Le gouvernement s’intéresse enfin à la situation à Mayotte// The government gets interested in the situation in Mayotte, at last

Dans une note diffusée le 4 juillet 2018, j’indiquais qu’une sismicité persistante affectait l’île de Mayotte (250 000 habitants) dans l’archipel des Comores depuis le moi de mai de cette même année. Un ami m’avait alerté car sa fille, médecin dans un hôpital sur l’île, s’inquiétait quand elle ressentait les secousses, que ce soit à l’hôpital ou à son domicile. À l’hôpital, elle recevait la visite de patients qui souffraient de crises d’angoisse. Aucune blessure grave n’avait été signalée mais des dégâts plus ou moins importants avaient été observés sur les bâtiments. Plusieurs familles avaient dû être évacuées à cause des fissures apparues dans leurs maisons. Beaucoup de gens préféraient dormir dans les rues, ne sachant pas si la sismicité allait empirer, avec le risque de voir leurs maisons s’effondrer.

Malgré toutes ces alertes, la métropole faisait la sourde oreille et il a fallu attendre plusieurs semaines pour que l’on assiste à une prise de conscience de la situation. Au mois de novembre, une mission du BRGM arrivait à une conclusion assez vague selon laquelle les événements enregistrés dans l’essaim sismique étaient du même ordre de grandeur que ceux de 1981 et décembre 1985. Ils faisaient partie d’une sismicité connue et modérée dans le Canal du Mozambique. Aujourd’hui, plus de 1600 séismes ont été enregistrés à l’est de l’île dont 29 avec une magnitude supérieure à  M 5 sur l’échelle de Richter. L’activité sismique semble toutefois s’être stabilisée depuis septembre.

Depuis le 23 février 2019, des moyens sont enfin mis en oeuvre par l’État français pour essayer de comprendre les causes de la sismicité .Plusieurs missions à terre et en mer sont coordonnées par le CNRS, avec le soutien du BRGM, de l’Institut de physique du globe de Paris (IPGP), de l’IGN, de l’Ifremer et du ministère de la Transition écologique et solidaire. Six balises ont été immergées et les résultats sont attendus d’ici six mois. L’État a débloqué un budget de 420 000 euros pour financer une opération en trois phases sur les côtes de Mayotte, mais aussi en métropole et sur les Îles Glorieuses.

La mission se nomme « Tellus Mayotte » et a été présentée le 27 février par l’équipe de l’IPGP à la préfecture de Mayotte. Elle se déroule en trois phases.

La première phase consiste à déployer des sismomètres fond de la mer. Au nombre de six, leur pose a été réalisée entre le 23 et le 25 février. Les balises ont été larguées les unes après les autres à une distance comprise entre 20 et 60 km de Mamoudzou et à une profondeur comprise entre 1600 et 3520 mètres.
Dès la semaine prochaine, la seconde phase sera lancée. Il s’agit d’un déploiement de stations sismologiques et de stations GNSS (Global Navigation Satellite System) de haute précision sur plusieurs communes à Grande Terre et Petite Terre.
La troisième phase est l’installation d’une nouvelle station géophysique aux îles Glorieuses. L’Observatoire Volcanologique du Piton de la Fournaise (OVPF) sera en charge de cette mission. Il s’agit d’une opération délicate, car les Glorieuses ne sont pas habitées ; seuls les militaires français et les scientifiques sont autorisés à rester. L’installation sera organisée les 11 et 12 mars avec les TAAF (Terres australes et antarctiques françaises). Cette station ne fournira pas des données en direct. Cependant les scientifiques pourront récupérer les données d’un signal intéressant lors d’un séisme.
L’objectif de ce projet scientifique est d’ « améliorer la connaissance » et mieux comprendre ce qui se passe au fond de l’océan. Pour cela, il est nécessaire de rassembler des données, les analyser et peut-être à terme de pouvoir organiser une prévention des risques à l’attention de la population de Mayotte.

Source : Imaz Press Reunion.

