Découverte d’une nouvelle zone hydrothermale au large de Panarea (Iles Eoliennes / Italie)

drapeau francaisUn article du Corriere del Mezzogiorno (http://corrieredelmezzogiorno.corriere.it/catania/) nous apprend qu’une nouvelle zone hydrothermale a été découverte au large de l’île éolienne de Panarea. Cette découverte a été réalisée par l’Institut Italien de Protection et de Recherche Environnementale (ISPRA), à une profondeur de plus de 200 mètres. Déjà au cours des trois dernières années, l’ISPRA avait identifié une zone hydrothermale profonde au large de Panarea dans le cadre d’une recherche visant à l’étude, dans l’archipel Eolien, de la biodiversité associée à des phénomènes volcaniques submergés.

Ces derniers jours, l’ISPRA a entamé une campagne de recherches avec le navire de l’Institut, en collaboration avec l’ISMAR de Bologne, l’IAMC de Messine et l’ INGV de Catane. Les cheminées qui ont été découvertes sont les plus nombreuses et les plus profondes jamais observées en Méditerranée centrale. Elles atteignent une hauteur d’environ 80 centimètres et se présentent sous différentes formes, avec des couleurs allant de l’orange à leur extrémité jusqu’au gris à la base.
Ces structures hydrothermales ont pu être observées sur le fond marin grâce à un robot télécommandé équipé de caméras. Avec cet instrument, les scientifiques ont pu collecter des échantillons qui seront analysés en laboratoire et donneront des informations importantes sur la composition minéralogique, les colonies de bactéries, ainsi que sur l’activité hydrothermale en cours​. Selon l’ISPRA, cette découverte et les analyses sur les cheminées hydrothermales permettront d’ « élargir nos connaissances sur la biodiversité des milieux volcaniques sous-marins et la production de l’énergie biologique hydrothermale ; elles contribueront à identifier et surveiller de nouveaux domaines d’activité géothermique sous-marine ».

 

drapeau anglaisAn article in the Corriere del Mezzogiorno (http://corrieredelmezzogiorno.corriere.it/catania/) informs us that a new hydrothermal field was discovered off the Aeolian island of Panarea . This discovery was made by the Italian Institute for Environmental Protection and Research (ISPRA), at a depth of over 200 meters. Already in the past three years, ISPRA had identified a deep hydrothermal area off Panarea through a research program whose aim was to study, in the Aeolian archipelago, the biodiversity associated with submerged volcanic phenomena.
In recent days, ISPRA started a campaign with the research vessel of the Institute, in collaboration with ISMAR of Bologna, IAMC of Messina and INGV of Catania. The hydrothermal vents that have been discovered are the most numerous and the deepest ever observed in central Mediterranean . They can be about 80centimeters high and come in different shapes, with colours ranging from orange to gray from the tip to the base.
These hydrothermal structures have been observed on the seabed by using a remote-controlled robot equipped with cameras. With this instrument , scientists were able to collect samples to be analyzed in the laboratory. They will provide important information on the mineralogical composition, the colonies of bacteria, as well as the hydrothermal activity in progress. According to ISPRA, the discovery and analysis of hydrothermal vents will help to « expand our knowledge on the biodiversity of submarine volcanic environments and the production of biological hydrothermal energy; they will help identify and monitor new areas of submarine geothermal activity. »

Panarea-blog

Les environs de Panarea et Basiluzzo sont connus pour leur activité tectonique,volcanique et hydrothermale.

(Photo:  C.  Grandpey)

Etna (Sicile / Italie): Nouveau paroxysme!

