generally, we know that the melting of glaciers shapes new landscapes and sometimes creates new opportunitiess for the wildlife. This is what is happening on Heard Island where the Winston, Brown and Stephenson Glacier have all retreated substantially since 1947, a year when the first good maps of their terminus are available.

The retreat of the Stephenson Glacier and the Winston Glacier (see map below) has been studied from 2001 to 2018, together with the consequent lagoon expansion.

The retreat of the Stephenson Glacier began by 1971 when it retreated 1 km from the south coast and several hundred meters on its northern side.

This retreat by 1980 caused the formation of Stephenson Lagoon.

In 2001, the Stephenson Glacier had two separate branches terminating in two separate lagoons, Doppler to the south and Stephenson to the east. There were numerous icebergs in Doppler lagoon but none in Stephenson Lagoon, indicating the retreat was underway. Winston Glacier terminated where the lagoon widened.

In 2008, the two lagoons in front of the Stephenson Glacier were joined with a narrow eastern channel; the lagoons were filled with icebergs as a terminus collapse was underway.

By 2010, the Stephenson Glacier had retreated from the main Stephenson Lagoon, and like the Winston Glacier in 2001 terminated at narrow point where the glacier entered the main lagoon.

By 2018, the Stephenson Glacier had retreated from the main lagoon, the northern arm of the glacier experienced a 1.8 km retreat from 2001 to 2018 and the southern arm a 3.5 km retreat.  The lagoon was free of ice for the first time in several centuries if not several millennia. The period of rapid retreat due to calving of icebergs into the lagoon was over and the retreat rate would now be slower.

The Winston Glacier retreated 600 metres from 2001-2018.  The overall lagoon expansion has been limited as the glacier retreated up an inlet that is 500 metres wide.

The population of king penguins increased sharply from the 1940s into the 21st century, while rockhopper, gentoo and macaroni penguin numbers declined over the same period.

The expansion of both the Stephenson Lagoon and the Winston Lagoon has been important for wildlife, king penguins, and cormorants have also been observed.  The retreat of these glaciers follows the pattern of glacier retreat at other glaciers on islands in the circum-Antarctic region: Cook Ice Cap on Kerguelen Island,  Hindle Glacier and Neumayer Glacier in South Georgia

Source: AGU 100.

Vue de Heard Island et de ses glaciers (Source : Australian Antarctic Division)

Images fournies par le satellite Landsat et montrant le recul des glaciers Stephenson et Winston au cours des dernières années.

Le recul des glaciers en images // Images of the glacial retreat

Voici une animation fort intéressante qui montre les avancées et retraits des glaciers alpins durant la dernière période glaciaire. Réalisée par le glaciologue Julien Seguinot, elle  permet d’observer le recul des glaciers dans les Alpes depuis 120 000 ans. Réalisée à partir des traces de glaces prélevées sur le terrain et d’un modèle numérique sur la physique des glaciers, l’animation témoigne de la vaste étendue des glaciers pendant la dernière période glaciaire et de leur retrait progressif jusqu’à aujourd’hui. On remarquera en particulier qu’il y a environ 25000 ans, les glaciers alpins remplissaient la plupart des vallées et s’étendaient même dans les plaines

https://vimeo.com/320693650

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Here is a very interesting timelapse video showing the advances and retreats of alpine glaciers during the last ice age. Directed by glaciologist Julien Seguinot, it shows the retreat of glaciers in the Alps for 120,000 years. Based on ice traces taken from the field and a digital model on glacier physics, the video shows the vast expanse of glaciers during the last ice age and their gradual retreat until today. It should be noted that about 25,000 years ago, alpine glaciers filled most valleys and even spread over the plains

https://vimeo.com/320693650

En Suisse, les glaciers Aletsch et du Rhône reculent de façon spectaculaire (Photos: C. Grandpey)

