Volcans : Une tache blanche dans le Sahara // Volcanoes : A white spot in the Sahara

En Afrique, le Sahara est surtout connu comme un désert, et beaucoup moins comme une région volcanique. Pourtant, il abrite plusieurs champs volcaniques majeurs et d’imposants volcans boucliers, situés pour la plupart dans des chaînes de montagnes isolées telles que le massif du Tibesti.

Source: Wikipedia

Parmi les structures volcaniques figurent l’Emi Koussi (3 415 m) dans le nord du Tchad, le Waw an Namus dans la région du Fezzan en Libye, le champ volcanique de Harouge (Al Haruj) dans le centre de la Libye, et le Toussidé, dans la partie nord-ouest du massif du Tibesti au Tchad.

Le volcanisme saharien est principalement intraplaque, alimenté par des points chauds. La quasi-totalité des volcans sahariens sont considérés comme éteints ou en sommeil, bien qu’une activité géothermique résiduelle persiste dans des zones reculées comme le Tibesti.
Parmi ces volcans, l’Emi Koussi — le point culminant du désert du Sahara — a récemment attiré l’attention des scientifiques avec une photographie montrant une zone de sel d’un blanc éclatant à son sommet. Ce cliché a été pris par un astronaute à bord de la Station spatiale internationale le 29 décembre 2024.

Crédit photo: ESA

 La photo révèle une tache saline d’un blanc intense au sommet de l’Emi Koussi (également appelé Emi Koussou), un volcan bouclier situé dans le nord du Tchad, au sein du massif du Tibesti — une chaîne de montagnes volcaniques à cheval sur la frontière entre le Tchad et la Libye.

L’édifice volcanique en forme de dôme atteint jusqu’à 69 kilomètres de diamètre à sa base. L’Emi Koussi est considéré comme un volcan éteint ; aucune éruption n’a été enregistrée historiquement. Toutefois, les scientifiques savent qu’il a connu une intense activité par le passé — peut-être il y a environ 2 millions d’années — car les pentes de ce volcan bouclier sont recouvertes d’anciennes coulées de lave.
Au sommet du volcan on observe un système complexe de caldeiras atteignant 15 km de diamètre, avec plusieurs bouches éruptives et des cônes volcaniques. Un second cratère, plus petit et baptisé Era Kohor, se trouve à l’extrémité sud de la caldeira.

Image satellite (les couleurs ne sont pas réelles) montrant la topographie complexe de l’Emi Koussi et sa caldeira sommitale

Au cœur de l’Era Kohor, une épaisse croûte de sel d’un blanc intense recouvre la partie la plus basse du fond de la caldeira. S’étendant sur près de 1 000 mètres, elle réfléchit la lumière d’une manière telle que les astronautes la confondent souvent avec de la neige — un phénomène rare dans cette région.

Source: Wikimedia

Ce composé salin, le natron, est un mélange de carbonate de sodium décahydraté, de bicarbonate de sodium, de chlorure de sodium et de sulfate de sodium. Il a été laissé par un ancien lac salé qui occupait autrefois la dépression d’Era Kohor, mais qui s’est évaporé depuis longtemps. Ce n’est pas le seul gisement de natron dans le massif du Tibesti. Au nord-ouest de l’Emi Koussi se trouve une caldeira volcanique connue sous le nom de Trou au Natron (ou Doon Orei), qui renferme, elle aussi, une couche de cette substance saline.
Si l’activité volcanique passée de l’Emi Koussi se concentrait principalement à son sommet, deux cônes volcaniques sont également visibles sur le flanc nord de la montagne. La lave qui s’est rapidement écoulée de ces structures a probablement contribué à creuser une série de ravines. Très étroites et profondes, elles ne voient jamais le soleil et sont donc bien plus fraiches que les zones environnantes. C’est pourquoi elle retiennent souvent de l’eau liquide, alors même que le massif du Tibesti reçoit à peine 20 millimètres de précipitations par an. Deux de ces grands canyons abritent des cours d’eau permanents qui s’écoulent vers l’est et l’ouest du volcan.
Ce n’est pas la première fois que des astronautes observent l’Emi Koussi depuis l’espace. Ce volcan fut l’une des premières formations géologiques photographiées depuis l’espace par l’équipage de la mission Apollo 7 de la NASA en octobre 1968.
Source : Live Science.