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 In a note released on July 4th, 2018, I indicated that a persistent seismicity had affected since May the island of Mayotte (pop. 250 000) in the Comoros archipelago. A friend of mine had alerted me because his daughter, a doctor in a hospital on the island, was worried when she felt the quakes, whether in the hospital or at home. At the hospital, she was visited by patients who were suffering from anxiety. No serious injuries had been reported, but some damage was observed on the buildings. Several families had to be evacuated because of cracks in their homes. Many people preferred to sleep in the streets, as they did not know whether the seismicity was going to get worse, with the risk of seeing their houses collapse.
Despite all these warnings, the Frech governement turned a deaf ear and it was not until several weeks that there was an awareness of the situation. In November, a BRGM mission came to the rather vague conclusion that the events recorded in the seismic swarm were of the same order of magnitude as those of 1981 and December 1985. They were part of a known and moderate seismicity in the Mozambique Channel. Today, more than 1600 earthquakes have been recorded to the east of the island, including 29 with a magnitude greater than M 5 on the Richter scale. Seismic activity seems to have stabilized since September.
Since February 23rd, 2019, means have finally been put in place by the French government to try to understand the causes of the seismicity. Several missions on land and at sea are coordinated by the CNRS, with the support of the BRGM, the Institute of Earth Physics of Paris (IPGP), IGN, Ifremer and the Environment Ministry. Six beacons have been installed at the bottom of the sea and the results are expected within six months. The government has awarded 420,000 euros to finance a three-phase project on the coast of Mayotte, but also in mainland France and in the Glorious Islands.
The mission is called « Tellus Mayotte » and was presented on February 27th by the IPGP team at the prefecture of Mayotte. It will take place in three phases.
The first phase consists of deploying seismometers on the seabed. Six of them were laid between 23 and 25 February. The beacons were dropped one after another at a distance between 20 and 60 km from Mamoudzou and at depths between 1600 and 3520 meters.
Starting next week, the second phase will be launched. It is a deployment of highly accurate seismological stations and GNSS (Global Navigation Satellite System) stations in several municipalities in Grande Terre and Petite Terre.
The third phase is the installation of a new geophysical station at the Glorious Islands. The Volcanological Observatory of Piton de la Fournaise (OVPF) will be in charge of this mission. It is a delicate operation because the Glorious are not inhabited; only French military and scientists are allowed to stay. The installation will be organized on March 11th and 12th with the TAAF (French Southern and Antarctic Lands). This station will not provide live data. However scientists will be able to recover the data of an interesting signal during an earthquake.
The goal of this scientific project is to « improve knowledge » and better understand what is happening at the bottom of the ocean. For this, it is necessary to collect data, analyze them and perhaps eventually be able to organize a risk prevention for the population of Mayotte.
Source: Imaz Press Reunion.

Sismicité à Mayotte entre le 10 mai 2018 et le 31 janvier 2019

(Source: BRGM)

Du volcan Kilauea à la Planète Rouge // From Kilauea Volcano to the Red Planet

drapeau-francaisEn septembre 2016, la simulation d’une mission d’atterrissage sur la planète Mars a eu pour cadre le volcan Kilauea. L’expérience faisait partie du programme Biologic Analog Science Associated with Lava Terrains (BASALT).de la NASA.  Le programme BASALT se compose d’un groupe international de 65 scientifiques, ingénieurs, informaticiens et astronautes dont la mission est l’exploration humaine de Mars à l’aide de robots. L’un des principaux objectifs de BASALT est d’examiner comment les humains peuvent effectivement explorer la surface de Mars pour y détecter des signes de vie, et de comprendre l’histoire géologique de la Planète Rouge.
Le Kilauea offre des paysages qui ne sont pas vraiment ceux de la planète Mars, mais ils s’en rapprochent. La région du Mauna Ulu sur l’East Rift Zone a été choisie comme zone d’atterrissage et d’exploration de Mars.
L’équipe scientifique du programme BASALT a installé un poste de contrôle de la mission à l’intérieur du camp militaire du Kilauea. La transmission bidirectionnelle de la voix, des vidéos et des données a été établie entre ce centre de commandement et l’équipe sur le terrain composée de deux membres qui ont effectué des échantillonnages en simulant, dans le secteur du Mauna Ulu, les conditions d’une mission sur Mars. Par exemple, les communications ont été établies avec une latence de 15 minutes pour imiter les délais de transmission imposés par la grande distance entre la Terre et Mars.
Outre la simulation des conditions de mission sur Mars, le programme BASALT a également testé diverses plates-formes scientifiques mobiles, des dispositifs portatifs pour déterminer la température et la composition des roches, ainsi que des technologies de pointe pour la transmission et l’affichage des vidéos et des données.
Le HVO a cautionné le projet BASALT en acceptant d’installer des antennes relais sur le toit de sa tour d’observation du cratère de l’Halema’uma’u.
Les volcans hawaïens ont toujours occupé une place prépondérante dans la formation des astronautes américains. Dans les années 1960 et 1970, la NASA a utilisé divers sites du Kilauea et les hautes pentes du Mauna Kea pour enseigner la volcanologie aux astronautes des missions Apollo et pour les préparer aux missions lunaires.

