Faut-il construire des barrières de protection sur la péninsule de Reykjanes? // Should they build protective barriers on the Reykjanes Peninsula?

Au cours d’une nouvelle réunion publique qui s’est tenue à Grindavik le 2 juin 2022, il a été proposé d’ériger des barrières de protection sur la péninsule de Reykjanes. Un géophysicien de la Protection Civile a toutefois exprimé son scepticisme car il sera difficile de déterminer leur bon emplacement en cas d’éruption.
Bien que le Met Office islandais ait indiqué qu’aucun soulèvement du sol ne s’était produit au cours des trois à quatre derniers jours dans la région de Svartsengi, le département de Protection Civile a décidé de maintenir la réunion publique à Grindavík.
Il a été rappelé au public qu’à la fin mai, le sol autour de la centrale de Svartsengi s’était soulevé de près de cinq centimètres, probablement en raison d’une intrusion magmatique à 4-5 km sous la surface, et qu’un essaim sismique était toujours en cours, sans le moindre signe d’activité volcanique. Ces événements rappellent ce qui s’est passé dans la région avant l’éruption de Fagradalsfjall en 2021. Bien que l’éruption de Fagradalsfjall n’ait pas menacé les infrastructures dans la région, l’intrusion magmatique actuelle est différente car elle se situe au niveau de la centrale géothermique.
Outre des professeurs de géologie, la réunion publique de Grindavík a rassemblédes policiers et des services de secours de la péninsule de Reykjanes, ainsi que des représentants du département de la Protection Civile des localités voisines. Etaient également présents des représentants d’entreprises qui possèdent d’importants infrastructures dans la région.
Les quelques ingénieurs présents ont présenté les propositions d’un groupe de travail, créé en mars 2021 et chargé de protéger les importantes infrastructures en cas d’éruption.
Bien que les propositions du groupe de travail ne soient pas mises à la disposition des médias avant d’être examinées par les administrateurs publics, on sait d’ores et déjà que le groupe a proposé l’érection de barrières de protection contre la lave. Cependant, la proposition est sujette à un examen plus approfondi pour examiner son impact sur l’environnement, et déterminer le type de barrières (d’un seul tenant ou en plusieurs parties).
Selon un géophysicien du département de la Protection Civile, « étant donné que l’on a affaire à une zone ouverte avec de longues fissures, il est difficile de prévoir si une barrière de protection érigée avant une éruption sera implantée du bon côté de l’éruption… ou du mauvais côté. »
Même s’il n’y a actuellement aucun signe d’activité volcanique, un professeur de géologie et de volcanologie à l’Université d’Islande a déclaré que le calme relatif sur la péninsule au cours des derniers jours devait être considéré comme une « pause temporaire » ; cela ne veut pas dire que l’activité géologique a cessé. . Il a ajouté : « De toute évidence, l’intrusion magmatique n’a pas eu lieu à la profondeur précédente, et il n’y a donc pas de soulèvement, ce qui signifie que la menace immédiate d’une éruption a diminué ; il n’y aura pas d’éruption à brève échéance », Lorsqu’un journaliste lui a demandé : « Pas cet été ? », le professeur a répondu : »Je ne le pense pas. Je ne l’espère pas.

Comme je l’ai déjà écrit, il est facile de faire des prévisions lorsque la lave coule dans une zone désertique. La situation devient plus compliquée lorsque des zones habitées ou des infrastructures sont en jeu. Notre capacité à prévoir les éruptions devient alors très faible…
Source : Iceland Review.

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Proposals to erect protective barriers on the Reykjanes peninsula were introduced at a new town hall meeting in Grindavík on June 2nd, 2022. A geophysicist with the Department of Civil Protection expressed scepticism that the barriers would be situated on the “right side” of a possible eruption.

Despite the Icelandic Met Office reporting that no uplift had occurred over the past three to four days in the Svartsengi area on the Reykjanes peninsula, the Department of Civil Protection held a town hall meeting in Grindavík.

The public was reminded that in late May the land around Svartsengi had risen almost five centimetres, likely owing to magma intrusion 4-5km below the surface, and an earthquake swarm had been ongoing, despite no signs of volcanic unrest. These geological events are reminiscent of similar disturbances in the area before the eruption near Fagradalsfjall in 2021. While the Fagradalsfjall eruption did not threaten infrastructure in the area, the current magma intrusion is located underneath a geothermal power plant.