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In Africa, the Sahara is well known as a desert and much less as a volcanic area. However, it contains several major volcanic fields and massive shield volcanoes, mostly located in remote mountain ranges like the Tibesti Massif. Their names are Emi Koussi (3,415 m) in northern Chad, Waw an Namus in the Fezzan region of Libya, Harouge Volcanic Field (Al Haruj) in central Libya, and Toussidé in the northwestern part of the Tibesti range in Chad.

Most Saharan volcanism was driven by intraplate continental hotspots. Nearly all Saharan volcanoes are classified as extinct or dormant, though minor geothermal activity persists in remote areas like Tibesti.

Among these volcanoes, Emi Koussi, the highest peak in the entire Sahara Desert, recently drew the attention of scientists with a photo of a patch of bright-white salt at the summit of the volcano. It was taken by an astronaut on board the International Space Station on December 29, 2024. (see photo above)

The photo shows a bright-white, salty spot lurking at the summit of Emi Koussi (also known as Emi Koussou), a shield volcano in northern Chad, within the Tibesti Massif, a volcanic mountain range that straddles the border between Chad and Libya.

The volcano’s dome-shaped cone is up to 69 kilometers across. Emi Koussi is classified as extinct, and there are no historical records of it erupting. However, scientists know that it was once highly active – maybe around 2 million years ago – because its gradual slopes are covered with ancient lava.

At the volcano’s summit lies a complex caldera system that spans up to 15 km across and is covered with various volcanic vents and cones. A second, smaller crater, dubbed Era Kohor, lies at the caldera’s southern end. (see image above)

Nestled within Era Kohor, a thick crust of brilliant-white salt covers the lowest part of the caldera’s floor. This crystal layer, which reaches up to 1,000 m across, reflects light in such a way that astronauts commonly confuse it for snow, which rarely falls in the area. (see image above)

The salty compound, known as natron, is a mix of sodium carbonate decahydrate, sodium bicarbonate, sodium chloride and sodium sulfate. It was left behind by an ancient salty lake that once filled Era Kohor but has long since evaporated. This is not the only notable natron deposit in the Tibesti Massif. Northwest of Emi Koussi lies a volcanic caldera known as Trou au Natron (or Doon Orei), which contains a layer of the salty substance.

While Emi Koussi’s ancient activity was mostly centered at its summit, a pair of volcanic cones can be seen on the mountain’s northern flank. The lava that quickly flowed from these openings likely helped to create a series of ravines between the mountain. These ravines are very narrow and deep, meaning they never see the sun and, as such, are much cooler than their surroundings. As a result, they can often hold liquid water, despite the Tibesti Massif receiving as little as 20 millimeters of rain a year. Two of the largest canyons contain permanent waterways that flow east and west of the volcano.

This is not the first time that astronauts have gazed down upon Emi Koussi. In fact, the volcano was one of the first geological formations photographed from space, when the crew of NASA’s Apollo 7 mission snapped the imposing peak in October 1968.

Source : Live Science.

L’éruption du Hunga Tonga pour lutter contre le réchauffement climatique ? // The Hunga Tonga eruption to fight global warming ?

L’éruption du Hunga Tonga-Hunga Ha’apai dans le Pacifique Sud en janvier 2022 refait surface ces derniers temps. Personne n’a oublié le panache de cendres, de vapeur et de gaz qui s’est élevé à près de 65 kilomètres d’altitude. Ce fut l’une des éruptions volcaniques les plus violentes des temps modernes.

Selon une nouvelle étude, l’éruption du Hunga Tonga pourrait aujourd’hui révéler une nouvelle arme dans la lutte contre le méthane, un puissant gaz à effet de serre. Comme je l’ai déjà expliqué, le méthane est environ 80 fois plus efficace que le dioxyde de carbone (CO2) pour piéger la chaleur sur une période de 20 ans. Il est actuellement responsable d’environ un tiers du réchauffement climatique et sa concentration dans l’atmosphère a doublé au cours des deux derniers siècles.

Les auteurs de la nouvelle étude, publiée dans la revue Nature Communications, expliquent qu’en examinant des images satellites, ils ont découvert « un immense nuage de formaldéhyde qui ne devrait normalement pas s’y trouver ». Le formaldéhyde est une substance chimique qui se forme souvent lorsque le méthane est détruit dans l’atmosphère. Il s’agit d’un processus chimique déjà identifié au-dessus de l’océan Atlantique. Lorsque la poussière du Sahara est transportée par le vent au-dessus de l’Atlantique, elle se mélange aux embruns et forme de fines particules à base de fer. Sous l’effet du rayonnement solaire, ces particules produisent des atomes de chlore qui réagissent avec le méthane atmosphérique et contribuent à sa décomposition.