Plus récemment, la NASA, en collaboration avec l’Université d’Hawaï, a conduit des expériences pour étudier la faisabilité de longs séjours sur Mars.
De 2008 à 2012, des missions ont testé sur le Mauna Kea les méthodes d’extraction de l’oxygène et de l’eau de la cendre volcanique. Depuis 2012, le programme Hawaiii Space Exploration Analog and Simulation (HI-SEAS) a organisé des missions d’isolement de longue durée dans lesquelles des équipes scientifiques ont passé jusqu’à un an à l’intérieur d’un dôme géodésique situé sur le Mauna Loa.
Avant le programme BASALT sur le Kilauea, l’équipe scientifique de la NASA a effectué une autre simulation d’atterrissage sur Mars en 2015 sur le site des Cratères de la Lune dans l’Idaho.
L’équipe scientifique du programme BASALT espère retourner à Hawaï en 2017 pour répéter la mission dans un autre secteur du Kilauea.

Source: USGS / HVO.

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drapeau-anglaisA simulated Mars landing mission unfolded on Kilauea Volcano for two weeks in September 2016. The work was part of NASA’s Biologic Analog Science Associated with Lava Terrains (BASALT) program. BASALT consists of an international group of 65 scientists, engineers, computer scientists and astronauts dedicated to furthering the human-robotic exploration of Mars. One of the main objectives of the BASALT research program is to examine how humans can effectively explore the surface of Mars for life and to understand the geologic history of the Red Planet.

Kilauea Volcano offers landscapes that are not perfect analogs for Mars, but come quite close. The Mauna Ulu region on the east Rift Zone has been targeted as the Mars landing and exploration area.

The BASALT team also set up a Science Mission Control at Kilauea Military Camp. Two-way voice, video and data streaming was established between this command center and the field team, which consisted of two crew members who conducted field sampling under simulated Mars mission conditions around Mauna Ulu. These communications were delayed by up to 15 minutes to mimic transmission latencies due to the great distance between Earth and Mars.

In addition to simulating Mars mission conditions, the project also evaluated the use of various mobile science platforms, hand-held devices to determine temperature and composition of rocks, and cutting-edge video and data display technologies.

The Hawaiian Volcano Observatory (HVO) supported the BASALT project by hosting communication relay antennae in its observation tower.

Hawaiian volcanoes have featured prominently in the training of American astronauts for decades. In the 1960s and 1970s, NASA used various locations on Kilauea and the high slopes of Mauna Kea to teach Apollo astronauts volcanology and prepare them for what they might encounter on the surface of the Moon.

More recently, NASA, along with the University of Hawaii, has conducted experiments to advance the feasibility of long-term human habitation on Mars.

From 2008 to 2012, international campaigns carried out on Mauna Kea tested methods of extracting oxygen and water from volcanic cinder. Since 2012, the Hawai‘i Space Exploration Analog and Simulation, or HI-SEAS, program has conducted long-duration isolation missions in which crews spend up to a year inside a geodesic dome located on the slope of Mauna Loa.

Prior to the BASALT program at Kilauea Volcano, the NASA team conducted another simulated Mars landing in 2015 at the Craters of the Moon National Monument in Idaho.

The BASALT team hopes to return to Hawaii in 2017 to repeat the mission in another area of Kilauea.

Source: USGS / HVO.

