El Hierro (Iles Canaries / Espagne)

drapeau francais.jpgEn comparant les dernières images du plancher sous-marin obtenues ces derniers jours à bord du navire Ramon Margalef avec celles obtenues en 1998 à bord du navire Hesperides, les scientifiques espagnols ont constaté que le cône éruptif d’El Hierro s’était édifié dans une ancienne vallée au fond de l’océan et que la lave du volcan s’était écoulée dans cette dépression (voir lien ci-dessous). Il se peut que cette vallée soit en fait la partie apparente d’une fracture et que l’éruption ait eu lieu à l’extrémité de cette faiblesse de l’écorce terrestre.

http://www.elpais.com/fotografia/sociedad/zona/Hierro/1998/arriba/pasado/24/octubre/elpdiasoc/20111029elpepisoc_4/Ies/

 

Dernières nouvelles: Deux séismes de M 3,9 ont secoué El Hierro hier au NO de Frontera, à 22 km de profondeur. Une autre secousse de M 3,6 s’était déjà produite samedi au NO de Frontera, à 23 km de profondeur.

En dépit de ces événements et de l’accroissement de la sismicité sur l’île d’El Hierro ces derniers jours, les scientifiques espagnols estiment que l’éruption sous-marine en cours est sur le déclin. Toutefois, il n’est pas impossible que l’activité soit en train de se déplacer vers le nord et que l’on assiste à une nouvelle éruption sous-marine semblable à celle qui se déroule au sud.

L’alerte de couleur Jaune est maintenue sur l’île, sauf à La Restinga où elle reste au Rouge.

 

 

 

drapeau anglais.jpgWhen they compared the latest pictures of the ocean floor with the ones of 1998, Spanish scientists could see that El Hierro’s eruptive cone had grown in an ancient valley at the bottom of the ocean and that lava had flowed into that depression (see link here below). The valley may be the outer part of a fault and the eruption may have taken place at the farther end of that weakness of the earth’s crust.

http://www.elpais.com/fotografia/sociedad/zona/Hierro/1998/arriba/pasado/24/octubre/elpdiasoc/20111029elpepisoc_4/Ies/

 

El Hierro on Sunday suffered two M3.9 earthquakes NW of Frontera, at a depth of 22 km.  The quakes followed a M 3.6 event on Saturday, again in the sea NW of Frontera and this time 23 kms deep.

Despite these events and the increase of seismicity on El Hierro these last days, Spanish scientists think the current eruption is declining. However, there is the possibility that activity is moving north, with a possible new eruption in the sea, similar to the new volcano which has formed underwater to the south
A Yellow volcanic alert remains in place on the island, with the exception of the area of La Restinga which remains on Red alert.

 

 

 

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Kilauea (Hawaii / Etats Unis)

drapeau francais.jpgComme le montre le tiltmètre ci-dessous, le Kilauea connaît actuellement une succession rapide de phases de gonflement et de dégonflement. Cela entraîne des variations fréquentes du niveau de la lave dans le pit crater de l’Halema’uma’u. Seules deux bouches incandescentes sont visibles dans les parties est et ouest du Pu’uO’o, tandis que la lave s’écoule faiblement de la fracture sur le versant SE du cône. La sismicité est faible et les émissions gazeuses sont relativement importantes. .

Rappelons que ces deux sites sont interdits d’accès de sorte qu’aucune lave n’est actuellement visible sur le Kilauea.

Source : HVO.

 

drapeau anglais.jpgAs can be seen on the tiltmeter here below, there is currently a rapid succession of D / I events on Kilauea volcano. This entails frequent ups and downs in the level of the lava pond within Halema’uma’u pit crater. At Pu’u ‘O’o, incandescence was visible from eastern and western openings on the crater floor while lava flows from the fissure on the SE flank of the cone are slightly active. Seismicity is slow and gas emissions are elevated

Don’t forget that access to both sites is prohibited so that no lava can be seen on Kilauea.

Source: HVO.

Kilauea-blog.jpg

 

El Hierro (Iles Canaries / Espagne)

Dans une interview sur le journal en ligne ABC.es, le géologue espagnol Juan Carlos Carracedo critique violemment l’approche de l’éruption d’El Hierro par les scientifiques en place sur l’île. Selon lui, « nous sommes la risée du monde » et il regrette l’absence de volcanologues compétents en matière d’éruptions sous-marines. Il ne comprend pas pourquoi il a fallu autant de temps pour envoyer un bateau sur le site de l’éruption afin de récolter des échantillons. Il ne comprend pas non plus pourquoi on a autorisé les habitants de La Restinga à revenir chez eux à un moment où le danger était plus grand que lors de leur évacuation.

