Norvège : le retour des Vikings…sous la glace ! // Norway : the Vikings are back…under the ice !

Le réchauffement climatique n’apporte pas que des mauvaises nouvelles. La revue scientifique Antiquity nous apprend qu’en Norvège la fonte des glaciers a révélé l’existence d’une montagne autrefois fréquentée par las Vikings, et où les chercheurs ont découvert des milliers d’artefacts dans un état de conservation remarquable. Ces objets donnent une idée des moyens de subsistance des chasseurs, des commerçants et des voyageurs qui ont emprunté cet itinéraire il y a plusieurs milliers d’années. Les objets découverts incluent des tuniques et des mitaines tissées avec de la laine, des chaussures en cuir, des flèches avec l’empennage parfaitement conservé, et des raquettes conçues pour les chevaux. Des bois de rennes, des os et des excréments d’animaux ont également été mis au jour.
Les découvertes ont eu lieu au col de Lendbreen, dans la région montagneuse du centre de la Norvège, dans le cadre du Glacier Archaeology Program, l’un des nombreux programmes dans le monde destinés à étudier les sites mis à nus par la fonte des glaciers et des névés sous l’effet du réchauffement climatique.
Selon les archéologues, les dernières découvertes prouvent que le col de Lendbreen faisait partie d’un réseau plus vaste le reliant au monde Viking. Il s’agit du «premier site de glace de ce type découvert en Europe du Nord». Les artefacts montrent que les montagnes étaient utilisées plus activement qu’on le croyait jusqu’à présent. En dépit de la glace, les Vikings les empruntaient pour aller d’une ferme à l’autre dans la région, ou d’un côté de la montagne à l’autre.
Le Glacier Archaeology Program a commencé à se pencher sur les restes du glacier de Lendbreen en 2006, mais les recherches se sont accélérées avec la découverte en 2011 d’une tunique en laine, datée plus tard à l’Age de Bronze. Dans les années qui ont suivi, les chercheurs ont découvert des éléments de traîneaux, des restes de chevaux et des ustensiles de cuisine, laissant supposer que l’itinéraire était utilisée pour le commerce, la chasse et l’agriculture. Le col de Lendbreen et son glacier ont probablement été utilisés entre 300 et 1500 après J.-C., avec un pic d’activité pendant l’âge viking en l’an 1000, époque où le commerce, à longue distance en particulier, avait une grande importance en Scandinavie.
Les artefacts montrent quelles étaient les priorités locales, comment l’agriculture a migré du bas de la vallée vers des altitudes plus élevées en été pour profiter d’un meilleur ensoleillement. Le col était très fréquenté et permettait la liaison avec d’autres parties du pays et, au final, avec les ports pour l’exportation des denrées.
Les recherches effectuées en Norvège viennent compléter toutes les études archéologiques sur les objets découverts, souvent intacts, sous la glace, soit dans des glaciers en mouvement, soit dans des névés immobiles sur le flanc de la montagne. Grâce à ces découvertes, les scientifiques comprennent mieux comment, où et pourquoi les gens se déplaçaient d’un endroit à un autre pour le commerce, la nourriture, le mariage ou les coutumes, en empruntant parfois des cols de montagne recouverts par la glace, plutôt qu’un terrain plus facile, mais plus long, par la vallée.
En 1991, les restes d’un homme, « Ötzi l’Homme des glaces », ont été découverts, bien préservés dans 5 300 ans de glace et de neige dans les Alpes italiennes. Cette découverte a marqué le début d’une période archéologique prometteuse qui s’est accélérée avec la découverte de plus en plus d’artefacts avec le réchauffement climatique. L’examen des bactéries présentes sur « l’Homme des glaces » a permis de mieux comprendre la migration humaine et celle des agents pathogènes, comme celui qui cause les ulcères d’estomac, vers d’autres parties du monde.
Bien que les névés se déplacent moins que les glaciers, certains objets découverts sur le névé de Lendbreen étaient positionnés verticalement, tandis que d’autres avaient été déplacées par l’eau de fonte et les vents violents. On a retrouvé aussi les ruines d’un abri en pierre non daté près de la partie supérieure du névé. Lendbreen est ainsi le seul des cinq cols de chaîne de montagnes de Lomseggen à avoir un tel abri et un grand nombre de cairns.

