Dernières nouvelles de l’éruption du Kilauea (Hawaii) // Latest news of the Kilauea eruption (Hawaii)

11 heures (heure française) : De volumineux panaches de cendre continuent à s’échapper de l’Overlook Crater de l’Halema’uma’u au sommet du Kilauea et le National Weather Service a prolongé l’avis de retombées de cendre sur la Grande île jusqu’à 8 heures le 16 mai 2018. Cette cendre devrait atteindre le sud-ouest de l’île, y compris les secteurs de Wood Valley, Pahala, Punaluu, Naalehu et Hawaiian Oceanview Estates. Une couche atteignant 0,5 cm devrait être observée dans les zones touchées. Les alizés devraient s’affaiblir mercredi, puis redevenir actifs entre jeudi et le week-end. Le National weather Service a déclaré que l’avis pourrait devoir être prolongé en fonction des conditions et rappelle que la cendre peut causer une irritation des yeux et des voies respiratoires. Toute personne souffrant de maladies respiratoires doit rester à l’intérieur pour éviter d’inhaler les particules de cendre et il est conseillé à la population dans son ensemble de se couvrir la bouche et le nez avec un masque ou un chiffon.
Le HVO a publié un avis à l’intention des pilotes selon lequel le panache de cendre atteint 12 000 pieds (environ 3600 mètres) et que les conditions pourraient devenir «plus explosives» sur le Kilauea. La couleur de l’alerte aérienne est passée au Rouge.
Les responsables d’Hawai’i Electric Light Co. ont averti que la cendre pourrait entraîner des coupures de courant prolongées.

Les scientifiques du HVO ont également indiqué le 15 mai au soir que la fracture n ° 6 près de Leilani Avenue et  Pohoiki Road s’est réactivée, avec des projections et fontaines de lave. La coulée émise par la fracture n ° 17 progresse peu et ne menace pas la Highway 137 pour le moment.
Source: HVO et journaux hawaïens.

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20 heures (heure française) : En ce moment, c’est surtout le panache de cendres dans le cratère de l’Halema’uma’u qui retient l’attention, mais il ne faut pas oublier que l’éruption continue dans la Lower East Rift Zone.

Pour le moment, le panache de cendre qui sort de l’Overlook Crater n’est pas le « big one » redouté par les scientifiques du HVO. Un tel événement explosif reste toutefois possible. Pour cela, il faudrait que les eaux souterraines s’infiltrent dans la colonne de magma qui est redescendue sous le cratère de l’Halema’uma’u et que les matériaux qui tombent des parois du cratère l’obstruent, ce qui provoquerait une montée en pression des gaz. Le système volcanique est très dynamique, à la fois sur l’East Rift Zone et au sommet. Le panache actuel a probablement été généré par des effondrements qui ont frappé la colonne de roche en fusion,  ou bien par une intrusion d’eau ou bien par une combinaison des deux phénomènes. La colonne de lave qui, jusqu’à récemment donnait naissance au lac de lave, a disparu suite à l’éruption dans l’East Rift Zone. Cela pourrait permettre à l’eau de la nappe phréatique d’entrer dans le puits laissé vide par la lave et provoquer une violente éruption explosive au sommet.
Selon le HVO, le panache de cendre s’est élevé de 3 000 à 3 600 mètres au-dessus du niveau de la mer et a envoyé la cendre jusqu’à Pahala, à 30 kilomètres vers le sud-ouest. Une alerte à l’attention de l’aviation a été émise. Les géologues étudient la cendre pour voir s’il y a des signes d’intrusion d’eau à l’intérieur de la colonne magmatique.

Le 15 mai au matin, l’activité les long de l’East Rift Zone restait concentrée sur la fracture n° 17, avec des projections de lave intermittentes à la fracture n° 18. Plus tôt dans la matinée, une nouvelle fracture (n ° 20) située près de la fracture 18 a produit deux petites coulées de lave. La coulée a’a émise par la fracture n° 17 a progressé d’environ 380 mètres depuis le début de l’après-midi. La lave a considérablement ralenti sa progression et la coulée présente une longueur d’environ 2,5 km. Les émissions de gaz volcaniques demeurent élevées dans toute la zone située sous le vent.
Le magma continue d’arriver dans Lower East Rift Zone, comme le confirme le déplacement continu vers le nord-ouest d’une station GPS. L’activité sismique reste élevée, mais les séismes ne se sont pas déplacés vers l’aval de la zone de rift au cours des deux derniers jours.
Source: HVO.

