Le Rinjani (Indonésie) perturbe le trafic aérien // Mt Rinjani (Indonesia) disrupts air traffic

drapeau francaisL’éruption du Rinjani continue (voir ma note du 25 octobre). Un panache de cendre a entraîné l’annulation des vols au départ et à l’arrivée de l’aéroport international de Bali le 3 novembre, au moins jusqu’à 11h30 (heure locale) suite aux informations communiquées par le VAAC de Darwin. La situation va être de réévaluée mais l’aéroport restera fermé s’il n’y a pas d’amélioration.
Il y a trois mois, une éruption du Raung avait déjà entraîné de sérieuses perturbations dans le trafic aérien de la région et avait bloqué les passagers pendant plusieurs jours.

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drapeau-anglaisThe eruption of Mt Rinjani (see my note of October 25th) continues. An ash cloud led to flight cancellations in and out Bali airport on November 3rd, at least until 11.30pm (local time) following assessment of the latest information from the Darwin VAAC. The situation will be re-evaluated but unless conditions improved the airport could remain shut.
The latest disruption comes three months after a major eruption at Mount Raung in Java led to widespread travel chaos at Bali airport, leaving passengers stranded for days.

Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion): Nouvelle éruption en vue? // An eruption in the short term?

Suite à la baisse d’activité du Piton de la Fournaise, la préfecture vient de lever l’alerte 2.2 et a de nouveau mis en place la phase de Sauvegarde. L’accès à l’Enclos reste interdit. En effet, le volcan n’a peut-être pas dit son dernier mot. L’OVPF enregistre une sismicité profonde, une reprise de l’inflation du massif et une augmentation du flux de gaz profonds traduisant une nouvelle mise en pression de l’édifice. Ces signaux ressemblent fort à ceux relevés durant les deux précédentes phases éruptives.

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After the sudden decrease in activity of the Piton de la Fournaise, the prefecture has just cancelled the Alert 2.2 and again set up the Watch phase. Access to the Enclos remains prohibited. Indeed, the volcano has perhaps not said its last word. OVPF records deep seismicity as well as a rise in inflation and an increase in the emissions of deep degassing indicating a new pressurization of the volcanic edifice. These signals strongly resemble those observed in the previous two eruptive phases.

Piton sismo

Le tremor est de nouveau en hausse…

La COP 21 face à un sacré défi // The Paris Climate Conference : a real challenge

drapeau francaisLes participants à la prochaine COP 21 sur le climat à Paris auront du pain sur la planche! Son but est de réduire à un maximum de 2 ° C l’augmentation de la température moyenne dans le monde au cours des années à venir. Le problème est que les températures ont déjà largement dépassé celles de l’an dernier qui constituaient un record, et 2015 sera probablement l’année la plus chaude de l’histoire, ce qui va à l’encontre de l’affirmation de certains hommes politiques qui affirment que le réchauffement climatique s’est arrêté.
La National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) vient d’indiquer que le mois de septembre 2015 a été le plus chaud jamais enregistré depuis 1880, année où le suivi des températures a commencé à l’échelle mondiale. L’agence fait également remarquer que la période de janvier à septembre a été la plus chaude de tous les temps.
La cause immédiate de cette chaleur record est le phénomène climatique El Niño, au cours duquel l’océan libère d’immenses quantités de chaleur dans l’atmosphère. Toutefois, les températures actuelles dépassent tellement celles de la dernière manifestation de El Niño en 1997 et 1998 que les scientifiques affirment que ces températures record ne sauraient se produire sans l’ajout des émissions humaines de gaz à effet de serre.
Les effets combinés de El Niño et du réchauffement par effet de serre ont déjà profondément perturbé les conditions météorologiques à travers le monde. Ils ont probablement contribué à la sécheresse et aux incendies de forêt en Indonésie, à la sécheresse en Australie et à l’urgence alimentaire dans certaines parties de l’Afrique, avec une sévère sécheresse en Ethiopie. Il ne serait pas surprenant que ces effets s’intensifient dans les prochains mois quand El Niño va atteindre son niveau maximum avant de diminuer progressivement. Si l’on se réfère au passé, on peut penser que El Niño générera des quantités inhabituelles de pluie et de neige dans le sud-ouest américain et en Californie, ce qui soulagera cet Etat en proie à la sécheresse, mais avec un risque d’inondations et de coulées de boue.
Au cours des dix derniers mois, la hausse des températures à travers le monde a provoqué une vague de chaleur au printemps en Inde et au Pakistan, avec la mort de plusieurs milliers de personnes. Les températures ont atteint 47 ° C dans certaines parties de l’Inde. Les effets sur le monde naturel ont également été sévères. La forte hausse des températures des océans a provoqué le blanchissement des récifs coralliens dans le monde, et beaucoup risquent de ne pas s’en remettre.
Les scientifiques se sont longtemps demandés si le réchauffement climatique induit par l’homme modifiait la fréquence ou l’intensité des épisodes El Niño, mais la relation entre ces deux phénomènes n’a pas pu être établie. Il semblerait qu’ils soient indépendants et interfèrent mutuellement.
La chaleur record de 2014 et 2015 va à l’encontre de l’idée que le problème des émissions de gaz à effet de serre est résolu, comme continuent à le clamer certains hommes politiques de Washington. Lors de mon dernier séjour dans l’Ouest des Etats-Unis cet été, j’ai eu l’occasion de parler du climat avec les populations locales. J’ai été très surpris de voir à quel point les gens sont conditionnés par leur gouvernement à l’idée que le réchauffement climatique actuel est dû à un cycle naturel et que les activités humaines ne sont pas responsables. Il ne fait guère de doute que ce sera la théorie avancée par messieurs Obama et Poutine (entre autres) au cours de la COP 21 vu que leur intérêt est de voir la planète continuer à se réchauffer pour mettre à jour des ressources minérales dans l’Arctique et y ouvrir de nouvelles routes de navigation
Adapté d’un article dans le journal Alaska Dispatch News.

