Un avenir chaud ! // A hot future !

Les modèles du Met Office pour les 5 prochaines années ne laissent pas le moindre doute : il va faire chaud, avec de probables nouveaux records ! Prises individuellement, les années allant de 2020 à 2024 devraient évoluer dans une fourchette comprise entre +1,06°C et +1,62°C au-dessus de la période préindustrielle (moyenne des températures entre 1850 et 1900).

2016 a été jusqu’à présent l’année la plus chaude jamais observée, mais les dernières prévisions basées sur les modèles informatiques du Met Office suggèrent qu’un nouveau record annuel est probable dans les cinq prochaines années. 2015 a été la première année où la température moyenne globale a dépassé 1,0°C au-dessus de la période préindustrielle. Lors de l’année record de 2016, l’anomalie a atteint +1,16°C.

Entre 2020 et 2024, il y a le risque non négligeable, de voir une année excéder +1,5°C, c’est-à-dire l’objectif le plus ambitieux de l’Accord de Paris. Cela suppose, entre autres, des conditions telles qu’ un événement El Niño majeur, un contexte de réchauffement des températures dans le Pacifique et pas de grosse éruption volcanique.

Sur les cinq dernières années (2015-2019) les observations d’agences comme la NASA et la NOAA montrent une anomalie moyenne de +1,09°C, ce qui constitue la période de cinq ans la plus chaude jamais enregistrée.

Pour l’année 2020, le Met Office prévoit que la température moyenne mondiale se situera entre +0,99°C et +1,23°C, avec une estimation centrale de 1,11°C au-dessus de la période préindustrielle (1850–1900). Malgré l’absence d’El Niño, l’année qui débute devrait être encore une année très chaude, proche du niveau de 2019.

La plupart des régions du globe devraient connaître une élévation des températures dans les années à venir et les modèles de prévision du Met Office suggèrent un réchauffement accru au-dessus des terres, en particulier les parties nord de l’Europe, de l’Asie et de l’Amérique du Nord. Les conditions actuelles relativement fraîches dans l’Atlantique Nord devraient se réchauffer, ce qui pourrait amplifier la hausse du thermomètre en Europe. Les modèles semblent en revanche indiquer des conditions plus froides dans l’océan Austral.

En résumé, les prévisions anticipent un réchauffement planétaire continu, largement imputable à la persistance de niveaux élevés de gaz à effet de serre. Contrairement aux rapports du GIEC qui visent davantage le long terme, les projections décennales du Met Office sont basées sur l’état réel du climat au moment où elles sont établies. Les calculs n’incluent pas les événements imprévisibles, tels qu’une grande éruption volcanique, qui provoquerait un refroidissement temporaire.

Source : global-climat.

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The Met Office models for the next 5 years leave no doubt: it will be hot, with likely new records! Taken individually, the years from 2020 to 2024 should evolve in a range between +1.06°C and +1.62° C above the pre-industrial period (average temperatures between 1850 and 1900).
2016 has so far been the hottest year on record, but the latest predictions based on Met Office computer models suggest a new annual record is likely in the next five years. 2015 was the first year in which the global average temperature exceeded +1.0°C above the pre-industrial period. In the record year of 2016, the anomaly reached +1.16°C.
Between 2020 and 2024, there is a significant risk of seeing a year exceed +1.5°C, that is to say the most ambitious objective of the Paris Agreement. This assumes, among other things, conditions such as a major El Niño event, a context of warming temperatures in the Pacific and no large volcanic eruption.
Over the past five years (2015-2019), observations from agencies like NASA and NOAA show an average anomaly of +1.09°C, which is the hottest five-year period on record.
For 2020, the Met Office predicts that the average global temperature will be between +0.99°C and +1.23°C, with a central estimate of +1.11°C above the pre-industrial period (1850-1900). Despite El Niño’s absence, the beginning of the year should be another very hot one, close to the level of 2019.
Most parts of the world are expected to experience higher temperatures in the coming years, and Met Office forecasting models suggest increased warming over land, particularly the northern parts of Europe, Asia and from North America. The current relatively cool conditions in the North Atlantic are expected to warm, which could amplify the temperature rise in Europe. The models, on the other hand, seem to indicate colder conditions in the Southern Ocean.
In short, the forecast anticipates continued global warming, largely due to the persistence of high levels of greenhouse gases. Unlike the IPCC’s more long-term reports, the Met Office’s ten-year projections are based on the actual state of the climate at the time they are made. The calculations do not include unforeseeable events, such as a large volcanic eruption, which would cause temporary cooling.
Source: global-climat.

Vue globale des anomalies de température mondiale par rapport à 1850-1900, avec les prévisions du Met Office pour 2020 et pour la période 2020-2024 (Source : global-climat)

Manque de neige !

Les vacances d’hiver approchent et les stations de ski de basse et de moyenne altitude sont inquiètes. Il n’y a pas ou très peu de neige. Les images fournies par les webcams des stations du Massif Central sont là pour le prouver. Ce n’est pas la température de ce dimanche ni celle de lundi (une dizaine de degrés au-dessus de la normale) qui va améliorer la situation, d’autant que la pluie s’ajoute à la douceur. Il se pourrait qu’il neige un peu mardi, mais visiblement pas en abondance et, sur un sol détrempé, la neige ne sera pas de bonne qualité. Un anticyclone devrait s’établir par la suite avec un temps plus froid. Cela signifie que la neige existante sera dure, voire verglacée. Il est donc conseillé aux skieurs de rester dans leur zone de sécurité, afin d’éviter des chutes rendues plus lourdes, et des traumatismes plus importants du fait de la dureté des pistes.

Pour essayer de pallier le manque de neige, certaines stations n’hésitent pas à utiliser les grands moyens et acheminent l’or blanc depuis des sites en altitude plus favorisés, qui par hélicoptère, qui en camion.  Cette dernière option a été choisie par la station vosgienne de Gérardmer, ce qui a déclenché la colère des écologistes. Selon l’organisation  environnementale SOS Massif, une telle opération représente des « coûts environnementaux et financiers démesurés, » sans oublier les tonnes de CO2 émises. « Et cela pour qui, pour quoi ? Pour que des touristes puissent, pendant quelques minutes, devant quelques photographes, glisser sur quelques mètres carrés de neige ! »

Le maire de Gérardmer justifie cet apport de neige extérieure par des raisons économiques. Selon lui, « le produit neige reste la demande principale.

La station de Gérardmer et ses homologues situés à moins de 1500 mètres d’altitude vont devoir accepter le manque de neige et s’adapter si elles veulent survivre. Investir dans de nouveaux enneigeurs ne servira à rien car la hausse des températures empêchera leur fonctionnement.

Je l’ai toujours dit : même si le manque de neige en montagne ne concerne qu’une petite partie de gens aisés, c’est par ce biais que la population dans son ensemble va prendre conscience du réchauffement climatique. En effet, les médias vont forcément s’intéresser au sujet. Les reportages vont se multiplier et alerter sur l’urgence des mesures à prendre. Le problème, c’est que ces dernières ne doivent pas être prises uniquement en France, mais à l’échelle de la planète. C’est le rôle des COP ; encore faut-il une volonté politique des tous les pays, ce qui est loin d’être le cas en ce moment.

La station du Mont Dore  (Auvergne) a bien triste mine en ce 2 février 2020!

Hawaii: Réouverture prochaine du Thurston Lava Tube // Nāhuku soon to reopen

Le Thurston Lava Tube – Nāhuku en hawaiien – est l’un des sites les plus visités du Parc National des Volcans d’Hawaï. Malheureusement, l’éruption du Kilauea en 2018 a causé des dégâts considérables et le site a dû être fermé.
Il y a quelques jours, les autorités du parc national ont indiqué qu’elles faisaient tout leur possible pour que le tunnel de lave soit de nouveau accessible. Depuis le 28 janvier 2020, la route de secours non goudronnée entre la Highway 11 et les toilettes de Nāhuku a été fermée au public afin de pouvoir réparer une ligne électrique qui sera désormais enterrée, ce qui suppose de creuser une tranchée. Les travaux prendront probablement entre deux et quatre semaines.
Selon les responsables du parc, le Thurston Lava Tube pourrait rouvrir au cours des prochaines semaines, «sauf imprévu.».

