Réchauffement climatique et glacières dans l’Arctique // Global warming and ice caves in the Arctic

Dans le nord de l’Alaska, dans le district de North Slope, la population n’utilise pas de congélateurs électriques pour conserver la nourriture ; La nature fait le travail avec des glacières creusées dans le sol gelé en permanence. Le problème est qu’avec le réchauffement climatique le permafrost dégèle; le plafond des glacières s’affaisse et menace parfois de s’effondrer.
Lorsque les glacières sont inondées, les dégâts vont bien au-delà des aliments qui y sont stockés. Les pratiques traditionnelles de conservation et de cuisson se trouvent bouleversées, ce qui a un impact sur la sécurité alimentaire des habitants. Au final, c’est leur culture dans son ensemble qui est affectée.
Aujourd’hui, avec la hausse des températures, le gouvernement régional s’efforce de préserver les glacières en équipant certaines de thermosiphons – des tuyaux remplis d’un fluide de refroidissement – pour les maintenir à très basse températures.
L’Anchorage Daily News donne l’exemple d’une famille de chasseurs de baleines à Utqiaġvik qui a été confrontée au problème au printemps 2015. Une belle baleine avait été capturée; la viande a été découpée pour être stockée dans une glacière. Mais cette année-là, la viande n’a pas complètement gelé et le sang s’est échappé, ce qui l’a desséchée.
En plus d’affecter la qualité et le goût des aliments, la disparition des glacières a un effet négatif sur les pratiques locales. Traditionnellement, les chasseurs de baleines vident et nettoient leurs glacières et y introduisent de la neige fraîche avant de commencer la saison de chasse. Aujourd’hui, avec le réchauffement climatique, ils ouvrent leurs glacières, et ne peuvent que constater qu’elles sont pleines d’eau.
Un autre problème apparaît lorsqu’il pleut beaucoup; l’eau de pluie imbibe la toundra et le toit de la glacière peut s’affaisser ou même s’effondrer sous le poids du sol.
Plusieurs études montrent dans quelle mesure les glacières des communautés arctiques sont affectées par le réchauffement climatique, ainsi que par les conditions du sol et le développement urbain. En Alaska, les glacières sont surtout utilisées le long de la côte arctique où les communautés cherchent des alternatives aux glacières traditionnelles. Certains ménages utilisent des congélateurs achetés dans le commerce. Ils sont certes efficaces mais ils affectent le goût et la qualité des aliments. De plus, les coupures de courant, fréquentes dans les villages, rendent cette méthode de stockage peu fiable. On est donc à la recherche d’idées novatrices pour préserver les glacières traditionnelles.
Les thermosiphons sont des dispositifs de réfrigération peu coûteux et nécessitant peu d’entretien. Les tuyaux sont remplis d’un fluide qui déplace la chaleur du bas vers le haut. Les thermosiphons fonctionnent mieux en hiver lorsqu’il fait plus froid dehors que sous terre. La technologie a déjà été utilisée à North Slope, par exemple, pour refroidir les puits de pétrole. Une étude de 2011 a examiné la possibilité d’utiliser les thermosiphons pour les glacières, avec des résultats prometteurs. Ainsi, en 2017, les habitants de Kaktovik ont ​​construit une glacière communautaire, utilisable par l’ensemble de la population. Elle s’appuyait sur des conceptions traditionnelles et utilisant la technologie du thermosiphon.
Désormais, les autorités locales souhaitent sauver une partie des glacières existantes en installant des thermosiphons sous le périmètre des glacières susceptibles d’être rénovées. Il faudra toutefois s’assurer qu’elles sont accessibles aux équipements de forage en hiver.
Il est important d’être précautionneux pour installer des thermosiphons dans les glacières existantes. Si les sites tests prouvent que le concept est performant, des fonds seront alloués pour étendre la technologie à davantage de glacières. Les responsables du programme espèrent également créer une base de données pour voir comment les glacières se comportent dans la région.
Ce projet, ainsi que d’autres idées novatrices pour moderniser les glacières à l’aide de nouvelles technologies, montre la capacité des communautés autochtones à s’adapter à de nouvelles conditions de vie.
Source : Anchorage Daily News.

