Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde.

L’INGV indique que le 3 octobre 2023 à partir de 06h33 UTC (8h33 heure locale), un débordement de lave était visible sur le Stromboli (Sicile) dans la partie supérieure de la Sciara del Fuoco. Dans le même temps, une activité de spattering était observée dans la zone du cratère Nord.
D’un point de vue sismique, on a enregistré une hausse de l’amplitude moyenne du tremor volcanique qui a atteint un niveau élevé.

 

La coulée de lave vue par la caméra thermique de l’INGV

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Dans un bulletin diffusé en fin de soirée le 2 octobre 2023 (heure locale), l’AVO indique que l’activité éruptive du Shishaldin (Aléoutiennes / Alaska) a de nouveau augmenté, avec des fontaines de lave. À partir de 21h00, l’activité sismique a commencé à augmenter de manière significative. À peu près au même moment, les images satellite ont montré une hausse de la température de surface correspondant à la présence d’une fontaine de lave. Cette situation a été confirmée par les images webcam. Cette fontaine a produit de petites avalanches de roches et de lave sur la pente du volcan. Le Shishaldin a ensuite émis un panache de cendres qui a atteint 12 k d’altitude. En conséquences, la couleur de l’alerte aérienne est passée au Rouge et le niveau d’alerte volcanique a été élevé à Warning (Danger).

Comme les fois précédentes, l’éruption a décliné au cours des heures suivantes pour se terminer dans la matinée du 3 octobre. La couleur de l’alerte aérienne a été ramenée à l’Orange et ne niveau d’alerte volcanique à Watch (Vigilance).

Crédit photo: AVO

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Le niveau d’alerte du Mayon (Philippines) est maintenu à 3, sur une échelle de 5 niveaux. L’activité volcanique reste soutenue avec des séismes d’origine volcanique et des coulées de lave dans plusieurs ravines. Une inflation du versant supérieur NO du volcan est observée depuis la 4ème semaine de juillet 2023, alors qu’une phase de déflation est enregistrée plus en aval sur ce versant. De manière plus globale, l’ensemble du Mayon reste en phase d’inflation. Des lahars se déclenchent pendant les périodes de pluie. Les émissions de SO2 se situent en moyenne entre 716 et 1 593 tonnes par jour. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 0 à 5) et il est rappelé à la population de rester en dehors de la zone de danger permanent (PDZ) d’un rayon de 6 km. Il est déconseillé aux pilotes de survoler le volcan.

Source : Phivolcs.

Crédit photo: PHIVOLCS

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L’éruption se poursuit dans le cratère sommital du Villarrica (Chili) avec une activité strombolienne observée presque toutes les nuits. Des matériaux sont parfois éjectés au-delà du cratère sur les flancs supérieurs du volcan. Les images satellite montrent un spatter cone sur le fond du cratère avec une bouche mesurant 10 x 14 m et une autre bouche plus petite à environ 35 m au nord-est du cône. Lors d’un survol le 29 septembre 2023, les scientifiques ont observé de la lave dans cette bouche et des dépôts de blocs dans le cratère. Le niveau d’alerte volcanique reste à Orange (niveau 3 sur une échelle de quatre niveaux) et le public est prié de rester à au moins 8 km du cratère. Le niveau d’alerte est maintenu au Jaune (le niveau intermédiaire sur une échelle à trois couleurs) pour les communautés de Villarrica, Pucón, Curarrehue et Panguipulli.
Source : SERNAGEOMIN.

Activité strombolienne dans le cratère du Villarrica (Crédit photo: SERNAGEOMIN)

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L’éruption du Fuego (Guatemala) se poursuit sans changement significatif. En général, 3 à 8 explosions sont enregistrées par heure. Elles éjectent des matériaux incandescents jusqu’à 300 m au-dessus du sommet. Comme d’habitude, elles génèrent aussi des panaches de cendres et de gaz qui s’élèvent jusqu’à 1,1 km au-dessus du cratère. De petites retombées de cendres sont signalées dans les zones sous le vent. Des grondements se font entendre quotidiennement et des ondes de choc sont parfois détectées. Les explosions provoquent quotidiennement des avalanches de blocs dans plusieurs ravines. Des lahars sont parfois observés, charriant des branches d’arbres, des troncs et des blocs pouvant atteindre 1 m de diamètre.
Source : INSIVUMEH.