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11 a.m. (French time): The National Weather Service has extended the ashfall advisory for areas of the Big Island until 8 a.m. on May 16th, 2018 as the Halemaumau Crater at Kilauea’s summit continues to intermittently emit huge plumes of ash. The volcanic ash is expected to reach the region to the southwest including Wood Valley, Pahala, Punaluu, Naalehu, and Hawaiian Oceanview Estates. Ash accumulation up to 0.5 cm is expected to be deposited in the affected areas. Trade winds are expected to weaken on Wednesday, then become breezy again from Thursday into the weekend. The weather service said the advisory may need to be extended depending on conditions and warns that the ash may cause eye and respiratory irritation. Anyone in the advisory areas with respiratory illnesses should remain indoors to avoid inhaling the ash particles and everyone outside should cover their mouth and nose with a mask or cloth.

Earlier this afternoon, HVO issued a “notice for aviation” warning pilots that the ash plume has been reported as high as 12,000 feet and conditions could become “more explosive.” The aviation colour code has been increased to Red

Hawai‘i Electric Light Co. officials are warning that the volcanic ash falling on parts of the southern Big Isle could lead to extended power interruptions.

HVO scientists also reported on May 15th in the evening that fissure No. 6, near Leilani Avenue and Pohoiki Road, has become active again, with lava fountaining and spatter. The flow from fissure No. 17, meanwhile, has had little advancement after progressing toward Highway 137 at the start of the week.

Source: HVO and Hawaiian newspapers.

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8 p.m. (French time): A lot of attention is given to the ash plume in Halema’uma’u Crater but one should not forget that lava is still eruption in the Lower East Rift Zone.

For the moment, the ash plume coming out of the Overlook Crater is not the “big one” feared by HVO scientists. Such an explosive event remains possible, assuming groundwater seeps into the receding magma column beneath Halema‘uma‘u Crater and debris falling from crater walls plug the vent, allowing pressure to build. The system is very dynamic, both down at the rift zone and at the summit. The current plume could have been caused by rockfalls hitting the receding column of molten rock, water intrusion or a combination of both. The column, which until recently supported a lava lake at the surface, is dropping at the summit in response to the East Rift Zone eruption in Lower Puna. That could allow groundwater to enter the volcanic shaft, which can cause a more explosive eruption at the summit.

According to geologists, the ash plume rose to 3,000-3,600 metres above sea level and spread ash as far as Pahala, 30 kilometres to the southwest. An aircraft warning was issued near the volcano. Geologists are studying the ash to see if there is evidence of water intrusion inside the magma column.

On May 15th in the morning, activity along the East Rift Zone remained concentrated at fissure n°17, with intermittent lava spattering at fissure n°18. Earlier in the morning, a new fissure (n° 20) located near fissure 18 produced two small pads of lava. The ‘a’ā flow spreading from fissure n° 17 advanced about 380 metres since the early afternoon. The advance of the flow has slowed significantly and is nearly 2.5 km in length. Volcanic gas emissions remain elevated throughout the area downwind of the fissures.
Magma continues to be supplied to the Lower East Rift Zone as indicated by the continued northwest displacement of a GPS monitoring station. Elevated earthquake activity continues, but earthquake locations have not moved farther downrift in the past couple of days.

Source : HVO.

Voici une vidéo du panache de cendre de  l’Halema’uma’u:

Panache de l’Halema’uma’u le 15 mai2018 au matin. On remarquera la forte concentration de cendre (Crédit photo: USGS / HVO)

Panache de l’Halema’uma’u le 16 mai au matin. La cendre est beaucoup moins présente (Image webcam USGS / HVO)

 

Les émissions de SO2 du Kilauea (Hawaii) // Kilauea’s SO2 emissions (Hawaii)

