Éruption islandaise : pas de risque pour le trafic aérien // Eruption in Iceland : no risk for air traffic

A l’approche des vacances de Noël, certains se demandent si l’éruption en cours sur la péninsule islandaise de Reykjanes ne risque pas de perturber le trafic aérien comme en 2010 avec l’éruption de l’Eyjafjallajokull. Ces personnes n’ont pas à s’inquiéter car les deux éruptions sont très différentes.
Aucune des récentes éruptions sur la péninsule de Reykjanes n’a perturbé le trafic aérien, malgré la proximité de l’aéroport de Keflavik. Dans sa phase initiale, l’éruption actuelle a semblé plus importante et plus puissante que celles des dernières années, mais il est peu probable maintenant qu’elle ait un impact sur le trafic aérien.
Personne ne peut oublier les énormes perturbations survenues en 2010 lorsque l’Eyjafjallajokull a vomi de volumineux panaches de cendres qui ont transité au-dessus de l’Europe. Quelque 100 000 vols ont été cloués au sol, des millions de voyageurs ont été bloqués et le trafic aérien a été interrompu pendant plusieurs jours car on craignait que les fines particules de cendre endommagent les moteurs des aéronefs.

Nuage éruptif de l’Eyjafjoll en 2010 (Source: Wikipedia)

Aujourd’hui, les volcanologues expliquent que l’éruption à 3 km au nord de Grindavik ne devrait pas produire beaucoup de cendres ni provoquer une perturbation d’une ampleur similaire.
Contrairement à ce qui avait été promis en 2010, aucun effort n’a été fait et aucune mesure n’a été prise pour installer des détecteurs de cendre à bord des avions. En 2014, alors que j’allais en Alaska à bord d’un Boeing 727 de British Airways, et que, passant à proximité de l’Islande, on pouvait voir le nuage éruptif planer au-dessus de l’île, le pilote m’a dit que son avion n’était pas équipé d’un tel instrument et qu’il n’avait jamais été informé de l’éruption !
Les scientifiques affirment qu’il n’y a actuellement aucun risque que la lave atteigne la ville de Grindavik ou des structures comme la centrale électrique de Svartsengi. Les habitants de la zone ont été évacués et la plupart des routes environnantes restent fermées.

Grindavik sous la menace de l’éruption? (Crédit photo: Iceland Monitor)

Cependant, les scientifiques préviennent que la situation pourrait changer et qu’il est trop tôt pour dire combien de temps durera l’éruption. On ne sait pas, non plus, quand les habitants de Grindavik pourront réintégrer leurs maisons. Même si la lave n’est pas sortie dans la bourgade, ni dans la centrale de Svartsengi, ni dans le Blue Lagoon, les coulées de lave ne sont qu’à quelques kilomètres et on craint toujours qu’elles atteignent ces sites sensibles.
Les gaz émis par l ‘éruption peuvent également accroître le risque de mauvaise qualité de l’air dans la région en raison de la présence de SO2. Le Met Office explique qu’une pollution gazeuse pourrait être détectée dans la région de Reykjavik dans les prochains jours.

L’éruption le 19 décembre (image webcam)

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As the Christmas holidays approach, some people are wondering whether the current eruption on the Reykjanes Peninsula in Iceland might dirupt air trafic like in 2010 with the eruption of Eyjafjallajokull. These people do net need to worry as the two eruptions are very different.

None of the recent eruptions on the Reykjanes Peninsula caused damage or disruptions to flights, despite the area’s proximity to Keflavik Airport. Though the current eruption appeared to be larger and more powerful than those in recent years at the beginning, it is unlikely to impact air travel.

Nobody can forget the huge disruptions to international aviation in 2010, when Eyjafjallajokull, spewed giant clouds of ash high into the atmosphere over Europe. Some 100,000 flights were grounded, millions of international travelers stranded and air travel was halted for days because of concerns the fine ash could damage jet engines.

