Inflation de l’Askja (Islande) : l’annonce d’une éruption? // Is inflation on Askja Volcano (Iceland) heralding an eruption?

Dans une note publiée le 22 octobre 2021, j’écrivais que l’Askja (Islande) était sous haute surveillance. En effet le volcan connaissait une phase d’inflation et les scientifiques islandais pensaient qu’une éruption ne pouvait être exclue. Depuis début août 2021, l’inflation atteignait 15 cm, soit une augmentation de 7 cm depuis le mois précédent. L’inflation était relativement stable.
A l’époque, les scientifiques du Met Office ont expliqué qu’il était beaucoup trop tôt pour dire s’il fallait s’attendre à une éruption. Cependant, l’inflation signifiait que le magma s’accumulait, très probablement à une profondeur de deux à trois kilomètres.

Des scientifiques de l’Institut des sciences de la Terre, du Met Office islandais (IMO) et des représentants de la protection civile se sont réunis le 25 juillet 2022 pour discuter de la déformation et de la sismicité dans la région de l’Askja au cours des derniers mois.
Une image satellite du volcan a pu être obtenue après la fonte de la neige dans la région. On enregistre une inflation de 35 centimètres, centrée à l’ouest du lac, depuis août 2021.
Bien que l’inflation soit importante par rapport à ce que l’on observe sur des volcans similaires dans le monde, elle ne s’est pas accompagnée d’une hausse de la sismicité. C’est peut-être parce que des décennies avant le début de la période d’inflation actuelle, il y a eu un affaissement persistant du sol dans la région de l’Askja. De plus, une partie de la déformation peut se produire sur des fissures à l’intérieur de la caldeira; ces dernières peuvent se déplacer partiellement sans provoquer d’activité sismique.
Les modélisations indiquent que le magma s’accumule à une profondeur d’environ 2 km et se propage horizontalement dans la croûte terrestre, dans la partie centrale du volcan.
Comme je l’ai écrit précédemment, nous sommes capables d’observer et d’émettre des hypothèses sur le comportement des volcans actifs, mais nous ne sommes pas encore capables de faire des prévisions éruptives fiables. En ce qui concerne les hypothèses, les scénarios futurs possibles concernant l’Askja restent les mêmes que ceux indiqués précédemment.
Si l’accumulation de magma se poursuit, le phénomène peut continuer sans grand changement pendant un certain temps. L’augmentation de l’activité sismique devrait annoncer de nouveaux mouvements du magma en profondeur, voire une éruption. Si cette dernière devait se produire, il s’agirait probablement d’une éruption fissurale à proximité de la caldeira.
Source : The Watchers

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In a post published on October 22nd, 2021, I wrote that Askja (Iceland) was under high surveillance. Indeed the volcano was experiencing a phase of inflation and Icelandic scientists thought that an eruption could not be excluded. Since the beginning of August 2021, inflation had reached 15 cm, an increase of 7 cm since the previous month. Inflation was relatively stable.
At the time, Met Office scientists said it was far too early to say whether an eruption was to be expected. However, inflation meant that magma was accumulating, most likely to a depth of two to three kilometers.

Scientists from the Institute of Earth Sciences, the Icelandic Met Office (IMO) and civil protection representatives met on July 25th, 2022 to discuss deformation and seismicity in the Askja region in the past few months.
A satellite image of the volcano was obtained after the snow melted in the area. Inflation of 35 centimeters, centered west of the lake, has been recorded since August 2021.
Although the inflation is significant compared to what is seen on similar volcanoes around the world, it has not been accompanied by an increase in seismicity. This may be because decades before the onset of the current inflationary period, there was persistent ground subsidence in the Askja region. Additionally, some of the deformation may occur on fissures within the caldera; they can move partially without causing seismic activity.
Models indicate that magma accumulates at a depth of about 2 km and spreads horizontally in the Earth’s crust, in the central part of the volcano.
As I wrote previously, we are able to observe and hypothesize the behaviour of active volcanoes, but we are not yet able to make reliable eruptive predictions. As far as assumptions are concerned, the possible future scenarios regarding Askja remain the same as those indicated previously.
If the accumulation of magma continues, the phenomenon may continue without much change for some time. The increase in seismic activity might announce new movements of magma at depth, or even an eruption. If the latter were to occur, it would probably be a fissure eruption near the caldera.
Source: The Watchers.