Comme je l’ai déjà indiqué à plusieurs reprises, les gaz volcaniques – le dioxyde de soufre (SO2) en particulier – posent des problèmes sanitaires dans la zone où les fissures éruptives se sont ouvertes. Le HVO explique que lorsque le magma est dans les profondeurs de la Terre, le gaz reste dissous car il est soumis à une forte pression. Cette pression diminue à mesure que le magma monte vers la surface et le gaz parvient alors à s’échapper en formant des bulles dans le magma liquide. Le processus est semblable à ce qui se passe quand on ouvre une bouteille d’eau gazeuse. Il y a en général une augmentation des émissions de SO2 juste avant que la lave atteigne la surface car le gaz s’échappe du magma pendant son ascension.
Les capteurs embarqués à bord du satellite Suomi NPP de la NASA ont pu détecter les premiers signes d’activité sur le Kilauea. Les images ci-dessous montrent des concentrations élevées de SO2 le 5 mai, quelques jours après l’ouverture des nouvelles fractures.
Le graphique en dessous met en évidence la variabilité des émissions de SO2 – observée par les capteurs à bord du satellite – entre janvier et mai 2018.
L’interprétation des données satellitaires concernant le SO2 pour des événements tels que l’éruption actuelle est compliquée car il existe plusieurs sources de SO2 qui se mélangent pour former le panache volcanique. Le Kilauea possède plusieurs sources d’émissions de SO2: la caldeira sommitale, le cratère du Pu’u ‘O’o sur l’East Rift Zone, et maintenant le nouveau site éruptif dans les Leilani Estates. Il est souvent très difficile de distinguer les panaches individuels en provenance de ces sources avec la résolution spatiale proposée par le satellite. Malgré tout, il semble y avoir une augmentation globale qui coïncide avec la dernière activité.
Un autre capteur satellitaire – l’ Advanced Spaceborne Thermal Emission and Reflection Radiometer (ASTER) – radiomètre installé sur le satellite Terra de la NASA, a détecté des émissions de SO2 le 6 mai 2018 (voir image ci-dessous) Quand le satellite a survolé Hawaii, la principale source de SO2 semblait provenir de l’Halema’uma’u au sommet du Kilauea, mais un panache important s’étirait aussi au sud-ouest des fractures dans les Leilani Estates. Jusqu’à présent, les alizés ont poussé les nuages de SO2 vers le large, mais Hilo et d’autres localités au nord-ouest des Leilani Estates pourraient voir la qualité de l’air se dégrader si les alizés faiblissaient.
Source: USGS / HVO.

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As I put it several times before, volcanic gases – sulphur dioxide (SO2) above all – poses health problems in the area where the eruptive fissures have opened. HVO explains that when magma is deep underground, the gas remains dissolved because of the high pressure. However, pressure diminishes as magma rises toward the surface, and gas comes out, forming bubbles in the liquid magma. The process is similar to what happens when a bottle of soda is opened. There is usually an increase in SO2 output right before lava reaches the surface, as the gas escapes from the ascending magma.

Sensors onboard the Suomi NPP satellite have begun to detect signs of activity at Kilauea. The images below show elevated concentrations of SO2 on May 5th, a few days after the new fissures opened up.

The chart below underscores the significant natural variability in SO2 emissions as observed by the sensors onboard the satellite between January and May 2018.

Interpreting the satellite SO2 data for events like the current eruption is complicated because there are multiple SO2 sources that combine to form the volcanic plume. Kilauea volcano has several sources of SO2 degassing: the summit caldera; the Pu’u ‘O’o vent on the East Rift Zone; and now the new eruption site in Leilani Estates. It can be very hard to distinguish individual ‘plumes’ from these SO2 sources with the spatial resolution that we have from the satelite, but there seems to be an overall increase that coincides with the latest activity.

Another satellite-based sensor – the Advanced Spaceborne Thermal Emission and Reflection Radiometer (ASTER) on NASA’s Terra satellite – observed SO2 emissions on May 6th, 2018 (see image below) When ASTER passed over Hawaii, the largest source of SO2 appeared to be coming from Kilauea’s summit crater, but there was also a sizable plume streaming southwest from the fissures in Leilani Estates. So far, trade winds have pushed the toxic gas offshore, but Hilo and other communities northwest of Leilani Estates could see air quality deteriorate if the trade winds weaken.

Source : USGS / HVO.