Activité éruptive au sommet du Fuego (Crédit photo: CONRED)

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L’éruption du Nevado del Ruiz (Colombie) se poursuit à des niveaux faibles à modérés. La sismicité, indiquant le mouvement de fluides à l’intérieur de l’édifice volcanique, est stable. Plusieurs anomalies thermiques dans le cratère sont identifiées sur les images satellite. Les émissions de cendres et de gaz continuent, atteignant 2 km au-dessus du cratère. Des retombées de cendres ont été signalées à Manizales. Le niveau d’alerte reste à Jaune, niveau III (le deuxième niveau sur une échelle de quatre niveaux).
Source : Servicio Geológico Colombiano.

Carte des risques sur le Nevado del Ruiz (Source: SGC)

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Il n’y a pas d’éruption en ce moment sur le Kilauea (Hawaii), mais la zone située juste au sud du sommet montre une hausse de la sismicité. On est passé de moins de 10 événements par jour à plus de 140 au cours des dernières 24 heures. La plupart des secousses se produisent dans le secteur au sud de la caldeira, à des profondeurs de 2,5 à 3 km sous la surface. La tendance de l’activité sismique est parallèle, mais légèrement au sud, des bouches laissées par l’éruption de décembre 1974.
Source : HVO.

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans.

Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world.

INGV indicates that on October 3rd, 2023 from 06:33 UTC (8:33 local time), a lava overflow was visible on Stromboli (Sicily) in the upper part of the Sciara del Fuoco. At the same time, spattering activity was observed in the North Crater area.
From a seismic point of view, an increase in the average amplitude of the volcanic tremor was recorded, reaching a high level.

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In a bulletin released late in the evening on Obtober 2nd, 2023 (local time), AVO indicates that eruptive activity at Shishaldin (Aleutians / Alaska) again increased, with lava fountaining. Starting at 9:00 pm, seismic activity began to increase significantly. Around the same time, satellite images showed an increase in surface temperature consistent with lava fountaining, which was confirmed in webcam images. This fountaining produced small hot avalanches of rock and lava down the slope of the volcano. An ash cloud from Shishaldin reaching 12 km above sea level was observed in satellite data. In response, the Aviation Color Code was raised to RED and the Volcano Alert Level to WARNING.

Like previous times, the eruption declined over the next few hours, ending on the morning of October 3rd. The aviation color code was lowerered to Orange and the volcano alert level went back to Watch.

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The alert level for Mayon (Philippines) is kept at 3, on a scale of 5 levels. Volcanic activity remains sustained with volcanic earthquakes and lava flows in several drainages. Inflation of the upper NW slope of the volcano has been observed since the 4th week of July 2023, while a deflation phase is recorded further downslope. More generally, the whole of Mayon remains inflated. Lahars are triggered during rain periods. SO2 emissions average between 716 and 1,593 tonnes per day. The Alert Level remains at 3 (on a 0-5 scale) and residents are reminded to stay away from the 6-km-radius Permanent Danger Zone (PDZ). Pilots are advised not to fly over or close to the volcano.
Source: Phivolcs.

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The eruption continues in Villarrica’s summit crater (Chile) with strombolian activity observed almost nightly. Material is somrtimes ejected beyond the crater onto the upper flanks of the volcano. Satellite images show a spatter cone on the crater floor with one vent measuring 10 x 14 m, and a smaller vent about 35 m NE of the cone. During an overflight on 29 September 2023, scientists observed lava in the vent and deposits of blocks in the crater. The Volcanic Alert Level remains at Orange (level 3 on a four-level scale) and the public is asked to stay 8 km away from the crater. The Alert Level is kept at Yellow (the middle level on a three-color scale) for the communities of Villarrica, Pucón, Curarrehue, and Panguipulli.

Source : SERNAGEOMIN.

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The eruption of Fuego (Guatemala) continues with no significant changes. In general 3-8 explosions are recorded per hour. They eject incandescent material as high as 300 m above the summit. As usual, they generate ash-and-gas plumes that rise as high as 1.1 km above the crater. Minor ashfall is reported in downwind areas. Rumbling is heard daily, and shock waves are occasionally detected. Explosions cause daily block avalanches in several drainages. Lahars are sometimes observed, carrying tree branches, trunks, and blocks as large as 1 m in diameter.

Source : INSIVUMEH.

