Islande : Que se passera-t-il si l’éruption tombe dans le domaine privé? // Iceland : What will happen if the eruption becomes private?

Comme je l’ai déjà écrit, les terres où se trouve actuellement le site éruptif de Fagradalsfjall est à vendre. L’expression officielle est «disponible au juste prix». La vingtaine de propriétaires terriens déclarent avoir reçu 2 ou 3 offres d’achat, sans en préciser le prix. Il ne fait aucun doute que ces fermiers ont l’intention de gagner de l’argent grâce à l’éruption, mais la Première Ministre islandaise affirme qu’«il est hors de question que les nouveaux propriétaires limitent l’accès du public au site de l’éruption». Elle a ajouté : « Le gouvernement finance la construction d’infrastructures dans le secteur et une condition préalable à ce financement est l’accès continu du public.» Cependant, même si le public peut avoir accès au site de l’éruption, cela ne signifie pas qu’il sera gratuit. J’ai déjà indiqué que le stationnement d’un véhicule dans le nouveau parking serait payant. Je ne pense pas que les Islandais soient des philanthropes !

L’aménagement des installations touristiques a déjà commencé car le site de l’éruption est devenu la principale attraction du pays, aussi bien pour les nationaux que pour les étrangers. Environ 87 000 personnes sont venues assister au spectacle depuis la tenue de statistiques cinq jours après le début de l’éruption.

Les propriétaires fonciers ont participé à ces travaux, en particulier à un groupe de travail qui a récemment livré son rapport au Ministre du Tourisme. Comme je l’ai déjà mentionné, le mémorandum prévoit la construction d’un kiosque qui vendra des rafraîchissements et autres produits, l’amélioration du stationnement et la délivrance de licences d’exploitation (sûrement pas gratuite !) aux voyagistes. Les autorités islandaises participeront au financement de la construction d’infrastructures par le biais du Fonds de protection des sites touristiques.

La Première Ministre a déclaré que le gouvernement n’avait pas proposé d’offre d’acquisition des terres. Il s’est surtout attaché à garantir l’accès du public au site de l’éruption, notamment avec l’amélioration du sentier d’accès.

Source: Iceland Review.

L’éruption de Fagradalsfjall se déroule actuellement au niveau d’une bouche unique. Lorsque je l’ai observée les 12 et 13 mai 2021, cette bouche se comportait comme un geyser. Les phases actives avec des fontaines de lave spectaculaires duraient un peu moins de deux minutes tandis que les pauses entre les éruptions duraient entre 4 minutes et 5 minutes trente. Les phases d’activité étaient donc plus brèves (et les fontaines de lave sont un peu moins hautes) que les jours précédents. Reste à savoir combien de temps durera encore cette éruption. Personne ne le sait!

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As I put it before, the land where the currently active Fagradalsfjall eruption site is located is for sale. The official expression is “available for the right price.” The 20 or so landowners state they have received 2-3 offers for the land. There is little doubt that they intend to make money out of the eruption, but Iceland’s Prime Minister claims that “new owners limiting public access to the eruption site is out of the question.” She added that “it’s out of the question that private parties can shut off the public’s access to the eruption site. The government is funding infrastructure construction in the area and a prerequisite for that funding is continued public’s access to the area.” However, even if the public can have access to the eruption site, this does not mean it will be free. I indicated previously that parking a car would mean paying a fee. I don’t think Icelanders are philanthropists.

Work on tourism facilities at the eruption site has already begun as it has become Iceland’s foremost tourist attraction for both domestic as well as foreign tourists. According to statistics, about 87,000 have come to watch the show since counting began, which was five days after the eruption started.

The landowners have participated in that work, taking part in a workgroup that recently issued a report to the Minister of Tourism. As I put it before, the memorandum described the plans for the area, which include building a kiosk that would sell refreshments and merchandise, improving parking, and issuing operating licenses for tour operators. Icelandic authorities will in turn fund infrastructure construction through the Tourist Site Protection Fund.

