Inflation islandaise // Icelandic inflation

Le Met Office islandais indique que l’inflation se poursuit sur la péninsule de Reykjanes. Les scientifiques continuent également à surveiller étroitement l’inflation dans d’autres parties du pays, notamment dans les régions de l’Askja et du Grímsvön.
Sur la péninsule de Reykjanes, une inflation avait été enregistrée avant l’éruption du 19 mars au 18 septembre 2021, ainsi que dans les mois qui ont suivi, au cours de la fin de l’année 2021. L’inflation a repris récemment. Elle est centrée dans la zone du Fagradalsfjall, mais il est difficile de le localiser précisément. Les scientifiques pensent, malgré tout, que le magma s’accumule à une profondeur d’environ 12 à 16 km.

Suite à l’accumulation de neige, la connexion a été perdue avec la plupart des stations de mesure que le Met Office avait installées sur l’Askja. Pourtant, des signaux sont toujours émis par une station située sur un versant du volcan. Ils montrent que l’inflation observée précédemment n’a pas ralenti. D’autres relevés seront nécessaires pour confirmer ce processus d’inflation qui est probablement causé par l’accumulation de magma à une profondeur d’environ 3 km. Aucune prévision ne peut être faite sur le risque d’une éventuelle éruption.

Même si la couleur de l’alerte aérienne pour le Grímsvötn est revenue au Vert, les géologues du Met Office expliquent qu’une éruption peut avoir lieu à tout moment. Ils enregistrent toujours une inflation et une hausse de l’activité sismique. Une éruption du Grímsvötn se produit généralement très vite, suite à une augmentation de l’activité volcanique et de l’activité sismique. Elle est généralement détectée par les instruments peu de temps avant que le magma n’atteigne la surface,.
Source : Icelandic Met Office, Iceland Review.

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The Icelandic Met Office indicates that inflation continues on the Reykjanes peninsula. Scientists keep monitoring inflation closely in other parts of the country as well, including in the Askja, and Grímsvön areas.

On the Reykjanes peninsula, land inflated prior to the March 19th -September 18th, 2021 eruption and in its wake until a new magma intrusion occurred before the end of the year. Since then, inflation has resumed. It is centere in the area under Fagradalsfjall, but it is difficult to locate precisely. However, it is likely that magma is accumulating at a depth of approximately 12-16 km.

Because of the amount of snow, connection has been lost to most monitoring devices of the Icelandic Met Office located on Askja volcano. Still, signals are still being received from one station located in the slope of the volcano, showing signs of inflation, which does not appear to be slowing down. More stations should be needed to confirm the inflation process which is probably caused by magma accumulating at a depth of about 3 km. No prediction can be made about the risk of a possible eruption.

Even though the aviation color code for Grímsvötn is back to Green, Met Office geologists warn that an eruption can take place anytime. They are still noting inflation, and seismic activity is increasing. An eruption in Grímsvötn usually occurs at short notice, following increased volcanic unrest and seismic activity. It is usually detected before magma reaches the surface, but only a few hours in advance.

Source: Icelandic Met Office, Iceland Review.

Vue de la caldeira de l’Askja avec l’Oskjuvatn et le Viti (Photo: C. Grandpey)

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

Alors que l’Etna s’est bien calmé depuis la crise éruptive du 10 février 2022, le Stromboli (Sicile) montre son habituelle activité strombolienne. Lorsque j’ai observé les images de l’excellente webcam Skyline le 13 février au soir, cette activité se concentrait essentiellement dans la partie nord de la terrasse cratèrique qui émettait de l’incandescence par impulsions. On avait l’impression de voir battre le coeur du volcan. De temps à autre, une explosion strombolienne animait la partie centrale de la terrasse. Autrement dit, le volcan présentait une activité normale, mais qui justifie les mesures de sécurité et les restrictions d’accès au sommet. Le Stromboli n’est pas suffisamment stable pour séjourner sur le Pizzo et mettre en péril la vie des touristes.

Capture d’écran de la webcam Skyline le 13 février 2022

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Aux Philippines, le PHIVOLCS indique que le Taal continue à montrer des signes d’activité, avec des épisodes de tremor correspondant à la circulation de fluides volcaniques haute température dans le lac de cratère. Des panaches de gaz et de vapeur s’élèvent jusqu’à 3 km au-dessus du lac. Les émissions de SO2 restent élevées et atteignent en moyenne 8 686 à 10 270 tonnes/jour. Une brève éruption phréatomagmatique le 10 février 2022 a généré un panache qui s’est élevé à 300 m au-dessus du lac. Le niveau d’alerte volcanique reste à 2 (sur une échelle de 0 à 5).