Source: Presse internationale.

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Global warming does not only bring bad news. The scientific journal Antiquity informs the public that in Norway, glacier melting has just revealed the existence of an ancient mountain dating back to the Viking era with thousands of artefacts in a remarkable state of conservation. They provide new insight into the livelihood of hunters, traders and travellers along a route thousands of years old. The relics include tunics and mittens woven with wool, leather shoes, arrows still adorned with feathers, and snowshoes made for horses. Antlers, bone and animal dung have also been found.

The discoveries were made on the central mountain range in Norway’s Innlandet County by the Glacier Archaeology Program, one of many programs worldwide studying what glaciers and ice patches are laying bare as they melt because of climate change.

Archaeologists said that the discoveries have contributed to evidence that a mountain pass at Lendbreen was part of a larger network connecting it to the wider Viking world, making it the “first such ice site discovered in Northern Europe.” The findings show that the mountains were more actively in use than previously believed. Although covered in ice, the Vickings have used them to pass, from farms in the area, or from one side of the mountains to the other.

The Glacier Archaeology Program started work on the ice patch at Lendbreen in 2006, but attention increased after a wool tunic, which later was dated to the Bronze Age, was found in 2011. That led to subsequent surveys and discoveries of artifacts such as pieces of sleds, remains of horses and kitchen utensils, suggesting the route was used for trade, hunting and farming. The findings show the pass was used from about A.D. 300 to 1500, with a peak of activity during the Viking Age in the year 1000 that reflected its importance during a period of long-range trade and commerce in Scandinavia.

The items show how the route was used and reflect local priorities, such as how farming migrated from the bottom of the valley to higher elevations in summer to take advantage of long daylight hours. It was well travelled, and it connected to other parts of the country and ultimately to ports for export.

The research in Norway comes as a complement to the body of archaeological study centered on items found under ice, either in glaciers or in ice patches that are more stationary and commonly yield pieces that are intact. These discoveries enrich scientists’ understanding of transhumance, which describes how, where and why people moved from one place to another for trade, food, marriage or customs, sometimes over icy mountain passes rather than through the easier terrain, but longer distances, of valleys.

In 1991, the remains of a man, later nicknamed Ötzi the Tyrolean Iceman, were discovered, well preserved in 5,300 years’ worth of ice and snow in the Italian Alps. This marked the start of a promising period of archaeology that has gained pace as climate warming has revealed more artifacts. Examination of bacteria from the Iceman has contributed to the understanding of human migration and the movement of pathogens, including the one that causes stomach ulcers, to other parts of the world.

Although ice patches move less than glaciers do, some of the finds on the Lendbreen patch were displaced vertically, and others were shifted by meltwater and strong winds. The ruins of an undated stone-built shelter were situated near the top of the ice patch, making Lendbreen the only one of five mountain passes on the Lomseggen ridge to have such a shelter and a large number of cairns.

Source : International press.

« Ötzi l’Homme des glaces » (Source : Musée archéologique du sud Tyrol)

Pas d’hiver à Moscou et en Norvège! // No winter in Moscow and in Norway!

Il y a quelques jours, j’indiquais que Moscou (Russie) avait enregistré des températures record en décembre avec 6,2°C la veille de Noël, la température la plus chaude jamais observée à cette date. Il n’y a pas de période vraiment froide dans les prévisions météorologiques.
La chose positive est que le temps exceptionnellement doux a donné naissance à des discussions au sein de la population sur la crise climatique, un sujet qui n’est pas une priorité dans un pays qui dépend fortement des exportations d’hydrocarbures. Sans surprise, le président Poutine a reconnu la hausse globale des températures, mais a mis en doute le rôle de l’Homme dans le changement climatique. On le sait depuis longtemps, Trump et Poutine ont tout intérêt à voir la glace fondre dans l’Arctique avec l’ouverture de nouvelles voies de navigation et l’exploitation de ressources minérales.

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2020 a commencé avec la chaleur dans plusieurs régions de Norvège. Le 2 janvier, le record du mois a été battu à deux reprises: d’abord avec 18,6°C à Åndalsnes et ensuite avec 19°C à Sunndalsøra. Ce nouveau record de chaleur a effacé l’ancien qui était de 17,9°C en janvier 1989 à Tafjord.
Les réactions à ce temps exceptionnellement chaud en janvier ont été très diverses. Beaucoup de personnes trouvent que c’est agréable mais anormal et inquiétant.
Les prévisions à long terme montrent que le temps doux durera encore un certain temps. Ce n’est pas une bonne nouvelle pour le reste de l’Europe, en particulier pour les stations de sports d’hiver.
Il convient également de noter qu’il y a très peu d’aurores boréales ces jours-ci en Europe du Nord. En effet, l’activité solaire est actuellement très faible.

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 A few days ago, I indicated that Moscow (Russia) saw record high temperatures in December with 6.2°C on Christmas Eve, the warmest recorded temperature for that date. And there is no really cold period in the weather forecast.

The good thing is that the unusually warm weather prompted public discussion about the climate crisis, a subject that is not often a priority in a country that heavily depends on hydrocarbon exports. Not surprisingly, President Putin acknowledged rising global temperatures, but cast doubt on the human role in climate change. It has long been known that Trump and Putin have an interest in seeing the ice melt in the Arctic with the opening of new shipping routes and the exploitation of mineral resources.

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It has been a hot start to 2020 in several parts of Norway. On Janiary 2nd, the record for this month was broken twice: First, 18.6°C in Åndalsnes and 19°C in Sunndalsøra. The new Norwegian heat record erased the old one at 17.9+C measured in January 1989 in Tafjord.

The reactions to the warm January weather have been mixed. Many find it nice but disturbing.

The long-term forecast shows that the mild weather will last for a while. This is not good news for the rest of Europe, especially the winter sport resorts.

It should also be noted that there arevery few northern lights these days in Northern Europe. Solar activity is currently very low.

La fonte des glaciers fait le bonheur des archéologues // Archaeologists enjoy glacier melting

Les archéologues profitent de la fonte des glaciers en Norvège sous l’effet du réchauffement climatique pour récupérer des milliers d’objets révélateurs des modes de vie pendant un âge de glace.
Un article publié dans la revue Royal Society Open Science nous apprend qu’une équipe de scientifiques norvégiens et britanniques travaillant sur les glaciers des montagnes de l’Oppland en Norvège, a découvert plus de 2 000 objets, dont des armes de l’âge du fer et de l’âge de bronze, des ossements de chevaux, et même des skis préhistoriques. Beaucoup sont fabriqués à partir de matériaux organiques comme le bois ou la peau d’animal que les archéologues ont rarement eu l’occasion d’étudier ailleurs dans le monde; en effet, dans d’autres environnements plus chauds, ils se seraient décomposés.
Le Carbone 14 a permis de dater certains objets, comme 200 flèches, à 4000 ans avant notre ère. Les communautés de chasseurs-cueilleurs de la région vivaient de la chasse au renne et étaient de bons agriculteurs, même à plus de 2 400 mètres d’altitude.
Selon l’étude, les skis diffèrent considérablement de ceux d’aujourd’hui. Ils sont plus larges et ont probablement été partiellement couverts de fourrure à un moment donné. Les chercheurs ont également trouvé une tunique de l’âge du fer, une chaussure de l’âge de bronze et les restes de traîneaux.
Selon les archéologues, il faut considérer ces découvertes dans une perspective large plutôt qu’individuellement. Cette perspective plus large inclut une découverte surprenante à propos d’une période de refroidissement dans l’hémisphère nord entre les années 536 et 660. Au cours de cette période, la planète s’est refroidie, les récoltes ont été très mauvaises et la population a décliné. Cependant, ce profond changement climatique a entraîné une hausse surprenante de l’activité humaine,  confirmée par le nombre d’objets récupérés par les archéologues. La difficulté à cultiver les champs a forcé les habitants à intensifier tous leurs autres moyens de subsistance. Cette situation révèle une adaptation précoce et remarquable au changement climatique.
Source: Newsweek.

En lisant l’étude des archéologues norvégiens, j’ai repensé à Ötzi – L’homme des glaces – dont le corps momifié fut découvert en septembre 1991 par des randonneurs allemands sur le glacier Schnatsal, à la frontière entre l’Autriche et l’Italie. L’homme vivait il y a quelque 5300 ans. La momie fut l’objet de nombreuses études afin de déterminer la cause de sa mort..

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Glacial archaeologists are racing melting ice in Norway to rescue thousands of ancient artifacts exposed by climate change, revealing something surprising about an ice age.

In a paper published in the journal Royal Society Open Science, we learn that a team of scientists from Norway and the United Kingdom working in the mountains of Oppland, Norway, have discovered more than 2,000 artifacts, including Iron Age and Bronze Age weapons, remains of pack horses and even prehistoric skis. Many are made from organic materials (like wood or animal hide) that archaeologists rarely have a chance to study; in other environments, they would have decomposed.

Radiocarbon dating during the course of the research placed some of the objects, like the nearly 200 arrows, as far back as 4000 B.C. Ancient hunter-gatherer communities in the region lived off reindeer and became proficient farmers, even at an elevation of more than 2,400 metres.

According to the study, the skis differ from the modern-day version considerably. They are broader and might have at one point been partly covered in fur. The researchers also found an Iron Age tunic, a Bronze Age shoe and the remains of sleds.

According to the researchers, the discoveries should be considered in a wide perspective rather than individually. That larger perspective includes a counterintuitive discovery by the researchers about a period known as the Late Antique Little Ice Age, which lasted from around 536 AD to 660 AD. During that period, the planet grew colder, harvests failed and populations fell. However, that profound environmental change led to a surprising spike in output. The sheer volume of artifacts the archaeologists recovered from that period suggests that human human activity and production actually increased. Their compromised ability to grow crops forced the inhabitants to intensify all their other means of livelihood. It reveals an early and remarkable display of climate adaption.

Source: Newsweek.

While reading the article about the Norwegian archaeologists, I thought about the Iceman, or Oetzi, the well-preserved natural mummy of a man who lived about 5,300 years ago. The mummy was found in September 1991 by two German hikers in the Schnalstal glacier, on the border between Austria and Italy. Studies have been made to try and determine the cause of his death.

Reconstitution de la momie d’Ötzi.  Elle est conservée dans une chambre froide du Musée Archéologique du Haut-Adige à Bolzano (Italie).

Le point rouge indique le lieu de découverte de la momie (Source: Wikipedia)

 

