Norvège: pétrole ou environnement? // Norway: oil or environment?

En Norvège, comme dans le reste du monde, les températures sont en hausse en raison du réchauffement climatique et les glaciers fondent. Selon le Centre international de recherche sur le climat (CICERO), la superficie couverte par les glaciers norvégiens a diminué de 11 % au cours des 30 dernières années. 326 kilomètres carrés de glace ont disparu depuis le milieu des années 1980. C’est dans le nord du pays que la glace fond le plus rapidement.
Selon un rapport du Centre norvégien des services climatiques (NCCS), les grands glaciers devraient perdre un tiers de leur superficie et de leur volume d’ici la fin de ce siècle. Les petits glaciers devraient disparaître entièrement, sauf aux altitudes les plus élevées.
Ces dernières années, le changement climatique a provoqué la fonte de plusieurs glaciers, laissant apparaître des marqueurs bien conservés de différentes périodes de l’histoire. C’est ainsi que disparition de la glace a révélé un col jonché de centaines d’artefacts datant de l’époque Viking.
S’agissant du réchauffement climatique, la Norvège a une double position. Les combustibles fossiles ont contribué à faire passer le pays d’une économie relativement modeste basée sur la pêche et le bois à l’un des États-providence les plus riches du monde.
Aujourd’hui, le réchauffement climatique oblige le pays à envisager l’arrêt de l’exploitation des énergies fossiles pour être à la hauteur de ses ambitions environnementales. C’est le choix qu’environ 3 millions d’électeurs norvégiens étaient censés faire le 13 septembre 2021 lors d’une élection parlementaire: ils devaient décider si sauver la planète vaut la peine d’arrêter l’exploitation des combustibles fossiles.
La Norvège se considère comme une nation verte. Selon un rapport des Nations Unies, le pays a un « bilan environnemental solide ». Son air et son eau sont d’excellente qualité, et la plus grande partie de l’électricité est produite par des centrales hydroélectriques qui ne polluent pas. Le pays fait figure de leader dans la production d’énergie renouvelable. Les lois environnementales sont strictes, avec l’interdiction d’utiliser des combustibles fossiles pour le chauffage des bâtiments et de fortes incitations à l’achat de voitures électriques. En août 2021, 70 % des véhicules neufs vendus étaient entièrement électriques; c’est plus que dans tout autre pays. La Norvège a également été l’une des premières nations au monde à introduire une taxe carbone, en 1991.
La Norvège fait également de gros efforts pour lutter contre le changement climatique. Le pays consacre des ressources substantielles à la lutte contre la déforestation dans le monde. Le gouvernement a fortement investi dans la Recherche et le Développement, notamment pour le développement de technologies de captage et de stockage du carbone. Ces politiques bénéficient d’un large soutien populaire, en particulier parmi les jeunes et les citadins qui considèrent de plus en plus le climat comme une priorité.
Cependant, à côté d’une politique qui se veut verte, la Norvège reste le pays industrialisé le plus dépendant des combustibles fossiles au monde. Le pétrole brut et le gaz naturel représentent 41 % des exportations, 14 % du produit intérieur brut, 14 % des recettes publiques et entre 6 % et 7 % des emplois. Avec les plus grandes réserves d’hydrocarbures d’Europe, le pays est le troisième exportateur mondial de gaz naturel et l’un des principaux exportateurs de pétrole brut.
Jamais le climat n’a été aussi important sur le plan politique et économique que lors des dernières élections parlementaires du 13 septembre 2021. D’un côté, il y avait les partis de l’establishment – les conservateurs et les travaillistes qui ont exclu l’arrêt à court terme de la production de pétrole et de gaz naturel, craignant les conséquences économiques. De l’autre côté, le Parti de la gauche socialiste et le Parti vert ont fait campagne sur les questions climatiques; ils se sont engagés à interdire les nouvelles licences d’exploration et ont promis d’arrêter toute production d’ici 2035.
L’opposition de gauche dirigée par le Parti travailliste a remporté les élections, battant le gouvernement conservateur actuel. En conséquence, la Norvège aura un nouveau Premier ministre. Cela marquera-t-il un changement dans sa politique énergétique ? Pas si sûr. Comme indiqué plus haut, le secteur pétrolier et gazier reste crucial pour l’économie du pays. Il emploie 200 000 personnes, représente 14 % du PIB et 41 % des exportations.
Alors que les scientifiques insistent pour que les émissions de gaz à effet de serre soient réduites de moitié au cours de cette décennie, essentiellement en éliminant progressivement les combustibles fossiles, la Norvège n’a pas fixé de date pour mettre fin à l’exploration du pétrole et du gaz. La Direction norvégienne du pétrole a même déclaré au début de cette année qu’elle s’attendait à ce que la production de pétrole continue d’augmenter au cours des prochaines années, passant de 1,7 million de barils par jour en 2020 à un peu plus de 2 millions par jour en 2025. Rien à ajouter!
Source : Presse norvégienne.

