Colima (Mexique) et Fuego (Guatemala)

drapeau-francaisMoins d’une semaine après deux épisodes éruptifs, le Colima est à nouveau entré en éruption à deux reprises le 10 novembre dans la matinée Selon les autorités locales, la première séquence a eu lieu à 07h03 (heure locale), avec une colonne de cendre près de 2500 mètres au-dessus du cratère. Le panache a atteint près de 2000 mètres au cours de la deuxième explosion qui a eu lieu à 09h02.

http://www.ibtimes.co.in/mexico-colima-volcano-has-another-double-eruption-654296
Le Colima est en éruption depuis le 9 juillet. Au cours des derniers mois, les villages voisins ont été recouverts d’épaisses couches de cendre, avec plusieurs évacuations de populations.

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Un nouvel épisode éruptif a également secoué le Fuego le 10 novembre. C’est le dixième événement de ce type depuis le début de l’année. L’INSIVUMEH a indiqué qu’une nouvelle coulée de lave se dirigeait vers les ravines Las Lajas et El Jute sur le flanc sud. La coulée mesurait environ 1 500 mètres lundi matin et près de 2 km dans la soirée. Des explosions stromboliennes ont été observées au sommet, avec un panache de cendre d’environ 1,5 km de hauteur. La situation est redevenue normale aujourd’hui 11 novembre.

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drapeau-anglaisLess than a week after two eruptive episodes, Colima volcano erupted again on November 10th in the morning According to officials, the first sequence occurred at 7.03am (local time), sending a column of ash and smoke some 2,500 metres into the sky. Ash and smoke rose 2,000 metres above the crater during the second explosion, which occurred at 9.02am.

http://www.ibtimes.co.in/mexico-colima-volcano-has-another-double-eruption-654296
Colima has been erupting since July 9th. Over the past months, nearby villages have been blanketed with thick coats of ash, prompting evacuations.

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Another eruptive episode shook Fuego volcano on Tuesday too. It was the tenth event since the beginning of the year. INSIVUMEH reported a new lava flow heading towards the Las Lajas and El Jute drainages on the southern flank. It was about 1,500 metres long by Monday morning and almost 2 km long in the evening. Strombolian explosions were observed at the summit that generated an ash plume about 1.5 km high. The situation is back to normal today, November 11th.

Etna ou Piton de la Fournaise? Qui tirera le premier? // Mt Etna or Piton de la Fournaise? Which one will erupt first?

drapeau-francaisDepuis quelque temps, on observe un certain regain d’activité de l’Etna, avec une petite activité strombolienne au fond de la Voragine, tandis que les explosions se font parfois entendre dans les profondeurs du Cratère NE. Une anomalie thermique (visible sur les images de la webcam) est également observée au niveau du Cratère SE, mais ce n’est pas une nouveauté car elle est présente quasiment en permanence depuis le début des années 2000. Le tremor montre parfois une hausse mais ne débouche sur aucun événement significatif que certains appellent « paroxysme », mais je préfère l’expression plus prosaïque « épisode éruptif ».

Depuis le 31 octobre 2015, fin de la troisième phase effusive, le Piton de la Fournaise ne montre pas de signe expérieur d’activité. Pourtant, le volcan ne semble pas s’être rendormi. L’Observatoire indiquait le 10 novembre que « l’inflation sommitale cumulée est plus importante que celle mesurée lors des deux phases inter effusives ». Si le tremor résiduel a disparu, des « pulses » de gaz sont identifiés de façon sporadique. De plus, une activité sismique sommitale (112 événements) et profonde (59 événements) est de nouveau présente depuis la fin de la dernière phase effusive,

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drapeau-anglaisFor some time, there has been some increased activity at Mount Etna, with a small strombolian activity at the bottom of the Voragine, while explosions are sometimes heard in the depths of the NE Crater. A thermal anomaly (visible on the images of the webcam) is also observed at the SE Crater, but this is not new because it has virtually been present continuously since the early 2000s. The tremor sometimes increases but does not lead to any significant event that some call « paroxysm », but I prefer the more prosaic term « eruptive episode. »

Since October 31, 2015, end of the third phase effusive, Piton de la Fournaise shows no sign of activity expérieur. However, the volcano appears not to have to sleep. The Observatory indicated on November 10 that « the uppermost cumulative inflation is higher than that measured at the two inter effusive phases. » If the residual tremor disappeared, the « pulse » of gas are identified sporadically. In addition, a top seismic activity (112 events) and deep (59 events) is again present since the end of last effusive phase.