In addition to professors in geology, the town hall meeting in Grindavík was also attended by police officers and search-and-rescue workers on the Reykjanes peninsula, along with representatives from the Department of Civil Protection from neighbouring municipalities, and from companies that operate important infrastructure in the area.

There were also a few engineers present who introduced the proposals of a task force, established in March of last year, entrusted with protecting important infrastructure in the event of an eruption.

Although the task force’s proposals will not be made available to the media prior to review by public administrators, it is known that, among other things, the task force had proposed the erection of preemptive protective barriers. However, the proposal is subject to further review, in regard to environmental impact, and in regard to just how complete these barriers will be.

According to aa geophysicist with the Department of Civil Protection, “given that we have an open area with long fissures, it’s uncertain whether a protective barrier that’s erected prior to an eruption will be situated on the right side of the eruption… or the wrong side.”

Despite no signs of volcanic unrest, a professor of geology and volcanology at the University of Iceland stated that the relative stillness on the peninsula over the past few days should be taken as a “temporary hiatus” as opposed to a sign that geological activity had ceased. He added : “Obviously, magma is no longer intruding at the former depth, and so there’s no uplift, which means that the immediate threat of an eruption has decreased; there won’t be an eruption any time soon,” When a reporter asked : “Not this summer?”, the professor answered :“I wouldn’t think so. I certainly don’t hope so.”

As I put it before, it is easy to make predictions when lava is flowing in a desert area. The situation becomes more serious when populated areas or infrastructure are at stake. Our ability to predict eruptions then becomes very low…

Source: Iceland Review.

En 2021, des barrières de terre avaient été érigées pour protéger la route et un câble fibre optique (Photo: C. Grandpey)

Cartographie des zones naturelles en Islande // Mapping of wilderness in Iceland

Les scientifiques islandais ont cartographié les zones naturelles de leur pays avec un maximum de détails. Un nouveau rapport accompagne le projet; il a été préparé par le Wildland Research Institute (WRI) pour le compte de l’Óbyggð kortlagning et fournit des informations qui peuvent aider les décideurs politiques et les défenseurs de la nature à préserver ces zones de la meilleure des façons. Des études antérieures pour le compte du Registre des zones naturelles (Wildnerness Register) de l’Union européenne ont montré que l’Islande recèle environ 43 % des 1 % de zones naturelles d’Europe.
Environ la moitié des hautes terres du centre de l’Islande correspondent à la définition de « zone naturelle inhabitée », et le rapport divise la région en 17 zones distinctes. Un tiers des zones naturelles inhabitées cartographiées dans le cadre du projet appartient à des propriétaires privés, tandis que les deux autres tiers se trouvent sur des terres publiques. Les zones ont été cartographiées et définies selon les normes internationales.
Il est important pour les Islandais de pouvoir faire clairement la distinction entre les zones de nature sauvage et les autres. Alors que les zones de nature sauvage diminuent à l’échelle mondiale, celles encore présentes en Islande deviendront de plus en plus précieuses. Une fois qu’une ligne a été tracée sur une carte, cette distinction peut être légalement mise en oeuvre sur le terrain. Il est alors possible de prendre des décisions concernant l’implantation des lignes électriques et la construction de centrales hydroélectriques afin de ne pas gâcher cette ressource importante.
Le rapport identifie quatre principales menaces pour les zones naturelles en Islande : l’impact des infrastructures géothermiques et hydroélectriques ; le tourisme; les 4×4 et la conduite hors route. C’est à cause de cela que les zones de nature sauvage se sont réduites en Islande au cours des 80 dernières années. Bon nombre de ces menaces perdurent avec l’expansion de la production d’électricité et des infrastructures de transmission qui y sont liées.
Selon les auteurs du rapport, les propositions d’expansion de l’hydroélectricité, de l’énergie géothermique et éolienne sur les hautes terres du centre de l’Islande sont « particulièrement préoccupantes » car elles sont « toutes susceptibles d’avoir un impact considérable sur les qualités de la nature sauvage ».
Les personnes intéressées peuvent consulter le rapport complet à cette adresse :.
https://wildlandresearch.org/wp-content/uploads/sites/39/2022/03/Iceland-Wilderness-Report_FINAL_March16-3_compressed-med.pdf

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Scientists have mapped Iceland’s uninhabited wilderness in more detail than ever before. A new report on the project, prepared by the Wildland Research Institute (WRI) on behalf of Icelandic initiative Óbyggð kortlagning provides information that can help policymakers and nature conservationists preserve these areas in their best possible form. Previous studies for the European Union Wilderness Register have shown that Iceland retains approximately 43% of Europe’s top one percent wildest areas.

