Alaska & Yukon

J’aime – j’adore devrais-je dire – le monde des volcans, mais je pense que ce serait une erreur – comme le font certains de mes amis volcanophiles – de se focaliser uniquement sur les monstres de feu et d’occulter les autres beautés naturelles que nous offre notre planète.

C’est la raison pour laquelle j’avais décidé de me rendre une nouvelle fois en Alaska, en ajoutant à mon voyage une incursion dans le Yukon canadien. Ce territoire de la taille de l’Espagne a une population de quelque 30 000 habitants dont la moitié réside à Whitehorse, la capitale. Les rares routes font donc parcourir des immensités fréquentées essentiellement par les ours les élans et les loups. En traversant le Yukon, on relit par l’image les pages écrites par Jack London dont le buste trône dans la rue principale de Whitehorse.

Alaska et Yukon restent bien sûr associés à la célèbre Ruée vers l’or dont les vestiges sont encore visibles le long de certaines routes et dans certains villages dont plusieurs viennent tout juste de fêter leur centenaire.

S’agissant du relief, la partie sud-est de l’Alaska est dominée par les montagnes et les glaciers alors que les volcans se trouvent à l’ouest, le long de la célèbre chaîne des Aléoutiennes. Le seul regret de mon voyage cette année est de ne pas avoir pu survoler les volcans Illiamna et surtout Redoubt. Alors que la météo m’avait autorisé à découvrir l’Augustine il y a deux ans, les nuages sont restés scotchés sur la rive occidentale de Cook Inlet alors que le soleil éclairait la berge orientale où je me trouvais.

Comme je l’écrivais plus haut, les animaux sont presque plus nombreux que les hommes dans cette partie de l’Amérique. Il est vrai que la nourriture est abondante, surtout à l’automne, période pendant laquelle les ours peuvent accumuler les protéines nécessaires à l’hibernation. A l’aube et au crépuscule, il n’est pas rare de rencontrer des élans le long des routes, ce qui demande de ralentir car les collisions avec ces animaux sont fréquentes. 252 élans ont été tués par des véhicules sur la péninsule du Kenai pendant l’hiver dernier. Aux ours et aux élans, il faut ajouter les loups et d’autres carnassiers comme le redoutable glouton, sans oublier les phoques, loutres et autres lions de mer qui abondent le long des côtes. Deux sports sont pratiqués par les Alaskiens : la pêche et la chasse, auxquels il faut ajouter les sports de glisse pendant l’hiver. Il suffit de se rendre dans l’un des supermarchés proposant les équipements pour s’en rendre compte !

La population est certes clairsemée mais les Alaskiens sont des gens charmants qui réservent un accueil chaleureux dans leurs maisons où le confort indique que les mois d’hiver sont rigoureux. La solidarité est un maître mot dans le pays et vous ne serez jamais abandonnés si vous êtes confrontés un problème mécanique le long des routes. On observe chez ce peuple une très grande faculté d’adaptation à des conditions difficiles.

Conduire sur les routes de l’Alaska et du Yukon baignées par les couleurs de l’automne est un pur plaisir. On a vraiment l’impression que l’or du sous-sol a migré vers les feuilles des bouleaux qui illuminent le paysage. Les véhicules sont rares de sorte que la conduite est très reposante. Il suffit de caler le régulateur sur la vitesse adéquate et d’admirer le paysage en restant toutefois vigilant. Comme je l’ai écrit dans une note, la fonte du permafrost pose de gros problèmes et le réseau routier se dégrade parfois très vite.

 

Ce sont ces différentes raisons – entre autres – qui avaient motivé mon retour dans le Grand Nord. Le souvenir des loups hurlant sous les aurores boréales ou des oursons jouant le long de la Chilkoot River pourraient bien m’inciter à revenir d’ici quelque temps en Alaska…

 

Vous trouverez dans la colonne de droite de ce blog, sous le titre Alaska et Yukon, quelques images de ce périple.

Couleurs-Yukon.jpg
Couleurs du Yukon (Photo: C. Grandpey)

El Hierro (Iles Canaries / Espagne)

drapeau francais.jpgEl Hierro, l’une des Iles Canaries, se prépare à affronter une prochaine éruption depuis que le niveau d’alerte a été élevé à la couleur Jaune suite à un essaim sismique ce week-end. Un séisme de magnitude M 3,4 a été enregistré samedi soir, parmi 48 autres événements qui ont secoué El Hierro pendant le week-end.

Il existe un risque certain d’éruption volcanique, mais les responsables de la Sécurité Civile se veulent rassurants. Selon eux, « ces événements sismiques sont normaux dans la mesure où le niveau d’alerte est Jaune et aucune crise sismique similaire n’a jamais été observée ». Il faut s’attendre à d’autres séismes au cours des prochains jours car on pense que le magma se trouve à une profondeur de 15 km sous la surface. Le risque d’éruption est estimé à 15%.

En dépit de cette faible probabilité, le gouvernement local mène une campagne d’information dans l’éventualité où une évacuation de la population serait nécessaire. Si une éruption devait se produire, il y aurait largement le temps de mettre les habitants en lieu sûr.

Source : Presse espagnole.  

 

drapeau anglais.jpgThe Canary Island of El Hierro is preparing for a possible volcanic eruption as the Canaries have lifted the alert level to Yellow following a new seismic swarm.
Saturday night saw a M 3.4 quake among a total of 48 seen over the weekend.

The fear is that there could be a possible volcanic eruption on the island of El Hierro, but Civil Defence authorities are calling for calm. They say that « these seismic movements are normal given that the island is on a yellow alert and has never seen a similar crisis ». More movements are expected over the next few days given that the magma has been estimated to be active 15 km below the surface. The possibility of a volcanic eruption has been estimated to 15%.

Despite the low possibility, the regional government are carrying out an information campaign in case evacuation of the island is needed. Should an eruption occur, there will be plenty of time to evacuate the population to a safe place.

Source: Presse espagnole.