Emissions de SO2 sur le Grande Ile d’Hawaii entre le 30 avril et le 5 mai 2018

(Source: USGS)

Variations des émissions de SO2 entre le 1er janvier et le 5 mai 2018 (Source : USGS)

Image satellite acquise le 6 mai 2018 (Source : NASA)

Risque d’explosions au sommet du Kilauea (Hawaii) // Risk of explosions at the summit of Kilauea Volcano (Hawaii)

Le HVO a émis à 8 heures (heure locale) le 9 mai 2018 un bulletin d’alerte sur le risque d’explosions dans les semaines à venir dans l’Overlook Crater de Halemau’ma’u. Avec l’abaissement constant du lac de lave, cette dernière pourrait se retrouver au niveau des eaux souterraines sous la caldeira du Kilauea. Le contact de l’eau et de la lave pourrait provoquer des explosions phréatiques. Les matériaux expulsés lors de telles explosions pourraient avoir un impact sur la zone autour de l’Halema’uma’u et sur le sommet du Kilauea. À l’heure actuelle, le HVO ne peut affirmer avec certitude qu’une activité explosive se produira, quelle sera l’ampleur des explosions ou la durée de cette activité explosive.
En conséquence, les habitants de la région sommitale du Kilauea doivent se tenir informés sur les risques de retombées de cendre, l’état du volcan et les fermetures de certaines zones et mettre à jour leurs kits d’évacuations en cas d’urgence. Pendant les explosions phréatiques, des blocs pouvant atteindre 2 mètres de diamètre peuvent être projetés dans toutes les directions jusqu’à 1 km ou plus. En outre, les nuages ​​de cendre atteignent de hautes altitudes. Des retombées de cendre de moindre importante peuvent être observées sur des zones beaucoup plus larges, même à plusieurs dizaines de kilomètres de l’Halema’uma’u. En 1924, les cendres ont atteint jusqu’à 6 000 mètres d’altitude et sont retombées jusqu’à North Hilo, Lower Puna et Waiohinu.

Une autre conséquence majeure de cette situation est que le Parc National des Volcans sera fermé aux touristes jusqu’à nouvel ordre, à partir du 11 mai, pour des raisons de sécurité.

En ce qui concerne la situation actuelle du lac de lave, le HVO indique qu’entre le 2 et le 9 mai, la surface du lac a chuté de 295 mètres. Cette baisse de niveau s’est faite à une vitesse relativement constante d’environ 2 mètres par heure. Les mesures de baisse de niveau n’ont pas été possibles depuis le 6 mai en raison des épais nuages de gaz et de l’augmentation de la profondeur de la surface du lac. Cependant, les images thermiques confirment un abaissement continu qui va de pair avec l’inflation de la zone sommitale du Kilauea.

Des nuages de cendre s’échappent périodiquement de l’Overlook Crater mais ils sont provoqués par des effondrements des parois internes du cratère.
Source: HVO.

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HVO issued a warning at 8 a.m. (local time) on May 9th , 2018 about the risk of explosions in the coming weeks at Halemau’ma’u’s Overlook Crater. With the steady lowering of the lava lake, the lava column might drop to the level of groundwater beneath the Kilauea Caldera. An influx of water into the conduit could cause steam-driven explosions. Debris expelled during such explosions could impact the area surrounding Halema’uma’u and the Kilauea summit. At this time, HVO cannot say with certainty that explosive activity will occur, how large the explosions could be, or how long such explosive activity could continue.
As a consequence, residents of the Kilauea summit area should learn about the hazards of ashfall, stay informed of the status of the volcano and area closures, and review their emergency plans. During steam-driven explosions, ballistic blocks up to 2 metres across could be thrown in all directions to a distance of 1 km or more. Besides, ash clouds would rise to greater elevations above the ground. Minor ashfall could occur over much wider areas, even up to several tens of miles from Halema’uma’u. In 1924, ash may have reached as high as 6,000 metres above sea level with asfall as far north as North Hilo, Lower Puna, and Waiohinu.

Another major consequence of theis situation is that Hawaii Volcanoes National Park will close Friday and until further notice, for safety reasons.

As far as the current situation of  the lava lake is concerned, HVO indicates that between  May 2nd and May 9th, the lava lake surface dropped a total of 295 metres. The subsidence was at a relatively constant rate of about 2 metres per hour. Measurements of subsidence have not been possible since May 6th because of thick fume and the increasing depth to the lava surface. However, thermal images indicate continued lowering of the lake surface since that time, consistent with deflationary tilt recorded at Kilauea’s summit.

Source: HVO.

Occasional ash clouds come out of the Overlook Crater but they are caused by collapses of the crater’s inner walls.