CO2 dans l’atmosphère : Ça continue ! // More and more CO2 in the atmosphere

Ce n’est pas une surprise, mais c’est une mauvaise nouvelle pour le climat et pour les glaciers. Les émissions mondiales de CO2 ont de nouveau augmenté en 2018, tirées par une consommation d’énergie toujours plus forte. C’est ce que viennent de révéler des données publiées par l’Agence Internationale de l’Energie (AIE). Après avoir stagné entre 2014 et 2016, la dynamique a changé en 2017 et 2018. Selon l’Agence, la croissance économique « n’a pas été obtenue grâce à une meilleure efficacité énergétique, les technologies bas carbone ne se sont pas développées aussi rapidement que la croissance de la demande d’énergie », qui a atteint 2,3%, sa plus rapide progression en une décennie. Ainsi l’an dernier, les émissions de CO2 liées à la production et à la combustion de toutes les énergies (pétrole, gaz, charbon, électricité renouvelable, etc.) ont progressé de 1,7% à un niveau « historique » de 33,1 gigatonnes (soit 33,1 milliards de tonnes).

La Chine, l’Inde et les Etats-Unis sont responsables de 85% de cette hausse. Cette progression est en effet essentiellement due à la consommation de charbon en Asie pour produire de l’électricité. La situation est d’autant plus inquiétante pour l’avenir que les centrales à charbon y ont une moyenne d’âge de 12 ans, alors que leur durée de vie est d’environ 50 ans.

A l’inverse, les émissions ont diminué au Royaume-Uni et en Allemagne, du fait de l’expansion des énergies vertes. Elles ont également chuté au Japon, grâce notamment à la remise en service de réacteurs nucléaires. La France a également des résultats encourageants grâce à de bons niveaux de production des barrages hydroélectriques et des centrales nucléaires.

Malgré une croissance à deux chiffres de l’éolien et du solaire, ce sont encore les énergies fossiles (charbon, pétrole, gaz) qui ont assouvi l’appétit mondial en énergie. Sa consommation s’est accrue l’an dernier du fait de la croissance économique et des besoins plus importants pour le chauffage et la climatisation dans certaines régions du monde.

Dans la conclusion de son rapport, l’AIE écrit que ces données démontrent une nouvelle fois qu’une action plus urgente est nécessaire sur tous les fronts,  que ce soit le développement des solutions d’énergie propre ou dans le domaine des innovations, notamment dans la capture et le stockage du carbone.

La courbe de Keeling, tracée au vu des concentrations se CO2 au sommet du Mauna Loa (Hawaii), confirme cette hausse des émissions de dioxyde de carbone. Depuis plusieurs semaines elles dépassent le seuil de 410 ppm, ce qui est considérable et inquiétant.

Source : France Info.

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This does not come as a surprise, but it is bad news for the climate and the glaciers. Global CO2 emissions increased again in 2018, driven by ever-increasing energy consumption. This is what has been revealed by data just published by the International Energy Agency (IEA). After stagnating between 2014 and 2016, the situation accelerated in 2017 and 2018. According to the Agency, economic growth « has not been achieved through better energy efficiency, low carbon technologies have not developed as quickly as the growth in energy demand « , which reached 2.3%, its fastest growth in a decade. Last year, CO2 emissions from the production and combustion of all forms of energy (oil, gas, coal, renewable electricity, etc.) increased by 1.7% to a « historic » level of 33,1 gigatonnes (33.1 billion tonnes).
China, India and the United States are responsible for 85% of this rise. This increase is essentially due to the consumption of coal in Asia to produce electricity. The situation is all the more worrying for the future as coal-fired power plants have an average age of 12, while their lifespan is around 50 years.
Conversely, emissions decreased in the United Kingdom and Germany due to the expansion of green energy. They also fell in Japan, partly thanks to the reactivation of nuclear reactors. France also has encouraging results thanks to good production levels of hydroelectric dams and nuclear power plants.
Despite double-digit growth in wind and solar energy, fossil fuels (coal, oil, gas) continued to fuel the global energy appetite. Consumption increased last year as a result of economic growth and increased heating and cooling requirements in some parts of the world.
In the conclusion of its report, the IEA writes that these data demonstrate once again that more urgent action is needed on all fronts, whether the development of clean energy solutions or in the field of innovations, in particular in carbon capture and storage.
The Keeling Curve, drawn in the light of CO2 concentrations at the summit of Mauna Loa (Hawaii), confirms this rise in carbon dioxide emissions. For several weeks they have exceeded the threshold of 410 ppm, which is considerable and worrying.
Source: France Info.