The Prime Minister stated that the government had not discussed making a bid for the land. It has focused instead on ensuring that the public has access to the eruption site, in particular with the improvement of the access footpath.

Source: Iceland Review.

The Fagradalsfjall eruption is currently going on at a single vent. When observed on May 12th and 13th, 2021, the vent behaved like a geyser. The active phases with dramatic lava fountains lasted slightly less than two minutes while the pauses between the eruptions had a duration between 4 minutes and 5 minutes and 30 seconds. This means the eruptions are shorter (and the lava fountains are a bit less high) than during the past days. Nobody knows whether the eruption will still last a long time.

Réchauffement climatique : des promesses non tenues // Climate change : unkept promises

Le 6 mai 2021, j’ai publié un article insistant sur le niveau désastreux des concentrations de CO2 dans l’atmosphère. Malgré les mises en garde des climatologues, on voit que rien – ou presque rien – n’est fait pour inverser la tendance. Certains lecteurs de ce blog diront que je suis trop pessimiste, mais ce que j’ai vu dans l’Arctique et dans les Alpes m’a fait comprendre à quel point la situation était grave.

Selon The Climate Action Tracker, un réseau indépendant de scientifiques qui contrôle la mise en œuvre des engagements en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre, les dernières promesses faites par les gouvernements pour limiter les émissions de carbone ne suffiront pas pour empêcher les températures de la planète de dépasser 1,5°C. Au lieu de cela, ces engagements non contraignants vont entraîner une élévation moyenne de la température de 2,4°C qui sera tout simplement  catastrophique.

Le rapport de The Climate Action Tracker explique que certains des objectifs fixés lors du sommet organisé par Joe Biden avec d’autres chefs d’états permettront de réduire de 0,2°C l’estimation du réchauffement prévue par le réseau, mais cela ne changera pas le risque de  dépassement du seuil de 1,5°C fixé en 2018 par le GIEC. Selon les prévisions les plus optimistes, le réchauffement reste bien au-dessus des 1,5°C de l’Accord de Paris. Malgré les premiers engagements pris par les leaders mondiaux au cours de la COP 21, l’Organisation Météorologique Mondiale, sous l’égide des Nations Unies, indique dans son dernier rapport que les températures ont déjà dépassé de plus de 1,2°C le niveau préindustriel. Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a déclaré: «Nous sommes au bord du gouffre.»

Bien qu’il soit toujours possible de maintenir la hausse moyenne des températures de surface en dessous de 1,5°C, le Climate Action Tracker explique que cela nécessitera un effort important de la part de tous les gouvernements, et qu’un tel effort transformera la vie telle que nous la connaissons. Comme je l’ai souvent écrit, il appartient aux Conférences des Parties – les COP – d’imposer de telles décisions. Les initiatives décidées par les gouvernements à la seule échelle nationale ne sont pas suffisantes.

Le réseau The Climate Action Tracker est particulièrement inquiet quand il constate la volonté persistante de certains gouvernements de construire de nouvelles infrastructures non compatibles avec les objectifs de Paris, telles que des centrales au charbon, le développement du gaz naturel pour produire l’électricité et l’utilisation abusive et inefficace des véhicules personnels dans certains pays.

La hausse des températures a déjà eu un impact significatif sur la vie sur Terre, avec de plus en plus d’épisodes sévères de sécheresse, des événements météorologiques extrêmes et des incendies de végétation. Tant que le changement climatique se poursuivra à un rythme soutenu, l’avenir restera sombre. Une étude menée en 2020 par l’Université de l’Arizona a révélé qu’au rythme actuel d’augmentation de la température, un tiers de toutes les plantes et animaux de la planète seront menacés d’extinction de masse au cours des 50 prochaines années.

Dans son rapport de 2018, le GIEC a averti qu’un réchauffement climatique de 1,5°C entraînera une hausse drastique du niveau de la mer qui menacera les côtes et les nations insulaires, avec une augmentation du nombre de vagues de chaleur. À 2 degrés de réchauffement, 99% des récifs coralliens mourront. On estime que 13% des écosystèmes terrestres seront menacés et l’Arctique dépourvu de glace deviendra une réalité d’ici une vingtaine d’années.

