Effets de la vague de chaleur de juin sur le Mont Rainier (Etats-Unis) // Effects of the June heatwave on Mt Rainier (United States)

La forte canicule qui a frappé le nord-ouest des Etats-Unis a posé des problèmes à la population qui n’est pas habituée à de telles températures. Les maisons ne sont pas équipées de climatisation et le seul système de refroidissement de la région est naturel, avec les glaciers sur les montagnes environnantes. Ainsi, 70 kilomètres carrés de glace et de neige recouvrent les flancs du Mont Rainier (4 392 m), stratovolcan actif de la Chaîne des Cascades. Chaque été, la fonte de la neige sur les montagnes de l’État de Washington est la bienvenue car elle apporte de l’eau, régule le débit des rivières, produire de l’électricité, irrigue les cultures et apporte de la nourriture à tout un écosystème.

Les 29 glaciers répertoriés sur le Mont Rainier ont perdu plus d’un tiers de leur surface et 45% de leur épaisseur depuis 1900. Lorsque l’on visite le Parc National avec quelques années d’intervalle et que l’on observe le glacier Nisqually, par exemple, on se rend compte de la vitesse à laquelle il fond.

Rien qu’en 2021, la neige sur la partie frontale des glaciers du Mt Rainier a fondu à raison de 15 à 18 centimètres par jour ; c’est le triple de la fonte normale à cette période de l’année. On enregistrait une épaisseur du manteau neigeux de 72 centimètres à la fin juin sur le site très populaire de Paradise, soit 50 centimètres de moins que la moyenne de 1917 à 2020.

Les glaciologues préviennent que les effets de la vague de chaleur de juin seront accentués si elle se répète plus tard cet été, lorsque les températures augmenteront. D’ici là, la couche de neige de début de saison qui aide à stabiliser la roche et la glace dans la partie supérieure de la montagne aura disparu. Cela signifie que l’on va assister à des plus en plus de coulées de débris qui vont emporter des matériaux accumulés au cours de siècles d’activité glaciaire ; il s’ensuivra une obstruction du lit des cours d’eau avec des sédiments et un effet sur les basses terres jusqu’à l’embouchure de la Puyallup River dans Commencement Bay à Tacoma.

La fonte des glaciers du Mont Rainier aura certainement des conséquences désastreuses. Tout le monde dans la région se souvient de l’inondation de 2006 qui a emporté les terrains de camping, fermé le parc pendant six mois et fermé définitivement la Carbon River Road aux voitures.

Quelques mois nous séparent de la saison des orages, et on a tendance a oublier les menace qu’a fait peser la vague de chaleur du mois de juin. Les randonneurs se réjouissent de la fonte précoce de la neige car elle accélère l’accès à des sentiers comme la Wonderland Trail. Cependant, pour tous ceux qui connaissent bien le Mont Rainier, la fonte précoce de la neige signifie aussi le gonflement des cours d’eau et le risque d’effondrement des ponts de neige.

Source : The News Tribune.

D’aucuns diront que la fonte des glaciers va entraîner une perte de masse à la surface de la montagne et est susceptible de favoriser l’ascension du magma sous ce volcan actif, mais cela reste à prouver.

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The severe heatwave that hit Northwest United States was a problem for the population that is not used to such temperatures. The houses are not equipped with air conditioning. The only cooling system is natural, with the glaciers in the region. Roughly 70 square kilometres of glacial ice and snow mass cover the flanks of Mount Rainier (4,392 m), an active stratovolcano of the Cascade Range. Seasonal snowmelt from the Washington State mountain ranges is needed to keep water cold, regulate stream flows, produce reliable electricity and irrigation, and nourishes a whole ecosystem.

Mt Rainier’s 29 official glaciers have lost more than one-third of their coverage and 45 percent of their thickness since 1900. When you visit Mount Rainier National Park every few years and look at the Nisqually Glacier, you realise how fast it is melting.

In 2021 alone, snow has been melting 15 to 18 centimetres a day at the terminus parts of Mount Rainier’s glaciers, triple its normal rate this time of year. The forecast at Paradise is a snowpack depth of 72 centimetres by the end of June; which is 50 centimetres less than the historic average from 1917 to 2020.

Glaciologists warn that the effects of the June heat wave will be more severe if it returns later this summer, when temperatures spike. By then, the early-season snow layer that helps fasten rocks and chunks of ice to the upper mountain will have vanished. The mountain is then more likely to release debris flows, disgorging material built up over centuries of glacial activity, clogging stream channels with sediment and reshaping the lowlands as far as where the Puyallup River meets Tacoma’s Commencement Bay.