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Vue du Mauna Ulu (Photo: C. Grandpey)

 

Mission d’exploration du Loihi (Hawaii / Etats Unis) // An exploration of Loihi (Hawaii)

drapeau francaisDes scientifiques de l’Université du Minnesota, de l’IFREMER, de la Woods Hole Oceanographic Institution (Massachusetts) et de l’Université d’Hawaii ont commencé une mission d’exploration du Loihi, volcan sous-marin qui se trouve à une trentaine de kilomètres au sud-est de la Grande Ile d’Hawaï. Un des buts de l’expédition est de cartographier la base encore inexplorée du volcan. Elle permettra également de recueillir des échantillons d’eau et d’analyser les « Mangeurs de Fer de Loihi » – colonies de bactéries qui utilisent le fer comme source d’énergie, en laissant derrière elles des taches de rouille de couleur orange.

Grâce au ROV (véhicule télécommandé) « Sentry » de la Woods Hole Institution, les chercheurs pourront plonger jusqu’à environ 5.000 mètres de profondeur, ce qui leur permettra de remonter dans le temps car Loihi ressemble parfois à notre planète telle qu’elle était dans le passé. Comme l’a dit l’un des chercheurs, « c’est une fenêtre sur l’histoire de la Terre ».

L’exploration devrait fournir des indications sur la possibilité de vie dans des habitats comme Mars ou Europe, le satellite de Jupiter. Si les scientifiques peuvent identifier une signature chimique des formations géologiques créées par des microbes comme ceux présents autour de Loihi, cette signature pourrait finalement leur permettre de comprendre si des formations similaires sur d’autres planètes ont été produites biologiquement.

Les tapis de bactéries ferro-oxydantes ne sont pas propres aux sources hydrothermales des eaux hawaiiennes, mais leur interaction avec l’océan et les nutriments qui s’y trouvent reste en grande partie un mystère.

Source : West Hawaii Today.

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drapeau anglaisScientists from the University of Minnesota, France’s IFREMER, the Woods Hole Oceanographic Institution in Massachusetts and the University of Hawaii have started an exploration of Loihi, about 30 kilometres southeast of Hawaii Big Island. The expedition will seek to map the largely unexplored base of the volcano. It will also collect water samples and analyse the so-called “Iron Eaters of Loihi” — bacteria that use iron as an energy source, creating orange patches of rust as a byproduct.

Using Woods Hole’s underwater vehicle Sentry, the researchers will dive down about 5,000 metres, where they will be traveling back in time as Loihi today looks at times like what much of the Earth looked like in the past. Said one of the researchers, “It’s a window into Earth’s history.”

The exploration might provide clues about the potential for life in habitats that could exist on places like Mars or Europa. If scientists can identify a chemical signature for geological features formed by microbes like those around Loihi, that signature could ultimately allow them to decipher whether similar features on other planets were biologically produced.

Mats of iron-oxidizing bacteria are not unique to hydrothermal vents in Hawaii waters, but how they interact with the ocean and the nutrients available to them is still largely a mystery.

Source : West Hawaii Today.

Loihi 2

Source: HVO.