Around half of Iceland’s Central Highland falls under the definition of uninhabited wilderness, and the report divides it into 17 distinct areas. One third of the uninhabited wilderness mapped in the project is privately owned, while the other two thirds are on public land. The areas were mapped and defined according to international standards.

It is important for Icelanders to be able to clearly distinguish between wilderness and other areas. As wild areas diminish globally, Iceland’s wilderness will become still more valuable. Once a line has been drawn on a map, it can be put into context legally. Then, it will be possible to make decisions about where to build, where power lines can be laid, and where hydropower plans can be built so as not to spoil this important resource.

The report identifies four main historical threats to wilderness in Iceland: impacts from geothermal and hydropower infrastructure; tourism; recreational 4×4 driving; and off-road driving. These have resulted in the steady attrition of wilderness areas over the last 80 years. Many of these threats are ongoing with further expansion of electrical power generation and associated transmission infrastructure.

Proposals to expand hydropower, geothermal power, and wind power generation in the Central Highlands are “of particular concern,” according to the report’s authors, as they are “all capable of vastly impacting wilderness qualities.”

Interested readers can view the full report at this address:.

https://wildlandresearch.org/wp-content/uploads/sites/39/2022/03/Iceland-Wilderness-Report_FINAL_March16-3_compressed-med.pdf

Le Landmannalaugar fait partie des zones naturelles les plus populaires en Islande (Photo: C. Grandpey)

Eruption du Cumbre Vieja (La Palma): accès interdit au site impacté par la lave // No access to the site impacted by the lava

Quatre Britanniques vont faire l’objet de poursuites après avoir enfreint les interdictions d’accès au site éruptif de La Palma pour prendre des photos qui ont ensuite été publiées sur les réseaux sociaux.
Il semble que les quatre hommes aient voyagé en bateau depuis Tenerife pour atteindre des zones interdites à La Palma. Selon les médias locaux, ils devraient être poursuivis en justice après avoir mis en danger leur vie et celle des forces de sécurité en danger. L’un des hommes a publié sur les réseaux sociaux un selfie, vêtu d’un t-shirt et un short non loin de la lave en fusion.
Les photos prises par le groupe auraient été utilisées par la Garde civile à La Palma pour identifier les hommes.Un rapport a été adressé aux autorités de La Palma, demandant d’engager des poursuites pour non respect de la loi.

Bien que l’île ait été dévastée par le volcan, il n’y a eu aucune victime grâce à des évacuations rapides et la mise en place de mesures efficaces pour éloigner les curieux. Toutes les routes et points d’accès sont rigoureusement contrôlés et l’éruption ne peut être observée que depuis quelques kilomètres par les touristes présents sur l’île. Seuls les scientifiques et les journalistes accrédités sont autorisés à pénétrer sur le site impacté. Plus de 2000 bâtiments ont été détruits par la lave depuis le début de l’éruption il y a un mois et 7500 habitants ont dû quitter leur domicile. Il est bien sûr nécessaire de protéger les biens qui n’ont pas été détruits par la lave.
Source : Presse britannique.

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Four British men will be facing prosecution after breaching police warnings along the active La Palma volcano to take photos which were later posted on social media.

The four Brits are believed to have travelled by boat from Tenerife to reach the forbidden areas in La Palma. According to local media, the men now face possible court action after putting their lives and the lives of security forces at risk. One of the men posted a photo of himself on social media wearing a t-shirt and shorts not far from the burning lava.

The photos the group took are understood to have been used by Civil Guard officers in La Palma to identify the men. The police sent a report to government officials, with prosecutors proposing possible disobedience charges.

Although the island was devastated by the volcano, there have been no casualties due to prompt and robust evacuations and strong efforts to keep people away from the volcano. All roads and access points are drastically controlled and the eruption can only be observed a few kilometers away by the tourists on the island. Only scientists ansd authorised journalists are allowed to enter the eruption site. More than 2000 buildings have been destroyed by lava since the start of the eruption a month ago and 7500 residents had to leave their homes. It is of course necessary to protect the properties that have not been destroyed by lava.