Le Thurston Lava Tube n’est pas le seul tunnel de lave à Hawaï. D’autres méritent également une visite comme ceux de Kaumana le long de la Saddle Road. Cependant, le tunnel le plus spectaculaire sur la Grande Ile est probablement le Kazumura, l’un des plus longs tunnels de lave sur Terre. En 2002, la longueur a été estimée à 65,6 km. Il s’est formé il y a 500 à 600 ans. Ses ramifications traversent une grande partie du District de Puna et on a recensé plus de 100 points d’entrée. Tous se trouvent sur des terres privées, mais certains propriétaires organisent des visites des tunnels. A noter que la visite de Kazumura fait partie des voyages à Hawaï organisés par l’agence française Aventure et Volcans.
Cependant, le plus beau tube de lave que j’aie jamais visité n’est pas à Hawaï, mais sur l’île de la Réunion où le Tunnel Bleu est exceptionnel. J’en profite pour adresser mes amitiés à Rudy Laurent.

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The Thurston Lava Tube – Nāhuku en hawaiien – is one of the highlights in Hawaii Volcanoes National Park. Unfortunately, the 2018 Kilauea eruption caused widespread damage and the site had to be closed.

The National Park authorities indicated a few days ago that they are making steady progress to reopen the Thurston Lava Tube. Starting on January 28th, 2020, the unpaved emergency “Escape Road” between Highway 11 and the comfort station at Nāhuku has been closed to the public while repairs were made to a faulty electrical line: The replacement line is being placed underground after the area is trenched. Repairs could take two to four weeks.

According to Park officials, the lava tube could be reopened in the next few weeks, “barring any unforeseen circumstances.”

The Thurston Lava Tube is not the only lava tunnel in Hawaii.  Others are also worth a visit like the Kaumana caves along the Saddle Road. However, the most dramatic lava tube on Hawaii Big Island is probably the Kazumura Cave, one of the longest known lava tubes on Earth. In 2002 the length of the cave was measured at 65.6 km. It was formed 500 to 600 years ago. The cave runs through a large part of the Puna district and over 100 entrance points to Kazumura have been documented.  All of these are on private lands but some of these landowners organize tours of the caves. The visit is part of a journey to Hawaii organised by the French travel agency Aventure et Volcans.

However, the most beautiful lava tube I have ever visited is not in Hawaii, but on Reunion Island where the Blue Tunnel is exceptional. Regards to Rudy Laurent.

Voûte du Kazumura (Hawaii)

Dans le Tunnel Bleu… (Ile de la Réunion)

(Photos: C. Grandpey)

 

Spectaculaire essaim sismique sur la Péninsule de Reykjanes (Islande) // Dramatic seismic swarm on the Reykjanes Peninsula (Iceland)

Même si, selon les dernières mesures, il n’y a pas d’accumulation de magma sous la région, la sismicité reste intense sur la Péninsule de Reykjanes. Durant le nuit entre le 31 janvier et le 1er février 2020, l’IMO a enregistré un spectaculaire essaim sismique avec plusieurs événements supérieurs à M 3,0 et une secousse de magnitude M 4,3 à 4,3 km au NNE de Grindavik. Il est d’ailleurs remarquable de constater que les événements sismiques les plus significatifs se produisent dans cette zone. De manière globale, les hypocentres sont superficiels et ont été localisés à 5 – 6 km de profondeur pour les événements les plus forts. Le tremor reste à des valeurs normales et aucune intrusion magmatique n’est en cause.

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Even if, according to the latest measurements, there is no magma accumulation under the region, seismicity remains intense on the Reykjanes Peninsula. During the night between January 31st and February 1sr, 2020, IMO recorded a dramatic seismic swarm with several events above M 3.0 and a quake with a magnitude M 4.3, 4.3 km NNE of Grindavik. It is also remarkable to note that the most significant seismic events occurred in this area. Overall, the hypocentres are shallow and have been located 5 – 6 km deep for the strongest events. The tremor remains at normal values and no magma intrusion is involved.

Source: IMO