Du Mauna Loa à la planète Mars // From Mauna Loa to Mars

drapeau francaisUne nouvelle odyssée de l’espace a commencé le 28 Mars dans la soirée à Hawaii quand les six membres d’une nouvelle mission de simulation d’exploration spatiale (Hawaii Space Exploration and Analog Simulation – HI-SEAS) sont entrés dans un habitat isolé pour la première nuit d’un « voyage » de quatre mois.
Sous un ciel étoilé du Mauna Loa, le commandant de la mission a verrouillé la porte de l’habitat derrière l’équipage, coupant ainsi tout contact physique avec le monde extérieur pour une durée de 120 jours.
Toutefois, si le monde extérieur est devenu inaccessible, le monde intérieur sera étroitement surveillé. Grâce à des caméras, des systèmes de contrôle électronique, aux  journaux de bord tenus par les membres de l’équipe scientifique et d’autres données, des chercheurs de l’Université d’Hawaii à Manoa garderont en permanence un œil sur cette mission. Ils étudieront en particulier la cohésion du groupe ainsi qu’un large éventail de facteurs cognitifs, sociaux et affectifs. Ils seront attentifs à la façon dont le groupe évolue techniquement et socialement, comment les tâches sont effectuées au sein du groupe avec le temps et dans quelle mesure elles affectent les performances.
Tout cela fait partie d’une recherche financée par la NASA pour comprendre comment les équipes d’astronautes se comporteront en situation d’isolement durant les expéditions de longue durée, comme celles pour atteindre la planète Mars.
Pour un vaisseau spatial inhabité, il faut compter entre 150 à 300 jours pour voyager entre la Terre et la planète rouge. Les scientifiques estiment qu’un voyage habité vers Mars durera environ trois ans, aller et retour. La NASA pense que certains facteurs émotionnels et psychologiques joueront un rôle important pendant ces très longs trajets.
En Juin 2013, la NASA a accordé 1,2 million de dollars à l’Université d’Hawaii à Manoa pour financer au cours des trois prochaines années trois missions spatiales semblables à celle en cours sur le Mauna Loa.
Les membres de l’équipe HI- SEAS vivront dans un dôme de 40 mètres de diamètre alimenté par l’énergie solaire. Le rez-de-chaussée de l’habitat dispose d’une cuisine, d’une salle à manger, d’une salle de bains avec douche, d’un laboratoire, d’un espace de culture physique et d’une pièce commune. Un loft à l’étage offre six chambres minuscules et une salle de bain avec toilette et lavabo.
Un soin particulier a été pris pour assurer l’intégrité de l’environnement de simulation spatiale. Par exemple, les membres de l’équipe subiront un retard de communication de 20 minutes chaque fois qu’ils entreront en contact avec l’équipe au sol, comme cela se produira quand les astronautes devront communiquer avec la Terre depuis la planète Mars.
De même, les membres de l’équipage devront revêtir de faux scaphandres chaque fois qu’ils sortiront de l’habitat. Ces «excursions» copieront celles qui ont déjà eu lieu loin de la Terre, comme les missions Apollo vers la Lune.

Source : Hawaii 24/7.

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drapeau anglaisA new space odyssey began on March 28th in the evening as the six members of the new Hawaii Space Exploration and Analog Simulation (HI-SEAS) mission entered their remote habitat on the first night of a four-month-long journey.

Under the starry night sky on Mauna Loa, the mission commander closed the simulated air lock behind the crew, cutting off all physical contact with the outside world for the next 120 days.

But while the outside world is locked away, the inside world will be closely monitored.

Using surveillance cameras, electronic surveys, crew member diaries and other sources, researchers from the University of Hawaii at Manoa will be keeping an eye on the crew.

Researchers are tracking group cohesion and a wide range of cognitive, social and emotional factors. They are particularly interested in how technical, social, and task roles within the group evolve over time and how they affect performance.

It’s all part of NASA-funded research to understand how teams of astronauts will perform during isolated, long-duration space exploration missions, such as those that will be required for human travel to Mars.

It takes an unmanned spacecraft between 150 to 300 days to travel between Earth and the Red Planet. Scientists estimate that a manned journey to Mars will take around three years to complete round-trip.

NASA believes that different emotional and psychological factors might be more important for longer duration trips.

In June 2013, NASA awarded UH Manoa $1.2 million to support three space analog missions over the next three years.

The HI-SEAS crew members will be living in a solar-powered dome that is 40 metres in diameter. The first floor of the habitat has a kitchen, dining area, bathroom with shower, a lab, and exercise and common spaces. A second floor loft features six tiny bedrooms and a half bath.

Special care has been taken to ensure the integrity of the space analog environment.

For example, crew members experience a 20-minute communications delay whenever they make contact with the ground crew, just as astronauts would when Earth and Mars are at their farthest apart.

Likewise, crew members will suit up in mockup spacesuits whenever they step outside of the habitat. These “excursions” will be modeled after extraterrestrial surface explorations such as those conducted during the Apollo missions to the Moon.

Source : Hawaii 24/7.

HISEAS-Panels

Le dôme, lieu de vie de l’équipe scientifique HI-SEAS sur le Mauna Loa, avec le Mauna Kea en toile de fond.