Source: British newspapers.

Coulées de lave sur la péninsule de Reykjanes : zone protégée // Lava flows on the Reykjanes Peninsula are a protected area

Les personnes qui se rendent sur le site de l’éruption sur la péninsule de Reykjanes sont priées de ne pas marcher sur la nouvelle lave et de ne pas y jeter des pierres. L’Agence Islandaise pour l’Environnement rappelle aux touristes que la nouvelle lave est une formation géologique qui est protégée en vertu de la loi sur la conservation de la nature. En conséquence, y jeter des pierres ou la vandaliser de toute autre manière est considéré comme une infraction.

Les visiteurs de l’éruption ont probablement remarqué que de la chaleur s’échappe de la coulée de lave, même de la bordure du champ de lave qui semble solide. L’Agence pour l’Environnement explique que « la lave est encore très chaude et peut mettre beaucoup de temps à se refroidir, d’autant plus que l’éruption peut continuer même si on ne voit pas d’activité dans le cratère proprement dit ; la lave peut encore s’écouler sous la croûte. Cette dernière peut facilement se briser et en dessous il peut y avoir de la lave jusqu’à 1200°C. Non seulement marcher sur la lave est dangereux, mais cela peut endommager les formations qui sont protégées.»

Le personnel de l’Agence pour l’Environnement est en poste au départ du sentier d’accès au site éruptif pour informer les visiteurs et leur expliquer comment profiter de l’éruption de manière sûre et respectueuse. Il y a quelques jours, deux touristes français (!!) ont été aperçus sur la coulée de lave encore chaude en train de faire griller des guimauves. Ce n’est qu’un cas parmi d’autres de personnes qui ne tiennent pas compte de la loi qui stipule qu’il est interdit de marcher sur le champ de lave.

Les piétons ne sont pas les seuls causes de dégâts sur le champ de lave actif. La police a récemment arrêté un homme qui traçait un sentier dans la lave sans autorisation. Il semblerait que l’homme ait été mandaté par des propriétaires terriens, mais il n’avait pas de licence pour opérer et les autorités n’avaient pas été informées. Elles ont installé un panneau indiquant aux visiteurs que le sentier A est fermé et s’inquiètent de voir certains touristes faire fi de l’interdiction. L’accès à ancien point de vue au sommet de la colline est également dangereux car de nouvelles crevasses se sont formées, probablement par des mouvements de terrain dus à la pression changeante du magma sous la surface.

Source : Médias d’information islandaise.

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Visitors to the ongoing eruption on the Reykjanes peninsula are urged not to walk on the new lava at the site or throw rocks onto it. The Environment Agency of Iceland reminds tourists that the new lava is a unique geological formation that is protected under the Nature Conservation Act. As a consequence, throwing rocks on it or vandalising it in any other way is considered a violation.

Visitors to the eruption may have noticed the heat that emanates from the site, even from the edge of lava fields that appear solid. The Environment Agency adds that « the lava is extremely hot and can take a long time to cool, especially as the eruption can continue even though we don’t see movement in the crater itself. The lava then flows under the black shell in lava caves or domes. The lava shell can easily break and underneath it there can be lava up to 1200°C. Not only is walking on the lava dangerous, it can damage the formations, which are protected. »

Environment Agency rangers are manning the start of the hiking trail to inform and educate visitors on how to enjoy the eruption in a safe and respectful way.

A pair of French tourists were spotted a few days ago on top of the still-warm lava, using the glowing hot rock to toast marshmallows. This is just one of many instances where visitors disregard official warnings to not walk on the lava field around the eruption site.

Rocks and pedestrians are not the only damage that the active lava field has faced since the eruption began last March. The police recently stopped a man that was ploughing a path through the lava without a permit. The man is believed to have been sent by landowners but there was no licence for the operation and authorities were not informed. Authorities have put up a sign to inform visitors that the path is closed, but expressed concern that some visitors might take it anyway.

The former look-out slope is also unsafe because new crevasses have formed on the slope. They were probably caused by tensile stress and may have been caused by small earthquakes or land movement due to changing pressure of magma below the surface.

Source : Icelandic news media.

 

Photos: C. Grandpey