Un phénomène similaire semble s’être produit lors de l’éruption du Hunga Tonga-Hunga Ha’apai. Son éruption a projeté d’énormes quantités de vapeur d’eau salée dans la stratosphère, en même temps que des cendres volcaniques. Les scientifiques pensent que, sous l’effet du rayonnement solaire, du chlore s’est formé et a décomposé une partie du méthane produit par l’éruption.

Les chercheurs ont suivi le nuage de formaldéhyde pendant 10 jours. Cette substance chimique n’existant que pendant quelques heures, ils ont conclu que le nuage devait avoir détruit du méthane de façon continue pendant plus d’une semaine. Ils estiment que l’éruption a produit environ 330 000 tonnes de méthane, dont environ 900 tonnes ont été décomposées par jour. Il s’agissait du même processus que celui observé au-dessus de l’océan Atlantique avec les poussières sahariennes.

Les scientifiques pensent que leurs découvertes pourraient constituer un nouvel outil précieux pour lutter contre le réchauffement climatique. En affirmant cela, ils pénètrent dans le domaine de la géo-ingénierie et ses méthodes – plus ou moins réalistes et réalisables – visant à abaisser artificiellement la température de notre planète. Des particules à base de fer pourraient être injectées dans l’atmosphère au-dessus de l’océan afin de reproduire le processus chimique observé après l’éruption et d’éliminer le méthane.

Cependant, de nombreux scientifiques appellent à la prudence. L’étude porte sur la stratosphère, alors que cette stratégie d’élimination du méthane se déroulerait dans la troposphère. Les impacts seraient difficiles à prévoir, avec des conséquences potentielles imprévues sur le climat, la pollution atmosphérique et la santé des écosystèmes. Les auteurs de l’étude reconnaissent la nécessité de poursuivre les recherches. « Il est évident que l’industrie pourrait tenter de reproduire ce phénomène naturel, mais seulement si son innocuité et son efficacité sont prouvées. »

Source : CNN et autres médias américains.

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The Hunga Tonga-Hunga Ha’apai eruption in the South Pacific in January 2022 is again in the news these days. Everybody remembers that the eruption sent a plume of ash, steam and gas nearly 65 kilometers above the Earth’s surface. It was one of the most violent volcanic eruptions of modern times.

According to a new study, the Hunga Tonga eruption may have also revealed a new weapon in the fight against methane, a potent planet-heating gas. Methane is around 80 times more effective at trapping heat than carbon dioxide over a 20-year period. It currently accounts for around a third of global warming and concentrations in the atmosphere have doubled over the last two centuries.

The authors of the new study published in the journal Nature Communications explain that when examining satellite images, theyfound « a huge cloud of formaldehyde that should normally not be there. » Formaldehyde often forms when methane, a potent planet-heating gas, is destroyed in the atmosphere. The researchers believed they were observing a chemical process that had previously been identified over the Atlantic Ocean. When Saharan dust is blown over the Atlantic, it mixes with salt spray and forms small iron-based particles. As the sunlight hits them, it produces chlorine atoms, which react with methane in the atmosphere and help break it down. Something similar appears to have happened with the Hunga Tonga-Hunga Ha’apai volcano. Its eruption sent huge quantities of salty water vapor into the stratosphere along with volcanic ash. The study scientists believe that when the sunlight hit the mixture, chlorine formed and broke down some of the methane produced by the eruption.

The researchers tracked the formaldehyde cloud for 10 days. Because formaldehyde only exists for a few hours, they concluded that the cloud must have been destroying methane continuously for more than a week. They estimate the eruption produced around 330,000 tons of methane, of which around 900 tons were broken down a day. It was the same process that had been observed over the Atlantic ocean with the Saharan dust.

The scientists say their findings could provide a valuable new tool to tackle global warming. This is the field of geoengineering which includes methods to artificially bring down global temperatures. Iron-based particles could be injected into the atmosphere over the ocean to mimic the chemical process observed in the wake of the eruption and remove methane. But many scientists urge caution. The study is based on the stratosphere, while this methane removal strategy would happen in the troposphere. The impacts would be difficult to predict, with potential unintended consequences on climate, air pollution and ecosystem health.

