La sismicité toujours bien présente sur la Soufrière de la Guadeloupe // Seismicity still high at La Soufriere (Guadeloupe)

La sismicité reste relativement élevée sur la Soufrière de la Guadeloupe, mais l Observatoire Volcanologique et Sismologique (OVSG) indique que la probabilité d’une activité éruptive à court terme reste faible.

Un nouvel essaim sismique d’origine volcanique a débuté le 6 août 2019 à 10h39 dans le secteur du volcan. Le 7 août à 13h10, les réseaux avaient enregistré 111 séismes de magnitude inférieure à 1. Aucun séisme n’a été ressenti par la population. Les événements se localisent à une profondeur de 2.5 km sous le sommet du dôme de La Soufrière.
Au cours du mois de juin 2019, l’OVSG a enregistré 486 séismes d’origine volcanique sous et autour du dôme de la Soufrière, entre 100 mètres et 2,5 km de profondeur.

La probabilité d’une éruption à court terme reste faible, mais l’activité sismique et fumerollienne depuis le mois de février 2018 montre qu’un changement de régime s’est établi sur le volcan qui reste en « état de vigilance renforcée ».

A côté de la sismicité d’origine volcanique, l’OVSG a enregistré 102 séismes d’origine tectonique, de magnitude maximale M 3.3, et dont les épicentres étaient localisés dans un rayon de 550 km autour de la Guadeloupe. Aucun de ces séismes n’a été ressenti par la population.

Source : OVSG.

NDLR : De telles variations de la sismicité d’origine volcanique ont été observées dans le passé. Elles étaient dues à des mouvements de fluides hydrothermaux à l’intérieur de l’édifice. Il ne faudrait pas oublier que la Soufrière de la Guadeloupe est copieusement arrosée et l’infiltration de toute cette eau entraîne forcément des turbulences au contact des sources de chaleur profondes.

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Seismicity remains quite high at La Soufrière (Guadeloupe), but the Volcanological and Seismological Observatory (OVSG) indicates that the probability of eruptive activity in the short term remains low.
A new seismic swarm of volcanic origin began on August 6th, 2019 at 10h39 in the area of ​​the volcano. On August 7th at 13:10, the networks recorded 111 earthquakes with magnitudes less than 1. No earthquake was felt by the population. The events were located at a depth of 2.5 km under the summit of the dome of La Soufrière.
During the month of June 2019, OVSG recorded 486 earthquakes of volcanic origin under and around the dome of La Soufrière, between 100 meters and 2.5 km deep.
The probability of a short-term eruption remains low, but the seismic and fumarolic activity since February 2018 shows that a change of regime has been established on the volcano which remains in a « state of enhanced watch ».
In addition to seismicity of volcanic origin, OVSG recorded 102 earthquakes of tectonic origin, with a maximum magnitude M 3.3, and epicentres located within a radius of 550 km around Guadeloupe. None of these earthquakes were felt by the population.
Source: OVSG.
Editor’s note: Such variations in volcanic seismicity have been observed in the past. They were due to movements of hydrothermal fluids inside the building. It should not be forgotten that La Soufrière is copiously watered and the infiltration of all this water necessarily leads to turbulence in contact with deep heat sources.

Crédit photo: Wikipedia

Une pénurie d’eau menace la planète // The shortage of water: A threat to our planet

Selon le dernier rapport du World Resources Institute (WRI) paru le 6 août 2019, près du quart de la population mondiale, réparti dans 17 pays, est en situation de pénurie hydrique grave. Selon le WRI, on s’approche à grands pas du « Jour Zéro » où plus aucune eau ne sortira du robinet. Vous pourrez lire le rapport (en anglais) du WRI en cliquant sur ce lien :

https://www.wri.org/blog/2019/08/17-countries-home-one-quarter-world-population-face-extremely-high-water-stress

Le rapport du WRI débute avec l’exemple des réservoirs de Chennai, la sixième plus grande ville de l’Inde, qui sont presque à sec. L’année dernière, les habitants du Cap, en Afrique du Sud, ont évité de peu le « Jour Zéro » où plus aucune eau ne sort robinets. Sans oublier Rome (Italie) qui, en 2017, a dû  rationner l’eau afin de l’économiser.

Le WRI explique qu’aujourd’hui près du quart de la population mondiale vivant dans 17 pays est confrontée à une situation de pénurie d’eau « extrêmement élevée. » Personne n’ose en parler, mais une pénurie d’eau à grande échelle deviendra inévitablement source de migrations de populations et de conflits. Le rapport du WRI précise que les prélèvements hydrauliques dans le monde ont plus que doublé depuis les années 1960 en raison d’une demande croissante qui ne montre aucun signe de ralentissement. Les pays les plus concernés se situent au Moyen-Orient et en Afrique du Nord avec à leur tête le Qatar, Israël, le Liban ou encore l’Iran.

A côté des pays du Moyen Orient, l’Inde souffre de la pire crise de l’eau de son histoire et des millions de vies et de moyens de subsistance sont menacés. La population du pays, particulièrement nombreuse, demande énormément de ressources. Les eaux en surfaces mais également les eaux souterraines y sont gravement surexploitées.

Selon le WRI, la France occupe la 59ème place dans le classement des pays les plus touchés par une pénurie hydraulique. Le pays se situe dans la catégorie à risque « moyen-élevé ». Mais le rapport souligne que même si certains Etats semblent moins concernés que d’autres, il peut exister des zones de pénurie extrême en leur sein. C’est ce que nous constatons actuellement en France avec la sécheresse extrême qui affecte certaines régions.

Le rapport du WRI indique que, « comme pour tout défi, les perspectives de la pénurie d’eau dépendent de la direction stratégique opérée par chaque Etat. »  Il souligne que certains pays ont commencé à sécuriser leurs ressources hydrauliques grâce à une gestion appropriée. Ainsi, l’Arabie saoudite facture l’eau pour inciter à la conservation. La Namibie, l’un des pays les plus arides du monde, transforme les eaux usées en eau potable depuis 50 ans. L’Australie a presque réduit de moitié l’utilisation de son eau domestique pour éviter le fameux « Jour Zéro ».

Dans la conclusion de son rapport, le WRI explique qu’il existe des tendances indéniablement inquiétantes dans le domaine de l’eau. Toutefois, « en prenant des mesures dès maintenant et en investissant dans une meilleure gestion, nous pouvons résoudre les problèmes liés à l’eau pour le bien des personnes, des économies et de la planète. »

Source : World Resources Institute (WRI).

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According to the latest World Resources Institute (WRI) report released on August 6th, 2019, almost a quarter of the world’s population, spread across 17 countries, is experiencing severe water scarcity. According to WRI, we are getting close to « Day Zero » when no more water will come out of the tap. You can read the WRI report by clicking on this link:

https://www.wri.org/blog/2019/08/17-countries-home-one-quarter-world-population-face-extremely-high-water-stress

The WRI report begins with the example of the water reservoirs of Chennai, the sixth largest city in India, which are almost dry. Last year, people in Cape Town, South Africa, narrowly avoided « Day Zero » when no more water comes out of the taps. Not to mention Rome (Italy) which, in 2017, had to ration the water in order to save it.

WRI explains that today almost a quarter of the world’s population living in 17 countries is facing a situation of « extremely high water scarcity. » Nobody dares to talk about it, but a large-scale water shortage will inevitably become a source of population migration and conflict. The WRI report states that water withdrawals worldwide have more than doubled since the 1960s due to growing demand that shows no signs of slowing down. The most affected countries are in the Middle East and North Africa headed by Qatar, Israel, Lebanon and Iran.

Alongside the Middle East countries, India suffers from the worst water crisis in its history and millions of lives and livelihoods are threatened. The country’s population, which is particularly large, requires a great deal of resources. The surface waters but also the groundwater are seriously over-exploited.

According to WRI, France ranks 59th among the countries most affected by a hydraulic shortage. The country is in the « medium-high » risk category. But the report points out that even though some states seem less concerned than others, there may be areas of extreme scarcity within them. This is what we are currently seeing in France with the extreme drought affecting certain regions.

The WRI report states that « as with any challenge, the prospects for water scarcity depend on the strategic direction of each state”. It points out that some countries have started to secure their water resources through proper management. Thus, Saudi Arabia charges water to encourage conservation. Namibia, one of the driest countries in the world, has been turning wastewater into drinking water for 50 years. Australia has almost halved the use of its domestic water to avoid the famous « Day Zero ».

In the conclusion of the report, WRI explains that there are undeniably worrying trends in the water sector. However, « by taking action now and investing in better management, we can solve water-related problems for the good of people, economies and the planet. »

Source: World Resources Institute (WRI).

 

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Le niveau d’alerte volcanique de l’Asama (Japon) a été relevé de 2 à 3 (sur une échelle de 5) à 13h08 GMT (22h08 heure locale) le 7 août 2019. Une éruption a propulsé un nuage de cendre à environ 4 300 mètres au dessus du niveau de la mer. Aucune victime n’est à déplorer.
D’autres éruptions sont susceptibles de se produire dans les heures ou les jours à venir, ainsi que des écoulements pyroclastiques. Les habitants et les touristes sont priés de ne pas s’approcher du volcan.
Source: JMA.

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L’Institut de Géophysique du Pérou (IGP) a diffuse un message d’alerte concernant les émissions de cendre du Sabancaya ainsi que leur dispersion. Le volcan a connu une violente séquence éruptive le 5 août 2019, avec un panache qui s’est élevé à une altitude de 9,4 km. Le niveau d’alerte est passé au Rouge et il est demandé à la population située à l’ouest du volcan de se protéger contre cette cendre.

Source : IGP.

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L’IGP indique que l’éruption de l’Ubinas continue avec une forte sismicité traduisant une ascension du magma. On s’attend à une nouvelle activité explosive à brève échéance. Entre le 1er et le 5 août 2019, on a enregistré 1966 événements avec un e magnitude maximale de M 2,2. Les gaz magmatiques s’élèvent jusqu’à environ 1500 mètres au-dessus du cratère. Plusieurs anomalies thermiques ont été observées sur le volcan mais on ne décèle pas de déformation de l’édifice. Il n’est pas fait état, non plus, d’émissions de cendre.

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Au Guatemala, on observe une activité de dégazage sur le Pacaya. De petites explosions stromboliennes projettent des matériaux à 5-15 mètres au-dessus du cratère. On observe de l’incandescence dans le cratère Mackenney et des coulées de lave sur le flanc N-NE du volcan.

L’activité reste soutenue sur le Fuego avec des explosions qui génèrent des panaches de cendre qui montent à 4400-4700 mètres d’altitude, avec des retombées dans les zones sous le vent. On observe toujours de l’incandescence au-dessus du cratère, tandis que de petites avalanches dévalent les ravines qui entaillent les flancs du volcan.

On observe une activité de dégazage sur le Santiaguito dont le sommet est secoué par 2 ou 3 explosions chaque heure. Les panaches de cendre montent à environ 3200 mètres d’altitude.

Source : INSIVUMEH.

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Dans les Aléoutiennes (Alaska), on continue d’enregistrer un faible niveau de tremor sur le Shishaldin. Les quelques images satellitaires montrent des températures de surface élevées au sommet. La couleur de l’alerte aérienne reste à l’Orange.
Une faible sismicité est observée sur le Semisopochnoi avec quelques séismes basse fréquence, mais l’activité a globalement diminué au cours des derniers jours.
La couleur de l’alerte aérienne est maintenie à l’Orange. .
On enregistre toujours une activité sismique sur le Veniaminof, avec quelques séismes basse fréquence. Aucune activité anormale n’est observée dans les données satellitaires.
La couleur de l’alerte aérienne est Jaune.
La couleur de l’alerte aérienne est également jaune sur le Cleveland. Aucune activité n’a été observée sur les images satellites au cours des dernières heures. Aucune activité n’a été détectée dans les données sismiques ou infrasoniques régionales.
La couleur de l’alerte aérienne est importante pour les volcans des Aléoutiennes, car le trafic aérien entre l’Amérique et l’Asie passe au-dessus de cette partie du monde. Les nuages de cendre pourraient être un problème pour les moteurs des aéronefs.

Source : AVO.

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Au Kamchatka, la couleur de l’alerte aérienne reste Orange pour l’Ebeko, le Karymsky, le Klyuchevskoy et le Sheveliuch, tandis qu’il est Jaune pour le Bezymianny.

Source : KVERT.

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The alert level for Asama (Japan) was raised from 2 to 3 (on a scale of 5 levels) at 13:08 UTC (22:08 local time) on August 7th, 2019.  An eruption sent ash is rising up to about 4 300 metres above sea level. No casualties have been reported.

More eruptions may occur in the following hours or days, as well as pyroclastic flows. Residents and tourists are asked not to approach the volcano.

Source: JMA.

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The Institute of Geophysics of Peru (IGP) has issued an alert message regarding the ash emissions of Sabancaya and their dispersion. The volcano went through a violent eruptive episode on August 5th, 2019, with a plume that rose up to 9.4 km a.s.l. The alert level was raised to Red and residents west of the volcano are asked to protect themselves against this ash.
Source: IGP.

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IGP indicates that the eruption of Ubinas continues with a strong seismicity revealing magma ascent. New explosive activity is expected in the near future. Between 1 and 5 August 2019, 1966 events were recorded with a maximum magnitude of M 2.2. Magmatic gases rise up to about 1500 metres above the crater. Several thermal anomalies were observed on the volcano but one does not detect any deformation of the edifice. There is no mention of ash emissions either.

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In Guatemala, there is still a degassing activity on Pacaya. Small Strombolian explosions eject materials 5-15 metres above the crater. One can see some glow in the Mackenney crater and lava flows on the N-NE flank of the volcano.
Activity remains sustained on Fuego with explosions that generate ash plumes that rise up to 4400-4700 metres above sea level, with ashfall in downwind areas. Incandescence is still observed above the crater, while small avalanches travel down the drainages that slice the flanks of the volcano.
There is a degassing activity on Santiaguito whose summit is shaken by 2 or 3 explosions every hour. The ash plumes rise to about 3200 metres a.s.l.
Source: INSIVUMEH.

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In the Aleutians (Alaska), weak seismic tremor continues at Shishaldin. Occasional satellite views show elevated surface temperatures from the summit. The aviation colour code is kept at Orange.
Weak seismicity continues at Semisopochnoi with occasional discrete low-frequency earthquakes, but activity has generally decreased over the past several days.

The aviation colour code is Orange.
Seismic unrest continues at Veniaminof, with occasional low-frequency earthquakes. No unusual activity is observed in satellite data.

The aviation colour code is Yellow
The current aviation colour code is YELLOW for Cleveland. No activity was observed in satellite images over the last hours. No activity was detected in regional seismic or infrasound data.
The aviation colour code is important for Aleutian volcanoes as air traffic between America and Asia Passes over that part of the world. Ash clouds might be a problem to aircraft engines.
Source: AVO.

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In Kamchatka, the aviation colour code remains Orange for Ebeko, Karymsky, Klyuchevskoy and Sheveluch, and Yellow for Bezymmianny.

Source: KVERT.

Episode éruptif sur le Sabancaya (Crédit photo: INGEMMET)

De l’eau dans le cratère de l’Halema’uma’u (Kilauea / Hawaii) // Water in Halema’uma’u Crater (Kilauea / Hawaii)

Pour la première fois dans l’histoire du Kilauea, une mare d’eau a été découverte au cours de la dernière semaine de juillet 2019 au fond de l’Halema’uma’u, le cratère sommital du volcan. Le HVO a confirmé cette présence d’eau qui pourrait marquer la transition vers une phase plus explosive des futures éruptions.

Les scientifiques ne savent pas comment va évoluer la situation, mais on sait que lorsque la lave interagit avec l’eau, elle peut provoquer de violentes explosions. Une première possibilité est que le magma chauffe et vaporise lentement cette eau pour donner naissance à un nouveau lac de lave. Il se pourrait aussi que la lave interagisse avec la nappe phréatique et déclenche de petites explosions. Une troisième hypothèse est que le magma monte rapidement, et provoque une explosion majeure.

Les scientifiques de l’USGS ont expliqué qu’il n’y a actuellement « aucune raison de penser que les dangers présents au sommet ont augmenté ou diminué » suite à la découverte de cette eau. Toutefois, « la présence d’eau pourrait provoquer un changement important dans l’activité à long terme du volcan.»
Bien que le Kilauea soit surtout connu pour son activité effusive et ses somptueuses coulées de lave, le volcan a une histoire d’alternance de longues périodes d’éruptions explosives et de périodes de phases effusives. Il ne faudrait pas oublier que plusieurs événements explosifs se sont produits sur le volcan dans le passé. Ces éruptions ont le plus souvent généré des déferlantes pyroclastiques.

En 1790, l’une d’elles a tué plus de 400 personnes dans la caldeira du Kilauea. Ce fut l’éruption volcanique la plus meurtrière jamais observée aux États-Unis. Ces déferlantes pyroclastiques, qui peuvent se déplacer à la vitesse d’un ouragan, comptent parmi les éruptions les plus dangereuses. Les géologues du HVO pensent qu’une telle activité ne se produirait pas du jour au lendemain et que les techniques de surveillance modernes permettraient probablement d’alerter le public.

Une autre éruption majeure s’est produite en 1924. Des explosions ont commencé le 10 mai et expédié des blocs pesant jusqu’à 45 kg à 60 mètres de distance, ainsi que des fragments plus petits pesant environ 9 kg jusqu’à 270 mètres. Après une brève pause, l’activité s’est intensifiée le 18 mai et a culminé avec une explosion majeure qui a fait un mort.
Source: USGS / HVO.

Note personnelle: La petite mare que l’on peut observer en ce moment et dont la température est d’environ 70°C a probablement été formée par l’accumulation d’eau de pluie au fond du cratère de l’Halema’uma’uu. Si du magma devait remonter vers la surface, il y a de fortes chances pour que sa chaleur vaporise rapidement cette eau de surface qui n’a rien à voir avec l’eau d’une nappe phréatique en profondeur. Si une explosion se produisait, ce ne serait certainement pas un événement majeur.

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For the first time in Kilauea’s recorded history, a pond of water was discovered – and confirmed by HVO – during the last week of July 2019 at the bottom of Halema’uma’u, the summit crater of Kilauea volcano. Scientists say this development could signal a shift to a more explosive phase of future eruptions.

Scientists do not know what will happen next, but is is well known that when lava interacts with water, it might cause explosive eruptions. One possibility is that lava could slowly heat up and vaporize the water and eventually create a new lava lake. Lava could also interact with the water table and create small explosions. Another possibility is that magma rises rapidly, which could produce a larger explosion.

USGS officials stressed that there is currently “no reason to think hazards at the summit have increased or decreased” because of the discovery of water. But “the presence of water could be a significant switch in the long-term activity of the volcano.”

Although Kilaeua is well known for its effusive activity ansd its sumptuous lava flows, the volcano has a history of alternating between long periods of explosive eruptions and times of effusive phases. Indeed, there have been several explosive events on Kilauea in the past. These eruptions commonly produce pyroclastic surges. In 1790, one of them killed more than 400 people at Kilauea’s caldera, making it the deadliest volcanic eruption in what is now the United States. These surges can move at hurricane velocity across the landscape and they are among the most dangerous kinds of eruptions. HVO geologists think none of this will happen overnight, and modern monitoring techniques will probably give the public plenty of warning. Another major eruption occurred in 1924. Explosive activity began on May 10th of that year, blowing rock chunks weighing as much as 45 kg 60 metres out, and smaller fragments weighing about 9 kg out as far as 270 metres. After a brief reprieve, activity intensified through a major blast on May 18th, when an enormous explosive event caused the eruption’s only fatality.

Source: USGS / HVO.

Personal note: As far as the current small pond (temperature of about 70°C) is concerned, it was probably formed by the accumulation of rain water at the bottom of Halema’uma’u Crater. Should there be some magma ascent to the surface the magma’s heat would probably rapidly vaporize this surface water which has nothing to do with the water of a deep aquifer. If an explosion occurred it would certainly not be a major event.

Vue du cratère de l’Halema’uma’u et de la petite mare au fond de la cavité d’effondrement laissée par la dernière éruption. Il fallait avoir un puissant téléobjectif pour réaliser une photo lisible de cette eau ! (Source : USGS / HVO)

Image thermique de l’accumulation de l’eau au fond du cratère de l’Halema’uma’. Comme indiqué précédemment, la température de cette eau est d’environ 70°C (Source: USGS)