L’impact du réchauffement climatique sur les glacières en Alaska rappelle ce qui est arrivé à la Réserve Mondiale de Semences au Svalbard (Norvège) J’ai écrit une note sur ce sujet le 5 mars 2018 :
https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2018/03/05/le-rechauffement-climatique-menace-la-reserve-mondiale-de-semences-du-svalbard-climate-change-threatens-the-svalbard-global-seed- sauter/

Avec la hausse globale des températures, la Réserve a eu chaud, trop chaud. Conçue pour résister à une chute d’avion ou à un missile nucléaire, elle a dû être rénovée après s’être retrouvée les pieds dans l’eau. En 2016, une poussée du mercure a bouleversé l’environnement autour de l’ancienne mine de charbon en faisant fondre le pergélisol. Or ce sol, normalement gelé en permanence, est censé contribuer à maintenir à la température idéale de -18°C à l’intérieur de la chambre forte. Des travaux coûteux ont été engagés pour y remédier, jusqu’à quand?

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In northern Alaska, in the North Slope district, they don’t use electric freezers to keep their food; Nature does the job with ice cellars dug in the permafrost. The problem is that with global warming the permafrost is thawing, the roofs of the ice cellars sometimes cave in and threaten to collapse.

When traditional ice cellars are flooded, the damage extends beyond the stored food. Traditional practices for preservation and cooking are disrupted. It affects people’s food security, In short, it affects their culture as a whole.

Today, with rising temperatures, the regional tribal government, is working to preserve ice cellars by outfitting some with thermosyphon technology – a passive pipe filled with a cooling fluid – to keep them frozen.

The Anchorage Daily News gives the example of a whaling family in Utqiaġvik who was confronted with the problem in spring 2015. They landed a nice whale and they cut up the meat to store it in an ice cellar. But that year, the meat did not completely freeze, and the blood ran out from it, making the meat dry.

Besides affecting the quality and taste of food, disappearing ice cellars hurt local practices. Traditionally, whaling captains empty and clean their ice cellars and put fresh snow in them before starting the whaling season. Today, with global warming, they open their ice cellar, and it is full of water.

Another problem is that when it rains a lot, the rainwater soaks the tundra and the roof of the ice cellar may cave in or even collapse.

Multiple studies have registered how ice cellars in Arctic communities are affected by a warming climate, as well as soil conditions and urban development. In Alaska, ice cellars have mostly been used along the Arctic coast. In that region, communities have been looking for alternatives to traditional ice cellars. Some households switched to using man-made freezers, which can be effective but they affect the taste and the quality of the food. Additionally, power outages, frequent in the villages, can make this storage method unreliable. So the search is on for creative ideas to preserve traditional ice cellars.

Thermosyphons are pipe-like refrigeration devices. Low-cost and low-maintenance, the pipes are filled with fluid that moves heat from down below up to the top. Thermosyphons work best in winter when it is colder outside than it is below ground. The technology has been used on the North Slope before, for example, to keep oil wells cold. A 2011 study examined ways to use the technology in ice cellars, and the results seemed promising. So in 2017, Kaktovik residents built an ice cellar for the whole community to share, based on traditional designs and using thermosyphon technology.

Now, local authorities want to save some of the existing ice cellars, installing thermosyphon pipes under the perimeter of the ice cellars that can be renovated. They will have to make sure the cellars accessible for the heavy equipment drill in winter.

It is important to implement the technology in an existing cellar carefully. If the test sites prove the concept is effective, additional funding will be provided to expand the technology to more ice cellars. The program managers also hope to start an ice cellar database to see how ice cellars are changing across the region.

