Merapi (Indonésie)

Une dépêche de l’AFP en date du 29 janvier 2019 nous apprend que le Merapi « a émis une rivière de lave qui a avancé sur 1 400 mètres sur ses pentes ». Selon le Centre gestion des risques, le volcan est entré dans une « phase éruptive effusive ». La coulée de lave émise en fin de journée le 29 janvier est la plus longue observée depuis le début de la nouvelle éruption au mois d’août.
Cette phase effusive n’est pas vraiment une surprise. Un dôme de lave se développait depuis quelques semaines dans le cratère et il commençait à s’effondrer.
Le niveau d’alerte n’a pas été relevé, mais les habitants de la région doivent rester en dehors de la zone de danger de 3 km autour du cratère.
Source: AFP.

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An AFP report released on January 29th, 2019 informs us that Mt Merapi “has unleashed a river of lava that flowed 1,400 metres down its slopes.”  According to the Volcanology and Geological Hazard Mitigation Center, the volcano has entered an “effusive eruption phase.”  The volcanic material that was emitted late on January 29th was the longest lava flow since Mt Merapi began erupting again in August.

The effusive phase is not really a surprise. A lava dome had been growing during the past weeks and started to collapse.

The alert level has not been raised but people should stay out of a 3-kilometre danger zone around the crater.

Source: AFP.

Crédit photo: CVGHM

Tinakula (Iles Salomon / Solomon Islands)

Le Tinakula n’est pas le plus connu des volcans du monde. C’est un stratovolcan à la forme conique, un peu comme le Stromboli dans les îles Éoliennes (Sicile), qui forme l’une des îles Salomon. Il mesure environ 3,5 km de large et culmine à 851 mètres d’altitude, alors que sa base qui se trouve  entre trois et quatre kilomètres au fond de l’océan.
En lisant Wikipédia, on apprend que «la première éruption de ce volcan a été observée pour la première fois en 1595 quand Álvaro de Mendaña est passé à proximité de l’île qui est inhabitée. Une première population est partie lors de l’éruption du volcan vers 1840 quand des coulées pyroclastiques ont balayé l’île de toute part. En 1951, des Polynésiens de Nukapu et de Nupani se sont installés sur l’île qui comptait alors une population de 130 personnes. Elles sont parties avec l’éruption de 1971 ».
Après plus de 5 ans de repos, une forte éruption s’est produite sur le Tinakula le 20 octobre 2017. Un nuage de cendre s’est élevé à environ 10 km au dessus du niveau de la mer. Les retombées de cendre ont contaminé les sources et provoqué des pénuries d’eau dans les communautés voisines.
L’éruption suivante a eu lieu du 21 au 26 octobre 2018, avec un VEI 3. Des retombées de cendre ont été suivies de pluies abondantes, ce qui a contaminé les sources des îles voisines et provoqué une grave crise d’eau potable qui a duré plus d’une semaine.
À en juger par les images satellite et les rapports de passagers à bord d’avions qui ont survolé la région, le Tinakula est à nouveau actif. Un passager a signalé un petit panache de vapeur lorsque son avion a survolé le volcan le 17 janvier 2019. Les images du satellite Sentinel-2 acquises les 27 et 29 janvier montrent clairement une anomalie thermique et de faibles émissions de vapeur, ce qui laisse supposer qu’une nouvelle activité strombolienne se déroule sur le volcan.
Source: The Watchers, Wikipedia.

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Tinakula is not the best known of the world’s volcanoes. It is a conical stratovolcano, a bit like Stromboli in the Aeolian Islands (Sicily) which forms one of the Solomon Islands. It is about 3.5 kilometres wide and rises 851 metres above sea level, rising three to four kilometres from the sea floor.

Reading Wikipedia, we learn that “the volcano was first recorded in eruption in 1595 when Álvaro de Mendaña sailed past it. The island is uninhabited. A population was eradicated when the volcano erupted around 1840 and pyroclastic flows swept all sides of the island. In 1951, Polynesians from Nukapu and Nupani settled on the island, which reached a peak population of 130, before it had to be evacuated with the 1971 eruption.”