Le PHIVOLCS a publié un bulletin spécial pour le Kanlaon le 9 février 2022, indiquant une activité sismique sur la partie inférieure du flanc nord-ouest. Les données de déformation du sol révèlent une légère inflation du milieu et de la partie supérieure des flancs du volcan depuis la mi-octobre 2021. Le niveau d’alerte reste à 1 (sur une échelle de 0 à 5). Le PHIVOLCS demande au public de rester en dehors des 4 km de la zone de danger permanent.

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Dans un bulletin spécial, l’INSIVUMEH a indiqué qu’une période d’activité effusive avait commencé sur le Fuego (Guatemala) le 9 février 2022, avec des coulées de lave dans la ravine Ceniza sur le flanc SSO. On enregistrait 2 à 9 explosions par heure à la mi-février, avec des panaches de cendres qui s’élevaient jusqu’à 1,1 km au-dessus du cratère. Comme d’habitude, des retombées étaient observées dans les zones sous le vent. Des ondes de choc secouent périodiquement les structures dans les localités autour du volcan. L’activité effusive s’est intensifiée le 14 février avec des émissions de lave pouvant durer des minutes ou des heures. Les explosions stromboliennes ont également augmenté en fréquence et en intensité. De nuit, l’incandescence était visible au niveau du cratère. Les coulées de lave ont parcouru jusqu’à 200 m dans la ravine Ceniza, avec des avalanches de blocs se détachant du front de coulée.

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L’éruption du Wolf (Galapagos) se poursuit, avec des coulées de lave actives qui avancent sur le flanc SE.
Source : Instituto Geofisico.

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La situation est stable au Kamtchatka (Russie). La couleur de l’alerte aérienne reste Orange pourle Karymsky et le Sheveluch. Elle est maintenue au Jaune pour le Bezymianny.
Source : KVERT.

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Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world :

While Mt Etna has calmed down since the eruptive crisis of February 10th, 2022, Stromboli (Sicily) is showing its usual Strombolian activity. When I observed the images from the excellent Skyline webcam on the evening of February 13th, this activity was mainly concentrated in the northern part of the crater terrace which emitted incandescence in pulses. I had the impression of seeing the heart of the volcano beating. From time to time, a Strombolian explosion occurred in the central part of the terrace. In short, the volcano presented a normal activity, but which justifies the security measures and the access restrictions to the summit. Stromboli is not stable enough to stay on the Pizzo and endanger tourists’ lives.

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In the Philippines, PHIVOLCS indicates that unrest at Taal continues, with persistent low-level tremor, hot volcanic fluids circulating in the crater lake, and daily gas-and-steam plumes that rise as high as 3 km above the lake. SO2 emissions are still elevated, averaging 8,686-10,270 tonnes/day. One short-lived phreatomagmatic eruption on February 10th, 2022 February produced a plume that rose 300 m above the lake. The volcano alert level remains at a 2 (on a scale of 0-5).

PHIVOLCS issued a special notice for Kanlaon on February 9th, 2022, noting localized earthquake activity on the lower NW flank. Ground deformation data indicated slight inflation of the middle and upper flanks of the volcano since mid-October 2021. The alert level remains at 1 (on a scale of 0-5) and PHIVOLCS reminds the public to remain outside of the 4-km-radius Permanent Danger Zone.

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In a special bulletin, INSIVUMEH reported that an effusive period at Fuego (Guatemala) began on February 9th, 2022, producing lava flows than descended the Ceniza drainage on the SSW flank. There were 2-9 explosions per hour recorded by mid-February, generating ash plumes that rose as high as 1.1 km above the crater rim. They caused ashfall in downwind areas. Periodic shock waves still rattle structures in communities around the volcano. The effusive activity intensified by February 14th with periods of elevated activity lasting minutes to hours. Strombolian explosions increased in frequency and intensity, gas emissions increased, and incandescence from the crater was visible at night. Lava flows traveled as far as 200 m down the Ceniza drainage and produced block avalanches from the flow front.

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The eruption at Wolf (Galapagos) continues, with active and advancing lava flows on the SE flank.

Source: Instituto Geofisico.

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The situation is stable in Kamchatka (Russia). The aviation color code for Karymsky and Sheveluch remains Orange. It is kept at Yellow for Bezymianny.
Source: KVERT.