The melting of Mt Rainier’s glaciers is sure to have disastrous consequences. Everybody in the region can remember the 2006 flood which washed out campgrounds, closed the park for six months and permanently closed the Carbon River Road to cars. With storm season months away, any threat to the mountain posed by this heat wave may seem remote. Hikers, climbers and other outdoor enthusiasts might welcome the early meltoff, since it speeds access to prime destinations like the Wonderland Trail. However, for all who work and play on Mount Rainier, warnings about high-water crossings and collapsing snowbridges are top of mind as June turns to July.

Source : The News Tribune.

Some will say that the melting of the glaciers will lead to mass loss at the surface of the mountain and may favour the ascent of magma beneath the active volcano, but this remains to be proved.

Le glacier Nisqually en 2002

Le glacier Nisqually en 2015

Chenal d’écoulement du glacier Nisqually

(Photos : C. Grandpey)

Conséquences inattendues de la canicule aux Etats Unis // Unexpected consequences of the heat wave in the U.S.

La vague de chaleur et la sécheresse qui sévissent dans l’ouest des États-Unis ont des conséquences à la fois pour les êtres humains et pour les animaux qui ont du mal à supporter les températures extrêmes.

En Californie, le propriétaire de la société Ramirez Rattlesnake Removal (NDLR : cette société intervient auprès des gens qui ont découvert des serpents sur leur propriété) a déclaré que « les serpents à sonnettes sont partout en ce moment, sous les porches, dans les plantes en pot et même sous les jouets des enfants » En raison de la très forte chaleur, les serpents n’hésitent pas à pénétrer dans les environnements urbains pour se protéger contre la hausse des températures et s’échapper d’un paysage où règne la sécheresse. La pénétration des villes dans des zones autrefois sauvages a forcément accru les interactions négatives entre les personnes, les animaux et les parasites.

Il n’y a pas que les serpents. Alors que les points d’eau commencent à s’assécher, d’autres animaux sauvages ont été aperçus à la recherche d’eau, de nourriture et d’ombre dans les banlieues de certaines villes. Les vétérinaires remarquent l’arrivée d’un nombre croissant de jeunes animaux abandonnés ou blessés dans leurs structures. Les observations d’animaux, en particulier d’ours qui s’aventurent à l’intérieur des zones urbaines, se multiplient. Un biologiste explique que la population d’ours a étendu son aire de répartition de sorte que les plantigrades apparaissent dans des zones qu’ils n’avaient jamais fréquentées auparavant.

Les petits animaux et les insectes se rapprochent également des zones habitées à la recherche d’eau, et certains sont susceptibles de causer des problèmes. Les oiseaux porteurs du virus du Nil occidental, qui peut causer une maladie neurologique mortelle et débilitante, sont de plus en plus présents dans les jardins des maisons. Comme tout est sec dans les campagnes, les oiseaux s’approchent des maisons dans l’espoir d’y trouver de l’eau et un refuge. En Californie, les services sanitaires ont déjà fait état auprès de la population d’une augmentation de l’activité virale et les scientifiques pensent que le risque de transmission du virus du Nil occidental augmentera avec le changement climatique, en particulier dans les zones côtières de la Californie.

Il est étonnant de constater que les moustiques, que la plupart des gens associent aux périodes humides plutôt qu’aux périodes sèches, prospèrent dans les villes pendant les périodes de sécheresse. Les structures artificielles comme les tuyaux et les bassins d’eau dormante sont des sites de prolifération de ces insectes. Les poissons et autres animaux qui y vivent meurent alors que les moustiques prolifèrent.

Des nuisibles moins dangereux peuvent également poser problème en période de sécheresse. C’est le cas des fourmis, des cafards et des rongeurs qui ont eux aussi besoin d’eau pour survivre. Les maisons sont généralement l’endroit où ils vont la trouver lorsqu’elle est absente à l’extérieur.

Source : The Guardian.

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The heat wave and the drought across western U.S. have consequences both for the humans and for the animals that find it difficult to put up with the extreme temperatures.

In California, the owner of Ramirez Rattlesnake Removal company says that “rattlesnakes are everywhere these days, on front porches, in potted plants, and under children’s play equipment.” Because of the heat, snakes are increasingly finding their way into urban environments in search of refuge from the rising temperatures and relief from the drying landscape. Urban development that creeps further into once-wild areas has also increased negative interactions between people, animals and pests.