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The eruption at Nevado del Ruiz (Colombia) continues at low-to-moderate levels. Seismicity indicating the movement of fluids is stable.Several thermal anomalies in the crater are identified in satellite images. Ash-and-gas emissions continue, rising to 2 km above the crater rim. Ashfall was reported in Manizales. The Alert Level remains at Yellow, Level III (the second level on a four-level scale).

Source : Servicio Geológico Colombiano.

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There is currently no eruption on Kilauea (Hawaii), but the area just south of thr summit is showing signs of elevated unrest as earthquake rates beneath the region has just increased from less than 10 earthquakes per day to over 140 earthquakes in the last 24 hours. Most of the earthquakes are now occurring in the region south of the caldera at depths of 2.5 – 3 km below the surface. The trend of the seismic activity parallels, but is slightly south of the December 1974 eruption vents.

Source : HVO.

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Activity remains globally stable on other volcanoes.

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

Le Mont Blanc et le réchauffement climatique

Ces jours-ci, les média français nous apprennent que le Mont Blanc, le plus haut sommet des Alpes et d’Europe occidentale, a été mesuré mi-septembre à 4 805,59 mètres, ce qui représente une baisse de plus de deux mètres en deux ans par rapport aux derniers relevés. En 2021, le point culminant des Alpes avait été mesuré à 4 807,81 mètres.

L’interprétation de ces chiffres demande la plus grande prudence et il faudrait éviter te tirer des conclusions hâtives. En effet, l’altitude du Mont Blanc varie d’une année à l’autre en raison de la taille de la couche de neige qui recouvre le sommet, en sachant que le substrat rocheux culmine à 4 792 mètres et bouge seulement de quelques millimètres en raison de la surrection des Alpes.

En fait, la variabilité d’altitude du Mont Blanc entre 4 806 mètres et 4 811 mètres a toujours existé, à l’image de toutes les calottes glaciaires qui présentent une variabilité saisonnière naturelle en fonction des précipitations et des vents. C’est ce qu’ont expliqué aux médias le glaciologue Luc Moreau et le géomorphologue Ludovic Ravanel,

Tout en gardant à l’esprit ces variations saisonnières de l’altitude du Mont Blanc, il est intéressant d’observer le graphique montrant l’évolution de ces altitudes dans le temps. Les mesures officielles sont effectuées tous les deux ans depuis 2001.

 

Source: Géomètres-experts de Haute-Savoie

On remarque que l’altitude maximale du Mont Blanc a été atteinte en 2007, année où la montagne est repassée au-dessus de 4810 mètres. Le graphique montre que l’altitude décroît de manière plus ou moins régulière par la suite, jusqu’à aujourd’hui. Luc Moreau fait remarquer que la baisse d’altitude « n’est pas représentative du réchauffement climatique ». Cette donnée offre seulement « une indication du changement climatique, mais ne peut pas être interprétée comme son résultat ». Le glaciologue explique que la mesure du sommet alpin est faite à un instant T et qu’elle aurait pu être différente quelques jours plus tard, en fonction de la météo et des chutes de neige. Il faut toutefois ajouter que le manque de précipitations depuis deux hivers et les deux canicules de 2022 et 2023, expliquent l’altitude mesurée qui répond au climat que l’on a eu depuis deux ans.

De son côté, Ludovic Ravanel rappelle que les dernières mesures enregistrées mi-septembre font suite « à deux étés où les températures [en très haute montagne] ont été régulièrement positives, y compris au sommet du Mont Blanc, ce qui est un marqueur du réchauffement climatique ». Comme je l’ai indiqué à l’époque, le 18 juin 2022, une température de 10,4°C a été mesurée à la station météo du col Major (4 750 mètres), à proximité du sommet, soit 3,6°C de plus que le précédent record datant de juin 2019.

Il va maintenant falloir observer si la tendance à la baisse de l’altitude du Mont Blanc se confirme dans les prochaines années ou si, dans deux ou quatre ans, le sommet est remonté. Toutefois, le sentiment dominant est qu’on commence à assister à une baisse de l’épaisseur de la glace qui va de pair avec la fonte et le recul des glaciers alpins. Dans les prochaines décennies, une très grande majorité des glaciers vont disparaître en raison du réchauffement climatique d’origine anthropique. Les scientifiques estiment que dans les Alpes on va perdre entre 85 et 99% du volume des glaciers à la fin du 21ème siècle. Le Mont Blanc va forcément être impacté, lui aussi.