Le réchauffement climatique tue aussi les rennes dans l’Arctique // Global warming also kills reindeer in the Arctic

drapeau-francaisA côté des phénomènes naturels comme la foudre, le changement climatique peut tuer les rennes (également appelés caribous) dans l’Arctique. En août 2016, la foudre a anéanti un troupeau de plus de 300 rennes en Norvège. En juillet de cette même année, une épidémie de charbon – que les autorités russes ont attribuée à des microbes qui se sont décongelés après être restés dans un cadavre de renne – a provoqué une épidémie parmi plusieurs populations autochtones de Sibérie (voir ma note du 2 août 2016). La maladie a tué un garçon de 12 ans, et les rennes sont morts par centaines. Au lendemain de la maladie, le gouvernement régional a proposé d’exterminer 250 000 rennes avant Noël cette année.
La toundra arctique, qui se réchauffe à un rythme plus rapide que le reste du globe, pose des problèmes aux animaux pourtant bien adaptés aux rigueurs du climat.
En novembre 2013, 61 000 rennes mouraient de faim sur la péninsule de Yamal en Russie. Ce fut le plus grand «épisode de mortalité animale» à l’échelle d’une région jamais enregistré dans ce pays. 20 000 autres rennes avaient déjà succombé à la famine en novembre 2006. Selon l’équipe de chercheurs d’Europe, des États-Unis et d’Asie dépêchée sur place, la cause immédiate de cette mortalité était une couche de glace inhabituelle qui recouvrait et étouffait les pâturages des rennes.
Au début du mois de novembre 2013, il a plu en permanence et de façon anormale pendant 24 heures. Après la pluie, les températures ont chuté. Le 10 novembre, plus de 16 000 kilomètres carrés de la partie sud de la péninsule de Yamal étaient couverts de glace. Les températures sont restées très basses jusqu’au printemps 2014. À cette époque, les bergers qui avaient perdu la plupart ou la totalité de leurs animaux à cause de la famine étaient bloqués dans la toundra. Sans rennes pour transporter les éléments de leurs campements, ils ont dû avoir recours à la pêche pour se nourrir et ont emprunté des reproducteurs pour reconstruire leurs troupeaux, processus qui demande plusieurs années.
Les observations et les modèles historiques ont démontré que l’effet du changement climatique est plus prononcé aux pôles. La glace de mer avec sa couleur blanche reflète la lumière du soleil tandis que, lorsque la couverture de glace diminue, l’eau de l’Océan Arctique, plus sombre, est capable d’absorber plus d’énergie. Le résultat est une boucle de rétroaction appelée amplification arctique. Les climatologues de la NASA font également remarquer que les forts orages tropicaux au niveau de l’équateur font remonter la chaleur dans la haute atmosphère où elle circule vers les pôles.
À mesure que le climat sibérien se réchauffe, les modèles mathématiques prédisent que les pluies deviendront plus fréquentes et plus intenses. Dans un proche avenir, il est souhaitable que des abattoirs mobiles soient déployés en temps utile dans les zones à risque d’englacement de la toundra afin que les rennes puissent être abattus dans de bonnes conditions. De cette façon, les éleveurs pourront recevoir une compensation pour la perte de leurs animaux.
Source: Alaska Dispatch  News.

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drapeau-anglaisBeside natural phenomena like lightning, climate change may kill reindeer (also called caribou) in the Arctic. In August 2016, a lightning blast claimed the lives of more than 300 reindeer in Norway. In July, an anthrax epidemic – which Russian officials blamed on microbes that thawed after spending time frozen inside a reindeer corpse – sickened several indigenous people in Siberia (see my note of August 2nd 2016). Anthrax killed a 12-year-old boy, and reindeer died by the hundreds. In the disease’s aftermath, the regional government proposed to terminate 250,000 reindeer by Christmas this year.

Even the Arctic tundra has turned against the animals, so well-adapted to the climate, as the area warms at a faster rate than the rest of the globe.

In November 2013, 61,000 reindeer starved to death on Russia’s Yamal Peninsula. It marked the largest regional « mortality episode » of reindeer ever recorded. An additional 20,000 had succumbed to famine in November 2006. The immediate cause, according to the team of researchers from Europe, the United States and Asia, was an unusual ice barrier that smothered the reindeer pastures.