J’ai émis à plusieurs reprises sur ce blog des doutes sur la capacité des scientifiques locaux à gérer la crise éruptive à El Hierro. Hier encore, je regrettais l’envoi tardif d’un bateau sur le site. Des prélèvements d’échantillons ont été effectués, mais aucune conclusion définitive n’a été émise sur leur origine.

Au moment où j’écris ces lignes, la sismicité est en baisse et le tremor n’a pas connu d’accroissement notable ces derniers jours. Il semble donc que l’éruption se soit calmée et qu’il n’y ait plus de risque de voir la lave sortir sur l’île proprement dite. C’est heureux car je ne suis pas certains que les volcanologues locaux auraient été en mesure de faire face à une telle éventualité.

Certaines personnes vont dire que je n’ai pas le droit d’écrire de telles choses car je ne suis pas volcanologue de formation. Certes, mais j’ai une expérience du terrain qui me permet de faire certaines remarques. J’ai eu la chance de bien connaître l’équipe Tazieff et je me dis que les temps ont changé. Garouk et son équipe auraient sans aucun doute procédé à une étude beaucoup plus rigoureuse de la situation !

 

Cerro Hudson (Chili)

drapeau francais.jpgEn cliquant sur le lien ci-dessous, vous verrez de belles images du Cerro Hudson prises le 27 octobre. On voit parfaitement 3 bouches éruptives. Elles émettaient aujourd’hui des panaches de vapeur et de cendre s’élevant jusqu’à 5 km de hauteur. Les autorités redoutent une éruption de grande ampleur dans les prochains jours ou les prochaines semaines. Par précaution, 119 habitants de la zone menacée ont déjà été évacués.

http://www.emol.com/especiales/2011/fotosHD/volcan-hudson/index.htm

 

drapeau anglais.jpgBy clicking on the following link, you’ll see nice photos of Cerro Hudson taken on October 27th. One can perfectly see 3 eruptive vents. Today, they were emitting steam and ash plumes that were rising up to 5 km high. Authorities fear a major eruption in the coming days or weeks. As a precaution, 119 residents of the threatened area have already been evacuated.

http://www.emol.com/especiales/2011/fotosHD/volcan-hudson/index.htm

 

 

Nouvelles de Sicile

 

Le Préfet de Catane vient de proroger l’interdiction d’accès au sommet de l’Etna jusqu’au 30 novembre 2011.

 

 

La Protection Civile a édité des cartes des sentiers de Vulcano et de Stromboli :

 

http://www.protezionecivile.gov.it/jcms/it/view_pub.wp?prevPage=pubblicazioni&contentId=PUB20985

 

http://www.protezionecivile.gov.it/jcms/it/view_pub.wp?prevPage=pubblicazioni&contentId=PUB20971

 

 

 

Eruption sous-marine dans les abysses

Beaucoup de gens l’ignorent, mais le volcanisme sous-marin est beaucoup plus actif que celui que nous pouvons observer sur les terres émergées et on pense même que les éruptions sous-marines représentent près des trois-quarts de toutes celles qui se produisent sur Terre. Elles surviennent dans des lieux inaccessibles, de sorte que personne ne les observe. On peut d’ailleurs s’étonner de constater que nous connaissons mieux la Lune, Mars ou Jupiter que les profondeurs de notre propre planète !

 

Jusqu’à présent, le seul volcan sous-marin vraiment analysé par les scientifiques était le NW Rota-1 près de l’île de Guam, dans le Pacifique. Aujourd’hui, l’éruption la plus profonde jamais observée est celle du volcan West Mata près des Iles Fidji, dans la partie sud-ouest du Pacifique, et plus précisément dans le Lau Basin. Cette région est celle où la subduction est la plus rapide au monde.

 

West Mata a été découvert en 2008-2009 et les premières observations d’éruptions ont été effectuées à l’aide d’un robot télécommandé à environ 1200 mètres de profondeur. A l’époque, les éruptions étaient quasiment permanentes et on pouvait voir de grosses bulles de lave – environ un mètre de diamètre – d’où s’échappait du gaz qui semblait alors s’enflammer.

 

Comme c’est le cas avec la plupart des activités volcaniques sous-marines, les bouches éruptives sont colonisées par une foule d’organismes vivants. Certains scientifiques pensent que c’est à partir de ces lieux que sont nées les premières molécules de la vie sur Terre.

 

L’éruption la plus récente à West Mata a été observée à 700 mètres de profondeur. Les scientifiques ont été surpris de constater qu’une activité explosive pouvait se produire à une telle profondeur, en dépit de la pression très forte exercée par l’eau.

 

Les échantillons recueillis ont montré qu’il s’agissait de boninite, une lave saturée en eau jamais récoltée auparavant, si ce n’est dans d’anciens dépôts volcaniques. Cette lave ne se rencontre que dans les zones de subduction et ces récents échantillons pourraient aider à mieux comprendre cet aspect de la tectonique des plaques.

Source : Nature Geoscience.