The study authors agree more research needs to be done. “It’s an obvious idea for industry to try to replicate this natural phenomenon, but only if it can be proven to be safe and effective.

Source : CNN and other U.S. News media.

Les tempêtes de sable et de poussière // Sand and dust storms

Une importante tempête de sable a balayé le nord-ouest de l’Afrique le 30 mars 2026. D’après les images satellites, elle s’étendait sur environ 1 600 km. Ce phénomène est attribué à une dépression située au-dessus de l’Algérie, qui a aspiré de l’air en provenance d’Europe et soulevé des poussières sahariennes à travers la région. La tempête a touché le sud et le centre du Maroc, l’Algérie et la Mauritanie, avant de se déplacer vers l’océan Atlantique et les îles Canaries où la population a été surprise, car personne ne s’attendait à ce qu’elle atteigne l’archipel.
Source : Médias internationaux.

Tempête de sable dans le nord de l’Arabie saoudite les 4 et 5 mai 2025

L’Organisation météorologique mondiale (OMM) explique que les principales sources de poussière à l’échelle de la planète se concentrent dans les régions arides et semi-arides, notamment les grands déserts comme le Sahara en Afrique, le Gobi en Asie et le désert d’Arabie au Moyen-Orient. Le Sahara est responsable à lui seul de plus de la moitié des émissions de poussière dans le monde.
L’activité des tempêtes de sable et de poussière varie considérablement en fonction de la situation géographique, des conditions climatiques et des facteurs environnementaux locaux. Elles proviennent de sources naturelles telles que les déserts, les lits de lacs asséchés et les régions côtières aux sédiments instables. Les activités humaines aggravent le problème par le biais de la construction, de l’agriculture et de mauvaises pratiques de gestion des terres qui détruisent la végétation et exposent les sols à l’érosion éolienne.

Le réchauffement climatique amplifie la fréquence des tempêtes de sable et de poussière en modifiant les régimes météorologiques et en réduisant le couvert végétal. Toutefois, la relation entre le réchauffement climatique et les tempêtes de sable ou de poussière est complexe. D’une part, la hausse des températures assèche les sols et accélère la désertification, ce qui facilite grandement le soulèvement des fines particules par le vent. Dans des scénarios de réchauffement extrême, la quantité de poussière saharienne soulevée dans l’atmosphère pourrait augmenter de 40 % à 60 % d’ici la fin du siècle. Cependant, l’impact futur des tempêtes de sable et de poussière dépend aussi des régimes de vent. Certaines tempêtes sahariennes sont devenues plus rares et moins intenses au cours des deux dernières décennies. Cela s’explique en partie par une augmentation de la végétation dans la région du Sahel, à la frontière sud du Sahara. Mais c’est aussi dû à un affaiblissement général des vents de surface et à des changements dans certains régimes climatiques à grande échelle.

Les tempêtes de sable et de poussière sont des phénomènes environnementaux et météorologiques qui touchent presque tous les pays du monde. Dans les pays situés dans ou à proximité de sources de poussière désertiques, ces tempêtes peuvent nuire gravement à l’élevage, à l’agriculture et à la santé humaine. Les tempêtes les plus violentes peuvent également entraîner la fermeture de routes et d’aéroports en raison d’une visibilité réduite et endommager les infrastructures. Elles peuvent aussi perturber la production d’énergie solaire.
Dans des régions plus éloignées, la poussière en suspension dans l’air peut dégrader la qualité de l’air, bloquer la lumière du soleil ou perturber les transports. Comme on a pu le constater récemment, les tempêtes de poussière saharienne peuvent être transportées sur des milliers de kilomètres à travers l’océan, impactant la vie quotidienne dans les Caraïbes ou aux îles Canaries.

Source: NASA

En ce qui concerne l’Europe, la poussière saharienne peut fortement dégrader la qualité de l’air, faisant grimper les niveaux de particules invisibles au-delà des seuils sanitaires recommandés. Ces fines particules, connues sous le nom de PM10, peuvent pénétrer profondément dans les poumons, déclenchant des crises d’asthme et des problèmes cardiovasculaires.