drapeau francaisLe Nouveau Cratère SE (NCSE) de l’Etna a connu aujourd’hui un nouveau paroxysme. Malheureusement, je me trouvais au même moment dans l’est de la France à l’occasion d’un superbe événement volcanique dont je parlerai dans une prochaine note. Voici donc une traduction du rapport de l’INGV:
« Le 17 novembre 2013, aux premières heures de la matinée, le NCSE de l’Etna a connu un nouvel épisode de paroxysme. Cet épisode qui est survenu moins de 6 jours après le précédent, a été marqué par une violente activité strombolienne, des fontaines de lave et des coulées vers le sud, sud-est et nord-est du volcan. On a également observé la formation d’une colonne éruptive riche en matériaux pyroclastiques que le vent a poussé vers le NE. Comme lors des paroxysmes précédents, ce dernier épisode s’est terminé avec une longue série d’explosions audibles à plusieurs kilomètres de distance. Les coulées de lave mentionnées ci-dessus ont couvert des distances beaucoup plus courtes que le 11 novembre. »
Ce soir, l’activité strombolienne est toujours intense au niveau du NCSE.

drapeau anglaisMount Etna’s New SE Crater (NSEC) went through another paroxysm on November 17th 2013. As I was in the east of France participanting in a volcano event, I could not see what was happening. Here is the INGV report:
« In the early morning hours of 17 November 2013, a new paroxysmal eruptive episode occurred at Etna’s New Southeast Crater. This episode, which came less than six days after the previous paroxysm, was characterized by violent Strombolian activity and pulsating lava fountains, emission of lava flows toward south, east-southeast and northeast, and the formation of an eruption column charged with pyroclastic material that was blown by the wind toward northeast. As its predecessors, this episode ended with a long series of powerful explosions and loud bangs heard tens of kilometers away. The lava flows toward south and northeast are considerably less extensive than those emitted during the 11 November 2013 paroxysm. »
This evening, strombolian activity is still intense at the New South-East Crater.

L’électronique fait son entrée sur le Tongariro Alpine Crossing (Nouvelle Zélande) // Electronics enters the Tongariro Alpine Crossing (New Zealand) !

drapeau francaisL’électronique fait partie de notre vie quotidienne, jusque sur les sentiers des zones volcaniques ! C’est ainsi que de nouveaux panneaux électroniques ont été installés sur le Tongariro Alpine Crossing (TAC) afin de mettre les visiteurs à l’abri des risques volcaniques. Si une information en provenance de GeoNet, de GNS Science ou du nouveau Système de Détection d’Eruption du Tongariro (TEDS) prévient que le volcan devient plus actif ou est entré en éruption, on peut faire passer immédiatement les feux de signalisation du vert à l’orange ou au rouge, ce qui indique l’imminence d’un danger ou la fermeture du sentier. Des feux tricolores (rouge, orange et vert) ont été placés sur les parkings de Mangatepopo et Ketetahi à l’entrée du Tongariro Crossing. Le Vert signifie que le risque volcanique est normal (pas nul toutefois), tandis que l’Orange indique que le risque est élevé. Rouge signifie que le risque est maximum, que la piste est fermée et que les gens doivent faire demi-tour et quitter la zone.
Ces signaux électroniques sont alimentés par des petits panneaux solaires et des batteries. De plus, des informations sur les couleurs en cours sont affichées sur la page web : http://www.doc.govt.nz/volcanicrisk

Il est important de signaler que ces feux n’ont rien à voir avec la météo. La piste n’est jamais ouverte ou fermée en raison des conditions météorologiques ou de la neige. Les gens doivent se tenir informés des prévisions météorologiques et du risque d’avalanches avant de partir en randonnée. Ils doivent décider eux-mêmes s’ils peuvent emprunter la piste quand les conditions sont difficiles ou incertaines.
Des systèmes lumineux semblables ont été installés sur certains volcans actifs ailleurs dans le monde où un grand nombre de visiteurs ou d’habitants sont exposés à des risques importants. Le volcan Aso au Japon est un bon exemple. Des milliers de touristes accèdent en téléphérique à la lèvre du cratère actif chaque jour. Les feux tricolores installés à la station inférieure du téléphérique et sur le bord du cratère indiquent aux visiteurs la quantité de dioxyde de soufre présente dans l’air.

Source : Presse néo-zélandaise.