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In Norway, as in the rest of the world, temperatures are rising due to global warming, and the glaciers are melting. According to the Center for International Climate Research (CICERO), the total area covered by Norwegian glaciers has decreased by 11 per cent in the last 30 years. 326 square kilometres have disappeared since the mid 1980s. The ice is retreating most rapidly in the northern parts of the country.

According to aeport from the Norwegian Centre for Climate Services (NCCS), large glaciers are projected to lose a third of their total area and volume by the end of this century. Smaller glaciers are anticipated to disappear entirely, except at the very highest altitudes.

In recent years, climate change has caused mountain glaciers to melt away, revealing well-preserved markers from different periods in history beneath. The retreat of melting glaciers has revealed a lost mountain pass in Norway, complete with hundreds of Viking artifacts strewn along it.

As far as climate change is concerned, Norway has a dual position. Fossil fuels helped to catapult Norway from a stable but small fishing and timber economy into one of the wealthiest and most progressive welfare states in the world.

Now, climate change is forcing the country to consider stopping the exploitation of fossil fuels in exchange for living up to its environmental ambitions. This is the choice an estimated 3 million Norwegian voters had to make on September 13th, 2021 in a parliamentary election that has centered on the issue of whether saving the planet is worth stopping the fossil fuel exploitation.

Norway fancies itself a green nation. According to a report by the United Nations on human rights and the environment, the country has a “strong environmental record.” Its air and water are pristine, and the vast majority of electricity is generated by emissions-free hydropower plants. The country is a leader in renewable energy production. Environmental regulations are stringent, with fossil fuel use banned for heating buildings and strong incentives for the purchase of electric cars. In August 2021, 70% of new vehicles sold were fully electric, more than in any other country. Norway was also one of the first nations in the world to introduce a carbon tax, in 1991.

Norway is also at the front of global efforts to combat climate change. The country devotes substantial resources to combating deforestation in the developing world. The government has invested strongly in R&D, especially for the development of carbon capture and storage technologies. These policies have broad popular support, especially among young and urban citizens who increasingly rate climate as their most important policy priority.

However, beneath its green policy, Norway remains the most fossil fuel-dependent industrialized democracy in the world. Crude oil and natural gas account for 41% of exports, 14% of gross domestic product, 14% of government revenues, and between 6% and 7% of employment. Home to the largest hydrocarbon reserves in Europe, the country is the world’s third largest exporter of natural gas, and one of the top exporters of crude oil. Norway’s total petroleum production is forecast to increase until 2024 or so.

Nowhere and never had climate been so politically salient and economically significant as it was in Norway’s last parliamentary election of September 13th, 2021. On one side, there were the establishment parties—the Conservatives and Labour—which have have ruled out halting oil and gas production in the near term, fearing the economic consequences. On the other side, the Socialist Left Party and the Green Party have campaigned on climate issues and have committed to banning new exploration licenses, and promised to halt all production by 2035.

The left-wing opposition led by the Labour Party won the election, defeating the current Conservative government. As a consequence, Norway will have a new Prime Minister. Will it mark a change in Norway’s energy policy? Not so sure. The oil and gas sector remains crucial for the country’s economy, employing 200,000 people – between 6% and 7% of its workforce – and accounting for 14% of GDP and 41% of exports.

While scientists say emissions need to be halved over this decade, largely by phasing out fossil fuels, Norway has not set a date to even end the exploration of oil and gas. The Norwegian Petroleum Directorate said earlier this year that it expected oil production to keep rising in the next few years, from 1.7 million barrels a day in 2020 to just over 2 million a day in 2025.

Source: Norwegian newspapers.