This project, as well as other innovative ideas to modernize cellars using new technology, is another example of the ability of Indigenous communities to persevere and adapt to new living conditions.

Source: Anchorage Daily News.

The impact of global warming on ice cellars in Alaska can be compared with what happened to the Global Seed Vault in Svalbard. I wrote a post on this topic on March 5th, 2018 :

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2018/03/05/le-rechauffement-climatique-menace-la-reserve-mondiale-de-semences-du-svalbard-climate-change-threatens-the-svalbard-global-seed-vault/

With the global rise in temperatures, the place is hot, too hot. Designed to withstand a plane crash or a nuclear missile, it had to be renovated after being in the water. Indeed, in 2016, a sudden increase in temperatures disrupted the environment around the old coal mine by melting the permafrost. The ground, normally frozen permanently, is supposed to help maintain the ideal temperature of -18°C inside the Vault.

Au Svalbard, la Réserve Mondiale de Semernces est une glacière abritant plus d’un million d’espèces de graines. Elle est, elle aussi, victime du réchaufement climatique   (Crédit photo: Wikipedia)

La Palma (Iles Canaries) après l’éruption // La Palma (Canary Islands) after the eruption

L’éruption de la Cumbre Vieja, qui a duré 83 jours entre le 19 septembre et le 13 décembre 2021, est l’activité volcanique la plus longue et la plus destructrice jamais observée à La Palma, l’une des huit îles de l’archipel des Canaries.
Aujourd’hui, le volcan a cessé toute activité, mais les effets de l’éruption sont toujours très présents et le seront probablement pendant les années à venir. Dans sa progression vers la mer, la lave a détruit plus de 3 000 maisons et bâtiments, ainsi que Todoque, une ville d’environ 1 300 habitants avant l’éruption. Elle a aussi coupé un important axe de circulation sur l’île et édifié un nouveau delta. La lave est un excellent isolant et gardera sa chaleur pendant les années à venir, ce qui rendra difficile la remise en état des zones qu’elle a recouvert.
La source de l’éruption est une nouvelle bouche qui s’est ouverte sur le volcan Cumbre Vieja. Il a été décidé de lui donner un nom. Plusieurs options ont été envisagées, et en 2022, on a procédé à un vote. En juillet 2022, le nom du gagnant a été annoncé : Volcán de Tajogaite, d’après le nom Guanche de Montaña Rajada, la montagne fissurée.

L’éruption a bouleversé la vie de nombreux habitants de La Palma. Un groupe de victimes de l’éruption a indiqué que quelque 250 personnes vivent toujours dans des hôtels, tandis que 150 autres séjournent chez des amis et des parents. Selon les autorités régionales, seules cinq des 121 maisons préfabriquées achetées par le gouvernement ont été mises en place pour les personnes laissées sans abri par le volcan.
Une association de personnes victimes de l’éruption se plaint des lenteurs administratives et décrit la politique des autorités avec ces mots : « Vouloir oublier, rester silencieuses et être complaisantes. »
Jusqu’à présent, le gouvernement a alloué plus de 500 millions d’euros à la reconstruction, au nettoyage et à l’aide aux personnes qui ont perdu leur emploi. Selon les estimations du gouvernement des Canaries, le total des dégâts s’élève à 843 millions d’euros.
Dans les régions de Puerto Nao et de La Bombilla, les gaz volcaniques sont encore présents et ne permettent pas l’accès du public. Un an après la destruction causée par la lave, plus de 1100 personnes sont toujours en grande difficulté.