Source: Scripps Institution of Oceanography

Volcans du monde // Volcanoes around the world

Tout est calme sur le Kilauea (Hawaii), tellement calme que le niveau d’alerte volcanique vient de redescendre à Normal et l’alerte aérienne a été abaissée de Jaune à Vert. Sismicité, déformation et émissions gazeuses sont faibles, que ce soit au sommet du volcan ou le long de l’East Rift Zone.

Source : HVO.

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Au Kamchatka, la couleur de l’alerte aérienne pour le Karymsky et le Sheveluch est maintenue à l’Orange car des explosions accompagnées de panaches de cendre pouvant atteindre 10 à 15 km d’altitude peuvent se produire à tout moment et affecter le trafic aérien.

La couleur de l’alerte aérienne pour le Bezymianny a été abaissée au jaune. Toutefois on observe toujours d’importantes émissions de gaz et de vapeur.

Source : KVERT.

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GeoHazards indique qu’une activité volcanique élevée persiste à Ambrym (Vanuatu)  et devrait se poursuivre sans grands changements. Les zones de danger dans la caldeira se limitent à 1 km autour du Benbow et 2 km autour des cratères du Marum. La zone de sécurité pour les personnes inclut la Zones d’Exclusion Permanente du Benbow et la Zone de Danger A du Marum. Une zone de danger supplémentaire au sud-est d’Ambrym a té mise en place à moins de 1 km des principales fractures.
Les fractures qui se sont ouvertes dans le sud-est d’Ambrym pendant l’éruption de décembre 2018 peuvent continuer à s’ouvrir en raison de l’érosion. Une forte sismicité peut continuer à affecter ces fractures ainsi que les zones autour des cratères actifs où l’on observe des émissions de vapeur. Comme je l’ai écrit précédemment, les lacs de lave dans les cratères du Benbow et du Marum ont disparu le 16 décembre 2018.

Le niveau d’alerte pour Ambrym est à 2 depuis le 14 février 2019.

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L’activité du Popocatepetl (Mexique) n’a guère évolué depuis la semaine dernière, avec les habituelles émissions de gaz et de vapeur, ponctuées de temps à autre par une explosion de cendre et de matériaux incandescents suite à la destruction, sous la pression des gaz, du dôme de lave qui s’est mis en place dans le cratère.

Le niveau d’alerte reste à la couleur Jaune, Phase 2.

Source : CENAPRED.

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L’Observatoire Volcanologique et Sismologique de Guadeloupe n’a pas l’air de s’inquiéter, mais un essaim sismique d’origine volcanique a débuté le samedi 23 Mars 2019 à 04h01 (heure locale) dans la zone du volcan de La Soufrière. Cette séquence sismique continue avec 147 événements depuis son début. Les séismes sont de très faible magnitude (M < 1) at aucun d’eux n’a été ressenti par la population. Les événements ont été localisés à une profondeur d’environ 2.5 km sous le sommet du dôme de La Soufrière.

Le niveau d’alerte reste à la couleur Jaune, Vigilance.

Rappelons que la zone d’accès au sommet du volcan a été réduite il y a quelques semaines suite à l’intensification de certaines fumerolles.

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Au cours de ma conférence intitulée «Volcans et risques volcaniques», j’informe le public que la dernière éruption du Fuego (Guatemala) en juin 2018, a tué 332 personnes ; c’est le bilan officiel publié par le gouvernement guatémaltèque. En fait, personne ne sait exactement combien de personnes sont mortes sous les coulées pyroclatiques qui ont rayé le village de San Miguel Los Lotes de la carte. J’ai lu récemment que le bilan était de 202 morts et 229 disparus, mais on pense généralement qu’il est près de 1 000. Après des mois de tests, y compris l’envoi d’échantillons à l’étranger, environ 110 restes de corps n’ont pas pu être identifiés. Le processus d’analyse est terminé ; 202 personnes ont été identifiées et leurs restes remis aux familles pour l’inhumation. Pour les autres, il se peut qu’il y ait des doublons de personnes déjà identifiées.
L’INSIVUMEH (responsable de la surveillance volcanique) et la CONRED (responsable de la gestion des catastrophes au Guatemala) ont été tenus responsables de la mauvaise gestion de la crise éruptive. Les deux institutions se sont même accusées mutuellement. Aujourd’hui, l’INSIVUMEH dispose de davantage d’équipements (stations sismiques, écrans de contrôle, etc.) pour tenter d’anticiper l’activité volcanique. Il y a aussi une meilleure collaboration avec la CONRED. Espérons que la prochaine éruption du Fuego sera moins meurtrière que des leçons auront été tirées de celle de juin 2018.