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drapeau-anglaisThe participants in the next climate conference in Paris will have a lot of work ahead of them! The aim of the COP21 is to reduce to a maximum of 2°C the increase in global temperatures in the years to come. The problem is that global temperatures are already running far above last year’s record-setting level and 2015 will probably be the hottest year in the historical record, undermining political claims that global warming had somehow stopped.
The National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) has announced that last September was the hottest September on record since 1880, when tracking began at a global scale. The agency also announced that the January-to-September period had been the hottest such span on the books.
The immediate cause of the record-breaking warmth is a strong El Niño weather pattern, in which the ocean releases immense amounts of heat into the atmosphere. But temperatures are running so far ahead of those during the last strong El Niño, in 1997 and 1998, that scientists said the records would not be occurring without an underlying trend caused by human emissions of greenhouse gases.
The combined effects of El Niño and greenhouse warming are already deeply disturbed weather patterns worldwide, likely contributing to dry weather and forest fires in Indonesia, to drought in Australia and to food emergency across parts of Africa, including a severe drought in Ethiopia. Those effects are likely to intensify in coming months as the El Niño reaches its peak and then gradually subsides. Past patterns suggest that the El Niño will send unusual amounts of rain and snow to the American Southwest and to California, offering some relief for that parched state but also precipitating floods and mudslides.
Earlier this year, the global warmth contributed to a spring heat wave in India and Pakistan that killed several thousand people, with temperatures hitting 47°C in parts of India. The effects on the natural world have also been severe, with extreme ocean temperatures bleaching coral reefs around the world, and many of them likely to suffer lasting damage.
Scientists have long wondered whether human-induced global warming would alter the frequency or severity of El Niños, but so far, that does not seem to be the case. Instead, it looks as if they are independent and adding to each other.
The record-setting warmth of 2014 and 2015 has undermined the idea that the problem of greenhouse emissions had somehow solved itself, though some Washington politicians continue to repeat the claims. During my last stay in Western U.S.A., I had the opportunity to talk about the climate with local people. I was greatly surprised to see how strongly they are conditioned by the government to the notion that the current global warming is due to a natural cycle and that human activities are not responsible for it. There is little doubt this will be Mr. Obama’s and Mr. Putin’s theories (among others) during the COP 21 as their interest is to see global warming increase to uncover mineral resources in the Artic where new navigation routes will be available!
Adapted from an article in the Alaska Dispatch News.

Coraux

Exemple de blanchissement des récifs coralliens à Heron Island, sur la Grande Barrière de Corail

(Crédit photo : Wikipedia).