Victimes collatérales de l’éruption du Sinabung (Indonésie)?

drapeau francaisDes pluies torrentielles dans la région du Sinabung ont provoqué une tragédie samedi quand l’accumulation d’eau a déclenché un glissement de terrain qui a tué neuf personnes. Deux cadavres ont été découverts dans le village de Gundaling I, et six autres dans le village de Gundaling II, tandis qu’une personne a été trouvée à Simpang Ujungaji.
Les personnes vivant dans les zones sujettes aux glissements de terrain (collines, versants de montagne et berges de rivières) sont invitées à être particulièrement vigilantes dans les prochains mois car la saison des pluies et les séismes augmentent le risque de déstabilisation de la cendre qui s’est accumulée à la surface du sol.

Source : The Jakarta Globe.

Il semblerait, contrairement à ce qui est écrit dans la presse indonésienne, que le Sinabung ne soit pas responsable de ce glissement de terrain qui s’est produit à plus de 10 km du volcan. Il n’empêche que le sol de la région est largement composé de cendre volcanique, ce qui explique son instabilité.

 

drapeau anglaisTorrential rain near Mount Sinabung led to a tragedy on Saturday after the buildup of surface water triggered a landslide that killed nine people. Two were found in Gundaling I village, six people were found in Gundaling II village, while one person was found in Simpang Ujungaji village.

People living in landslide-prone areas (hills, mountain slopes and river banks) are urged to be especially vigilant over the coming months as the rainy season and earthquakes increase the risk of destabilizing the ash that has accumulated on the ground.

Source : The Jakarta Globe.

It seems that, contrary to what is written in the Indonesian newspapers, that Mount Sinabung was not responsible for the tragedy which occurred 10 miles from the volcano. However, the ground in the region includes a large part of volcanic ash, which accounts for its instability.

Volcans du Guatemala // Guatemala volcanoes

drapeau francaisLa situation est relativement calme en ce moment sur les volcans guatémaltèques.

Sur le Santiaguito, on observe essentiellement des avalanches de matériaux qui se détachent des coulées actives. L’activité explosive est réduite. Des fumeroles s’échappent du dôme Caliente.

Quelques petites explosions stromboliennes secouent toujours le Pacaya mais l’activité est surtout fumerolienne.

On observe une activité strombolienne faible à modérée au sommet du Fuego avec des projections incandescentes qui ne dépassent pas quelques dizaines de mètres de hauteur. Les panaches de cendre montent jusqu’à environ 500 mètres. Les coulées de lave se sont immobilisées.

Source : INSIVUMEH.

 

drapeau anglaisThe situation is currently globally quiet on Guatemala volcanoes.

Activity at Santaguito mainly consists of avalanches from the active lava flows. Explosive activity is rather low. Fumarolic activity is observed at the Caliente dome.

There are still some slight strombolian explosions at Pacaya volcano but activity is mainly fumarolic.

Fuego produces small to moderate strombolian explosions with incandescent ejections a few ten metres high. Ash plumes are rising up to about 500 metres. The lava flows are no longer active.

Source: INSIVUMEH.

Santiaguito-blog

Le Santiaguito vu depuis le sommet du Santa Maria  (Photo:  C. Grandpey)

Les vautours de l’Etna

Chaque jour, quand je m’assied devant mon ordinateur pour faire un tour du monde des volcans actifs, je suis éberlué de voir le nombre d’internautes qui restent scotchés aux webcams de l’Etna, en quête du moindre soupir du volcan ! Chaque bouffée de cendre, chaque soubresaut est méticuleusement observé. A croire que certains ne dorment pas et passent leur temps à attendre le prochain paroxysme, voire la prochaine éruption !

Personnellement, même si j’aime bien le volcan sicilien, je ne fais pas preuve d’un tel attachement. Le tremor et le profil sismique en disent suffisamment long sur le comportement du volcan pour savoir s’il va se manifester violemment dans les minutes à venir. Inutile donc de rester rivé des heures devant son écran tel un vautour en train de repérer sa prochaine victime depuis le haut d’une falaise !

L’apparition des webcams est un plus indiscutable pour l’observation des volcans, même si ces caméras ne font guère avancer les choses en matière de prévision éruptive et donc de prévention volcanique.  Malgré leurs bienfaits, toutes ces webcams installées sur l’Etna ou le Stromboli détruisent le charme d’autrefois. Il y a une vingtaine d’années, il fallait aller sur le terrain (qui n’était pas interdit comme aujourd’hui!) ou avoir des contacts fiables pour décrire les humeurs de ces volcans. On glanait des photos qui permettaient une certaine exclusivité, d’autant qu’on ne mitraillait pas avec le film argentique comme aujourd’hui avec les appareils photo numériques. A l’heure actuelle, tout est banalisé et je dois dire que je ne frémis plus guère devant un nuage de cendre ou une fontaine de lave, tant ces images foisonnent sur le web (la toile, devrais-je dire). Il est vrai aussi que j’ai eu la chance de voir plusieurs fois de tels phénomènes extraordinaires en Sicile ou ailleurs dans le monde.

Au final avec cette banalisation de l’événement volcanique, j’ai tendance à m’éloigner de ce monde et à rechercher les émotions dans d’autres domaines. Le réchauffement climatique – qui m’inquiète fortement pour les générations à venir – a guidé mes pas vers les glaciers et les terres nordiques où je retrouve de nouvelles sensations. En septembre dernier, j’éprouvais la même fascination devant les effondrements du Columbia Glacier que devant l’avancée d’une coulée de lave sur l’Etna. Au sein de l’ambiance glacée des terres nordiques, avec les oiseaux et les loutres de mer autour du bateau, je retrouvais un bonheur qui m’avait quitté depuis pas mal de temps sur les volcans…

Coulee-Etna-blog

Columbia-blog

Passage du chaud au froid !  (Photos:  C. Grandpey)