Source : presse française, dont France Info.

Photo: C. Grandpey

Hausse des températures : septembre 2023 crève les plafonds !

Les mois se succèdent et se ressemblent. À son tour, Septembre 2023 a été le mois le plus chaud de l’histoire. C’est ce qu’indique l’observatoire européen Copernicus et il y a de fortes chances que des agences comme ERA5, la NASA et la NOAA confirment cette mauvaise nouvelle dans les prochains jours,

Selon Copernicus, 2023 est désormais l’année la plus chaude jamais mesurée à travers le monde sur les neuf premiers mois, avec une anomalie de 1,40°C par rapport à l’ère préindustrielle. On est donc très proche des 1,5°C préconisés par la fameuse COP 21 de Paris. Le GIEC prévoit que ce seuil de 1,5°C sera atteint dès les années 2030-2035, en sachant qu’à plusieurs reprises,le climat a devancé les prévisions des scientifiques. De son côté, l’Organisation météorologique mondiale (OMM) a estimé au printemps 2023 que la barre serait franchie pour la première fois sur une année entière au cours des cinq prochaines années.

Comme je l’ai indiqué plus haut, septembre 2023 poursuit la série de records mensuels mondiaux entamée en juin. Juillet 2023 détient le record absolu, tous mois confondu. Avec une température moyenne de 16,38°C à la surface du globe, le mois de septembre 2023 dépasse le record de septembre 2020 avec une marge affolante de 0,5°C. Septembre 2023 est aussi 1,75°C plus chaud que la moyenne d’un mois de septembre sur la période 1850-1900..On peut ajouter que septembre 2023 est 0,9°C au-dessus de la moyenne de septembre sur la période 1991-2020, soit « la plus forte anomalie mensuelle » jamais mesurée par Copernicus, dont la base de données complète remonte à 1940.

Tous les continents ont été concernés par des anomalies hors du commun. En Europe, septembre 2023 a établi un nouveau record continental pour le premier mois de l’automne météorologique. Le sud du Brésil et du Chili ont connu aussi un déluge en septembre tandis que l’Amazonie est actuellement frappée par une sécheresse extrême qui affecte plus de 500.000 habitants. Les pôles continuent de perdre leur glace:. La banquise antarctique connaît un niveau bas record pour la saison, tandis que la banquise arctique est 18% en dessous de la moyenne.

Face à cette situation, les réponses de l’humanité sont très insuffisantes. Je ne suis pas souvent d’accord avec le pape, mais j’adhère en totalité à ses propos sur les Conferences of Parties, les COP, auxquelles il reproche de ne pas prendre de mesures CONTRAIGNANTES, ce que je répète sans cesse depuis plusieurs années. Tant que ces réunions se limiteront à des débats stériles coûteux et à l’empreinte carbone plus que douteuse, notre société ira droit dans le mur. Les mesures prises en France pour lutter contre le réchauffement climatique sont louables, mais elles se trouvent noyées dans un océan d’inaction.

Après la COP 24 en Pologne, au cœur du bassin houiller de Silésie, qui s’est soldée par le refus du Premier Ministre polonais de baisser sa production de charbon, la prochaine COP 28 se déroulera à Dubaï, chez les producteurs de pétrole ! Lors de cette COP, le thème de la sortie des énergies fossiles est censé être au coeur d’âpres négociations entre des pays, incapables à ce jour de mettre en oeuvre les exigences de l’Accord de Paris pour limiter le réchauffement de la planète. La messe est dite !

Source : Copernicus, médias nationaux et internationaux.

Dernière minute: Era5 vient de publier ses statistiques qui rejoignent celles de Copernicus. Avec +1.128°C au-dessus de la moyenne 1981-2010, le mois de septembre 2023 est de très loin le plus chaud des archives de l’agence. Le précédent record de 2020 (+0.63°C) est dépassé de 0.5°C. A trois mois de l’échéance, on peut dire que l’année 2023 sera très probablement la plus chaude jamais observée.