After more than 5 years of quiescence, a strong eruption took place at Tinakula volcano on October 20th, 2017. It produced an ash cloud that rose about 10 km above sea level. The ashfall contaminated water sources and caused water shortages in neighbouring communities.

The next eruptive period lasted from October 21st to 26th, 2018, with a VEI 3. Ashfall was followed by heavy rainfall, resulting in contaminated water sources on nearby islands and a severe drinking water crisis that lasted for over a week.

Judging from satellite imagery and reports of plane passengers who flew over the area, the Tinakula volcano is active again. A small steam plume was first reported by a passenger aboard an airplane passing over the volcano on January 17th, 2019. Sentinel-2 satellite imagery acquired on January 27th and 29th clearly show a thermal anomaly and weak steam emissions, suggesting new strombolian activity is taking place at the volcano.

Source: The Watchers, Wikipedia.

Le Tinakula vu depuis l’espace par le satellite Sentinel-2 le 29 janvier 2019 (Source : ESA)

Hawaii: Pas d’éruption, mais encore des problèmes pour les habitants de Puna // Hawaii: No eruption but more problems for Puna residents

Cela fait quatre mois que la dernière éruption du  Kilauea est terminée dans le district de Puna et la Federal Emergency Management Agency (FEMA) qui gère les situations d’urgence n’accepte plus de nouvelles demandes d’aide en cas de problèmes liés à l’éruption. Pourtant, les habitants de la région subissent encore les conséquences de l’éruption, même s’il n’y a plus de nouveau magma dans le sous-sol.

Dans le secteur des Leilani Estates, des fractures qui émettent de la vapeur continuent à s’ouvrir sous les habitations. Les arbres meurent car leurs racines sont carrément cuites par la chaleur. Les fractures ont contraint les habitants du lotissement à quitter au moins trois maisons jusqu’à présent, et plusieurs autres sont menacées. La température de la vapeur qui sort des fractures atteint plus de 65°C et est parfois proche du point d’ébullition de l’eau. Certaines fractures ont continué à se propager dans la forêt et sur certaines propriétés, avec augmentation de leur température.
Les personnes victimes de ces problèmes ont tenté d’entrer en contact avec le HVO, mais ont entendu un message préenregistré en raison du shutdown. Il indiquait que « tout employé avait l’interdiction d’exercer ses fonctions, y compris de répondre aux appels téléphoniques et aux courriels, jusqu’à nouvel ordre». Cependant, il existe un numéro de téléphone pour les appels d’urgence. Malgré le shutdown, le HVO surveille la situation dans les Leilani Estates et a déclaré qu’il n’avait décelé «aucun signe de magma approchant de la surface dans le secteur. La zone de fractures continue de s’ajuster et l’apparition de nouvelles fractures n’est pas trop surprenante.»
La FEMA est également victime du shutdown, mais elle «continue de traiter les dossiers» liés à l’éruption. L’article cite l’exemple de résidents qui se sont vus offrir un prêt de 47 000 dollars sur 30 ans, mais ils ont calculé que le remboursement des intérêts sur cette période coûterait 160 000 dollars, sans aucune garantie que Madame Pele leur permette de garder ou même vendre leur maison. Comme beaucoup de rescapés de la dernière éruption, ils ont des démêlés avec la compagnie d’assurance Lloyd’s de Londres. La Lloyd’s a envoyé un ingénieur examiner leur maison, mais ils n’ont reçu aucun dédommagement pour le moment.
D’autres habitants ne sont pas assurés. Ils avaient acheté le terrain parce qu’il était bon marché et les maisons ont été édifiées sans respecter les codes légaux  de construction. C’était un rêve qui pourrait bien ne jamais se réaliser avec les nouvelles fractures dans le sol…
Source: Honolulu Civil Beat.

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Four months after the end of Kilauea’s latest eruption in Lower Puna, and the refusal of the Federal Emergency Management Agency to accept new registrations for eruption-related disaster aid, residents are still facing the consequences of the eruption, although there is no sign of new magma in the ground. .