Experts say the location and features of the current eruption mean it is not expected to produce much ash or cause a similar scale of disruption.

Contrary to what had been promised in 2010, no efforts or measures have been taken to install ash detecting instruments on board aircraft. In 2014, while I was travelling to Alaska onboard a British Airways Boeing 727, and one could see the eruption cloud hovering above Iceland, the pilot told me his plane was not equipped with such equipment and he had never been told about the eruption !

Scientists say that there is no current threat that the lava will reach the town of Grindavik or key structures like nearby power plants. The residents from the area have been evacuated and most surrounding roads remain closed.

However, the scientists warn the situation could change and that it’s too early to say how long the eruption will last or when local residents could move back into their homes. Even though the lava did not erupt into the town of Grindavik, or at the nearby power plant, or at the Blue Lagoon, the lava flows are still only a few kilometers away and there is still concern of lavas reaching these key locations.

The eruptive gases can also heighten the risk of poor air quality in the region because of the increased SO2 content in the air. The Met Office explains that gas pollution may be detected in the area of Reykjavik in the next few days.

L’Etna à Versailles !

Il y a quelques jours, l’émission « Des Racines et des Ailes » diffusée sur France 3 était consacrée au Château de Versailles à l’occasion du 400ème anniversaire de la pose par Louis XIII de la première pierre d’un relais de chasse qui allait devenir l’un des plus beaux édifices au monde sous le règne de Louis XIV.

L’une des séquences du film était consacrée aux jardins dessinés par André Le Nôtre. L’un d’eux, le Bosquet de l’Encelade a particulièrement attiré mon attention quand Carole Gaessler a mentionné l’Etna, le célèbre volcan sicilien, à propos de la fontaine qui trône au centre du site.

Pour comprendre la symbolique de cette fontaine, il faut se plonger dans la mythologie grecque. Un épisode raconte la prise de pouvoir de Zeus qui avait vaincu les Titans. Furieuse, leur mère, Gaïa, déclara la guerre aux dieux de l’Olympe et envoya ses fils, les Géants, au combat. Encelade était l’un d’eux. Armés d’énormes rochers et de chênes enflammés, les Géants se lancèrent à l’assaut de l’Olympe mais furent défaits par les Dieux. Zeus tua plusieurs d’entre eux ; Apollon aveugla Ephialtès ; les Géants blessés furent achevés par les flèches d’Héraklès.
Encelade tenta de fuir le massacre. Folle de fureur, la déesse Athéna lui jeta un énorme rocher qui éclata en mille morceaux. Il fut alors foudroyé par Zeus et enseveli sous le mont Etna par les rochers lancés par Athéna.
Dans l’Antiquité, les éruptions volcaniques de l’Etna passaient pour être la respiration du Géant enseveli. De la même façon, les séismes étaient provoqués par le Géant en train de se retourner sous le volcan.

Exécutée en plomb par Gaspard Marsy, entre 1675 et 1677, la fontaine de l’Encelade s’inspire de cette histoire. La souffrance du Géant se traduit par le puissant jet qui, tel un cri, s’échappe de sa bouche.

En réalité, le bassin de l’Encelade – qui représente le triomphe d’Apollon et des divinités olympiennes contre leurs adversaires – est une allégorie en allusion à la victoire de Louis XIV sur la Fronde. Le bassin a été récemment restauré en s’inspirant d’une gravure de la fontaine par Antoine Le Pautre (1677). Les auteurs de la statue de bronze doré sont les frères Gaspard et Balthazar Marsy qui ont également sculpté le groupe du bassin de Latone.

Encelade enfoui sous les rochers lancés par Athéna (Crédit photo : Wikipedia)

Et si une éruption se produisait à côté de la centrale de Svartsengi ? // What if an eruption occurred close to the Svartsengi power plant ?