Tremor

Tremor de l’Etna au cours des dernières heures (Source: INGV)

Bonne nouvelle pour l’environnement avant la COP 21 // Good news for the environment before the Paris climate conference

drapeau francaisLa compagnie qui gère le projet d’oléoduc Keystone XL prévu pour relier l’Alberta (Canada) au Texas (Etats-Unis) a demandé au Département d’Etat américain d’en suspendre l’examen. La décision est intervenue car il était de plus en plus probable que l’administration Obama rejette la demande de permis de construction de ce pipeline, ce qu’elle a fait le 6 novembre dernier.
Certains opposants au projet pensent que la compagnie TransCanada a voulu retarder le processus d’examen du projet dans l’espoir qu’une administration républicaine plus conciliante arrivera à la Maison Blanche en 2017 et l’approuvera. Chose rassurante, Hillary Clinton et ses principaux rivaux pour la nomination présidentielle démocrate ont déjà fait savoir qu’ils s’opposeraient à la construction du Keystone KL. Par contre, sans réelle surprise, tous les principaux candidats présidentiels républicains soutiennent le projet.
Le pipeline de 1890 kilomètres de long a pendant longtemps animé le débat américain sur le changement climatique. S’agissant du transport du pétrole depuis les sables bitumineux de l’Alberta, les adversaires du projet affirment qu’il nécessiterait d’énormes quantités d’énergie et d’eau, ce qui augmenterait les émissions de gaz à effet de serre. Ils expriment aussi des inquiétudes quant aux fuites susceptibles de polluer les nappes souterraines qui approvisionnent en eau les agriculteurs des Grandes Plaines.
Les partisans de l’oléoduc font remarquer qu’il va créer des emplois et stimuler l’indépendance énergétique. Ils disent aussi que les pipelines sont plus sûrs que les trains pour transporter les hydrocarbures et pointent du doigt les récents cas de déraillements de trains transportant du pétrole.
Le Keystone XL partirait de l’Alberta au Canada et traverserait le Montana, le Dakota du Sud et le Nebraska, où il rejoindrait des pipelines existants pour transporter plus de 800.000 barils de pétrole brut par jour vers les raffineries de la côte du Golfe du Texas.
Les retards dans l’approbation du projet ont provoqué des frictions entre les Etats-Unis et le gouvernement conservateur du précédent Premier ministre canadien Stephen Harper. Harper a mal accepté la réticence d’Obama à approuver le pipeline et cela a nui aux relations entre les deux pays. Bien que le nouveau premier ministre canadien, le libéral Justin Trudeau, soutienne le projet Keystone, il pense que les relations avec les USA ne devraient pas être altérées.
Le Canada a besoin d’infrastructures pour exporter sa production de pétrole en provenance des sables bitumineux de l’Alberta. Le pays dépend à 97% des Etats-Unis pour ses exportations d’énergie. L’Alberta possède les troisièmes réserves de pétrole au monde, avec une estimation de 170 milliards de barils. Mais la forte baisse du prix du pétrole rend moins viable l’exploitation de la plupart des nouveaux sables bitumineux.
Source: Journaux américains.

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drapeau-anglaisThe company behind the proposed Keystone XL pipeline from Canada to Texas has asked the U.S. State Department to suspend its review of the project. The move comes as it bacame likely taht the Obama administration would reject the pipeline permit application, which it did on November 6th.
Some pipeline opponents contended that TransCanada hoped to delay the review process in hopes that a more sympathetic Republican administration will move into the White House in 2017 and approve it.
Hillary Rodham Clinton and her main challengers for the Democratic presidential nomination are already on record as opposing Keystone. All of the leading Republican presidential candidates support the pipeline.
The 1,179-mile pipeline has long been a flashpoint in the U.S. debate over climate change. Critics oppose the pipeline which would transport oil tapped from the Alberta oil sands, saying it requires huge amounts of energy and water and increases greenhouse gas emissions. They also express concern that pipeline leaks could potentially pollute underground aquifers that are a critical source of water to farmers on the Great Plains.
Pipeline supporters maintain it will create jobs and boost energy independence. They also say pipelines are a safer method of transporting oil than trains, pointing to recent cases of oil train derailments.
The pipeline would be built from Canada through Montana, South Dakota and Nebraska, where it would connect with existing pipelines to carry more than 800,000 barrels of crude oil a day to refineries along the Texas Gulf Coast.
Delays in approving the pipeline have caused friction between the U.S. and the outgoing Canadian Conservative government of Prime Minister Stephen Harper. Harper was frustrated by Obama’s reluctance to approve the pipeline and the issue damaged U.S-Canada relations. Although incoming Liberal Prime Minister Justin Trudeau, who is sworn in Wednesday, supports Keystone, he argues relations with the U.S. should not hinge on the project.
Canada needs infrastructure in place to export its growing oil sands production. Canada relies on the U.S. for 97 percent of its energy exports. Alberta has the world’s third largest oil reserves, with 170 billion barrels of proven reserves. But a sharp decline in the price of oil makes many of the new oil sands projects less viable.
Source : American newspapers.

Oleoduc

Vue de l’oléoduc trans-alaskien qui devait servir de modèle à celui entre l’Alberta et le Texas.

(Photo: C. Grandpey)