In the Leilani Estates area, steaming cracks are still opening up under people’s houses. Trees are dying, cooked from the roots up. The cracks have forced neighbourhood residents to leave at least three homes so far, and several more are threatened. Temperatures of the steam coming out of the cracks have been measured more than 65°C and sometimes near the boiling point of water. Cracks have spread from the original steam vent, creeping through the forest and onto residents’ properties, and the temperatures in those cracks have been rising.

The persons suffering from these problems tried to get in touch with HVO but received a pre-recorded message because of the shutdown. It said any employee was “prohibited from conducting work as a Federal employee, including returning phone calls and emails, until further notice.” However, there is a phone number for emergency calls. Despite the shutdown, HVO is monitoring the situation in the Leilani Estates and said there was “certainly no sign of magma nearing the surface there. The rift zone is still adjusting and cracking isn’t too surprising.”

The Federal Emergency Management Agency (FEMA) is also a victim of the shutdown but is “still working the cases” related to the eruption. The article gives the example of residents who were offered a $47,000, 30-year loan, but they calculated that repaying it with interest over that time would cost $160,000, with no guarantee that Madame Pele would let them keep the house or even sell it.  Like many survivors of the last eruption, they are also involved in a fight with Lloyd’s of London to get action on their insurance claims. Lloyd’s sent an engineer to examine their home, but they have yet to see any payment.

Other residents are not insured. They bought the land because it was cheap and it did not meet Hawaii’s building codes. It was a dream that may never come true with the new fissures…

Source : Honolulu Civil Beat.

Fractures avec émissions de vapeur à Hawaii (Photos: C. Grandpey)

Manam (Papouasie-Nouvelle-Guinée): Encore et encore! // Manam (Papua-New-Guinea) : Again and again !

Un nouvel épisode éruptif particulièrement violent affecte en ce moment le volcan de l’île de Manam. Un événement de forte intensité a eu lieu le 24 janvier 2019 vers 16h20 (TU). Le VAAC de Darwin indique que la cendre produite par l’éruption a atteint une altitude de 16,7 km. Le nouveau nuage de cendre survient un jour après une autre éruption qui a projeté la cendre jusqu’à 15,2 km au dessus du niveau de la mer.  D’après l’USGS, un séisme a été enregistré au NE du volcan environ deux heures avant le début de l’éruption.
Le volcan est en éruption continue depuis plus de 24 heures et a détruit des tours de télécommunication, des réserves d’eau, des jardins potagers et d’autres infrastructures. Le responsable du secrétariat de l’Autorité de Réinstallation de Manam a demandé une évacuation immédiate de la population vivant à proximité du volcan. Il y a un besoin urgent d’abris temporaires sur le continent
La couleur de l’alerte aérienne est Rouge.
L’île de Manam, d’une dizaine de kilomètres de large, se trouve à 13 km de la côte nord de la Papouasie-Nouvelle-Guinée continentale et héberge l’un des volcans les plus actifs du pays.
Source: The Watchers.

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A strong eruptive episode is currently affecting Manam Volcano with a powerful event on January 24th, 2019 at about 16:20 (UTC). The Darwin VAAC indicates that volcanic ash is reaching an altitude of 16.7 km. The new cloud comes just one day after another eruption that ejected ash up to 15.2 km above sea level. According to tUSGS, an earthquake was registered just northeast of the volcano approximately two hours before the start of the eruption.

The volcano has been continuously erupting for more than 24 hours and has destroyed telecommunication towers, water sources, food gardens and other infrastructure. The Head of Secretariat at Manam Resettlement Authority has sent out calls for immediate evacuation of residents living near the volcano. There is an urgent need of temporary shelters on the mainland

The aviation colour code is Red.

The 10-km-wide island of Manam lies 13 km off the northern coast of mainland Papua New Guinea and is one of the country’s most active volcanoes.

Source: The Watchers.

Crédit photo: NASA