A côté de ce côté sombre, l’éruption a eu un impact positif sur La Palma. Elle a certes été un coup dur pour l’économie de l’île, mais la planète entière a entendu parler de La Palma et a réalisé qu’il s’agissait de l’une des îles Canaries, au large de la côte nord-ouest de l’Afrique.
Depuis l’éruption de la Cumbre Vieja, l’attrait de La Palma est en plein essor. L’île est normalement l’une des moins visitées des Canaries, mais en août 2022 le taux d’occupation des hôtels a atteint 90,9 %, bien au-dessus des attentes. Les touristes en provenance du reste de l’Espagne ont constitué l’essentiel des séjours.
Alors que les images diffusées pendant les 83 jours de l’éruption se concentraient sur la destruction causée par le volcan, les reportages ont également mis en évidence les charmes de la petite île, ce qui a incité de nombreuses personnes à se rendre à La Palma.
Surnommée « La Isla Bonita » ou « La belle île », La Palma est une réserve de biosphère reconnue par l’UNESCO, avec des forêts verdoyantes, des pics rocheux et des zones désertiques. Depuis l’éruption, le nombre de navires de croisière faisant escale sur l’île a augmenté, ainsi que le nombre de vols directs depuis l’Espagne continentale et ailleurs en Europe. Ryanair a ouvert sa première base à La Palma en mars 2022 et propose plusieurs vols directs par semaine vers trois villes espagnoles ainsi que vers Milan.
Tout va bien pour les voyagistes qui proposent des excursions d’une journée en ferry depuis Tenerife, l’île la plus grande et la plus visitée des Canaries. Selon une agence de voyage, « les gens veulent se rapprocher le plus possible du lieu de l’éruption. »
Le gouvernement considère désormais le tourisme comme la clé de la reprise économique de l’île. Il a beaucoup dépensé pour promouvoir les voyages à La Palma et a distribué 20 000 bons de voyage d’une valeur de 250 euros aux résidents espagnols, et qui peuvent être utilisés dans les hôtels et restaurants de l’île. Pour attirer davantage de touristes, les autorités ont inauguré une nouvelle tyrolienne et un centre d’accueil à l’observatoire astronomique du Roque de Los Muchachos.
Environ 3 000 des 8 000 lits destinés aux touristes à La Palma ont été soit détruits lors de l’éruption. Ils sont situés dans des zones qui restent interdites en raison des niveaux dangereux de gaz volcaniques, principalement à Puerto Naos sur la côte sud-ouest.
Comme La Palma, Hawaï et l’Islande ont connu une augmentation similaire du nombre de touristes après des éruptions volcaniques, mais l’intérêt des visiteurs a peu à peu diminué. Certains opérateurs touristiques de La Palma s’attendent à ce que la même chose se produise sur leur île.

Source: presse espagnole.

Voici une très bonne vidéo (52 minutes) de l’éruption et de ses conséquences diffusée par la chaîne ARTE :
https://www.arte.tv/en/videos/106654-000-A/la-palma-after-the-eruption/

Intitulée « Le volcan de La Palma – La vie après l’éruption », elle nous rappelle les principales phases de la dernière éruption et nous montre comment la faune et la flore se comportent dans le sillage d’une éruption.

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The eruption of the Cumbre Vieja volcano, which lasted for 83 days between September 19th and December 13th, 2021, is the longest and most damaging volcanic activity on La Palma, one of the Canaries’ eight islands.

Now the volcano has stopped, but its effects are still very much present, and likely will be for years to come. On its way to the sea, the lava flow destroyed more than 3,000 buildings, including Todoque, a town of some 1,300 prior to the eruption. It cut off a regional highway, and created a new peninsula. Below the volcano is a large swath of land that is covered completely in hardened lava. On top of that, this rock is a great insulator and helps keep the lava beneath it hot and liquid for years to come, making it difficult to restore the area.

The source of the eruption was a new vent of the Cumbre Vieja volcanic ridge. The new vent needed a name. Several options were considered, and in 2022, it was put to a vote. In July 2022, the winning name was announced: Volcán de Tajogaite, after the Guanche name for Montaña Rajada.

The eruption disrupted the lives of many people in La Palma. A volcano victims’ group reported that some 250 people are still living in hotels, while 150 are staying with friends and relatives. According to regional authorities, only five of the 121 prefabricated houses purchased by the government have been put in place for the people left homeless by the volcano.