But it is not only the snakes. As essential water sources start to run dry, other wild animals have also been spotted searching the suburbs for water, sustenance and reprieve from the intensifying conditions. Wildlife veterinarians have reported the numbers of abandoned babies or injured animals brought into their centers. Animal sightings, especially of bears who are venturing deeper into urban areas, are surging. A wildlife biologist explains that the bear population is expanding its range, so bears are showing up in areas where they had never seen before.

Smaller animals and insects are also coming closer in search of water, and some have the ability to cause a lot more damage. Song birds carrying the West Nile virus, which can cause a deadly and debilitating neurological disease, are increasingly showing up in back yards. Because there is limited water in the environment and everything is dry, the birds go looking for water and refuge. In California, public health officials have already warned residents of an increase in virus activity and scientists believe the threat of transmissions of West Nile will increase with climate change, especially in coastal areas of California.

Surprisingly, mosquitoes, which most people associate with wet times rather than dry, thrive in cities during times of drought when waters recede and grow still. Human-made structures like pipes and ponds are prime spots for stagnant water to become a breeding ground for the insects. Surprisingly, fish and other animals that live in these systems die and the mosquitoes proliferate.

Less perilous pests may also pose more problems during drought conditions. Ants, cockroaches and rodents and other visitors also need water to survive and human homes are typically where they go to find it when it is absent in outdoor environments.

Source : The Guardian.

Il existe de nombreux panneaux mettant en garde contre les serpents à sonnettes aux États-Unis. Il faut être très prudent lorsque l’on marche dans les zones désertiques. Je me souviens que dans les Badlands, les serpents se cachaient à l’ombre des caillebotis qui traversent le paysage aride. Prudence à tous les étages !

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There are many signs warning against rattlesnakes in the U.S. One needs to be very careful when walking in desert areas. I can remember that in the Badlands, the snakes used do hide in the shade of the duckboards that cross the arid landscape!

Floride : les Keys sous la menace de l’océan // Florida : the Keys under the threat of the ocean

Avec le réchauffement climatique, la hausse du niveau de la mer va devenir de plus en plus problématique dans de nombreuses régions du monde. Aux États-Unis, les côtes de la Floride risquent d’être submergées et les Keys pourraient disparaître à court terme.

J’ai visité les Keys il y a quelques années dans le but de visiter la maison d’Ernest Hemingway et voir la Royale, la machine à écrire qu’il utilisait pour écrire les romans que j’étudiais quand j’étais à l’université.

Longtemps célèbres pour la pêche qui s’y pratique, leurs récifs coralliens et les écrivains qui y résident, les Keys de Floride sont désormais confrontés à une réalité que personne n’aurait pu imaginer : ils risquent d’être submergés par la montée de l’océan et toutes les maisons ne pourront pas être sauvées.

Lors d’une réunion organisée début juin 2021, les responsables du comté de Monroe ont présenté un plan visant à surélever les rues et les routes des Keys pour les empêcher d’être inondées en permanence. Le problème, c’est qu’il n’y a pas l’argent nécessaire pour financer ce projet extrêmement coûteux. Si le financement n’est pas trouvé, les Keys deviendront l’un des premiers endroits aux États-Unis – et certainement pas le dernier – où les habitants devront se faire à l’idée que certaines zones devront être abandonnées à la mer et aux marées.

Au cours de la réunion, les autorités locales ont détaillé le plan de 1,8 milliard de dollars qui, au cours des 25 prochaines années, prévoit de surélever 240 kilomètres de routes, tout en installant un nouveau réseau d’égouts et de stations de pompage, ainsi que des îlots de végétation pour éviter que les rues ne soient envahies par l’eau de mer. La surélévation des chaussées est attendue avec impatience par les habitants dont les voitures sont corrodées par l’eau salée et qui doivent enfiler des bottes pour atteindre l’entrée de leurs propriétés.

Le budget du comté de Monroe ne sera pas suffisant pour financer le réaménagement de toutes les routes, ni pour racheter les maisons sinistrées. Les demandes formulées auprès des législateurs de l’État de Floride pour que soit perçue une nouvelle taxe pour couvrir ces coûts ont été rejetées. De plus, les dépenses vont s’accumuler quand il s’agira d’empêcher les infrastructures essentielles telles que les égouts et les sous-stations électriques, ainsi que les maisons particulières, d’être inondées en même temps que les routes.

Les représentants de la NOAA à la réunion ont expliqué que les Keys sont menacés par la montée des océans qui s’accélère avec la fonte rapide des calottes glaciaires du Groenland et de l’Antarctique. Ils ont insisté sur le fait que le réchauffement planétaire causé par l’homme entraînera une nouvelle élévation du niveau de la mer de 40 centimètres d’ici 2040.

