Mauna Kea, la montagne sacrée des Hawaiiens // Mauna Kea, the Hawaiians’ sacred mountain

Le Bureau de gestion du Mauna Kea (OMKM) n’a pas du tout apprécié une récente vidéo mise en ligne sur les réseaux sociaux et montrant trois personnes faisant du ski et du snowboard sur le Pu’u Poli’ahu, un cône volcanique du Mauna Kea. Le Pu’u Poli’ahu n’est pas seulement le point culminant du volcan ; il est également considéré comme sacré par les Hawaïens de souche. La zone où les skieurs ont agi est située sur des terres gérées par l’Université d’Hawaï.
L’OMKM a déclaré que ce comportement était irrespectueux des autochtones hawaïens et de tous ceux qui considèrent la montagne comme sacrée. En 2001, la circulation des véhicules avait été interdite sur le Pu’u Poli’ahu car il s’agissait d’un site sacré.
L’OMKM a déclaré que les skieurs n’avaient jamais demandé un permis de filmer qui est obligatoire et, de toute façon, l’autorisation n’aurait jamais été accordée pour de telles activités. Au-delà du manque de respect culturel et du fait qu’il n’y avait pas de neige sur la montagne au moment de l’incident, les individus ont également abîmé une formation géologique et  peut-être endommagé l’habitat du Wekiu – Nysius wekiuicola – une espèce d’insectes de l’ordre des hémiptères, endémique sur la Grande Ile d’Hawaï. Le wekiu, découvert pour la première fois en 1979, ne se trouve que sur le sommet du Mauna Kea.
L’OMKM demande aux visiteurs de respecter la montagne et de ne pas sortir des sentiers balisés. L’incident s’est produit sur le versant sud du Pu’u Poli’ahu, à l’abri des regards des rangers. Malheureusement, l’Université d’Hawaï n’a actuellement pas le pouvoir de verbaliser, mais cela devrait changer avec l’arrivée d’une nouvelle législation administrative pour les activités publiques et commerciales. Cette nouvelle réglementation donnera à l’Université d’Hawaii le pouvoir de gérer directement un tel incident. Par exemple, il sera formellement interdit d’endommager ou perturber tout élément naturel, qu’il soit géologique ou paléontologique, historique ou préhistorique. Les contrevenants seront passibles d’expulsion immédiate, d’amendes, et devront payer les réparations des dégâts occasionnés par leur comportement. À l’heure actuelle, aucun de ces recours n’existe depuis que l’État d’Hawaii a retiré ces terres du Forest Reserve System en 1968.
Suite au dernier incident impliquant des skieurs sur le Mauna Kea, le Bureau des affaires hawaïennes (OHA) a publié la déclaration suivante:
« En 2017, l’OHA a poursuivi l’État et l’Université de Hawaii (UH) en justice pour leur incapacité à gérer de manière adéquate le Mauna Kea et ses ressources naturelles et culturelles, comme la loi le leur demandait. Les faits présentés dans la vidéo ne sont qu’un nouvel exemple de l’incapacité de l’État à empêcher des comportements irrespectueux dans le paysage culturel sacré de la montagne. Il est temps que l’État et UH soient tenus pour responsables de leur mauvaise gestion du Mauna Kea, qui est prouvée depuis longtemps. »
Source: Big Island Now.

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The Office of Mauna Kea Management (OMKM) was very disturbed by a recent social media video that shows three individuals skiing and snowboarding on Pu’u Poli’ahu, a volcanic cone on Mauna Kea, that is not only the highest point on the mountain, but is also considered sacred to Native Hawaiians. The area lies on University of Hawaii managed lands.

OMKM said this behaviour was disrespectful to Native Hawaiians and to everyone who considers the mountain sacred. In 2001, vehicular access traffic was forbidden on Pu’u Poli’ahu because it is a sacred site.

OMKM said the skiers and snowboarders never applied for a required film permit and that permission would have never been granted for such activities. Beyond the cultural disrespect and because there was no snow on the mountain at the time of the incident, the individuals also defaced and scarred a geological formation and may have damaged the Wekiu bug habitat. The wekiu bug – Nysius wekiuicola – first discovered in 1979, can only be found on the summit of Mauna Kea.