An association of people affected by the volcano complains about the administrative delays and describes the authorities’ response in three ways: “Wanting to forget, silent and complacent.”

So far, the government has allocated more than 500 million euros to rebuilding, cleaning up and helping people who have lost their jobs. The total damage, estimated by the government of the Canary Islands, has been estimated at 843 million euros.

In Puerto Nao and La Bombilla areas, gases from the volcano are said to be lethal, and they are prohibited to the public. One year after the tragic destruction caused by the lava, over 1100 people are still stuck in desolation.

Beside this dark side, the eruption had a positive impact on La Palma. On the one hand, the volcano has been a misfortune, a huge blow to the island’s economy. On the other, the whole planet heard about La Palma and realised it was one of the Canary Islands, off Africa’s northwestern coast.

Since Cumbre Vieja erupted on September 19th, 2021, interest in visiting La Palma has been booming. The island is normally one of the less visited ones of the Canaries. In August 2022, the average hotel occupancy on the island hit 90.9 percent, well above expectations, with visitors from the rest of Spain accounting for the bulk of the stays.
While the images released during the 85-day eruption focused on the destruction caused by the volcano, news reports also highlighted the tiny island’s charms, which incited many people to travel to La Palma.
Nicknamed « La Isla Bonita » or « The Beautiful Island, » La Palma is a UNESCO-recognized biosphere reserve replete with verdant forests, rocky peaks and desert. Since the eruption, the number of cruise ships stopping at the island has increased, as well as the number of direct flights from mainland Spain and elsewhere in Europe. Ryanair opened its first base in La Palma in March 2022 and offers several direct flights per week to three Spanish cities as well as Milan.
Business is also booming for tour companies offering day trips by ferry from Tenerife, the largest and most visited island of the Canaries. According to a travel agency, « people want to get as close as possible to where the eruption happened. »

The government now sees tourism as key to the recovery of the island’s economy. It has spent heavily to promote travel to La Palma and has given away 20,000 travel vouchers worth 250 euros to residents of Spain that can be used in hotels and restaurants on the island. To help draw more tourists, the authorities have inaugurated a new zip-line and a visitors’ center at the Roque de los Muchachos astronomical observatory.
Around 3,000 of La Palma’s 8,000 tourist beds were either destroyed in the eruption, or are located in areas that remain off limits due to dangerous levels of volcanic gases, mainly in Puerto Naos on the southwestern coast.
Hawaii and Iceland saw a similar increase in tourists after they experienced volcanic eruptions but visitor interest eventually waned and some tourism operators in La Palma expect the same to happen.

Source: Spanish press.

Here is a good videao of the eruption and its consequences :
https://www.arte.tv/en/videos/106654-000-A/la-palma-after-the-eruption/

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L’éruption de la Cumbre Vieja (photo de Nathalie Duverlie) figure sur la couverture du livre « Histoire de Volcans – Chroniques d’éruptions » de Dominique Decobecq et Claude Grandpey, publié aux Editions Omniscience fin août 2022.

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Stromboli : vers un retour à la normale // Stromboli is getting back to normal

Comme cela était prévisible après les événements qui ont débuté le 9 octobre, l’activité du Stromboli est en diminution et on assiste peu à peu à un retour à la normale. Une petite activité strombolienne avec les habituelles projections persiste au niveau du cratère Nord (on l’aperçoit sur l’image thermique ci-dessous). L’écoulement de lave dans le chenal tracé par la coulée pyroclastique est en recul. De la même façon, la fréquence et l’ampleur des effondrements ont nettement diminué. Du point de vue sismique, l’amplitude moyenne du tremor volcanique continue de montrer de valeurs ‘moyen-bas’. Le réseau clinométrique ne montre pas de changements significatifs.

Source: INGV.