Photos: C. Grandpey

 

 

 

 

Hawaii : l’effondrement sommital du Kilauea en 1916 // Hawaii : Kilauea’s summit collapse in 1916

Le 23 juin 2018 à 16h32 (heure locale) après environ 17 heures de forte sismicité, une explosion accompagnée d’un impressionnant effondrement s’est produite dans le cratère de l’Halema’uma’u au sommet du Kīlauea. L’énergie libérée par l’événement était équivalente à un séisme de magnitude M 5,3.
Bien que spectaculaire, cet événement n’est pas unique. Un effondrement similaire avait déjà eu lieu entre le 5 et le 7 juin 1916. Selon les témoins, il s’agit de l’un des événements les plus spectaculaires jamais observés sur le Kilauea.
Une décennie avant l’événement de 1916, un lac de lave permanent était réapparu dans l’Halema’uma’u depuis un effondrement qui avait eu lieu en 1894. L’activité relativement stable du lac s’est poursuivie jusqu’au 5 juin 1916. Ce jour-là, le niveau du lac a chuté de 12 mètres par rapport à la veille où sa surface se trouvait à 91 mètres sous la lèvre du cratère. De 8h30 à 15h le 5 juin, le niveau de lave a encore chuté de 61 mètres.
En se retirant, la lave a laissé une profonde cavité dans l’Halemaʻumaʻu, avec autour une banquette formée par les débordements antérieurs du lac contre les parois du cratère. Au fur et à mesure que la vidange du lac de lave s’est poursuivie, des morceaux de la banquette ont commencé à basculer dans ce qui restait du lac. Ces effondrements ont généré des nuages ​​de poussière marron.
Les effondrements n’ont pas vraiment affecté la solidité des parois extérieures du cratère, de sorte que le personnel du HVO a pu observer le spectacle. On peut lire dans le bulletin hebdomadaire émis par le HVO à l’époque : « Les effondrements des parois intérieures du cratère du côté sud devenaient fréquents et spectaculaires car la banquette édifiée par les débordements récents, était rouge à l’intérieur; elle se brisait ou s’émiettait comme des morceaux de fromage à pâte dure. Parfois, cette matière s’écoulait somme du sucre d’orge. »
Ces effondrements ont finalement eu raison de la totalité de la banquette autour du lac de lave. Lorsque ces grosses masses de roche ont basculé dans le lac, sa surface a été parcourue de vagues qui ont frappé les berges sur plusieurs mètres de hauteur. Cela a également généré des mouvements de convection à l’intérieur du lac de lave.
Le niveau de la lave avait chuté de 40 mètres supplémentaires à midi le 6 juin 1916. Par la suite, les effondrements ont considérablement ralenti et le dernier nuage de poussière provoqué par un effondrement a été observé vers 11 heures le 7 juin. La lave a commencé à remplir le cratère dans les jours qui ont suivi, faisant disparaître la plupart des preuves de l’effondrement de 1916.
Les scientifiques du HVO ont tenté de comprendre ce qui avait provoqué la vidange rapide du lac de lave dans l’Halema’uma’u au début du mois de juin 1916. Les données géophysiques relatives aux décennies précédentes avaient montré qu’une dépressurisation importante au sommet était généralement associée à une intrusion ou à une éruption ailleurs sur le volcan, par exemple le long des zones de rift. L’effondrement sommital de 2018 et l’éruption dans la Lower East Rift Zone constituent un exemple de ce processus.
Le HVO ne disposait pas d’un vaste réseau de surveillance géophysique en 1916, mais un sismomètre près du sommet du Kilauea a enregistré une augmentation de la sismicité lointaine lors de l’effondrement. Une analyse tend à montrer que ces séismes se sont peut-être produits le long de l’une des zones de rift suite à la migration du magma depuis le lac de lave sommital comme cela s’est produit quelques années plus tard au moment de l’effondrement majeur de l’Halemaʻumaʻu en 1924.
Source : USGS, HVO.

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On June 23rd, 2018 at 4:32 p.m. (local time) after approximately 17 hours of elevated seismicity, an impressive collapse explosion occurred in Halema’uma’u Crater at the summit of Kīlauea. The energy released by the event was equivalent to a magnitude 5.3 earthquake.

Although spectacular, this event was not unique. A series of collapse events had already taken place place between June 5th and 7th, 1916. Observers described it as one of the most spectacular occurrences they had ever witnessed at Kīlauea.

A decade before these events, a continuous lava lake re-appeared within Halemaʻumaʻu for the first time since a collapse in 1894. Relatively steady lake activity continued until June 5th, 1916. On that day, the level of the lava lake drpeed 12 meters compared to the day before, when its surface was 91 meters below the crater rim. From 8:30 a.m. to 3 p.m. on June 5th, the lava level dropped another 61 meters.

The receding lava formed an inner pit within Halemaʻumaʻu, surrounded by a bench of earlier lake overflows against the crater walls. As draining continued, sections of this bench began to topple into the dropping lake. These collapses sent billowing clouds of brown dust into the air.

Fortunately, the collapses did not seriously affect the integrity of the outer crater walls, allowing HVO staff to observe the entire spectacle. As described in HVO’s weekly bulletin at that time: “Falls from the south inner cliffs became frequent and spectacular, as the bench matter, made of recent overflows, was red hot within, and broke or crumbled like masses of hard cheese. Sometimes this material flowed in a sugary fashion.”

These collapses eventually consumed the entirely of the bench on all sides of the lava lake. When these great masses of rock toppled into the molten lake, the lava sloshed back and forth in waves that lapped up the margins by several meters vertically. This resulted in constantly changing circulation patterns within the lava lake.

The lava level had dropped another 40 meters by midday on June 6th, 1916. However, the rate and severity of the collapses dramatically slowed, and the last substantial dust cloud from a collapse was observed around 11 a.m. on June 7th. Lava began refilling the crater in the days that followed, eventually erasing most of the evidence of the 1916 collapse.

HVO scientists tried to understand what caused the Halemaʻumaʻu lava lake to drain so quickly in early June 1916. Geophysical monitoring in previous decades had shown that significant summit depressurization was typically associated with intrusion or eruption elsewhere on the volcano, such as along the rift zones. The 2018 summit collapse and lower East Rift Zone eruption stands as an example of this process.

Though HVO did not have an extensive geophysical monitoring network in 1916, a seismometer near the summit of Kilauea recorded an increased number of distant earthquakes during the collapse. Basic analysis suggested that they may have occurred along one of the rift zones, perhaps indicating magma transport from the summit lava lake, similar to the sequence of earthquakes that accompanied the major 1924 collapse of Halemaʻumaʻu.

Source: USGS, HVO.

 

Vue – depuis le côté sud – des parois de l’Halemaʻumaʻu lors de l’effondrement du cratère du 5 juin 1916. Le lac de lave est visible en bas à gauche tandis que les parois extérieures du cratère sont en haut. Dans le cratère, on peut voir la banquette de débordement qui marque le niveau de la lave avant que le lac commence à se vidanger. Une partie importante de la banquette s’est récemment effondrée; la ligne blanche en pointillé marque son ancienne position. (Source : USGS)

Panache généré par l’effondrement de l’Halema’uma’u en 2018 (Crédit photo: HVO)

Le cratère de l’Halema’uma’u après l’éruption de 2018 (Crédit photo: HVO)

Réveil du Bulusan (Philippines) // Eruption of Bulusan Volcano (Philippines)

Le 5 juin 2022 à 10h37, une éruption phréatique s’est produite au sommet du Bulusan (Philippines). L’événement a duré environ 17 minutes. Il a été peu visible à cause de la couverture nuageuse, bien qu’un panache gris d’au moins 1 kilomètre de hauteur ait été observé dans les localités proches du volcan. Des retombées de cendres ont été signalées à Juban, Casiguran et Sorsogon. 77 séismes d’origine volcanique avaient été enregistrés au cours des dernières 24 heures. Les données de déformation du sol indiquent que l’édifice du Bulusan est en phase d’inflation depuis juillet 2020, tandis que les inclinomètres ont enregistré une inflation soudaine mais isolée sur le versant inférieur sud-est depuis avril 2022. Ces paramètres indiquent que des processus volcaniques sont en cours sous l’édifice; ils sont probablement causés par une activité hydrothermale peu profonde.
Le niveau d’alerte volcanique est passé de 0 à 1, ce qui signifie que le Bulusan est sorti de sa phase calme. Il est rappelé au public que l’entrée dans la zone de danger permanent (PDZ) d’un rayon de 4 kilomètres est strictement interdite.
Source : PHIVOLCS.

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At 10:37 AM on June 5th, 2022, a phreatic eruption occurred at the summit of Bulusan Volcano (Philippines). The event lasted about 17 minutes. It was poorly visible through cloud cover, although a steam-rich grey plume at least 1 kilometer tall was observed from municipalities close to the volcano. Ashfall has been reported in Juban and Casiguran, Sorsogon. 77 volcanic earthquakes had been recorded in the previous 24 hours. Ground deformation indicate that the Bulusan edifice has been generally inflated since July 2020, while electronic tilt monitoring recorded a sudden but isolated inflation of the southeast lower slopes only since April 2022. These parameters indicate that volcanic processes are underway beneath the edifice that are likely caused by shallow hydrothermal activity.

The Alert Level has been raised from 0 to 1, which means that it is currently in an abnormal condition. The public is reminded that entry into the 4-kilometer radius Permanent Danger Zone (PDZ) must be strictly prohibited.

Source: PHIVOLCS.

Photos du panache du Bulusan (Ruben Basilio/Facebook)

Source: Wikipedia

Nouvelles du Taupo (Nouvelle Zélande), du Vulcano et de l’Etna (Sicile)

Le Taupo (Nouvelle-Zélande) est connu pour l’éruption cataclysmale de l’Oruanui Tephra environ 22 600 ans avant notre ère. L’éruption, qui avait un VEI 8, a laissé derrière lle une caldeira qui est maintenant remplie par le lac Taupo. L’événement a produit environ 1 170 km3 de tephra. La plus récente éruption majeure a eu lieu vers 1 800 ans avant notre ère avec des dépôts qui ont recouvert 20 000 km2 de l’île du Nord.
En mai 2022, le réseau de surveillance sismique de GeoNet a enregistré un petit essaim au niveau du lac Taupo. Les scientifiques néo-zélandais expliquent que de tels essaims sont normaux et que plusieurs sont enregistrés chaque année. Les instruments ont localisé plus de 84 événements sous le lac depuis le 28 avril 2022, dont seulement deux dépassaient M3.0.
Les séismes dans la région du lac Taupo ont généralement des hypocentres situés à moins de 15 km de profondeur, et les derniers événements avaient des profondeurs allant de 3 à 16 km.
Il se peut que les essaims soient liés aux failles actives de la zone volcanique de Taupo (TVZ) et aux processus volcaniques des volcans qui occupent la caldeira comme le Taupo et l’Okataina. Ils confirment que le Taupo est toujours un volcan actif et potentiellement dangereux. Il doit donc être surveillé étroitement.
Source : GeoNet.

Photo: C. Grandpey

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Voici quelques nouvelles de Vulcano (Iles Eoliennes) telles qu’elles ont été communiquées par l’INGV dans son dernier bulletin du 17 mai 2022.
– La température des fumerolles au niveau du cratère de La Fossa reste stable autour de 380°C.
– Les mesures du CO2 dans la zone du cratère ne sont pas disponibles en raison de problèmes techniques en cours de résolution.
– Les émissions de SO2 dans la zone du cratère restent à un niveau moyen-élevé et en diminution
– La géochimie des gaz fumerolliens (CO2, He, N2) montre une légère diminution.
– Les émissions de CO2 à la base du cône de La Fossa et dans la zone de Vulcano Porto continuent de montrer une légère tendance à la baisse, mais restent sur des valeurs moyennes-élevées. Sur le site des Faraglioni, les valeurs sont proches de la normale.
– Le niveau d’activité sismique est faible.
– Aucune déformation significative n’a été enregistrée.

S’agissant des prévisions pour les semaines à venir, l’INGV n’écarte pas le risque d’une nouvelle augmentation du dégazage fumerollien, une élévation de la température des gaz, une augmentation de la sismicité et des déformations. L’Institut met également en garde contre des phénomènes explosifs soudains ainsi que les émissions de CO2 au niveau du sol, près des zones d’émission en mer, dans les zones sous le vent et surtout dans les lieux fermés, même si les accumulations de CO2 peuvent aussi s’avérer mortelles en milieu ouvert.

Il est rappelé que l’accès au cratère de la Fossa est interdit et que certains secteurs de l’île ne sont pas autorisés eux non plus.

Capture d’écran webcam de 22 mai 2022. Peu de fumerolles, signe que l’air ambiant est chaud et sec.

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L’activité éruptive de type strombolien accompagnée d’une double coulée de lave se poursuit au niveau du Cratère Sud-Est (CSE) de l’Etna (Sicile). Comme le fait remarquer un article paru dans le journal La Sicilia, il semble que, depuis quelque temps, le volcan ait changé son mode opératoire. Au lieu de paroxysmes intenses à répétition, on observe actuellement une activité plus moins explosive mais qui dure plus longtemps. Le 20 mai une nouvelle bouche s’est ouverte sur le versant nord du CSE, à une altitude d’environ 3 250 mètres. La coulée émise par cette bouche vient s’ajouter à celle émise le 12 mai. Leurs fronts se trouvent dans la Valle del Leone. Une activité strombolienne accompagnée d’émissions de cendres est observée dans le même temps au sommet du CSE.

Le 21 mai 2022, la Protection Civile a fait passer le niveau d’alerte de l’Etna du Vert (activité habituelle) au Jaune (vigilance volcanique). Cette nouvelle couleur suppose un renforcement du système de surveillance du volcan et l’activation d’un lien d’information constant entre la communauté scientifique et les autres composantes et structures opérationnelles du Service National de la Protection Civile.

Source: La Sicilia.

Capture écran webcam

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Taupo (New Zealand) is known for the voluminous eruption of the Oruanui Tephra about 22 600 years before present. The eruption, which had a VEI 8, left a caldera that is now filled by Lake Taupo. the event produced about 1 170 km3 of tephra. The most recent major eruption took place about 1 800 years BP, with deposits which covered 20 000 km2 of North Island.

In May 2022, the GeoNet earthquake monitoring network recorded a small seismic swarm at Lake Taupo. NZ scientists explain that such swarms are normal and several are recorded each year. Instruments have located more than 84 earthquakes under the lake since April 28th, 2022, with only two of these being over M3.0.

Earthquakes in the Lake Taupo area are typically shallower than 15 km, and the recent events are no different, with depths ranging from 3 to 16 km.

The swarms can be related to the active faults in the Taup? Volcanic Zone and volcanic processes at the caldera volcanoes like Taup? and Okataina. They confirm that Taupo is still an active and potentially hazardous volcano that needs to be carefully monitored.

Source: GeoNet.

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Here is some news of Vulcano (Aeolian Islands) as communicated by INGV in its last bulletin of May 17th, 2022.
– The temperatures of the fumaroles at La Fossa Crater remain stable around 380°C.
– CO2 measurements in the crater area are not available due to technical issues being resolved.
– SO2 emissions in the crater area remain at a medium-high level and decreasing
– The geochemistry of fumarolic gases (CO2, He, N2) shows a slight decrease.
– CO2 emissions at the base of the La Fossa cone and in the Vulcano Porto area continue to show a slight downward trend, but remain at medium-high values. On the site of the Faraglioni, the values ??are close to normal.
– The level of seismic activity is low.
– No significant deformation has been recorded.

Regarding predictions for the coming weeks, INGV does not rule out the risk of a further increase in fumarolic degassing, a rise in gas temperature, an increase in seismicity and deformation. The Institute also warns against sudden explosive phenomena as well as CO2 emissions at ground level, near emission zones at sea, in downwind zones and especially in closed places, even if the accumulations of CO2 can also be deadly in an open environment.
It is recalled that access to La Fossa crater is prohibited and that certain place s of the island are not authorized either.

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Strombolian activity, accompanied by two lava flows continues at Mt Etna‘s Southeast Crater (SEC). As an article in the newspaper La Sicilia points out, it seems that for some time now the volcano has changed its modus operandi. Instead of repetitive intense paroxysms, activity has become less explosive but is lasting longer. On May 20th, a new vent opened on the northern slope of the SEC, at an altitude of approximately 3,250 meters. The flow emitted by this vent is added to that emitted on May 12th. Their fronts are in the Valle del Leone. Strombolian activity accompanied by ash emissions is observed at the same time at the summit of the SEC.

On May 21st, 2022, the Civil Protection raised Mt Etna’s alert level from Green (usual activity) to Yellow (volcanic vigilance). This new colour means a strengthening of the volcano surveillance system and the activation of a constant information link between the scientific community and the other components and operational structures of the National Civil Protection Service.
Source: La Sicilia.