Quatre aéroports fermés en Indonésie // Four airports now closed in Indonesia

drapeau francaisSelon les journaux indonésiens, quatre aéroports sont maintenant fermés à cause de la cendre émise par le Barujari, un cône actif dans la caldeira du volcan Rinjani à Lombok. Le Ministère des Transports indique que l’aéroport international Ngurah Rai de Bali, l’aéroport international Praya et l’aéroport Selaparang de Lombok, ainsi que l’aéroport Blimbingsari à Banyuwangi, resteront fermés jusqu’à « vendredi à 07h45, heure de Jakarta. » En effet, selon le VAAC de Darwin, la cendre du volcan continue à se déplacer vers l’ouest en direction de Bali.
Les autorités avaient initialement prévu de rouvrir jeudi les terminaux domestiques et internationaux après l’annulation de 692 vols à l’aéroport de Bali à cause d’une augmentation de l’activité du Barujari mercredi en début de matinée.
L’aéroport de Bali achemine gratuitement les voyageurs bloqués vers la station de bus de Denpasar, ce qui leur permet de rejoindre l’aéroport international de Juanda à Surabaya et poursuivre leur trajet aérien.
Les autorités locales se tiennent prêtes à évacuer quelque 40.000 habitants vivant à proximité du Rinjani.

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drapeau-anglaisAccording to Indonesian newspapers, four aiports are now closed because of the ash emitted by Mt Barujari, an active cone in Rinjani volcano on Lombok. The Ministry of Transport indicates that Bali’s Ngurah Rai International Airport, Lombok’s Praya International Airport and Selaparang Airport, as well as the Blimbingsari Airport in Banyuwangi, East Java, will remain closed until « Friday, 7.45 a.m. Jakarta time. »
Authorities initially expected to reopen both domestic and international terminals on Thursday after canceling 692 flights at Bali airport alone due to Barujari’s increased activity in the early hours of Wednesday morning.
Ash clouds from the volcano continue to move westward toward Bali, according to VAAC in Darwin, Australia.
Bali airport has provided free transportation to some 6,200 stranded travelers to the Ubung bus terminal in Denpasar, where they can then take a bus to Surabaya and continue home from Juanda International Airport.
Local authorities have prepared a number of evacuation strategies for some 40,000 residents living near Rinjani volcano.

Les Républicains américains et le réchauffement climatique // U.S. Republicans and global warming

drapeau francaisLa fonte de la calotte glaciaire du Groenland est l’un des signes les plus évidents du réchauffement climatique. Les scientifiques pensent que la fonte complète de la calotte glaciaire du Groenland pourrait faire monter d’environ six mètres le niveau des mers dans les prochaines décennies.
Depuis des années, les chercheurs étudient l’impact du réchauffement de la planète sur les glaces du Groenland et de l’Antarctique. S’ils peuvent scruter les images satellites pour suivre les icebergs et s’ils peuvent mettre au point des modèles pour simuler la fonte de la calotte glaciaire, ils ont peu d’informations sur le terrain qui leur permettraient de prédire précisément avec quelle rapidité le niveau des mers va augmenter. Une telle recherche pourrait fournir des renseignements précieux et permettre aux populations des zones côtières, depuis New York jusqu’au Bangladesh, de se préparer à un tel changement.
Chaque année, le gouvernement fédéral affecte environ un milliard de dollars à la recherche arctique et antarctique qui occupe des milliers de scientifiques. L’argent provient du Congrès, y compris la National Science Foundation (NSF), la NASA et la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA). Cet argent finance la recherche qui est essentielle pour étudier les changements qui affecteront les populations et les économies du monde pendant le siècle à venir.
Cependant, cette recherche est de plus en plus sous le feu de certains députés républicains au Congrès, qui nient ou remettent en question le consensus scientifique selon lequel les activités humaines contribuent au changement climatique.
Menant la charge républicaine, le Texan Lamar Smith, également président de la commission scientifique au Congrès, a cherché à retirer 300 millions de dollars du budget de la NASA pour les sciences de la terre et a demandé une enquête sur quelque 50 subventions de la National Science Fondation. Le 13 octobre, la commission scientifique a convoqué des chercheurs de la NOAA pour qu’ils présentent les documents concernant plus de six années de délibérations internes, y compris « tous les documents et toutes les communications » liées aux mesures du changement climatique.
Une réduction budgétaire affecterait directement le travail des scientifiques qui vont sur le terrain. En effet, cet argent aide à payer les salaires, le transport aérien, la nourriture, les ordinateurs, des instruments de mesure, le matériel de camping, ainsi que l’équipement de sécurité et celui destiné à lutter contre le froid parfois extrême dans l’Arctique.
Cette attitude de certains Républicains au Congrès (le Gouverneur de l’Alaska défend la même théorie pour des intérêts purement économiques) confirme ce que j’écrivais il y a quelques jours. Au cours des dernières années, la population des États-Unis a été conditionnée à l’idée que le réchauffement climatique est le résultat d’un cycle naturel et que les activités humaines ne sont pas responsables. Ce fut ma conclusion après plusieurs discussions sur ce sujet cet été avec des habitants des Etats de Washington et du Montana.
Source: Alaska Dispatch News.

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drapeau-anglaisThe melting of Greenland ice sheet is one of the most obvious signs of global warming. Scientists think the full melting of Greenland’s ice sheet could increase sea levels by about 6 metres in the next decades.
For years, scientists have studied the impact of the planet’s warming on the Greenland and Antarctic ice sheets. But while researchers have satellite images to track the icebergs that break off, and have created models to simulate the thawing, they have little on-the-ground information and so have trouble predicting precisely how fast sea levels will rise.
Their research could yield valuable information to help scientists figure out how rapidly sea levels will rise in the 21st century, and thus how people in coastal areas from New York to Bangladesh could plan for the change.
Each year, the federal government spends about $1 billion to support Arctic and Antarctic research by thousands of scientists. The money comes from Congress, including the directors of the National Science Foundation (NSF), NASA and the National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA). It finances research that is essential for understanding the changes that will affect the world’s population and economies for more than a century.
However, the research is under increasing fire by some Republican leaders in Congress, who deny or question the scientific consensus that human activities contribute to climate change.
Leading the Republican charge on Capitol Hill is Rep. Lamar Smith of Texas, the chairman of the House science committee, who has sought to cut $300 million from NASA’s budget for earth science and has started an inquiry into some 50 National Science Foundation grants. On October 13th, the committee subpoenaed scientists at the NOAA, seeking more than six years of internal deliberations, including “all documents and communications” related to the agency’s measurement of climate change.
Any cuts could directly affect the work on-the-field scientists. Indeed, the money helps cover the researchers’ salaries, flights, food, computers, scientific instruments and camping, safety and extreme cold-weather gear.
The attitude of some Republicans in the U.S. Congress (the Governor of Alaska supports the same theory for purely economic interests) confirms what I wrote a few days ago. Over the past years, the U.S. population has been conditioned to the idea that global warming is the result of a natural cycle and that human activities are not responsible for it. This was my conclusion after several talks about this topic with local Americans this summer.
Source: Alaska Dispatch News.

Groenland glacier

Photo: C. Grandpey