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As could be predicted after the events that began on October 9th, the activity of Stromboli is decreasing and there is a gradual return to normal. A small Strombolian activity with the usual projections persists at the North crater (we can see it on the thermal image below). The lava flow in the channel dug by the pyroclastic flow is receding. Similarly, the frequency and magnitude of collapses have decreased significantly. From a seismic point of view, the average amplitude of the volcanic tremor continues to show ‘medium-low’ values. The clinometric network does not show any significant changes.
Source: INGV.

Séismes sur le Mauna Loa (Hawaii)

Un séisme de M 5,1 a été enregistré sur le Mauna Loa (Hawaï) le 14 octobre 2022. C’est le plus puissant d’une série d’événements qui ont été enregistrés sur le volcan qui se trouve actuellement dans une situation d' »activité élevée ». De plus petites répliques ont suivi le séisme principal.
La série a commencé avec une secousse de magnitude M 4,6 quelques secondes avant celle de M 5,1. La première a été localisée légèrement au large et au sud de la ville de Pahala. L’épicentre de l’événement de M 5,1 se trouvait juste au sud de Pahala sous une route.
Il n’a pas été fait état de dégâts importants ou de blessures. Il y a eu quelques dégâts mineurs à Pahala, notamment des tuiles tombées d’un bâtiment.
L’USGS indique que les répliques peuvent se poursuivre pendant plusieurs jours, voire plusieurs semaines, et peuvent être suffisamment importantes pour être ressenties par la population.
Le Mauna Loa n’est pas en éruption et il n’y a aucun signe annonçant une éruption imminente pour le moment. Le HVO explique que « cette séquence sismique semble être liée à des réajustements le long du flanc sud-est du Mauna Loa. À plusieurs reprises, de puissants séismes ont précédé les éruptions passées du Mauna Loa, bien qu’ils aient été généralement plus puissants que les derniers événements. On ne sait pas à l’heure actuelle si la dernière séquence sismique est directement liée à l’activité volcanique observée en ce moment sur le Mauna Loa. »
Les derniers séismes n’ont pas été suivis d’une alerte tsunami à Hawaï.
La surveillance de l’activité sismique et volcanique sur le Mauna Loa est importante car les éruptions peuvent démarrer soudainement, avec l’émission de coulées de lave très fluides qui peuvent se déplacer à grande vitesse sur les flancs du volcan. La lave peut atteindre rapidement les zones habitées et couper la Highway 11 qui fait le tour de la grande île d’Hawaï. Des sirènes ont été installées pour alerter la population.

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An M 5.1 earthquake was recorded on Mauna Loa (Hawaii) on October 14th, 2022. It was the strongest of a series of events that struck the volcano which is in a “state of heightened unrest. »

Smaller aftershocks followed the main quake.

The series started with an M 4.6 magnitude earthquake seconds before the larger one. The first one was slightly offshore and south of the town of Pahala, followed by the larger event just south of Pahala beneath a highway.

There were no immediate reports of major damage or injuries. There was some minor damage in Pahala, including tiles that fell in a building.

USGS says that the aftershocks could continue for several days to possibly weeks and may be large enough to be felt by the population.

Mauna Loa is not erupting and there are no signs of an imminent eruption at this time. HVO explains that “this sequence of earthquakes appears to be related to readjustments along the southeast flank of Mauna Loa volcano. On several occasions large earthquakes have preceded past eruptions of Mauna Loa, though these have typically been larger than today’s earthquakes. It is not known at this time if this sequence of earthquakes is directly related to the ongoing unrest on Mauna Loa.”

Following the earthquakes, there was no tsunami threat to Hawaii.

Monitoring seismic and volcanic activity on Mauna Loa is important as eruptions can start suddenly, with the emission of very fluid lava flows that can travel at high speed on the flanks of the volcano. They can rapidly reach populated areas and cross Highway 11 that circles Hawaii Big Island. Sirens have been set up to warn residents of the danger.

Photo: C. Grandpey