In early November 2013, it rained for a continuous and anomalous 24 hours. After the rain, temperatures plummeted. By November 10th, more than 16,000 square kilometres of the southern part of the Yamal Peninsula were blanketed in ice. The temperatures remained below freezing until spring 2014. By that time, the private herders who had lost most or all of their animals to starvation were functionally stranded in the tundra. With no draft reindeer to haul their camps, they resorted to full-time subsistence fishing and borrowed breeding stock to rebuild their herds, a multiyear process.

Historical observations and models indicate the effect of climate change is more pronounced at the poles. White sea ice reflects sunlight, whereas when ice cover diminishes, the darker Arctic water is able to absorb more energy. The result is a feedback loop known as Arctic amplification. NASA climatologists also note that strong tropical thunderstorms at the equator draw heat into the upper atmosphere, where it is circulated toward poles.

As the Siberian climate warms, mathematical models predict rains will become more frequent and intense. It is recommended in the near future that mobile slaughterhouses could be deployed in time to the herds at risk out on the tundra, so that reindeer can be slaughtered humanely. At least that way, herders could receive compensation for the loss of their reindeer.

Source: Alaska Disptch News.

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Rennes dans la toundra (Photo: C. Grandpey)

 

L’ours blanc et le sous-marin noir // The white bear and the black submarine

drapeau francaisLes eaux de l’Arctique ne sont pas seulement menacées par l’exploration pétrolière et gazière; leur faune est également méprisés par l’armée, comme le prouve une photo publiée par le journal norvégien Barents Observer.
Réalisé dans un lieu indéterminé de l’Arctique, le cliché montre les membres de l’équipage d’un sous-marin nucléaire russe en train de jeter des déchets, principalement du vieux pain et des emballages en plastique afin d’attirer l’attention d’un ours polaire. On remarque aussi d’autres denrées alimentaires, des sacs en plastique, des bouteilles et d’autres déchets, à la fois dans l’eau et sur la banquise.
Ni la date, ni le lieu, ne sont connus. La scène se situe probablement quelque part dans le nord de la Mer de Barents ou au nord de l’archipel de Svalbard, dans l’Océan Arctique. Ce sont des eaux couvertes de glace où les sous-marins russes patrouillent régulièrement. Les eaux au large de la côte sibérienne ne sont pas assez profondes pour les sous-marins.
Le journal norvégien tient la photo d’Aleksandr Serebryanikov, bien connu sous le nom de Blogger51 à Mourmansk, capitale arctique de la Russie et centre administratif de la péninsule de Kola où sont basés les sous-marins nucléaires.
Le comportement de l’équipage du sous-marin a été critiqué à la fois par les autorités russes et norvégiennes qui reconnaissent qu’il faudra très longtemps avant que le plastique jeté dans la mer se décompose. Le processus de dégradation impliquera des fragments de plastique de différentes tailles que les oiseaux, les poissons et autres animaux marins confondent souvent avec leur proie et qui, une fois ingérés, peuvent entraîner la mort des animaux car leur système digestif se bloque.
La photo n’a pas été prise dans les eaux norvégiennes près de Svalbard. Si c’était le cas, la scène serait clairement une violation du Svalbard Environmental Protection Act, une loi sur la protection de l’environnement qui interdit «toute tentative pour attirer, poursuivre ou perturber les ours polaires ».

Toutefois, il n’existe pas de lois internationales concernant la décharge d’ordures à l’extérieur de la zone économique d’un pays. Tous les pays de l’Arctique ont leur propre interprétation. Par exemple, en Norvège, la législation sur la pollution interdit un tel acte dans ses eaux nationales. En ce qui concerne l’alimentation des ours polaires avec des ordures, ce n’est pas illégal, même si un tel comportement n’est pas jugé raisonnable.
En Russie, le président Vladimir Poutine est connu pour son soutien à la protection des ours polaires. Une partie du site Internet du Kremlin est même dédiée au programme de protection des ours polaires.
Source: Alaska Dispatch News.

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drapeau anglaisArctic waters are not only threatened with oil and gas exploration ; their fauna is also despised by the military, as a photo released by the Norwegian newspaper Barents Observer proves it.

Taken at an unknown location in the Arctic, it shows crew members of a Russian nuclear-powered submarine throwing out loads of garbage, mainly old bread and plastic packaging, into the water to attract a polar bear’s attention. There are apparently also other foodstuffs, plastic bags, bottles and other garbage, both in the water and on the ice-floe.

Neither the date nor the location of the photo are known. It is likely somewhere in the northeastern Barents Sea or north of Svalbard in the Arctic Ocean. Those are the ice-covered waters where Russian submarines normally patrol. Waters outside the coast of Siberia are too shallow for submarines.

The Norwegian paper got the photo from Aleksandr Serebryanikov, well known as Blogger51 in Murmansk, Russia’s Arctic capital and the administration centre of the Kola Peninsula where the nuclear powered submarines are based.

The behaviour of the submarine crew was criticised both by Russian and Norwegian authorities who admit it will take a very long time before the plastic thrown into the sea decomposes. The degradation process will involve plastic fragments of different sizes that seabirds, fish and other animals often confuse with their prey and, if eaten, can cause death to the animals because their digestive system is blocked.

The photo of the Russian submarine crew was not taken within Norway’s waters near Svalbard. If it had happened at Svalbard, it would clearly violate the Svalbard Environmental Protection Act which bans “any attempt to lure, pursue or otherwise disturb polar bears”.

However, there are no international rules for dumping trash outside of a country’s exclusive economic zone. All Arctic nations have their own version. For example, Norway’s pollution legislation will prohibit this in its own national waters. As far as feeding trash to wild polar bears is concerned, it is not illegal, although not considered as a wise behaviour. .

In Russia, President Vladimir Putin is known for supporting the protection of polar bears. He even runs a dedicated site for the polar bear program at his Kremlin portal.

Source : Alaska Dispatch News.

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Crédit photo:   Aleksandr Serebryanikov, via le  Barents Observer.

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Qu’il soit sur la banquise ou sur le terre ferme, l’ours polaire doit être protégé  (Photo:  C. Grandpey)

Le volcanisme norvégien // Norwegian volcanism

drapeau francaisLe quotidien norvégien Nyheter nous apprend que des chercheurs de l’Université de Bergen ont découvert des centaines de volcans dans la mer autour de la Norvège, le long de la dorsale atlantique entre Jan Mayen et le détroit de Fram. Ces volcans sont à une très faible profondeur et les scientifiques norvégiens sont convaincus qu’ils peuvent apparaître à la surface de la mer à tout moment et éventuellement former un nouveau groupe d’îles. Cette zone active – baptisée Loki’s Castle – recèle un grand nombre de « fumeurs » dont la température se situe autour de 300° C. Comme souvent dans ce cas, des organismes ont colonisé les sources chaudes. Ces « extrêmophiles » sont capables de subsister dans des conditions considérées comme impropres à la vie.

Une belle vidéo illustre le travail des chercheurs norvégiens:

http://www.dagbladet.no/2013/08/01/nyheter/innenriks/forskning/vulkan/28490961/

 

drapeau anglaisThe Norwegian daily Nyheter informs us that researchers from the University of Bergen have discovered hundreds of undersea volcanoes around Norway, along the Atlantic ridge between Jan Mayen and the Fram Strait. These volcanoes are very shallow and Norwegian scientists believe they might break the surface of the sea at any moment and form a new group of islands. The active area – Loki’s Castle – harbours a large number of “smokers” whose temperature averages 300°C. Organisms have colonised the hydrothermal vents. These “extremophiles” are able to survive in conditions considered as too difficult to live in.

A nice video illustrates the Norwegian researchers’ work:

http://www.dagbladet.no/2013/08/01/nyheter/innenriks/forskning/vulkan/28490961/