Le lac de lave le 6 mai 2018. Son niveau était alors estimé à environ 220 mètres de profondeur (Crédit photo: HVO)

 

Source: USGS

L’éruption du Kilauea (Hawaii) // The Kilauea eruption (Hawaii)

L’attention des médias se focalise en ce moment sur les événements dramatiques qui se déroulent dans le District de Puna où la lave a détruit un nombre important d’habitations et fait régner un sentiment de désolation et d’impuissance parmi les habitants des Leilani Estates. Les fractures éruptives apparaissent et s’ouvrent les unes après les autres en donnant naissance à des coulées de lave qui recouvrent tout sur leur passage.

Si les images des Leilani Estates proposées par le HVO et les journaux hawaiiens sont spectaculaires et montrent bien l’étendue de la destruction, celles du sommet du Kilauea et du Pu’uO’o proposées par le HVO ne manquent pas d’intérêt.

Le lac de lave qui s’agitait dans l’Overlook Crater de l’Halema’uma’u en menaçant de déborder fait actuellement partie des souvenirs. La lave a pris la clé des champs pour ressortir le long de la zone de fractures de la bien nommée East Rift Zone. Le résultat, c’est que l’Overlook Crater est maintenant devenu un puits très profond – sa profondeur est actuellement d’environ 220 mètres ! – au fond duquel la lave continue à s’agiter.

Plus à l’est, le Pu’uO’o – dont l’alimentation et en relation étroite avec le sommet – a lui aussi laissé échapper sa lave. Il s’en est suivi un spectaculaire effondrement du plancher du cratère qui rend le Pu’uO’o absolument méconnaissable.

Une autre conséquence de la vidange du Pu’uO’o est la mort de la coulée 61g qui, après quelques soubresauts, a définitivement disparu.

Si l’on prend en compte la morphologie du Kilauea et son réseau magmatique, la situation actuelle est fort logique. Cela fait longtemps que le sommet du volcan connaissait une phase d’inflation sous la poussée du magma. On s’est rendu compte ces derniers temps – avec la hauteur du lac de lave dans l’Overlook Crater et les débordements de la lave sur le plancher du Pu’uO’o – que le système magmatique du Kilaure était arrivé à saturation et qu’une éruption était imminente. La question était de savoir où elle se produirait. Respectant une certaine logique, Madame Pele l’a déclenchée sur la Lower East Rift Zone, un point faible de l’édifice.

Reste à savoir maintenant si le Kilauea a vomi tout le magma qui sommeillait dans ses entrailles ou si l’éruption va se prolonger encore quelque temps.

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Media attention is currently focused on the dramatic events in the Puna District where lava has destroyed a significant number of homes and is giving birth to a feeling of desolation and helplessness among the residents of the Leilani Estates. The eruptive fissures appear and open one after the other, emitting lava flows that cover everything in their path.
While the images of the Leilani Estates proposed by HVO and the Hawaiian newspapers are dramatic and show the extent of the destruction, those of the summit of Kilauea and Pu’uO’o proposed by HVO are not without interest.
The lava lake that was active in Halema’uma’u’s Overlook Crater, threatening to overflow, is now part of the memories. The lava has gone away to emerge along the fracture zone of the East Rift Zone. The result is that the Overlook Crater has now become a very deep well – the latest HVO number is about 220 metres deep! – at the bottom of which lava is still boiling. Further east, Pu’uO’o – whose supply system is closely related to the summit – has also let its lava escape. It followed a spectacular collapse of the crater floor, so that Pu’uO’o is absolutely unrecognizable.
Another consequence of the Pu’uO’o drainage is the death of the 61g lava flow which, after a few jlast outbreaks, definitely disappeared.
If one takes into account the morphology of Kilauea Volcano and its magmatic network, the current situation is quite logical. The summit of the volcano had been experiencing for a long time a phase of inflation under the pressure of magma. One realised lately – with the height of the lava lake in the Overlook Crater and the overflowing lava on the floor of Pu’uO’o – that the magma system of Kilaure had reached saturation and that an eruption was imminent. The question was, where would it happen? Following a certain logic, Mrs. Pele triggered it on the Lower East Rift Zone, a weak point of the volcanic edifice.
It remains to be seen now if Kilauea has vomited all the magma that lay dormant in its bowels or if the eruption will continue for some time.

Vues de l’Overlook Crater et du Pu’uO’o (Crédit photo: USGS / HVO)

Voici une vidéo du HVO mise en ligne le 6 mai. Elle montre les bouillonnements de lave au fond de l’Overlook Crater: