Les effets du changement climatique dans les Alpes (2) : Neige et glaciers

La neige est une composante essentielle du système hydrologique de montagne. Tout changement dans la quantité, la durée et le caractère saisonnier du manteau neigeux peut avoir des conséquences durables au niveau environnemental et économique. Les régimes de température et d’humidité, fortement influencés par le climat, contrôlent le comportement de la neige et de la glace. En montagne, une hausse moyenne de 1°C s’accompagne d’une élévation de l’altitude limite moyenne de la neige d’environ 150 mètres. C’est pourquoi la durée de la saison d’enneigement a eu tendance à diminuer depuis les années 1970 dans beaucoup de stations alpines, avec cependant une grande variabilité d’année en année. Ceci est particulièrement vrai pour les stations se situant en dessous d’une altitude d’environ 1500 mètres. En revanche à des altitudes supérieures à 2500 mètres, une augmentation de la durée d’enneigement et de la profondeur du manteau neigeux a été constatée à certains endroits.

D’après les prévisions climatiques, des conditions hivernales moins froides associées à des précipitations plus importantes dans les Alpes contribueront à augmenter la quantité de neige à haute altitude. Par contre, on assistera à une forte diminution de l’enneigement dans les régions de basse et moyenne altitude, là où les précipitations auront tendance à tomber sous forme de pluie. Selon de nombreux modèles climatiques, dans le cas où les températures minimales de l’hiver augmenteraient de 4°C, on estime que la durée d’enneigement se réduirait de plus de 100 jours dans la tranche d’altitude entre 1500 et 2500 mètres d’altitude. À basse altitude, cette augmentation des températures aurait pour conséquence la quasi-disparition de la neige pendant la plupart des hivers, alors que les changements à très haute altitude seraient minimes.

La multiplication des hivers peu enneigés engendrera des problèmes économiques pour des stations de basse et de moyenne altitude (jusqu’aux alentours de 1 200-1 800 mètres d’altitude). Une diversification de l’offre touristique au-delà de l’industrie du ski s’avérera nécessaire pour la plupart des stations de montagne alpines.

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Je ne m’attarderai pas sur les effets du réchauffement climatique sur les glaciers. L’essentiel a été dit dans les notes précédentes. Il est bien évident cet impact est considérable. Le volume d’un glacier, qui se traduit par sa surface et son épaisseur, est déterminé par l’équilibre entre l’accumulation de neige et la fonte du glacier. Si le climat change, cet équilibre sera modifié. La plupart des glaciers alpins à l’exception de ceux de très haute altitude (plus de 3500-4000 m) présentent des températures de surface et internes très proches du point de congélation. La moindre augmentation de la température au-dessus de ce seuil de 0°C peut donc entraîner une réponse très marquée des glaciers. Entre 1850 et 2000, les glaciers des Alpes européennes ont ainsi perdu entre 30 et 40% de leur superficie et environ la moitié de leur volume. Une constatation similaire a été faite sur de nombreux glaciers de montagnes de la planète, tant aux latitudes moyennes que sous les tropiques. La plupart des études indiquent que 50 à 90% des glaciers de montagne existants pourraient disparaître d’ici à 2100 selon l’ampleur du réchauffement climatique à venir.

Source : Encyclopédie de l’Environnement.

Glacier d’Aletsch (Alpes suisses)

Glacier d’Argentière (Alpes françaises)

Mer de Glace (Alpes françaises)

Photos: C. Grandpey

Accès à l’Etna: Une plaisanterie sicilienne // Access to Mt Etna: A Sicilian joke

Comme je l’ai indiqué précédemment, c’est désormais aux communes situées sur les hautes pentes de l’Etna de gérer la sécurité et donc de déterminer les zones autorisées ou interdites aux randonneurs. Ce nouveau contexte complique sérieusement la tâche de ceux qui veulent escalader le Mongibello car il n’y a aucune harmonie entre les différentes communes. Il faut être non seulement un bon randonneur, aussi un grand connaisseur des limites territoriales des municipalités qui, comme autant de tranches d’une tarte, convergent vers le sommet du volcan.  Il faut également posséder une bonne carte topographique, un altimètre précis, ainsi qu’un très bon sens de l’orientation !

On arrive à l’incohérence suivante :

Si vous êtes une zone sous la responsabilité de la municipalité de Ragalna vous pouvez accéder librement jusqu’à 2100 mètres; si vous voulez arriver à 2200 m., vous devez être accompagné par des guides et au-dessus 2200, l’accès est totalement interdit.
Si vous êtes sur le territoire de Nicolosi, c’est le décret du 25 mars qu’il faudra respecter. Il limite l’accès libre à l’altitude 2500, et avec accompagnement obligatoire des guides jusqu’à 2850. Au-dessus de 2920 m. la zone est interdite.
Si vous êtes dans la région de Belpasso, il faudra vous référer à l’ordonnance n° 43 du 31 mars 2017 qui limite l’accès libre à 2100 m.
Enfin, si vous avez opté pour l’accès côté nord (Linguaglossa) il faudra prendre en compte le décret du 15 mars 2017qui limite l’accès à l’altitude 2850.
On ne rit pas….

En cliquant sur ces liens, vous aurez accès aux différents décrets:

http://www.comune.ragalna.ct.it/servizi_alle_imprese/News/default.aspx?5*1956*0*1

http://www.comune.ragalna.ct.it/Repository/Ragalna/Informative/2017/id_1956/ORDINANZA_SINDACO_RAGALNA_N._08.pdf

http://www.nicolosicura.it/wp-content/uploads/2017/03/Ordinanza-Sindacale-n.-14-del-25.03.2017.pdf

http://belpasso.trasparenza-valutazione-merito.it/web/trasparenza/albo-pretorio/-/papca/display/3165623?p_auth=arVdu7lb

 

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As I mentioned earlier, it is now up to the municipalities located on the high slopes of Mount Etna to manage the safety and thus to determine the zones authorized or prohibited to hikers. This new context seriously complicates the task of those who want to climb Mongibello because there is no harmony between the different municipalities. One must be not only a good hiker, but also a great connoisseur of the territorial limits of the municipalities which, like so many slices of a pie, converge towards the top of the volcano. It is also necessary to have a good topographic map, an accurate altimeter, and a very good sense of direction!
We arrive at the following inconsistency:
If you are an area under the responsibility of the municipality of Ragalna you can freely access up to 2100 meters. If you want to reach 2200 m., you must be accompanied by guides and above 2200, access is totally prohibited.
If you are in the territory of Nicolosi, it is the ordinance of March 25th that will have to be respected. It limits free access to altitude 2500, and with compulsory accompaniment of guides up to 2850. Above 2920 m.; the area is prohibited.
If you are in the Belpasso area, you will have to refer to Ordinance n ° 43 of 31 March 2017 which restricts free access to 2100 m.
Finally, if you have opted for access on the north side (Linguaglossa) it will be necessary to take into account the ordinance of 15 March 2017which limits access to altitude 2850.