Comme je l’ai écrit dans une note précédente, un séisme de M 4,2 a frappé la péninsule de Reykjanes le 30 octobre 2023, à 6 km de profondeur. L’événement a été ressenti dans de nombreux endroits, y compris à Reykjavik. L’épicentre se trouvait à Sýlingarfell, à environ trois kilomètres à l’est du Blue Lagoon, et donc très proche de la centrale électrique de Svartsengi.
Dans la matinée du 31 octobre 2023, un essaim sismique a été enregistré à Þorbjörn. Il a duré près de 2 heures et a été d’une intensité exceptionnelle. L’événement le plus significatif avait une magnitude de M3,7. L’épicentre se trouvait juste à l’est du centre du soulèvement du sol observé ces derniers jours. La profondeur des séismes a été estimée entre 5 et 1,5 km.
Le Met Office islandais (IMO) explique que l’essaim sismique est un signe évident du mouvement du magma en profondeur. L’IMO cherche à déterminer si l’activité micro-sismique se rapproche de la surface, ce qui pourrait être le signe que le magma se fraye un chemin à travers la croûte terrestre. À l’heure actuelle, rien n’indique que l’activité sismique se rapproche de la surface, mais la situation peut changer rapidement.

Avec ces nouvelles inquiétantes, beaucoup de gens se demandent ce qu’il adviendrait de l’approvisionnement en électricité et en eau chaude dans le sud de l’Islande si une éruption mettait à l’arrêt la centrale électrique. Selon le ministre des Infrastructures, il est difficile de réagir à une situation où le fonctionnement des infrastructures est perturbé par l’activité volcanique sur la péninsule de Reykjanes. Il n’existe pas de source de chaleur alternative dans le sud de l’Islande, et c’est le même cas pour les autres centrales électriques du pays.
C’est pourquoi le soulèvement du sol à Svartsengi est très inquiétant et il existe un risque réel de pénurie d’électricité et d’eau chaude en cas de catastrophe. Le ministre a déclaré : «Bien sûr, la situation a été analysée par un groupe de gestionnaires d’infrastructures sous la direction de la Première ministre. Bien sûr, la situation est telle que dans le pire des cas, si une éruption avait lieu à proximité de la centrale électrique de Svartsengi, il serait alors très difficile de réagir. […] Nous vivons en Islande et nous ne pouvons pas contrôler les forces naturelles. Nous pouvons essayer de réagir le mieux possible, mais il nous est impossible de disposer de tous les dispositifs et autres gadgets pour faire face à tous les événements qui peuvent survenir en Islande. »
Une solution serait d’évaluer les problèmes d’approvisionnement en chaleur dans d’autres endroits que la péninsule de Reykjanes. Un rapport préparé par le ministère de l’Énergie et du Changement climatique a montré que dans de nombreuses régions du pays, il faudrait accroître l’approvisionnement en chaleur.
Source  : Office météorologique islandais, Iceland Monitor.

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As I put it in a previous post, an M 4.2 earthquake hit the Reykjanes peninsula on October 30th, 2023, at a depth of 6 km. It was felt in many places, including in the capital area. The epicenter of the earthquake was at Sýlingarfell, about three kilometers east of the Blue Lagoon, and therefore closer to the power plant in Svartsengi.

In the morning of October 31st, 2023, a seismic swarm began at Þorbjörn, which lasted for almost 2 hours and was exceptionally intense. The largest event in the swarm measured M3.7. The center of the activity was just east of the centre of the uplift observed in recent days. The depth of the quakes was estimated between 5 and 1.5 km.

The Icelandic Met Office (IMO) says that the seismic swarm is a clear sign of magma movements at depth. The IMO is looking to see if micro-seismic activity increases closer to the surface, which could be a sign that magma is breaking its way through the earth´s crust. Presently, there are no signs that earthquake activity is becoming shallower. However, the situation could change quickly.

With these worrisome pieces of news, many people wonder what would happen to the electricity and hot water supply in South Iceland if an eruption brought the power station to a halt. According to the Minister of Infrastructure, it is difficult to respond to a situation where infrastructure is deterred by volcanic activity on the Reykjanes peninsula. There is no alternate heat source for the South Iceland peninsula, like is the case with powerplants in the country.

Therefore, the landrising at Svartsengi is alarming and risks depleted electricity and hot water in the event of a disaster. Said the Minister : “Of course, the situation has been analysed by a group of infrastructure managers under the Prime Minister. Of course, the situation is such that in worst case scenarios, near Svartsengi powerplant, then it will be very difficult to respond to that. […] We live in Iceland and we can’t control the natural forces. We can try to react as much as possible, but it is impossible for us to have all the possible response devices and gadgets for all the possible events that can occur in Iceland”

A solution would be to evaluate, heat-supply issues in more places than on Reykjanes peninsula. A report prepared by the Ministry of Energy and Climate Change has shown that in too many places around the country heat-supply needs to be ramped up.

Source : Icelandic Met Office, Iceland Monitor.

Photos: C. Grandpey

Le tourisme en Islande : terres publiques et propriétés privées (2ème partie) // Tourism in Iceland : public land vs. private property (part 2)

Dans le sud de l’Islande, la plage de sable noir de Reynisfjara est connue pour être l’une des plages les plus dangereuses au monde. Les formations basaltiques attirent des foules de visiteurs, et les vagues traîtresses ont fait plusieurs morts, malgré de nombreux panneaux avertissant du danger. La gestion du site est d’autant plus difficile que les autorités doivent négocier avec plusieurs propriétaires fonciers.
Les propriétaires fonciers de Reynisfjara et les autorités locales ont discuté de l’installation d’infrastructures de sécurité supplémentaires sur la plage, comme la mise n place d’un feu clignotant et l’installation d’un portail qui pourrait être fermée lorsque les conditions sont particulièrement dangereuses. Les deux parties se sont accusées mutuellement de retarder ces initiatives. Un représentant des propriétaires fonciers a nié ces accusations, mais a exprimé des doutes quant à l’efficacité de l’équipement proposé.
L’installation d’un feu clignotant à Reynisfjara a depuis été approuvée par toutes les parties, mais il a fallu attendre qu’un autre touriste décède sur le site en juin 2023.

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L’Islande est une terre volcanique active, ce qui signifie que de nombreux sites ont le potentiel de devenir des attractions touristiques du jour au lendemain. Le problème, c’est que le magma ne fait pas de distinction entre les terres privées et publiques. Lorsque l’éruption du Fagradalsfjall a commencé en mars 2021, les Islandais (et les étrangers, une fois que les restrictions COVID ont été levées), ont afflué vers la péninsule de Reykjanes pour assister au spectacle.
L’éruption s’est produite sur un terrain privé où il n’y avait ni toilettes ni parking. En mai 2021, après avoir nettoyé les terrains et installé des toilettes au début du sentier, les propriétaires fonciers ont fait payer 1 000 ISK pour le stationnement. L’argent devait être utilisé pour construire des infrastructures dans le secteur. Le gouvernement a accepté de contribuer financièrement à la mise en place des services nécessaires. Des tensions sont apparues lorsque les propriétaires ont annoncé qu’ils seraient prêts à vendre leur propriété – y compris le nouveau volcan ! – au juste prix. Les représentants du gouvernement ont déclaré qu’ils protégeraient l’accès du public au site et qu’il était hors de question d’investir des fonds publics si de nouveaux propriétaires envisageaient d’exploiter le site dans un but lucratif.
Les éruptions posent d’énormes défis de planification aux propriétaires fonciers et aux autorités. En effet, elles sont difficiles à prévoir, attirent un grand nombre de personnes, comportent un danger important et modifient constamment le paysage qui les entoure. Ainsi, lors de l’éruption du Fagradalsfjall, les sentiers d’accès étaient régulièrement fermés ou modifiés car ils étaient coupés par la lave. L’éruption s’est arrêtée en septembre 2021…et avec elle tous les plans de développement du site.