Source: Yahoo News.

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On May 6th, 2021, I released a post referring to the disastrous level of CO2 concentrations in the atmosphere. Despite the climatologists warnings, nothing – or very little – is done to stop the trend. Some readers of this blog will say I am too pessimistic, but what I have seen in the Arctic and in the Alps have made me understand how serious the situation was.

According to The Climate Action Tracker, an independent network of scientists that tracks the commitments made on cutting greenhouse gas emissions, the recent pledges made by world governments to limit carbon emissions will not be sufficient to meet the goal of keeping global temperatures from rising above 1.5 degrees Celsius. Instead, those nonbinding commitments will result in a rise in the average global temperature to a potentially catastrophic 2.4 degrees Celsius.

The Climate Action Tracker report notes that more robust targets made at the summit organised by Joe Biden with other world leaders “have improved the network’s warming estimate by 0.2°C,” but that the net result would still mean the world is poised to blow past the 1.5 degrees Celsius threshold set in 2018 by IPCC. Even under the most optimistic assumptions, the warming is still well above the Paris Agreement’s 1.5˚C temperature limit.

Despite the initial commitments made by world leaders in the Paris climate accord, the United Nations World Meteorological Organization indicates in its latest report that temperatures have already risen by more than 1.2 degrees Celsius above pre-industrial levels. The U.N. Secretary-General António Guterres declared: “We are on the verge of the abyss.”

While keeping the average rise of surface temperatures below 1.5 degrees Celsius is still possible, the Climate Action Tracker said doing so will require a massive, unified effort from world governments that would transform life as we know it. As I have often affirmed, it is up to the Conferences of Parties to impose such decisions. The initiatives decided by local governments are not just sufficient.

The Climate Action Tracker report is particularly worried by the persisting plans of some governments to build new infrastructure not compatible with Paris goals, such as new coal-fired power plants, increasing uptake of natural gas as a source of electricity and the use of large inefficient personal vehicles in some countries..

Rising temperatures have already had a profound impact on life on Earth, with the severity of drought, weather events and wildfire destruction. With climate change continuing apace, the future looks even more bleak. A 2020 study conducted by the University of Arizona found that at the current rate of temperature rise, one-third of all plants and animals on the planet will be at risk of mass extinction in the next 50 years.

In its 2018 report, the IPCC warned that global warming of 1.5 degrees Celsius would result in drastic sea-level rise, threatening coastlines and island nations, and an increase in the number of deadly heat waves. At 2 degrees of Celsius warming, 99 percent of the world’s coral reefs would die off, an estimated 13 percent of ecosystems on land would be imperiled and an ice-free Arctic would become a reality within two decades.

Source : Yahoo News.

Evolution des températures de surface (Source : GIEC)

‘Vog’ réunionnais

L’Observatoire Volcanologique du Piton de la Fournaise a publié le 12 mai 2021 des images de la région du volcan recouverte d’une nappe de brouillard d’où émergeait le Dolomieu. Ce phénomène n’est pas exceptionnel sur le volcan où il a déjà été observé à plusieurs reprises. Les Hawaiiens le connaissent bien et ce brouillard volcanique a été baptisé vog, un condensé de volcanic fog. Il était fréquent lors de la dernière éruption du Kilauea. Au moment des intempéries, il provoquait des pluies acides qui posaient des problèmes aux horticulteurs. En effet, le gaz qui forme ce brouillard est majoritairement du dioxyde de soufre qui, même dilué dans l’air, peut aussi provoquer des irritations des muqueuses, de la peau et des voies respiratoires supérieures. Il est donc conseillé aux personnes vulnérables comme les enfants en bas âge, les femmes enceintes ou encore les personnes souffrant de difficultés respiratoires d’éviter la zone où ce brouillard est présent. A la Réunion, il était recommandé d’éviter la Route des Laves car le panache de gaz descendait vers la mer, emporté par une brise de terre.

