White Island (Nouvelle Zélande)

   GNS Science indique dans son dernier bulletin qu’au cours des dernières 20-30 heures l’activité sismique s’est modifiée à White island. Le niveau du tremor a commencé à décroître mais des séismes volcaniques hybrides (habituellement indicateurs de mouvements du magma) ont été enregistrés. En conséquence, la couleur du niveau d’alerte pour l’aviation est passée à l’Orange.
Comme je l’ai indiqué précédemment, l’activité a commencé à s’accroître vers le 14 janvier à White Island. Elle s’est récemment manifestée par de vigoureux bouillonnements dans le petit lac à l’intérieur du cratère.
D’après les scientifiques néo-zélandais, l’activité actuelle pourrait déboucher sur « une intrusion passive de magma à faible profondeur sans modification de l’activité en surface, une nouvelle croissance du dôme comme en novembre 2012, ou une activité explosive avec émissions de cendre comme en août 2012 ».
GNS Science recommande la plus grande prudence aux visiteurs de White Island.

   GNS Science indicates that over the last 20-30 hours the style of seismic activity at White Island has changed. The level of volcanic tremor has started to decrease, but hybrid volcanic earthquakes (typically associated with the movement of magma) have appeared. The Aviation Colour Code has been elevated to Orange.
As I put it previously, volcanic unrest has been increasing at White Island since about January 14th. This unrest has recently been manifested as vigorous hydrothermal activity in the lake.
According to NZ scientists, the outcomes of the unrest could be either the “passive intrusion of magma to shallow depths with no changes in surface activity, more dome building as in November 2012 or explosive eruptions and ash emissions, like in August 2012”.
GNS Science advises “a high level of caution” should be taken, if visiting the island.

White-Island-24-janvier

Le cratère de White Island vu par la webcam

Centre Haroun Tazieff

En 2014 sera célébré le centenaire de la naissance d’Haroun Tazieff, célèbre volcanologue français disparu le 2 février 1998. Afin que le travail remarquable effectué par Garouk ne soit pas oublié, le Centre Haroun Tazieff (CHT) a vu le jour en 2008 sous l’impulsion de son fils, Frédéric Lavachery.

Vous trouverez une présentation du CHT sur son site Internet à l’adresse suivante : http://tazieff.fr. Un lien figure également dans la colonne de gauche de ce blog.

On peut lire en introduction que « le Centre Haroun Tazieff , association régie par la loi de 1901, est né en juillet 2008 de la volonté partagée de Pierre Casabonne, maire d’Arette et de la Pierre Saint-Martin, en pays basco-béarnais, de scientifiques compagnons de Tazieff, Marcel Bof, Rose-Marie Chevrier, Jacques Labeyrie, François Le Guern, Jean-Christophe Sabroux, Jacques Varet et de Frédéric Lavachery, fils du volcanologue.
Le philosophe Régis Debray, d’une phrase, a situé exactement la portée de l’œuvre d’Haroun Tazieff et l’oubli souvent volontaire dont elle est l’objet:
« Souhaitons que demain le cas Tazieff intègre l’histoire et la philosophie de la science. »
Le site web du Centre Haroun Tazieff est une première réponse au souhait du philosophe. Il s’adresse à tous.
Curieux du personnage ou passionnés des volcans, amoureux de nos montagnes, chercheurs en volcanologie ou en histoire, scolaires et étudiants, stagiaires ou professeurs, habitants des zones volcaniques de France, d’Italie et d’ailleurs, vous trouverez ici des informations, une documentation et une réflexion qui ne se trouvent pas ailleurs. »

On ne peut que ce réjouir de l’existence de ce Centre qui met en valeur l’œuvre de Tazieff mais également toute une région volcanique.

Portrait de Haroun Tazieff, en peinture sur céramique, inauguré à La Pierre-Saint-Martin à l’occasion de la première assemblée générale de l’association. On reconnaît sur la photo Pierre Bouillon, François Le Guern, Pierre Casabonne, Claude Grandpey, Frédéric Lavachery, Marine Gadreau et  Anne Ile-Brière