 

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Tous ces exemples montrent que le gouvernement islandais manque d’une politique cohérente en matière de droits d’entrée, d’accès et de financement des infrastructures sur les sites touristiques les plus populaires. Les décisions semblent être prises au cas par cas. Les infrastructures ne sont pas créées en prévision de l’affluence, mais seulement lorsque l’on atteint les limites de saturation.
Si la population et les autorités islandaises estiment que la plupart, sinon la totalité, des sites naturels devraient rester gratuits et accessibles à tous, ils ne sont pas non plus opposés à la mise en place d’un droit d’entrée en échange de services, en particulier si les fonds collectés sont destinés à la protection de la nature avec les infrastructures nécessaires.
Payer un droit d’entrée ne semble pas dissuader les touristes de visiter les sites. De toute façon, cela coûte beaucoup moins cher que les hébergements, les repas ou la location de véhicules. En fait, les voyageurs acceptent volontiers de participer à la protection des sites qu’ils visitent.

Source: Iceland Review.

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In southern Iceland, the Reynisfjara black sand beach is known as one of the most dangerous beaches in the world. While the site’s basalt rock formations draw crowds of visitors, its dangerous sneaker waves have claimed several lives, despite extensive signage warning of their danger. What makes managing the site even more challenging is that authorities must negotiate with not just one, but several landowners at the site.

Reynisfjara landowners and local authorities have been discussing installing additional safety infrastructure at the beach, such as a flashing light and a gate that could be closed when conditions were particularly dangerous. Both parties have accused the other of delaying such developments. One representative of the landowners denied the accusations, but expressed doubt about the effectiveness of the proposed equipment.

The installation of a flashing warning light at Reynisfjara has since been approved by all parties, but not before another tourist death occurred at the site last June.

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Iceland is volcanically active, meaning that many sites have the potential to become tourist attractions overnight; and magma does not distinguish between private and public land. When the Fagradalsfjall eruption began in March 2021, locals (and international visitors, once pandemic restrictions allowed), streamed to the Reykjanes peninsula to witness the spectacle with their own eyes.

The eruption occurred on private land where here were neither washrooms nor a place to park. In May 2021, after clearing unpaved lots and installing washrooms at the trailhead, landowners instituted a parking fee of ISK 1.000. The moeny would be used to build up infrastructure in the area. The government also agreed to contribute finances toward building up necessary services at the site. Tension arose, however, when the lot’s owners announced that they would be willing to sell the property – including the new volcano – for the right price. Government representatives stated they would protect public access to the site and that investing public funds was out of the question if any new owners planned to operate the site for profit.

Eruptions pose huge planning challenges for landowners and authorities: they are difficult to predict, attract huge numbers, involve significant danger, and constantly change the very landscape around them. Hiking trails at the Fagradalsfjall eruption, for example, were regularly closed or modified as they were cut off by lava. The eruption stopped in September 2021. All development plans at the site came to a halt.

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All these examples show that Iceland’s government lacks a cohesive policy when it comes to entry fees, access, and funding of necessary infrastructure at popular tourist sites. Decisions appear to be made on a case-by-case basis. Infrastructure is not created in anticipation of increased traffic, but only once that traffic is already straining the limits of the site in question.

While Icelanders, and Icelandic authorities, have a sense that most, if not all, natural sites should remain free and accessible to all, they are also not opposed to charging fees in exchange for services, particularly if the funds collected go toward nature conservation and necessary infrastructure.

Fees don’t seem to deter foreign tourists or locals from visiting sites: and likely seem minor compared to the cost of their accommodation, dinner, or rental car. In fact, travellers often seem happy to take part in protecting the areas they are visiting.

Source: Iceland Review.