Source : Réunion la 1ère.

Crédit photo : OVPF

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

 En Islande, rien n’indique que l’éruption sur la péninsule de Reykjanes est en passe de s’arrêter. L’Université d’Islande indique que débit éruptif a augmenté d’environ 70%. Comme je l’ai écrit précédemment, les projections des fontaines de lave ont déclenché des incendies de végétation à proximité de l’éruption.

Selon les données recueillies le 10 mai 2021, le débit de lave émis par l’éruption dans la Geldingadalur a considérablement augmenté la semaine dernière ; il est passé de 8 mètres cubes par seconde à près de 13. L’éruption est maintenant deux fois plus intense qu’elle ne l’a été jusqu’à présent  Le volume de lave émis atteint plus de 30 millions de mètres cubes et couvre une superficie de près de 1,8 km2.

L’éruption peut être divisée en trois phases: La première, qui a duré environ deux semaines, a été marquée par un débit de lave régulier, mais avec une tendance à la baisse ; il est passé de 7-8 m3 par seconde à 4-5 m3 par seconde. La deuxième phase, qui a également duré deux semaines, a été marquée par l’ouverture de nouvelles bouches au nord des premiers cratères. Le débit éruptif était compris entre 5 et 8 m3 par seconde. Au cours de la troisième phase, qui a débuté il y a trois semaines, un seul cratère est resté actif. Le débit éruptif a augmenté ces derniers temps, en particulier la semaine dernière. Cependant, par rapport à d’autres éruptions en Islande, l’intensité de l’éruption reste relativement faible. L’éruption dans la Geldingadalur est toutefois remarquable. En effet, l’intensité de la grande majorité des éruptions diminue après leur début, ce qui n’est pas le cas avec l’éruption actuelle. Selon le Met Office, « il n’y a aucun moyen de prévoir combien de temps durera l’éruption ou si le débit éruptif continuera d’augmenter. »

Le plus grand danger sur le site éruptif reste le chemin d’accès en raison de la présence de randonneurs relativement inexpérimentés. Les autorités craignent qu’il y ait davantage d’accidents avec l’arrivée de plus de touristes pendant l’été. La première partie du sentier, très pentue, a été modifiée pour la rendre moins raide. D’autres aménagements devraient faciliter le parcours. Un nouveau parking, plus proche de l’éruption que l’aire de stationnement actuelle, raccourcira également le trajet à pied de 1,2 à 1,3 kilomètre dans chaque sens. L’éruption sur la péninsule de Reykjanes est vraiment pour touristes !

Source : presse islandaise.

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L’éruption du Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion) débutée le 9 avril 2021 se poursuit. L’amplitude du tremor continue sa lente décroissance qui a débuté le 2 mai. Son amplitude reste cependant encore significative et se situe à environ 30% de l’amplitude maximum observée au début de l’éruption, le 13 avril.

Les deux cônes sont toujours actifs, avec un dégazage qui est toujours plus marqué et des projections de lave toujours présentes au niveau du cône le plus en aval.

L’écoulement de la lave à la sortie des bouches éruptives, se fait essentiellement en tunnels jusqu’à la limite supérieure des Grandes Pentes, où des résurgences de lave sont visibles en surface. Le front de coulée continue sa lente progression dans les Grandes Pentes. Le dernier relevé du 7 mai révélait que la coulée se situait à environ 1200 m d’altitude.

La légère inflation de la zone sommitale semble s’être arrêtée.

Source : OVPF.  

Photo : Christian Holveck

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Au Guatemala, on observe sur le Pacaya une activité fumerollienne dans le cratère Mackenney. L’activité effusive se poursuit avec des coulées de lave atteignant 2300 mètres de longueur sur le flanc sud-ouest où le front de lave s’est actuellement stabilisé. La lave s’accumule et forme des promontoires de plusieurs mètres de hauteur. Des épisodes de tremor associés à l’ascension du magma et au déplacement des coulées de lave restent enregistrés.