Production de pétrole norvégien au cours des derniers mois:

 

Production de pétrole norvégien au cours des 25 dernières années:

La production de pétrole est certes en baisse, mais les perspectives montrent qu’elle n’est pas près de cesser!

Réchauffement climatique : Affaissement des sols par surexploitation de la nappe phréatique // Global warming : Land subsidence by aquifer over-exploitation

Ce qui se passe dans certaines parties de l’Iran en ce moment affectera probablement d’autres pays dans le monde, car le réchauffement climatique provoque des températures de plus en plus élevées et une demande en eau de plus en plus importante.
Une partie de la population iranienne est victime de l’affaissement soudain du sol, généralement dû à l’épuisement de l’eau. Le phénomène menace plus particulièrement les 13 millions d’habitants de Téhéran et est en passe de devenir un problème dans tout le pays.
Les autorités ont longtemps lié l’affaissement du sol à Téhéran à une surexploitation des eaux souterraines. 4 milliards de mètres cubes d’eau sont extraits chaque année de 50 000 puits, dont un tiers sont illégaux. On observe un affaissement du sol dans 30 des 31 provinces iraniennes. La plupart des grandes plaines sont dans un état critique. Le problème est particulièrement aigu dans la capitale et ses environs.
Dans certains pays, 2 centimètres d’affaissement du sol sont considérés comme une catastrophe; en Iran, 30 centimètres ont été enregistrés dans la région du Grand Téhéran. À titre de comparaison, lorsqu’un immeuble d’appartements s’est effondré en Floride il y a quelques semaines, l’affaissement du sol a été estimé à seulement 0,2 centimètre, mais ce n’était probablement pas la seule cause de la catastrophe.
Le pic d’affaissement du sol en Iran correspond à une forte augmentation de la pénurie d’eau, elle-même due au changement climatique ainsi qu’à une mauvaise gestion du système d’alimentation en eau. En juin 2021, quelque 210 villes étaient en « stress hydrique ».
Depuis des mois maintenant, de plus en plus de manifestations contre les pénuries d’eau et d’électricité éclatent au Khuzestan, la province pétrolière du sud-ouest du pays, où les températures dépassent régulièrement les 50 degrés Celsius. Le Khuzestan est connu pour ses rivières, mais beaucoup s’assèchent maintenant en raison du réchauffement climatique et de leur surexploitation.
Avec des conditions de plus en plus intenables, ceux qui peuvent se le permettre fuient les provinces les plus chaudes de l’Iran et vont vivre dans des zones plus tempérées près de la mer Caspienne au nord. D’autres Iraniens ont émigré en Turquie, ce qui a multiplié par huit le nombre de ceux qui y ont acheté une propriété au cours des deux dernières années.
La crise a pour toile de fond 40 ans d’hostilité avec les États-Unis et l’effet dévastateur des sanctions économiques sur le pays. Dans la crainte d’une guerre, les autorités gouvernementales ont misé sur l’autosuffisance, avec un programme de sécurité alimentaire à grande échelle qui a épuisé les ressources en eau souterraines dans ce pays aride.
L’expansion de l’agriculture a entraîné l’utilisation d’environ 90 % de la consommation totale d’eau de l’Iran. Environ 80% de cette eau provient des nappes phréatiques, ce qui les a épuisées à un rythme plusieurs fois supérieur à la moyenne mondiale. Beaucoup d’habitants ont eu recours à des puits illégaux, dont quelque 30 000 rien que dans la capitale. Le gouvernement a longtemps ignoré le fait que le climat aride de l’Iran n’était pas en mesure d’accueillir 5 ou 6 millions d’agriculteurs.
Les autorités ont été accusées de ne pas avoir investi dans des usines de dessalement, dans un programme d’ensemencement des nuages ​​ou dans des vannes intelligentes capables de mesurer la consommation d’eau trop importante ou illégale. Au lieu de cela, au cours des 40 dernières années, le gouvernement a construit des dizaines de barrages pour essayer de résoudre les pénuries d’eau, mais dans le climat désertique, une grande partie de cette eau s’évapore.
Le problème est susceptible de s’aggraver car les climatologues prévoient que les températures augmenteront de plus de 4 degrés Celsius au cours des 40 prochaines années, avec des précipitations qui chuteront d’environ 35%. Pour les personnes victimes de l’affaissement du sol, il n’y aura pas d’autre choix que de déménager.
Source : Los Angeles Times.

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What is happening in some parts of Iran these days is likely to affect other countries in the world as global warming triggers higher and higher temperatures and a greater and greater demand of water.

Many people in Iran are victims of land subsidence, the sudden sinking of the ground, usually due to water depletion. The phenomenon is more particularly threatening Tehran’s 13 million residents and is increasingly becoming a problem across whole Iran.

Officials have long linked subsidence in Tehran to over-extraction of groundwater. 4 billion cubic meters of water are annually extracted from 50,000 wells, a third of which are illegal. The land subsidence is observed in 30 out of Iran’s 31 provinces. Most major plains are in critical condition. The problem is particularly acute in the capital and its environs.

In some countries, 2 centimters of subsidence is considered a catastrophe ; in Iran, 30 centimeters have been recorded in the Greater Tehran region. By comparison, when a condo collapsed in Florida a few weeks ago, the subsidence rate was only 0.2 centimeters, but it was probably not the only cause of the collapse.

The spike in subsidence in Iran has accompanied a sharp increase in water scarcity, itself a result of climate change as well as a poorly maintained water management system. In June 2021, some 210 cities were classified as “water stressed.”

For months now, protests over escalating water and power shortages have erupted in Khuzestan, the oil-rich province in the country’s southwest where temperatures regularly top 50 degrees Celsius. Khuzestan is known for its rivers, but many are now drying out due to climate change and overuse.

With conditions increasingly untenable, those who can afford it are escaping Iran’s hotter provinces to more temperate areas by the Caspian Sea in the north; others have emigrated to Turkey, adding to the eight-fold increase in the last two years of Iranians purchasing property there.

The backdrop to the crisis is 40 years of hostility with the U.S., and the devastating effect of sanctions on the country’s economy. With fears of all-out war on their mind, senior officials at the highest levels of government aimed for self-sufficiency, driving a massive food security program that has exhausted underground water resources in this arid country.

The massive agricultural expansion has resulted in roughly 90% of Iran’s total water consumption being used for agricultural purposes. Around 80% of that is drawn from underground aquifers, depleting them at a rate many times over the world average. Many have turned to illegal wells, with some 30,000 in the capital alone. The government has long ignored the fact that Iran’s arid climate and poorly efficient farming sector cannot fit in 5 or 6 million farmers.

Authoritieseso blamed for failing to invest in desalination plants, an integrated cloud-seeding program or smart valves that can measure excessive or illegal water consumption. Instead, the government, over the last 40 years, authorities has built dozens of dams to mitigate water shortages. But in the desert climate, a lot of that water evaporates.

The problem is likely to get worse, with projections that temperatures will rise by more than 4 degrees over the next 40 years while precipitation falls by around 35%. For people whose property is damaged by subsidence, there is little option but to move.

Source : Los Angeles Times.

 

Affaissement du sol par surexploitation de la nappe phréatique (Source : Science Direct)

Svalbard (Norvège): la vie très difficile des ours polaires // Svalbard (Norway): the very hard life of polar bears

Il y a quelques jours, j’expliquais que les ours polaires devenaient de plus en plus agressifs car la nourriture qu’ils recherchent se fait de plus en plus rare. La cause du problème est le réchauffement climatique qui fait fondre rapidement la glace de mer dans l’Arctique. En conséquence, de profonds changements sont apparus dans le comportement de ces plantigrades.

Sur l’archipel norvégien du Svalbard,, des scientifiques ont découvert que les ours se reproduisent avec des croisements consanguins pour permettre à l’espèce de survivre. Une étude publiée par la Royal Society a révélé que sur ce même archipel, les populations d’ours polaires ont vu leur diversité génétique diminuer de 10 % entre 1995 et 2016. Le principal facteur de déclin parmi les deux générations d’ours étudiées pendant cette période est la disparition rapide de glace dans la Mer de Barents. Selon l’étude, cette situation provoque des « effets écologiques et démographiques néfastes » sur les animaux.
La Mer de Barents connaît la perte de glace de mer la plus rapide de l’Arctique. En conséquence, les ours polaires ne sont plus en mesure de s’adonner aux activités essentielles à leur survie.
Les ours pélagiques – ceux qui vivent sur la glace de mer et ne se déplacent qu’occasionnellement vers le rivage – ont plus de difficulté à accéder à la terre ferme. Les femelles se retrouvent souvent très éloignées de leurs tanières dans lesquelles elles séjournent pendant qu’elles sont gravides.
Les ours qui vivent sur la côte du Svalbard sont confrontés à d’autres problèmes causés par le réchauffement climatique. Avec moins de glace de mer, il leur est plus difficile de chasser les phoques; cela les oblige à modifier leur régime alimentaire et à se tourner vers les oiseaux et leurs œufs. Dans d’autres régions de l’Arctique, on a observé que les ours polaires devenaient cannibales à mesure que leurs sources de nourriture diminuent.
La disparition de la glace de mer a également un impact sur les possibilités d’accouplement des ours polaires et entrave la possibilité, pour les sous-populations, de se disperser vers d’autres zones. Certains animaux n’ont d’autre solution que la consanguinité pour maintenir leurs groupes en vie. L’étude explique que le niveau de consanguinité est faible pour le moment, mais dans la mesure où les groupes d’ours polaires deviennent plus isolés en raison de la fonte de leur habitat, la consanguinité risque fort d’augmenter à l’avenir, « avec probablement des effets négatifs tels que la dépression endogamique ».
Une étude de 2020 a révélé que la fonte de la glace de mer affame les ours polaires et que l’espèce pourrait disparaître au cours de ce siècle. Comme indiqué dans l’étude, le déclin de la diversité génétique augmente le risque d’extinction.
Les résultats des simulations montrent que la poursuite de la disparition de la glace de mer conduira forcément à l’érosion continue de la diversité génétique chez les ours polaires de l’archipel du Svalbard. Cette dernière étude montre à quel point le mode de vie des ours polaires est lié au réchauffement climatique.

Source: The Royal Society.

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A few days ago, I explained that polar bears were getting more aggressive as the food they are looking for is becoming scarcer and scarcer. The cause of the problem is global warming which is rapidly melting sea ice in the Arctic. As a consequence, large-scale changes have appeared in how polar bears are able to function, . In Norway, scientists found, the bears are inbreeding as the species fights to survive.

A study published by the Royal Society has found that on the Norwegian archipelago of Svalbard, polar bear populations have seen a 10% loss in their genetic diversity from 1995 to 2016. Scientists found, the bears are inbreeding as the species fights to survive. The primary driver for the decline among the two generations of bears studied in that time is the rapid loss of ice in the Barents Sea. It causes « detrimental ecological and demographic effects » on animals, the study says.

The Barents Sea is experiencing the fastest loss of sea ice in the Arctic.As a consequence, polar bears become less able to conduct the activities essential to their survival.

Pelagic bears – those that wander on the sea ice and only occasionally move to shore – are having greater difficulty finding access to land.. The sows are often becoming separated from their denning grounds, where they go to stay while they are pregnant.

The bears that live on Svalbard’s coast are facing other problemss caused by climate change. With less sea ice available, there are fewer opportunities to hunt for seals, forcing bears to change their diets to eat more birds and bird eggs. In other areas of the Arctic, polar bears have been observed as becoming cannibalistic as their food sources diminish.

The loss of ice is also impacting polar bears’ mating opportunities and their ability for subpopulations to disperse to other areas. Some of the animalsare resorting to inbreeding to keep their groups alive. The study warns that the level of inbreeding is low for now, but as groups of polar bears become more isolated because of their melting habitat, inbreeding may increase in the future, « most likely with negative effects such as inbreeding depression. »

A 2020 study found that the melting sea ice is starving polar bears, and that within the century, polar bears could be extinct. As stated in the study, declining genetic diversity increases the risk of extinction.

The results of simulations suggest that further loss of sea ice will lead to the continued erosion of local genetic diversity in polar bears of the Svalbard Archipelago. The study marks the latest research showing the changing reality for the polar bears is linked to climate change.

Source: The Royal Society.

 

Document accompagnant l’étude mentionnée ci-dessus: Répartition des populations d’ours polaires + graphique montrant la réduction de la surface de glace de mer.

Réchauffement climatique : Ours polaires de plus en plus agressifs // Climate change : More and more aggressive polar bears

En Sibérie, les autorités sont inquiètes car de plus en plus d’ours polaires quittent leur habitat naturel et se rapprochent des humains. Ce nouveau comportement n’est guère surprenant. Avec la fonte de la glace de mer, les plantigrades éprouvent de plus plus de difficulté à se nourrir car la chasse au phoque est rarement couronnée de succès.
Sept ours polaires, dont une mère blessée accompagnée de deux oursons, ont dû être mis en fuite à l’aide d’un hélicoptère après s’être dangereusement rapprochés des éleveurs de rennes en plusieurs endroits sur la péninsule de Yamal. Les plantigrades ont montré un comportement agressif et sont restés insensibles aux menaces classiques. Il a donc fallu avoir recours à l’hélicoptère pour les effrayer, comme on peut le voir sur cette vidéo :
https://youtu.be/OJF6F8Z2-50

Les autorités russes expliquent que le comportement des ours est lié au changement climatique, au recul de la glace et au fait que leur régime alimentaire évolue : il leur est plus facile de venir fouiller les poubelles que de chasser. Un biologiste local a déclaré :« Tout cela finira mal ; au train où vont les choses, nous finirons par envoyer tous nos ours polaires dans des zoos. »
Plusieurs autres cas d’ours au comportement agressif ont été signalés à l’extrémité nord de la Péninsule de Yamal. Les ours qui ont assiégé le campement des éleveurs de rennes semblaient avoir très faim. Alors que les bergers attendaient de l’aide, les ours ont tué un renne et un chien.
Un vétérinaire sera envoyé sur place pour voir s’il est possible de secourir l’ourse blessée. La prochaine étape consistera à lui administrer un sédatif et à transporter par avion les sept ours plus au nord.

Source : The Siberian Times.

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Un Danois a été transporté par avion vers un hôpital d’Akureyri (Islande) le 2 août après avoir été mordu par un ours polaire au Groenland où une équipe de cinéastes séjournait dans une cabine de recherche gérée par l’Université d’Aarhus. Il y a quelques jours, ils ont été réveillés lorsqu’un ours polaire a brisé une fenêtre et a attaqué l’un des hommes, le mordant à une main.
L’incident a eu lieu près de la base militaire danoise de Daneborg, dans le nord-est du Groenland. Des soldats étaient présents pour aider les hommes, mais le cinéaste blessé a ensuite été transporté par avion à Akureyri pour y recevoir des soins.
L’ours était connu pour être être un « ours à problèmes et avait été impliqué dans des actes d’agression antérieurs contre des êtres humains. S’il continue à se montrer agressif, il sera euthanasié par les autorités.

Source : Yahoo Actualités.

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Authorities in Siberia are concerned because more and more polar bears are leaving their natural habitat and coming closer to humans. This new behaviour is hardly surprising. As the sea ice melts, plantigrades find it more difficult to feed because the seal hunt is rarely successful.

Seven polar bears, including a wounded sow with two cubs, were scared away by rescuers after they got dangerously close to reindeer herders at several locations on the Yamal peninsula. The predators behaved aggressively and did not respond to threats, so rescuers had to fly a helicopter to frighten them away, as can be seen on this video :

https://youtu.be/OJF6F8Z2-50

Russian authorities explain that the bears’ behaviour is related to climate change, ice retreating, and the fact that their diet is changing: it is easier for them to rummage garbage bins than to hunt. A local biologist said : « There is nothing good about this; if it continues this way we will end up sending all our polar bears to zoos. »

The cases of aggressively-behaving bears were registered at the northern tip of the Yamal peninsula. The bears besieging the reindeer herder settlements appeared to be very hungry. While the herders were waiting for help, the bears killed a reindeer and a dog.

A veterinarian will be sent to see if people can help the limping mother bear; the next step will be to sedate and air lift all seven bears further north away from the settlements.

Source : The Siberian Times.

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A Danish man was flown to a hospital in Akureyri this Monday, August 2nd, after being bitten by a polar bear in Greenland. Danish filmmakers were staying in a research cabin run by the University of Aarhus. A few days ago, they were awakened as a polar bear broke through a window and attacked one of the men, whose hand was bitten.

The attack took place near a Danish military base, Daneborg, in the northeast of Greenland. Soldiers were present to aid the men, but the man was then flown to Akureyri for further treatment.

The bear was to be a ‘trouble bear and had been involved in previous acts of aggression against humans. If he continues his ways, he will be killed by authorities.

Source : Yahoo News.

Photo : C. Grandpey