Etna (Sicile / Italie)

Le Préfet de Catane vient de prolonger du 24 septembre au 26 octobre 2011 (avec renouvellement ultérieur si nécessaire) l’ordonnance qui interdit l’accès au sommet de l’Etna, au-dessus de la cote 2920 (Torre del Filosofo) sur le versant sud et au-dessus de la cote 2990 (Punta Lucia) sur le versant nord. Comme précédemment, l’interdiction ne concerne pas le personnel de l’INGV ainsi que les journalistes autorisés, sous réserve qu’ils soient accompagnés d’une personne compétente.

 

Certains diront que l’interdiction est très relative et qu’il est facile de passer entre les mailles du filet pour se rendre sur des zones non autorisées. Il est bien évident qu’un tel comportement – typiquement français – est  possible, que ce soit en Sicile ou à Hawaii. Il n’est, bien sûr, pas question de mettre un carabinier ou un ranger derrière chaque touriste. Le tout est de ne pas se faire repérer (les amendes sont lourdes dans le Parc des Volcans du Kilauea) et de ne pas avoir d’accident sur le terrain. D’autre part, il faut savoir que la diffusion de photos prises sur une zone interdite peut devenir source de tracas pour son auteur.

 

Katla (Islande)

On peut lire dans l’Iceland Review Online une information quelque peu surprenante : Un géophysicien islandais est persuadé qu’une petite éruption s’est produite sur le Katla en juillet dernier lors de l’inondation provoquée par la rivière Múlakvísl qui prend da source au niveau du glacier Myrdalsjökull sous lequel se cache le volcan.

Après l’inondation provoquée par cette rivière, les scientifiques ont remarqué que des dépressions s’étaient creusées en quatre points du glacier, ainsi qu’une cinquième au centre du graben qui s’était formé rapidement pendant l’événement.

D’après le scientifique islandais, ce phénomène tend à montrer qu’il s’est produit une fonte très rapide sous le glacier et que seule une petite éruption volcanique peut en être la cause. Cette hypothèse se trouverait confirmée par l’activité sismique qui a été enregistrée le jour de l’inondation. Son niveau était semblable a celui observé pendant une éruption volcanique et même supérieur à celui qui a accompagné l’éruption au col de Fimmvörduhals en 2010.

Le scientifique conclut en affirmant qu’une petite éruption ne saurait faire disparaître le risque d’un événement plus important.

 

Cette analyse de la situation du Katla en juillet dernier est assez surprenante. D’une part, l’histoire éruptive du volcan ne fait guère état de mini éruptions. D’autre part, si éruption il y a eu, il est très étonnant qu’aucun panache de vapeur n’ait été observé au moment de la fonte du glacier. Comme je l’ai indiqué précédemment, il n’est pas rare de voir en Islande des fontes de glaciers provoquées par une activité géothermale en profondeur, sans que cela soit causé par une éruption volcanique. Ce n’est pas parce que le Katla est un volcan un peu mythique qui fait l’objet de toutes les attentions en ce moment qu’il faut voir des éruptions se profiler tous les quatre matins !