 

drapeau anglaisElectronics is everywhere today, even along footpaths in volcanic areas! New electronic signs have been installed on the Tongariro Alpine Crossing (TAC)in order to help reduce people’s exposure to volcanic hazards along the track. If information is received from GeoNet, GNS Science or the new Tongariro Eruption Detection System (TEDS) indicating the volcano is becoming more active or has erupted, the lights can immediately be changed from green to orange or red,  indicating increasing danger or track closure. They have been located in the Mangatepopo and Ketetahi car parks at the entrances to the Crossing. Green means the volcanic risk is normal (not zero), and orange indicates the risk is elevated. Red means the risk is high, the track is closed and people should turn around and leave the area.

The electronic lights are powered by small solar panels and batteries, and information on the lights status is posted on the webpage www.doc.govt.nz/volcanicrisk.

An important note is these lights have nothing to do with the weather. The track is never opened or closed due to weather or snow conditions. People are aware of the weather and can get weather and avalanche forecasts. Therefore they must decide by themselves if they can walk the track if alpine conditions are too harsh or uncertain.

Similar light sign systems are in place on a few active volcanoes elsewhere in the world where large numbers of visitors or residents are at significant risk. One notable example is Aso volcano in Japan where thousands of tourists travel in a gondola to the rim of the active vent each day. The lights in the gondola base station and on the crater rim advise people of the amount of sulphur dioxide gas in the air.

Source : New Zealand press.

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Le Tongariro Alpine Crossing: Une randonnée longue mais pas très technique…

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…avec de superbes paysages, comme les Emerald Lakes.

(Photos:  C.  Grandpey)

La lave du Cordon Caulle (Chili)

drapeau francaisAu cours de plusieurs visites au volcan chilien Cordon Caulle, des scientifiques britanniques de l’Université de Lancaster ont pu observer une coulée d’obsidienne émise par ce volcan. Ils ont remarqué que cette lave extrêmement visqueuse continuait à avancer plus d’une année après la fin officielle de l’éruption. Les résultats de leurs observations ont été publiés dans la revue Nature Communications. Au début de leur article, les chercheurs rappellent que les coulées rhyolitiques peuvent donner naissance, malgré leur forte viscosité et leur débit d’émission relativement faible, à d’impressionnants champs de lave. S’agissant du Cordon Caulle, l’avancée de la lave s’effectue à partir de lobes qui émergent du front de coulée principal. En janvier 2013, ce front de coulée continuait à progresser de 1,50 mètre à 3 mètres par jour à 3,6 km de la bouche éruptive, en dépit du tarissement de la source 6 ou 8 mois plus tôt. Ce phénomène met en relief, une fois encore, la capacité isolante de la lave. Les laves basaltiques ayant montré des qualités analogues, les chercheurs concluent leur étude sur le Cordon Caulle en affirmant que « les similitudes inattendues avec les champs de lave basaltique indiquent un modèle unifié de mise en place de la lave ».

Une petite vidéo accompagne l’article que l’on peut lire dans la rubrique  « Science et environnement » du site de la BBC.

http://www.bbc.co.uk/news/science-environment-24843643

 

drapeau anglaisDuring several visits to the Chilean volcano Cordon Caulle, British scientists from the University of Lancaster were able to observe an obsidian flow emitted by the volcano. They noted that this extremely viscous lava continued to advance more than a year after the official end of the eruption. The results of their observations were published in the journal Nature Communications. At the beginning of their report, the researchers remind us that rhyolitic flows can give birth, in spite of their high viscosity and relatively low effusion rate, to impressive lava fields. As for Cordon Caulle, lava extrusion occurred from lobes emerging from the front of the main flow front. In January 2013, this front was still moving forward at arate of 1.50 to 3 meters per day, 3.6 km from the eruptive vent, despite the exhaustion of the source 6 or 8 months before. Once again, this phenomenon highlights the insulating capacity of lava. As basaltic lavas have shown similar qualities, the researchers conclude their study about the Cordon Caulle writing that  » the unexpected similarities with compound basaltic lava flow fields point towards a unifying model of lava emplacement  »
A short video accompanies the article that can be read in the « Science and Environment” column of the BBC website.

http://www.bbc.co.uk/news/science-environment-24843643

Cordon-Caulle

Le panache de cendre du Cordon Caulle vu depuis l’espace le 7 juin 2011.

(Avec l’aimable autorisation de la NASA)