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This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

Les ondes sonores de l’éruption aux Tonga // The sonic waves of the Tonga eruption

L’explosion du volcan sous-marin Hunga Tonga-Hunga-Ha’apai le 15 janvier 2022 dans l’archipel des Tonga a été « entendue » dans le monde entier. Selon un communiqué de presse de l’Université d’Hawaï, l’éruption a déclenché une onde sonore qui s’est répercutée dans l’atmosphère terrestre et a été enregistrée dans le monde entier par des stations de surveillance… et des smartphones.
L’éruption dévastatrice a produit l’onde de choc la plus puissante depuis l’éruption du Krakatau (Indonésie) en 1883. Les systèmes de surveillance de l’Université d’Hawaii qui épient en permanence les infrasons – sons inaudibles produits par des événements naturels extrêmes, tels que des éruptions volcaniques, des impacts d’astéroïdes et des explosions intenses – ont enregistré l’éruption des Tonga sur des capteurs d’infrasons et de pression conventionnels, ainsi qu’avec un réseau de capteurs de smartphones, ce qui montre que les smartphones peuvent enregistrer de puissantes explosions à des milliers de kilomètres.
Jusqu’à l’éruption aux Tonga, l’explosion du météore de Tcheliabinsk en 2013 au-dessus de la Russie était la plus puissante explosion atmosphérique enregistrée depuis le début de l’ère numérique. On compare généralement l’intensité des impacts de météores et des éruptions volcaniques à l’énergie équivalente d’une explosion de TNT. Avec une énergie estimée à 500 kilotonnes de TNT, l’onde de choc du météore russe avait été enregistrée par des systèmes de surveillance géophysique conventionnels sur toute la Terre.
En 2014, le département d’État américain a encouragé le développement de l’application RedVox Recorder pour smartphones dont le but était de détecter les infrasons des explosions atmosphériques. Plus récemment, dans le cadre des objectifs de non-prolifération nucléaire, le financement des recherches par la National Nuclear Security Administration, sous l’égide du Département de l’Énergie, a permis de développer une technologie adaptée aux smartphones et d’augmenter les capacités de mesure de diverses signatures sonores et vibratoires près de la surface de la Terre, ainsi que dans la haute atmosphère et l’océan.
Des équipes d’ingénieurs et de programmeurs ont contribué à faire mûrir la technologie et à la rendre accessible au public. L’application gratuite RedVox Infrasound Recorder est disponible pour les appareils Apple et Android et fonctionne sur la plupart des smartphones modernes.
À partir de calculs basés sur les données de pression collectées via l’application et les capteurs conventionnels, on peut estimer que l’explosion des Tonga était plus importante que celle de Tsar Bomba, qui, avec 50 mégatonnes, était l’arme nucléaire la plus puissante jamais testée. L’explosion des Tonga est probablement proche de l’explosion du Krakatau en 1883, estimée à 200 mégatonnes.
Source : médias d’information hawaïens.

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The explosion of the Hunga Tonga-Hunga-Haʻapai submarine volcano on January 15th, 2022 in theTonga archipelago was “heard” around the globe. According to a University of Hawaiʻi press release, the eruption released a blast “sound” wave that reverberated through Earth’s atmosphere and was recorded around the world by monitoring stations…and smartphones.

The devastating eruption produced the most powerful air blast since the 1883 eruption of Krakatoa in Indonesia. Monitoring systems at UH-Mānoa that continuously listen for infrasound – deep, inaudible atmospheric sound produced by extreme natural events, such as volcanoes, asteroid impacts and intense explosions – recorded the Tonga eruption on traditional infrasound and pressure sensors, as well as with a network of smartphone sensors, showing that smartphones can record large blasts from thousands of kilometers away.

Until the event in Tonga, the 2013 Chelyabinsk meteor over Russia was the largest atmospheric blast recorded in the digital era. The blast intensity of meteor impacts and volcanic eruptions is commonly reported relative to the energy from an equivalent TNT explosion. At an estimated yield of 500 kilotons of TNT, the Russian meteor blast wave was recorded by conventional geophysical monitoring systems all over Earth.

In 2014, the U.S. State Department supported the development of the RedVox Recorder smartphone application to detect infrasound from atmospheric blasts. More recently, in support of the nation’s nuclear nonproliferation goals, research funding from the U.S. Department of Energy’s National Nuclear Security Administration allowed the expansion of the smartphone technology and the increase of capabilities to measure diverse sound and vibration signatures near Earth’s surface, as well as in the upper atmosphere and the ocean.