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Everything is quiet on Kilauea Volcano (Hawaii), so quiet that the volcanic alert level has just been lowered from Advisory to Normal. The aviation colour code has been lowered from Yellow to Green.  The rates of seismicity and deformation as well as the gas emissions are low at the summit and along the East Rift Zone.

Source: HVO.

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In Kamchatka, the aviation colour code for Karymxky and Sheveluch is Orance because ash explosions up to 10-15 km a.s.l. could occur at any time and affect air traffic

The aviation colour code for Bezymianny has been lowered to Yellow. However, a strong gas-steam activity continues.

Source: KVERT.

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GeoHazards indicates that volcanic activity at Ambrym is continuing at the level of major unrest and is likely to continue at this level. The Danger Zones at the caldera remain at 1 km around Benbow and 2 km around Marum craters. The Danger Zone for life safety remains limited at the Permanent Exclusion Zone at Benbow and Danger Zone A at Marum. An additional Danger Zone at the South-East of Ambrym remains within 1 km from major cracks.
Open cracks in the South-East Ambrym area during the December eruption 2018 may continue to open due to erosion. Major seismicity could continue to affect these cracks and areas around the active craters with emissions of steam. As I put it before, the lava lakes in Benbow and Marum craters have disappeared since December 16th, 2018.

The alert level for Ambrym has been at 2 since February 14th, 2019.

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Activity at Popocatepetl (Mexico) has not much changed since last week, with the usual gas and steam emissions, punctuated from time to time by an explosion of ash and incandescent materials due to the destruction, under the pressure of gases, of the lava dome in the crater.
The alert level remains at Yellow, Phase 2.

Source: CENAPRED.

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The Volcanological and Seismological Observatory of Guadeloupe does not seem to worry, but a seismic swarm of volcanic origin began on Saturday, March 23rd, 2019 at 04:01 (local time) in the Soufrière volcano area. This seismic sequence continues with 147 events since its beginning. The earthquakes are of very small magnitude (M <1) and none of them has been felt by the population. The events are located at a depth of about 2.5 km beneath the summit of the dome of La Soufrière.
The alert level remains at Yellow, Watch.
One should bear in mind that the access area at the top of the volcano was reduced a few weeks ago following the intensification of some fumaroles.

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During my conference entitled « Volcanoes and volcanic risks », I inform the public that Fuego’s latest eruption in Guatemala in June 2018 killed 332 persons, which is the government’s official death toll. Actually, no one knows for sure how many people died under the pyroclatic flows which wiped the village of San Miguel Los Lotes from the map. I have read recently that the toll was 202 dead and 229 missing, but it is generally thought that it is close to 1,000. After months of testing, which included sending some samples abroad, about 110 remains cannot be identified. The analysis process has come to an end and 202 people were identified and their remains handed to family for burial. As for the rest of the remains, some could be duplicates from people already identified.

Both INSIVUMEH (in charge of volcano monitoring) and CONRED (which manages disasters in Guatemala) were held responsible for the poor management of the eruptive crisis. They even accused each other of mismanagement. Today, INSIVUMEH has got more equipment (seismic stations, monitors, etc) to try to anticipate volcanic activity. There is also a better collaboration with CONRED. Let’s hope Fuego’s next powerful eruption will be less deadly than the June 2018 event.

Vue de San Miguel Los Lotes avant et après l’éruption du Fuego (Source: CONRED)