La cendre du Tungurahua (Equateur) // The ash of Tungurahua volcano (Ecuador)

drapeau-francaisDepuis l’augmentation de l’activité du Tungurahua au début du mois de novembre, les retombées de cendre ont été constantes. Les plus fortes concentrations ont été relevées dans les secteurs de Choglontús, Manzano et Quero. Ainsi, le 13 novembre, une densité de 1600 grammes au mètre carré, pour une épaisseur de 1,65 mm a été relevée dans le secteur de Choglontús. Il n’y a guère qu’en décembre 2010 qu’une concentration supérieure de cendre a été observée.
Les images mises en ligne par l’Institut de Géophysique montrent les ravages causés par la cendre ces derniers jours, en particulier autour de Choglontús où les cultures ont été complètement détruites par son poids. Avec le bétail, elles représentent la principale source de revenu des ménages. Les autorités locales s’efforcent d’apporter une aide aux familles les plus touchées.

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drapeau-anglaisAshfall has been constant since the increased activity of the Tungurahua in early November. The highest concentrations were found in the areas of Choglontús, Manzano and Quero. For instance, on November 13th, a density of 1,600 grams per square metre, for a thickness of 1.65 mm was recorded in the Choglontús area. Only in December 2010 a higher ash concentration was ever observed.
The images posted online by The Geophysics Institute show the devastation caused by the ash in recent days, especially around Choglontús where crops were completely destroyed by the weight of the ash. With the cattle, they represent the main source of income for the population. Local authorities are working to provide assistance to the most affected families.

Tungurahua 2

Cultures dévastées par la cendre dans la région de Choglontús

(Crédit photo: Instituto Geofisico)

Cotopaxi (Equateur)

drapeau-francaisL’Institut de Géophysique indique en ce moment que l’activité interne du Cotopaxi est «modérée» tandis que l’activité superficielle est «faible». L’activité globale est qualifiée de «modérée» avec des émissions de gaz et de vapeur à faible teneur en cendre.
Rappelons que le Cotopaxi a repris goût à la vie le 14 août 2015, avec une colonne de cendre qui signalait sa première éruption majeure depuis 1877. Au mois d’août, le président Rafael Correa a déclaré l’état d’urgence car les volcanologues indiquaient que le volcan était l’un des plus dangereux sur Terre à cause de sa couverture de neige et de glace et de la population relativement importante qui vit à proximité. Pendant l’éruption d’août, les autorités ont évacué des centaines de personnes et fermé des dizaines de milliers d’hectares dans le parc national qui entoure le volcan. Le Président a également décrété une mesure de censure très controversée qui empêchait les médias de divulguer toute information non autorisée sur le volcan.
Jusqu’à présent, l’explosion cataclysmale redoutée par le gouvernement n’a pas eu lieu. Une équipe de l’Institut de Géophysique a récemment visité le dernier refuge avant le cratère et installé des générateurs éoliens afin que continue à fonctionner le matériel de surveillance en cas d’émission abondante de cendre volcanique.
Les 10 premiers kilomètres autour du Cotopaxi sont désertiques. Toutefois, il existe le risque que le volcan produise des coulées pyroclastiques qui pourraient faire fondre les glaciers et générer des lahars susceptibles d’affecter la population sur des dizaines de kilomètres.
Les scientifiques pensent qu’une puissante éruption est peu probable. Si elle se produisait, elle aurait un impact dévastateur sur une zone où habitent 325 000 personnes, avec un oléoduc et une importante agriculture, et qui s’étend à seulement 45 km au sud de la capitale Quito.

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drapeau-anglaisThe Instituto Geofisico indicates that Cotopaxi’s internal activity is “moderate” while superficial activity is “low”. Global activity is said to be “moderate” with gas and steam emissions with low ash contents.
Let’s remember Cotopaxi rumbled to life on August 14th, belching a column of ash in its first major eruption since 1877. By that time, President Rafael Correa declared a state of emergency as local volcanologists warned the volcano was one of the most dangerous on Earth because of its big snow cap and the relatively large population nearby. During the August eruption, authorities evacuated hundreds of people and closed tens of thousands of hectares of the national park that surrounds the volcano. The President also decreed a controversial « prior censorship » measure that barred the media from releasing any unauthorized information on the volcano.
So far, the cataclysmic eruption the government feared has not materialised. A team from Ecuador’s Geophysics Institute recently climbed to the last shelter before the crater and installed wind-powered generators to keep their monitoring equipment running in case it gets covered by volcanic ash.
In the 10 km immediately surrounding Cotopaxi there’s almost nobody and nothing. But there’s a possibility the volcano could generate pyroclastic flows that could melt the glacier and form lahars, which could affect the surrounding population for dozens of kilometres.
Scientists think a powerful eruption is unlikely. If it happened, it would have a devastating impact on an area that is home to 325,000 people, an oil pipeline and a key agriculture industry and sits just 45 km south of the capital Quito.

Cotopaxi 22 aout

Eruption du Cotopaxi le 22 août 2015 (Crédit photo: Instituto Geofisico)