Ce qui n’arrange rien dans les Keys, c’est que le calcaire poreux des îles permet à l’eau de mer de s’infiltrer encore plus facilement. Il suffit donc de marées hautes, même par beau temps, pour transformer les routes en étangs, sans oublier que le changement climatique provoque également les ouragans destructeurs qui s’abattent parfois sur l’archipel.

On sait depuis longtemps que les Keys de Floride sont parmi les endroits les plus exposés aux inondations en Amérique du Nord. Sans changement de stratégie, certaines zones deviendront accessibles uniquement par bateau.

Source : médias d’information américains.

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With global warming, sea level rise is going to become more and more acute is many parts of the world. In the U.S., Florida’s coasts are in danger of being submerged and the Keys might disappear in the short term.

I visited the Keys a few years ago with a single aim: I wanted to visit Ernest Hemingway’s house and see La Royale, the typewriter he used to write the novels I studied when I was in university..

Long famed for its spectacular fishing, its coral reefs and its literary residents, the Florida Keys is now confronted with a previously unthinkable reality: it faces being overwhelmed by the rising seas and not every home can be saved.

During a meeting organised in early June 2021, Monroe county officials agreed to push ahead with a plan to elevate streets throughout the Keys to keep them from perpetual flooding. The problem is that they do not have the money to do so. If the funding is not found, the Keys will become one of the first places in the US – and certainly not the last – to inform residents that certain areas will have to be surrendered to the oncoming tides.

During the meeting, local authorities gave details of a plan to spend 1.8 billion dollars over the next 25 years to raise 240 kilometres of roads in the Keys, deploying a mixture of new drains, pump stations and vegetation to prevent the streets becoming inundated with seawater. The heightened roadways are eagerly anticipated by residents who told the meeting of cars being ruined by the salt water and of donning boots to wade to front doors.

Monroe county’s budget will not cover the raising of all the roads, nor any mass buyout of homes, and an appeal to Florida state lawmakers to levy a new tax to cover these mounting costs has been rebuffed. Further costs will pile up as the county grapples with how – and who pays – to keep critical infrastructure such as sewers and power substations, as well as people’s homes, from being flooded along with the roads.

NOAA representatives at the meeting explained that the Keys are in jeopardy from rising seas that are accelerating upwards as the vast ice sheets of Greenland and Antarctica melt away. They also said that human-caused global heating means an extra 40 centimetres of sea level rise by 2040.

Compounding this problem, the islands’ porous limestone allows the rising seawater to bubble up from below, meaning it just takes high tides on sunny days to turn roads into ponds, while climate change is also spurring destructive hurricanes that can occasionally crunch into the archipelago.

It has been known for a long time that the Florida Keys are one of the most vulnerable places to flooding in North America. Without a change in strategy, parts of the Keys will become accessible only by boat.

Source: U.S. news media.

Photos : C. Grandpey

 

 

 

 

 

 

Volcans du monde // Volcans du monde

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

Cela fait plus de 3 mois que l‘éruption de Fagradalsfjall a commencé en Islande et personne ne sait comment elle va évoluer. Les volcanologues expliquent qu’ils ne savent pas si les fluctuations apparues ces derniers temps sont le signes du début d’une nouvelle phase d’activité.
Depuis la fin juin, le tremor éruptif montre de grandes variations, alternant les moments faibles avec des séquences fortes correspondant au retour de la lave qui bouillonne alors furieusement dans le cratère. Une scientifique islandaise a déclaré : « Il est difficile de prévoir si ce type d’activité va se poursuivre. La seule chose à faire est d’observer la situation.
Il y a quelques semaines, les volcanologues islandais parlaient de la naissance d’un nouveau volcan bouclier. A voir…

Au soir du 8 juillet 2021, le tremor éruptif maintenait un niveau bas. Le cratère était souvent dans le brouillard. Les rares éclaircies ne montraient pas de réapparition de la lave. Aucune coulée active n’était observée dans la vallée.

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De nouvelles crises éruptives – ou paroxysmes – ont été observées sur l’Etna (Sicile) les 2, 4 et 6 juillet 2021. Elles ont suivi le processus habituel : activité strombolienne dans le Cratère SE, évoluant ensuite en fontaines et débordements de lave d’environ 1 ou 2 km de longueur sur le versant SO du cratère.  


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La situation reste inchangée sur le Fuego (Guatemala) où l’on enregistre 10 à 13 explosions par heure avec des panaches de cendres qui monteent 4500-4700 mètres d’altitude, et des projections de matériaux incandescents projetés à 400 m au-dessus du sommet. Des retombées de cendres ont été signalées dans plusieurs localités sous le vent. Des ondes de choc secouent quotidiennement les bâtiments autour du volcan. Des avalanches de blocs sont toujours observées dans plusieurs ravines où elles atteignent souvent des zones de végétation.
Source : INSIVUMEH.