OMKM urges everyone to treat the mountain with respect and not to hike off of designated trails. This incident happened on the south side of Pu’u Poli’ahu, hidden from the view of the rangers on duty. Unfortunately, the University of Hawaii is currently without authority to issue fines, but that is expected to change with the formulation of new administrative rules for public and commercial activities. The new rules would provide the University with the authority to directly address this incident. For instance, damaging or disturbing any natural feature, resource, geological, paleontological features and/or historic or prehistoric property or remains would be prohibited. Violators would be subject to immediate expulsion, administrative fines and a monetary assessment to recover the cost of restoration. Currently, none of these remedies exist since the state removed these lands from Forest Reserve System in 1968.

Following the last incident on Mauna Kea, the Office of Hawaiian Affairs(OHA) released the following statement:

In 2017, OHA sued the state and University of Hawaii (UH) for their decades-long failure to meet their legal duties to adequately manage Mauna Kea and its natural and cultural resources. The actions captured in the video are just another example of the state’s inability to prevent disrespectful behaviour on the mountain’s sacred cultural landscape. It is time for the state and UH to be held accountable for their longstanding and well-documented mismanagement of Mauna Kea.

Source: Big Island Now.

Cônes adventifs du Mauna Kea

La neige ne reste jamais très longtemps au sommet du Mauna Kea

(Photos: C. Grandpey)

Pour la protection des coraux… // For coral protection…

En ce 4 juillet 2018, jour de la Fête Nationale aux États-Unis, le gouverneur de l’État d’Hawaii a signé une loi interdisant la vente d’écrans solaires contenant deux produits chimiques susceptibles de nuire aux récifs coralliens. Cette décision fait d’Hawaï le premier État américain à interdire l’oxybenzone et l’octinoxate.
La loi entrera en vigueur en 2021.
Le Gouverneur a déclaré que l’Etat devra également poursuivre ses efforts pour protéger les coraux, avec en particulier la lutte contre les espèces invasives, la pollution due aux eaux de ruissellement, et le changement climatique.
Les écrans solaires contenant de l’oxybenzone et de l’octinoxate ne seront tolérés que pour les personnes en possession d’une ordonnance médicale. Les autres devront acheter des écrans solaires sans ces produits chimiques ou venir à Hawaii avec leur propre crème solaire. Les scientifiques ont découvert que les deux substances peuvent être toxiques pour les récifs coralliens qui constituent une partie vitale de l’écosystème océanique et attirent les touristes.
Les critiques affirment qu’il n’y a pas assez d’études scientifiques indépendantes démontrant que les produits chimiques nuisent aux récifs coralliens. Le groupe Retail Merchants of Hawaii a déclaré qu’il était préoccupé par l’interdiction qui allait décourager les gens d’acheter de la crème solaire dans les magasins locaux.
Lorsque l’idée de l’interdiction a été émise, la Hawaii Medical Association s’est inquiétée de l’impact sur la santé publique de l’interdiction de certains types de crème solaire. Cela irait à l’encontre de plusieurs décennies de politique publique mettant en garde sur le cancer de la peau et les risques d’une exposition prolongée au soleil.
Source: Presse hawaïenne.

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On July 4th, 2018, Independence Day in the United States, the Governor of the State of Hawaii has signed legislation that will ban the sale of sunscreens containing two chemicals thought to harm coral reefs. The move makes Hawaii the first U.S. state to enact a ban on oxybenzone and octinoxate.

The legislation will take effect in 2021.

The Governor said the State will also need to continue other efforts to protect coral, including fighting invasive species, pollution from land runoff and climate change.

Sunscreen containing oxybenzone and octinoxate will only be available to those with a prescription from a physician. Others will have to buy sunscreens without these chemicals or bring their own sunscreen with them to Hawaii. Scientists have found the two substances can be toxic to coral reefs, which are a vital part of the ocean ecosystem and a popular draw for tourists.

Critics say there are not enough independent scientific studies supporting the assertion that the chemicals harm coral reefs. The group Retail Merchants of Hawaii has said it is concerned the ban will discourage people from buying sunscreen at brick and mortar stores.

When the idea of the ban was put forward, the Hawaii Medical Association raised concerns over the public health impact of banning certain types of sun lotion on the islands. The ban would go against several decades of public policy and public health concerns about skin cancer and sun exposures.

Source: Presse hawaiienne.

Photo: C. Grandpey