Teams of engineers and programmers have contributed to mature the technology and make it available to the public. The free RedVox Infrasound Recorder app is available for Apple and Android devices and runs on most modern smartphones.

From calculations based on pressure data collected via the app and traditional sensors, one can estimate the Tonga blast was larger than Tsar Bomba’s, which at 50 megatons was the most powerful nuclear weapon ever tested. It is likely to be closer to the 1883 Krakatoa blast, which weighed in at 200 megatons.

Source: Hawaiian news media.

L’Infrasound Laboratory de l’Université d’Hawaii a réalisé une capture du signal de l’éruption des Tonga sur les smartphones via l’application RedVox. (Source: Université d’Hawaii).

Accélération de la végétation en Antarctique // Vegetation is accelerating in Antarctica

Parallèlement à l’effondrement des plates-formes glaciaires en Antarctique occidental, d’autres facteurs montrent à quel point le changement climatique affecte rapidement ce continent. Une nouvelle étude publiée dans la revue Current Biology nous apprend que deux plantes à fleurs sont en train de se multiplier rapidement en Antarctique avec les étés plus chauds provoqués par le changement climatique..
Jusqu’à présent, la plupart des scientifiques pensaient que l’Antarctique présentait une sorte d’inertie face aux impacts du changement climatique, mais les analyses des chercheurs montrent que le continent se modifie rapidement, en raison de l’accélération de la tendance au réchauffement.
Comme l’environnement antarctique est très froid, très venteux et très sec, très peu de plantes peuvent y pousser et seulement deux, Deschampsia antarctica ou canche antarctique et Colobanthus quitensis ou sagine antarctique, peuvent fleurir. L’étude a examiné la densité de ces deux plantes sur l’île Signy, qui fait partie des îles Orcades du Sud. Elle a révélé que la croissance de la Descampia a élé multipliée par 10 entre 2009 et 2019 par rapport à la période de 1960 à 2009, tandis que la croissance de la Colobanthus a élé multipliée par 5.
D’autres facteurs sont susceptibles d’influencer la croissance des plantes. Par exemple, les otaries à fourrure qui les piétinent sont moins nombreuses dans la région depuis quelques années. Pour les auteurs de l’étude, le réchauffement climatique est la principale raison pour laquelle l’écosystème a changé si rapidement.
En constatant que la croissance des plantes non seulement augmente mais s’accélère également, les chercheurs pensent qu’on assiste probablement à « un changement radical, voire le point de basculement » tant redouté par les scientifiques.
Il est probable que les plantes à fleurs finiront par supplanter les mousses et les lichens qui constituent la majeure partie de la végétation de l’écosystème antarctique. Un autre risque est que les conditions plus tempérées de la région laissent la porte ouverte à des espèces invasives inconnues jusqu’alors en Antarctique.
Source : Yahoo News, Business Insider.

Vous pourrez lire l’étude complète à cette adresse :

https://www.cell.com/action/showPdf?pii=S0960-9822%2822%2900136-1

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Together with the collapse of West Antarctica ice-shelves, other factors show how fas climate change is affecting the Antarctic continent. A new study published in the journal Current Biology informs us that two flowering plants have been multiplying rapidly in Antarctica as the climate crisis has warmed the summers..

Until now, most scientists thought that Antarctica could exhibit a sort of inertia to climate change impacts, but the researchers’ analyses show that now Antarctica is responding fast, due to the increase of the warming trend.

Because it is also the coldest, windiest, and driest environment, very few plants can grow in Antarctica and only two, Deschampsia antarctica and Colobanthus quitensis, can flower. The study looked at the density of these two plants on Signy Island, part of the South Orkney Islands of Antarctica. It found Descampia’s growth accelerated tenfold between 2009 and 2019 compared to the time period between 1960 to 2009, while Colobanthus grew five times quicker.

Other factors could be influencing the plant growth. For instance, fur seals, who trample the plants, have been less common in the area in recent years. However, for the authors of the study, climate warming is the main reason the ecosystem has changed so rapidly.

As the plant growth is not only increasing but also accelerating, the researchers think they are starting to see what is almost like « a step change or a tipping point. »

It is now likely that the flowering plants will eventually out-compete mosses and lichens that make up most of the vegetation in the Antarctic ecosystem. The more temperate conditions in the area could also leave the door open to non-native invasive species.

Source: Yahoo News, Business Insider.

You can read the comprehensive study at this address:

https://www.cell.com/action/showPdf?pii=S0960-9822%2822%2900136-1

Deschampsia antarctica et Colobanthus quitensis (Source: Wikipedia)