Fuego & Acatenango (Photo : V. Grandpey)

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Le Taal (Philippines) reste très actif avec deux nouvelles explosions ces derniers jours ; elles ont généré des panaches de gaz et de vapeur jusqu’à 2,5 km de haut au-dessus du Main Crater. Les émissions de SO2 sont très élevées et ont atteint plus de 22,000 tonnes par jour le 4 juillet 2021.

Une sismicité significative accompagne les émissions gazeuses, ce qui pourrait annoncer une activité éruptive semblable à celle du 1er juillet.
Le niveau d’alerte est maintenu à 3, ce qui signifie qu’une extrusion magmatique pourrait déclencher une « éruption explosive ». Le PHIVOLCS rappelle au public que l’ensemble de Volcano Island est une zone de danger permanent et que l’entrée dans l’île ainsi que dans les barangays d’Agoncillo et de Laurel doit être interdite en raison des risques de coulées pyroclastiques et de tsunami si des éruptions se produisent.
Source : PHIVOLCS.

Source : PHIVOLCS

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35 explosions were recorded at Suwanosejima’s Ontake Crater between June 28th and July 5th,, 2021. They produced plumes that rose as high as 2 km above the crater. Large volcanic bombs were ejected 400 m from the crater and incandescence was visible at night. . The Alert Level remains at 3 and the public is asked to stay 2 km away from the crater.

Source : JMA.

Source : Wikipedia

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La couleur de l’alerte aérienne reste inchangée pour les volcans du Kamtchatka où la couleur de l’alerte aérienne reste à l’Orange pour le Sheveluch, le Karymsky et l’Ebeko.

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Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world :

In Iceland, the Fagradalsfjall eruption has been going on for more than three months and nobody knows what will happen next. Local volcanologists say they don’t know whether the current fluctuating activity indicates the start of a new eruptive phase.
Since late June, volcanic tremors at the site have subsided for hours at a time before starting up again, with lava in the crater bubbling up again. One of them said :  “It is difficult to predict whether this phase has come to stay. We just have to keep an eye on it.”
A few weeks ago, Icelandic volcanologists thought the eruption might be the building of a new shield volcano. Only the future will say…

In the evening of July 8th, 2021, the eruptive tremor was still showing low values. The crater was often hidden by the fog but no lava could be seen when the weather cleared up. There was no active lava in the valley.

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Eight new eruptive crises – or paroxysms – were observed at Mt Etna (Sicily) on July 2nd, 4th and 6th, 2021. They follow the usual process: Strombolian activity in the SE Crater, then evolving into lava fountains and overflows over about 1-2 km on the SW flank of the crater. It should be noted that the paroxysms are getting more and more frequent. The situation deserves to be monitored carefully.

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The situation remains unchanged at Fuego (Guatemala) where 10-13 explosions are recorded each hour with ash plumes rising about 4,500-4,700 m a.s.l. and ejection of incandescent material 400 m above the summit. Ashfall has been reported in several downwind municipalities. Daily shock waves rattle buildings in towns around the volcano. Block avalanches are still travelling down several drainages, often reaching vegetated areas.
Source : INSIVUMEH.

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Taal (Philippines) remains very active with two more explosions in recent days that spewed gas and steam plumes 2.5 km high above the Main Crater. SO2 emissions are very high, reaching more than 22,000 tons per day on July 4th, 2021.

Significant seismicity accompanies the gaz emissions, which might indicate that an eruption similar to the July 1st event might occur.
The alert level is kept at 3, meaning magma extruding from the volcano’s main crater could trigger an “explosive eruption.”
PHIVOLCS reminds the public that the entire Taal Volcano Island is a permanent danger zone, and entry into the island as well as into the high-risk barangays of Agoncillo and Laurel must be prohibited due to the hazards of pyroclastic density currents and volcanic tsunami should strong eruptions occur.
Source: PHIVOLCS.

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35 explosions were recorded at Suwanosejima’s Ontake Crater between June 28th and July 5th,, 2021. They produced plumes that rose as high as 2 km above the crater. Large volcanic bombs were ejected 400 m from the crater and incandescence was visible at night. . The Alert Level remains at 3 and the public is asked to stay 2 km away from the crater.

Source : JMA.

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The aviation colour codes remain unchanged for Kamchatka volcanoes where the aviation colour codes of Sheveluch, Karymsky and Ebeko volcanoes remain Orange.

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This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm