Hawaii: La coulée 61g et ses dangers // Hawaii: The 61g lava flow and its dangers

drapeau-francaisDans une galerie photo publiée le 7 octobre, le HVO montre les dangers associés à la coulée de lave 61g de lave et son entrée dans l’Océan Pacifique.
Le HVO rappelle aux visiteurs que l’approche du delta de lave est très dangereuse car il peut s’effondrer à tout moment et générer des explosions qui expédient des matériaux incandescents. La zone a été bouclée pour prévenir les accidents. Voici deux photos montrant que des prises de vues spectaculaires sont possibles tout en étant à l’extérieur de la zone fermée L’utilisation de la fonction téléobjectif sur un appareil photo compact ou sur un smartphone permet d’obtenir une vue rapprochée du site, en toute sécurité.

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Les mêmes remarques s’appliquent à la coulée de lave sur la plaine côtière. Des lucarnes apparaissent parfois et leur accès est en général fermé avec une ligne de corde et des panneaux d’avertissement. Le Parc des Volcans fait remarquer que fin septembre, une lucarne s’est ouverte brusquement sur la plaine côtière quelques minutes après le passage de deux touristes dans la zone interdite. Tout comme pour le delta de lave, il est possible de bien voir la lucarne sans entrer dans la zone fermée. Avec un appareil photo équipé d’un téléobjectif ou un smartphone avec cette fonction, on peut zoomer pour obtenir plus de détails, comme le montre l’image ci-dessous.

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Voici une autre photo d’une lucarne. On remarque l’affaissement du sol au premier plan, signe que la zone est très instable. Là encore, on peut obtenir de belles photos de la lucarne en utilisant un téléobjectif.

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S’agissant de l’activité du Kilauea, l’inflation de l’édifice a cessé et vient d’être remplacée par un brusque épisode de dégonflement. Le niveau du lac de lave qui était monté jusqu’à 13 mètres sous la lèvre de la bouche active, a commencé à décliner.

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drapeau-anglaisIn a photo gallery released on October 7th, HVO shows the dangers associated with the 61g lava flow and its entering into the Pacific Ocean.

HVO reminds visitors that approaching the lava delta is highly dangerous as it can collapse at any time, generating explosions sending red-hot material very far away. The area has been cordoned off to prevent accidents. You can see above two photos showing that spectacular views are possible from outside the closed area  Using the telephoto feature on a point-and-shoot camera you can get a close and safe view of the site.

The same remarks apply to the lava flow on the coastal plain. Skylights occasionally appear and are usually cordoned off with a rope line and warning signs. The Park reports that in late September, a skylight opened abruptly on the coastal plain just minutes after a couple of visitors had walked through the closed area. Just like for the lava delta, it is possible to see the skylight without entering the closed area, and with a camera or smart phone, you can zoom in for more detail, as shown in the image above.

Here is another photo of a skylight (see above). Note the sagging lava surface in the foreground, an indication of just how unstable this area is. Here again, you can get nice photos of the skylight by zooming in.

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As far as global activity is concerned, inflation of Kilauea volcano has stopped and been replaced by a sudden deflation. The surface of the lava lake, which had risen up to 13 metres below the rim, has now started to drop.

Des empreintes de pieds millénaires près de l’Ol Donyo Lengai (Tanzanie) // Ancient footprints close to Ol Doinyo Lengai (Tanzania)

drapeau-francaisSelon un article paru dans la revue Palaeogeography, Paleoclimatology, Paleoecology, des chercheurs ont découvert et daté un ensemble de très vieilles empreintes de pieds sur des vasières au pied de l’Ol Doinyo Lengai. Ils ont relevé plus de 400 empreintes sur le site, laissées par des êtres humains il y a entre 5800 et 19100 ans.
En étudiant ces anciennes empreintes près du village d’Engare Sero, les scientifiques pourront mieux comprendre comment vivaient et se déplaçaient ces premiers Homo sapiens africains.

Certaines empreintes laissent supposer que les gens se déplaçaient en trottinant rapidement, tandis que d’autres montrent des groupes de femmes et d’enfants voyageant ensemble. Une personne semble avoir marché avec un gros orteil cassé.
Les scientifiques ont observé le site d’Engare Sero pour la première fois en 2008 et ils viennent de publier les résultats de leurs recherches après des années passées à dater et analyser les empreintes. Ils pensent que c’est la boue qui s’écoule de l’Ol Doinyo Lengai qui a donné naissance aux vasières d’Engare Sero. C’est avant de sécher que cette boue a conservé les empreintes. Il se peut toutefois que ces dernières n’aient pas été toujours visibles et que le site ait été recouvert par une autre coulée de débris en provenance du volcan il y a 10000 ou 12000 ans.
A l’origine, les scientifiques pensaient que la boue s’était formée à partir d’un nuage de cendre, ce qui ferait remonter les empreintes à environ 120 000 ans. Aujourd’hui, on pense plutôt que la cendre a été transportée par l’eau, ce qui signifie que les empreintes ne sont probablement pas aussi anciennes.
En identifiant les cristaux les plus récents enfouis dans la boue grâce à des techniques géochronologiques, les scientifiques ont conclu que les empreintes ont probablement été laissées il y a 19 100 ans, avec une marge d’erreur de quelques milliers d’années.
Maintenant que la datation est plus précise, les chercheurs veulent en savoir davantage sur la façon dont ces gens vivaient car il y a encore beaucoup de mystères à résoudre.
Le site qui prétend avoir les empreintes les plus anciennes jamais découvertes est celui de Laetoli, également en Tanzanie. Il remonterait à environ 3,6 millions d’années. Les empreintes auraient été laissées par les premiers ancêtres de l’homme, les membres de l’espèce Australopithecus afarensis, mais il existe des désaccords sur l’interprétation du site.
Source: Sciencealert.

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drapeau-anglaisAccording to an article in the journal Palaeogeography, Palaeoclimatology, Palaeoecology, researchers have dated an ancient and rare collection of footprints on the mudflats beyond the Ol Doinyo Lengai. There are more than 400 footprints at the site, thought to have been left between 5,800 and 19,100 years ago.

By knowing more about when these ancient footprints were committed to the dirt near the village of Engare Sero, it gives scientists a unique opportunity to figure out how these early African Homo sapiens might have lived and travelled.

Some of the tracks imply that people were moving at a brisk jogging speed, while others show groups of women and children travelling together. One person appears to have been walking with a broken big toe.

Scientists were first alerted to the Engare Sero site back in 2008, but have just published their findings after years of careful research to date and explain these prints. They think that mud flowing down from Ol Doinyo Lengai formed the Engare Sero mudflats, and in the days before it dried, it managed to capture and preserve these ancient tracks. However, they might not have always been visible; the researchers suggest that the site was covered with another flow of debris from the volcano 10,000 to 12,000 years ago.

Originally, the scientists thought the mud was formed directly from an ash cloud, which would date the prints at around 120,000 years old. Now, the hypothesis is that the ash was carried down by water, which means the footprints probably aren’t quite so ancient.

By identifying the youngest crystals buried in the mud using geochronological techniques, the scientists found the tracks could have been deposited as far back as 19,100 years ago, with a margin of error of a few thousand years.

Now that the timeframe has been narrowed, the researchers want to study more about how these people lived and socialised. There are still plenty of mysteries left to solve.

The site that claims to have the oldest footprints ever discovered is Laetoli, also in Tanzania, which is dated to around 3.6 million years ago. But those tracks would have been left by earlier human ancestors, members of the Australopithecus afarensis species, and there is some debate about the interpretation of the site.

Source : Sciencealert.

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Sommet du Lengai en décembre 2002 (Photo: C. Grandpey)

Kilauea (Hawaii): Dernières nouvelles // Latest news

drapeau-francaisDepuis le 7 octobre, on observe une tendance au gonflement du Kilauea. Comme cela se produit habituellement, le lac de lave dans la bouche active du cratère de l’Halema’uma’u réagit à cette tendance et le niveau de la lave monte dans la bouche. Le 12 octobre, la lave se trouvait à seulement 12 mètres sous la lèvre, avant de redescendre à une vingtaine de mètres le lendemain car le Kilauea amorçait un dégonflement. Depuis la mi-journée du 13 octobre, on observe une nouvelle tendance à l’inflation. Il est pratiquement certain que la lave va remonter et il se pourrait bien qu’elle finisse par déborder dans les prochaines heures ou les prochains jours. L’activité n’a pas évolué de manière significative sur les autres zones actives, que ce soit le Pu’uO’o ou la coulée 61g qui continue à entrer dans l’Océan Pacifique sur le site de Kamokuna.

Source : HVO.

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drapeau-anglaisSince October 7th, Kilauea volcano has been showing a slow but steady inflation. As usually happens, the lava lake in the active vent of Halema’uma’u crater is responding to this trend and the level of lava rises in the vent. On October 12th, lava was only 12 meters below the rim, before dropping to twenty meters the next day because Kileaua had started deflating. Since mid-day on October 13th, a new inflationary trend has been observed. It is almost certain that lava will rise again and it might eventually overflow in the next few hours or the next few days. Activity has not changed significantly in the other active areas, whether Pu’uO’o or the 61g lava flow which keeps entering the Pacific Ocean at Kamokuna.
Source: HVO.

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Déformation du Kilauea au cours des derniers jours (Source: HVO)

Renconstitution 3D d’une maison de Pompéi // 3D renconstruction of a Pompeii house

drapeau-francaisEn associant l’archéologie traditionnelle et la technologie 3D, les chercheurs de l’Université de Lund en Suède ont réussi à reconstruire une maison de Pompéi et à la présenter telle qu’elle était avant l’éruption du Vésuve en 79 après J.-C.
Après le tremblement de terre catastrophique qui a secoué l’Italie en 1980, le conservateur des ruines de Pompéi a invité la communauté internationale à effectuer des recherches sur cette ville avant qu’elle se détériore encore davantage. C’est ainsi que le Projet Pompéi a commencé à l’Institut suédois de Rome en 2000.
Depuis 2010, les recherches sont gérées par le département d’archéologie et d’histoire ancienne de l’Université de Lund. Les quartiers de la ville de Pompéi ont été scannés pendant un travail sur le terrain en 2011-2012 et les premiers modèles 3D de la ville sont maintenant terminés. Ils montrent ce qu’était la vie des habitants de Pompéi avant l’éruption du Vésuve. Les chercheurs ont même réussi à réaliser une reconstruction détaillée d’une grande maison, appartenant à Caecilius Iucundus, un homme riche de cette époque.
Entre autres choses, les chercheurs ont découvert des surfaces de plancher datant de l’année 79 ; ils ont effectué des études détaillées de l’évolution de la construction à travers l’histoire, nettoyé et documenté trois grandes propriétés, une taverne, une laverie, une boulangerie et plusieurs jardins. Dans un jardin, ils ont découvert que certains des robinets qui alimentaient une étonnante fontaine fonctionnaient au moment de l’éruption; l’eau jaillissait encore quand la pluie de cendres et de ponce s’est abattue sur Pompéi.
Les chercheurs ont parfois aussi trouvé des vestiges parfaitement intacts. Dans un magasin ils ont découvert trois fenêtres en parfait état (fabriquées à partir de gypse translucide cristallin) de la Rome antique, empilées les unes contre les autres. En étudiant les systèmes d’alimentation en eau et les égouts, ils ont pu comprendre les hiérarchies sociales de l’époque, et constater que les détaillants et les restaurants étaient tributaires des grandes familles riches pour l’eau, en sachant que les conditions se sont améliorées dans les années qui ont précédé l’éruption.
Un aqueduc a été construit à Pompéi, ce qui a permis aux habitants de ne plus avoir à compter sur les puits ou les réservoirs d’eau de pluie que possédaient les grandes familles riches.
Voici deux vidéos montrant la maison reconstruite:
https://youtu.be/btJPddjWQVc

https://youtu.be/ETd7pszxhnc

Source Université de Lund

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drapeau-anglaisBy combining traditional archaeology with 3D technology, researchers at Lund University in Sweden have managed to reconstruct a house in Pompeii to its original state before the volcano eruption of Mount Vesuvius in 79 A.D..

After the catastrophic earthquake in Italy in 1980, the Pompeii city curator invited the international research community to help document the ruin city, before the state of the finds from the volcano eruption in AD 79 would deteriorate even further. The Swedish Pompeii Project was therefore started at the Swedish Institute in Rome in 2000.

Since 2010, the research has been managed by the Department of Archaeology and Ancient History in Lund. The Pompeii city district was scanned during the field work in 2011–2012 and the first 3D models of the ruin city have now been completed. The models show what life was like for the people of Pompeii before the volcano eruption of Mount Vesuvius. The researchers have managed to complete a detailed reconstruction of a large house, belonging to the wealthy man Caecilius Iucundus.

Among other things, the researchers have uncovered floor surfaces from AD 79, performed detailed studies of the building development through history, cleaned and documented three large wealthy estates, a tavern, a laundry, a bakery and several gardens. In one garden, they discovered that some of the taps to a stunning fountain were on at the time of eruption ; the water was still gushing when the rain of ash and pumice fell over Pompeii.

The researchers occasionally also found completely untouched layers. In a shop were three intact windows (made out of translucent crystalline gypsum) from Ancient Rome, stacked against each other. By studying the water and sewer systems they were able to interpret the social hierarchies at the time, and see how retailers and restaurants were dependent on large wealthy families for water, and how the conditions improved towards the end, before the eruption.

An aqueduct was built in Pompeii, enabling residents to no longer having to rely on a few deep wells or the tanks of collected rainwater in large wealthy households.

Here are two videos showing the reconstructed house:

https://youtu.be/btJPddjWQVc

https://youtu.be/ETd7pszxhnc

Source University of Lund

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Intérieur d’une maison à Pompéi (Photo: C. Grandpey)