Les glaciers suivent l’exemple des banquises et fondent à grande vitesse (Photo: C. Grandpey)

Parcs nationaux et volcans : Europe / Etats Unis // National parks and volcanoes : Europe vs. United States

Lorsque le tourisme est bien géré et ne se résume pas à des interdictions d’accès aux sites volcaniques actifs, les visiteurs viennent en nombre et contribuent à l’économie locale. C’est ce qui se passe dans les parcs nationaux américains et notamment à Hawaii. Certains sites volcaniques en Europe et outre-mer feraient bien de s’inspirer de la politique hawaiienne.
Une analyse effectuée par des économistes du National Park Service a révélé que 1,6 million de visiteurs ont fréquenté le Parc national des volcans d’Hawaii en 2022, et dépensé également 149 millions de dollars dans les localités proches du parc. Ces rentrées d’argent ont permis de créer 1500 emplois dans la région et apporté 195 millions de dollars à l’économie locale
Rhonda Loh, surintendante du Parc national des volcans d’Hawaii (que je salue ici), a déclaré : « Le tourisme est un moteur essentiel de l’économie locale. Les gens visitent le parc national pour découvrir les éruptions volcaniques, la riche biodiversité insulaire et profiter des paysages culturels. »
Le rapport montre également qu’à l’échelle nationale près de 312 millions de visiteurs ont dépensé 23,9 milliards de dollars dans un rayon de 100 km autour d’un parc national. Ces dépenses ont permis de créer 378 400 emplois. Le bénéfice cumulé pour l’économie américaine s’élève à 50,3 milliards de dollars.

En matière de parcs nationaux, la politique américaine n’a rien à voir avec celle pratiquée sur le vieux continent. En France par exemple, les parcs nationaux sont gratuits et les infrastructures touristiques sont beaucoup plus modestes. Il est vrai que nous ne nous trouvons pas à la même échelle. Les parcs nationaux outre-Atlantique sont beaucoup plus vastes que les nôtres.

S’agissant des sites volcaniques, à Hawaii les secteurs les plus dangereux sont certes interdits au public, mais tout est fait dans le Parc national des volcans pour que les visiteurs profitent des paysages. Lors de la dernière éruption du Kilauea, plusieurs belvédères ont été aménagés pour pouvoir admirer le lac de lave au fond de l’Halema’uma’u.

En Europe, que ce soit en Sicile ou dans le département français de l’île de la Réunion, les interdictions d’accès pleuvent dès qu’un volcan se manifeste et rien n’est vraiment fait pour attirer les touristes. Seule l’Islande tire son épingle du jeu et encourage les visiteurs à aller admirer les éruptions. Au final, des dizaines de milliers de personnes visitent l’île nordique et contribuent à la prospérité de l’économie du pays. Un exemple à suivre !

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When tourism is well managed and not only made of interdictions to active volcanic sites, visitors come in numbers ond contribute to the local economy. This is what is happening in American national parks and especially in Hawaii. Some volcanic sites in Europe and overseas should have a look at the Hawaiian policy and follow this example.

A new spending analysis conducted by economists at the National Park Service revealed 1.6 million visitors flooded the Hawaiian Volcanoes National Park in 2022, spending 149 million dollars in communities near the park. That spending supported 1,500 jobs in the area and 195 million dollars in economic output in local gateway economies surrounding the park.

Hawaiʻi Volcanoes National Park Superintendent Rhonda Loh.(that I greet here) said “We recognize that tourism is a critical driver to the local economy. People come to the national park to experience volcanic eruptions, the rich island biodiversity, and cherish cultural landscapes.”

The report also showed 23.9 billion dollars of direct spending nationwide by nearly 312 million park visitors in communities within 100 km of a national park. This spending supported 378,400 jobs nationally. The cumulative benefit to the U.S. economy was 50.3 billion dollars.

As far as national parks are concerned, theAmerican policy has nothing to do with the one practiced on the old continent. In France, for example, national parks are free and tourist infrastructures are much more modest. It is true that we are not on the same scale. The national parks across the Atlantic are much larger than ours.
With regard to volcanic sites, in Hawaii the most dangerous areas are closed to the public, but everything is done in the Volcanoes National Park so that visitors can enjoy the landscapes. During Kilauea’s last eruption, several lookouts were built to view the lava lake at the bottom of Halema’uma’u.
In Europe, whether in Sicily or in the French department of Reunion, access bans rain down as soon as a volcano is erupting and nothing is really done to attract tourists. Only Iceland holds its own and encourages visitors to go and admire the eruptions. In the end, tens of thousands of people visit the northern island and contribute to the prosperity of the country’s economy. An example to follow !

Photo: C. Grandpey