Ces dernières années, les habitants d’Espagne, de France et du Royaume-Uni ont observé des levers de soleil d’un orange intense et un ciel avec une brume jaunâtre. Ces ciels brumeux déposent souvent une fine couche de poussière couleur rouille sur les voitures et les vitres. Une intrusion de poussière saharienne dans les Alpes européennes en mars 2022 a contribué à une fonte glaciaire record cette année-là, car elle a réduit la capacité de la surface de la glace à réfléchir la lumière du soleil.

Dépôts de sable sur le domaine de Piau-Engaldans les Hautes-Pyrénées (Source: Twitter)

Cependant, cette poussière peut aussi présenter des avantages. Les nutriments qu’elle contient contribuent à fertiliser les écosystèmes marins et terrestres, ce qui est bénéfique pour l’agriculture et la pêche.

Source : Organisation météorologique mondiale (OMM).

Voir aussi une note parue sur mon blog le 6 mai 2025. Elle est intitulée « tempêtes de sable et réchauffement climatique »:

Tempêtes de sable et réchauffement climatique // Sandstorms and global warming

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A large sandstorm swept across northwestern Africa on March 30, 2026. The storm was estimated to be approximately 1 600 km long based on satellite imagery. The event was driven by a low-pressure system over Algeria, which drew in air from Europe and lifted Saharan dust across the region. The storm affected southern and central Morocco, Algeria, and Mauritania as it moved across the region into the Atlantic Ocean and the Canary Islands where people were surprised as they did not expect the sorm to reach the archipelago.

Source : international news media.

The World Meteorological Organization (WMO) explains that the most significant dust sources globally are concentrated in arid and semi-arid regions, particularly major deserts such as the Sahara in Africa, the Gobi in Asia, and the Arabian Desert in the Middle East. The Sahara accounts for more than half of the world’s total dust emissions.

Sand and dust storm activity varies widely depending on geographical location, climate conditions, and local environmental factors.  They originate from natural sources like deserts, dry lake beds, and coastal regions with loose sediment. Human activities exacerbate the problem through construction, agriculture, and poor land management practices that strip vegetation and expose soil to wind erosion.

Global warming amplifies the occurrence of sand and dust storms by altering weather patterns and reducing vegetation cover. However, the relationship between global warming and dust storms is complex. On one hand, rising temperatures dry out soils and accelerate desertification, making it far easier for wind to dislodge fine particles. Under extreme warming scenarios, the amount of Saharan dust lifted into the atmosphere could rise by 40% to 60% by the end of the century.

However, the future impact of dust storms also depends on wind patterns. Certain Saharan sand and dust storms have actually become rarer and less intense over the past two decades. Partly, this is due to an increase in vegetation in the Sahel region at the southern border of the Sahara. But it’s also due to a weakening of surface winds in general, and changes in certain large-scale climate patterns.

Sand and dust storms are environmental and weather-related phenomena that affect nearly all countries across the world. In countries within or near desert dust sources, sand and dust storms can seriously harm livestock, agriculture, and human health. Strong storms may also close roads and airports due to poor visibility and damage infrastructure. They can also disrupt solar energy production.

In distant regions, dust in the air can reduce air quality, block sunlight, or disrupt transportation.  As could be seen with the recent event, Saharan dust storms can be transported thousands of kilometers across the ocean, impacting daily life in the Caribbean or the Canary Islands.

As far as Europe is concerned, Saharan dust can substantially degrade air quality, pushing levels of invisible particules beyond health guidelines. These fine particles, known as PM10, can penetrate deep into the lungs, triggering asthma and cardiovascular issues.

In recent years, residents of Spain, France and the UK have observed deep orange sunrises and skies thick with a yellowish haze. These hazy skies often deposit rust-colored precipitation that leaves a fine grit on cars and windows. An intrusion of Saharan dust into the European Alps in March 2022 contributed to record glacier loss that year, as it makes the ice surface less able to reflect sunlight . However, transported dust can also bring benefits. Nutrients in the dust help fertilize marine and land ecosystems, benefiting agriculture and fisheries.

Source : World Meteorological Organization (WMO).

Les inondations au Sahara et leurs conséquences // Floods in Sahara and their consequences

S’agissant des événements extrêmes provoqués par le réchauffement climatique d’origine humaine ces dernières semaines, on a beaucoup parlé des ouragans Helene et Milton qui ont meurtri le sud-est des États-Unis. Un autre événement extrême est passé plus inaperçu, bien qu’il puisse avoir un impact sur toute une région dans les mois et années à venir.
Les 6 et 7 septembre 2024, des précipitations équivalentes à celles d’une année entière se sont abattues sur certaines régions du Maroc, provoquant des inondations dans des régions habituellement arides. On recense 11 morts et 9 disparus.
Les zones touchées ont connu d’importantes perturbations. Il est fait état de maisons détruites, de dégâts sur les routes et de problèmes d’approvisionnement en électricité et en eau potable. Les inondations ont également entraîné le remplissage de lacs et d’aquifères jusque là asséchés, ce qui pourrait atténuer temporairement les pénuries d’eau dans la région.
Tagounite, près de la frontière algérienne, a enregistré 170 mm de précipitations le 7 septembre, et Marrakech en a enregistré 90 mm. Dans la région de Ouarzazate, 47 mm de pluie sont tombés en seulement trois heures.
La région du sud du Maroc connaît habituellement des précipitations relativement faibles, en particulier en septembre. Par exemple, Marrakech reçoit généralement entre 15 et 20 mm de précipitations au cours de ce mois. Ouarzazate, située dans une région désertique, ne reçoit en moyenne que 5 à 10 mm au cours de ce même mois.
Chaque année, les précipitations varient selon les régions : Marrakech reçoit environ 240 à 280 mm de pluie, Essaouira environ 300 à 350 mm et Ouarzazate seulement 50 à 100 mm. Des villes comme Tagounite et Asni, situées près du Sahara et des montagnes de l’Atlas, connaissent des précipitations annuelles tout aussi faibles en raison de leur environnement aride.
Les climatologues de la Direction météorologique du Maroc indiquent que les fortes précipitations récentes sont les plus intenses enregistrées depuis 30 à 50 ans dans un laps de temps aussi court. Ces précipitations inhabituelles sont importantes car le Sahara est généralement l’une des régions les plus sèches de la planète. Les météorologues marocains ajoutent que la présence d’eau dans le Sahara pourrait profondément modifier les prévisions météorologiques. Ainsi, ce type de situation pourrait avoir un impact notable sur les systèmes météorologiques et les modèles de prévision, car l’humidité crée par de telles précipitations peut influencer les conditions atmosphériques, modifiant potentiellement les modèles météorologiques établis dans la région et au-delà.
Source : The Watchers, presse marocaine, NASA.

 

Image du Sahara le 14 août 2024 avant le déluge

Image de la même région après les fortes précipitations

(Source : NASA)

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As far as extreme events triggered by human-caused global warming are concerned, there has been a lot of talk about huricanes Helene and Milton that deeply affected south-est United States. Another extreme event went more discreet although it could have an impact on a whole region.

Over a year’s worth of rainfall fell on parts of Morocco on September 6th and 7th, 2024, causing floods in normally arid regions, and resulting in 11 deaths and 9 missing persons.

The affected areas experienced significant disruptions, with reports of destroyed homes, damage to roads, and issues with electricity and drinking water supplies. The flooding also led to the refilling of dry lakebeds and aquifers, which might temporarily ease water shortages in the region.

Tagounite, near the Algerian border, registered 170 mm of precipitation on September 7th, and Marrakech recorded 90 mm. In the Ouarzazate region, 47 mm of rain fell within just three hours.

The region of southern Morocco experiences relatively low rainfall, particularly in September. For example, Marrakech typically receives around 15 – 20 mm of rainfall during this month. Ouarzazate, which is located in a desert region, averages just 5 – 10 mm during the same month.

Annually, the rainfall varies across these areas, with Marrakech receiving approximately 240 – 280 mm, Essaouira about 300 – 350 mm, and Ouarzazate only 50 – 100 mm. Towns like Tagounite and Asni, situated near the Sahara and Atlas Mountains, experience similarly low levels of annual precipitation due to their arid surroundings.

Climatologists at Morocco’s General Directorate of Meteorology indicate that the recent heavy rainfall was the most intense in 30 to 50 years within such a short timeframe. This unusual precipitation is significant because the Sahara is typically one of the driest regions on Earth. Local meteorologists add that the presence of water in the Sahara could profoundly alter weather forecasts in the future. Thus, it could have a notable impact on weather systems and prediction models, as the additional moisture can influence atmospheric conditions, potentially changing established weather patterns across the region and beyond.

Source : The Watchers, presse marocaine, NASA.

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