Des explosions d’intensité variable, parfois fortes, sont observées sur le Fuego, à raisonde 5 à 9 événements par heure, avec des colonnes de cendres qui montent à 4500 et 4800 mètres d’altitude. Des retombées de cendres sont signalées à Morelia, Santa Sofía, Panimache et d’autres localités dans cette région. Comme d’habitude, certaines explosions génèrent des grondements et des ondes de choc. Des avalanches fréquentes de blocs dévalent plusieurs ravines. Les pluies abondantes génèrent des lahars dans ces ravines il est demandé à la population d’être vigilante.

On observe de faibles explosions sur le dôme Caliente du Santiaguito, avec des colonnes de cendres qui atteignent une altitude de 2800 mètres. Des retombées de cendres sont signalées dans plusieurs localités. L’’extrusion de lave continue au sommet, avec des chutes de blocs et des avalanches de matériaux en raison de l’instabilité du cratère. Il y a également un risque de coulées pyroclastiques et il est demandé à la population d’éviter le lit et les berges des rivières près des pentes du volcan, d’autant plus que le risque de lahars subsiste en période de fortes pluies.

Source : INSIVUMEH. .

Dôme de lave du Santiaguito (Photo : C. Grandpey)

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La situation reste inchangée à Hawaï. L’éruption du Kilauea continue. L’activité est confinée à l’Halema’uma’u où la lave est émise par une bouche sur le côté nord-ouest du cratère. Le lac de lave (qui est plutôt une accumulation de lave) présente actuellement une profondeur de 228 m. Il est immobile et rigide sur sa moitié Est. Les émissions de SO2 atteignent 200 tonnes par jour.

Source: HVO.

Crédit photo : HVO

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Dans sa dernière mise à jour du 10 mai 2021, l’UWI SRC indique que l’activité sismique à La Soufrière de St Vincent  est restée faible depuis l’explosion et l’émission de cendres du 22 avril. Au cours des dernières 24 heures, seuls séismes longue période ont été enregistrés. Des mesures de SO2 sur le volcan ont été effectuées depuis un bateau au large de la côte ouest avec l’aide des garde-côtes. Le volcan émet en moyenne 208 tonnes par jour et reste actif. Une intensification de l’activité peut encore avoir lieu avec pas ou peu de signes précurseurs.

Il est demandé aux habitants d’être prudents lorsqu’ils traversent les ravines en raison du risque élevé de lahars pendant les périodes de pluie sur le volcan.

La Soufrière est maintenue en alerte ORANGE.

Source: UWI.

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La situation reste inchangée au Kamchatka où le Karymsky, le Sheveluch  et l’Ebeko sont toujours en alerte aérienne de couleur Orange, tandis qu’elle est Jaune pour le Bezymianny. Ell est Verte pour les autres volcans d la région.

Source : KVERT.

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Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world :

There are no signs the ongoing eruption on Iceland’s Reykjanes peninsula will stop soon.  Lava flow at the site has increased by around 70% according to the latest data release by the University of Iceland. As I put it before, projections from the lava fountains have started brush fires in the vicinity of the eruption.

According to data gathered on May 10th, 2021, the lava flow at the Geldingadalir eruption increased significantly last week, from 8 cubic metres per second to nearly 13. The eruption is now twice as powerful as it has been for most of the active period. The volume of the lava expelled by the eruption has now reached over 30 million cubic metres and covers an area of nearly 1.8 km2.

The eruption can be divided into three phases:

The first one, which lasted about two weeks, was characterized by a steady, but slowly decreasing lava discharge, which went from 7-8 m3 per second to 4-5 m3 per second.

The second phase, which lasted two weeks as well, was characterized by the opening of new vents north of the original craters. The lava discharge was between 5 and 8 m3 per second.

During the third phase, which began three weeks ago, one main crater has been active, producing nearly all the lava. During this time, the lava discharge has increased, especially the past week.

However, compared to other eruptions, the intensity of the eruption is limited. The Geldingadalir eruption is exceptional in that the vast majority of eruptions decrease in strength after they begin. According to the Met Office, “there is no way to predict how long the eruption will last or whether lava flows will continue to increase.”

The biggest danger at the eruption site seems to be the hiking path itself due to the presence of relatively inexperienced hikers. Authorities fear there will be more accidents wiyh the arrival of more tourists during the summer. The first slope on the path was modified to make it less steep. Other modifications are expected that should make the trail easier for hikers. A new parking lot, closer to the eruption site, will also shorten the hike by 1.2-1.3 kilometres in each direction. The eruption on the Reykjanes Peninsula is definitely for tourists!

Source: Icelandic news media.

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The eruption of Piton de la Fournaise (Reunion Island) that started on April 9th, 2021 continues. The amplitude of the tremor continues its slow decrease which began on May 2nd. However, its amplitude still remains significant and is about 30% of the maximum amplitude observed at the start of the eruption on April 13th.

The two cones are still active, with a degassing which is still quite high and projections of lava at the cone farther down the slope.

Lava mainly flows in tunnels down to the upper limit of the Grandes Pentes, where resurgences can be seen on the surface. The flow front slowly advances in the Grandes Pentes. The last observationson May 7th revealed that the flow had reached an altitude of around 1,200 m.

The slight inflation of the summit area seems to have stopped.

Source: OVPF.

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In Guatemala, fumarolic activity is observed on Pacaya in the Mackenney crater. Effusive activity continues with lava flows travelling as far as 2,300 meters on the southwest flank where the lava front has currently stabilized. Lava accumulates and forms promontories several metres high. Tremor episodes associated with the ascent of magma and the displacement of lava flows remain recorded.

Explosions of varying intensity, sometimes strong, are observed on Fuego, with 5 to 9 events per hour, with columns of ash which average 4500 and 4800 meters above sea level. Ashfall is reported in Morelia, Santa Sofía, Panimache and other municipalities in this region. As usual, some explosions generate rumblings and shock waves. Frequent rock avalanches travel down several ravines. The heavy rains may generate lahars. The population is asked to be vigilant.

Weak explosions are observed on the Caliente dome of Santiaguito, with ash columns reaching an altitude of 2800 metres. Ashfall is reported in several municipalities. Lava extrusion continues at the summit, with rockfalls and avalanches of material due to the instability of the crater. There is also a risk of pyroclastic flows and people are asked to avoid river beds and river banks near the slopes of the volcano, especially as the risk of lahars remains high during periods of heavy rains.

Source: INSIVUMEH. .

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The situation remains unchanged in Hawaii. Kilauea is erupting. Lava activity is confined to Halema’uma’u with lava erupting from a vent on the northwest side of the crater. The lava lake (or rather the lava accumulation) is currently 228 m deep and remains stagnant over its eastern half. SO2 emission rates have been measured at 200 tonnes per day.
Source: HVO.

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In its latest update of May 10th, 2021, the UWI SRC indicates that seismic activity at St Vincent’s La Soufrière has remained low since the explosion and ash emission of April 22nd.

In the last 24 hours, only a few long-period earthquakes have been recorded, and measurements of the SO2 flux at the volcano were carried out by boat off the west coast with the assistance of the coastguard. They revealed an average of 208 tons per day, The volcano continues to be in a state of unrest, and escalation in activity can still take place with little or no warning.

Residents are asked to be cautious when crossing river valleys due to the increased risk of lahars during periods of rainfall on the volcano.

La Soufriere is kept at alert level ORANGE.

Source: UWI.  .    .

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The situation remains unchanged in Kamchatka where the aviation colour code for Karymsky, Sheveluch and Ebeko is still Orange, while it is Yellow for Bezymianny. It is Green for the other volcanoes in the region.

Source: KVERT.

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This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm