Sismicité d’origine volcanique en Antarctique // Volcano-triggered seismicity in Antarctica

Un article publié fin avril 2022 sur le site Live Science nous apprend qu’un volcan sous-marin endormi depuis longtemps à proximité de la Péninsule Antarctique a montré des signes d’activité en déclenchant un essaim sismique incluant quelque 85 000 événements.

L’essaim, qui a commencé en août 2020 et s’est calmé en novembre de cette même année, représente l’activité sismique la plus forte jamais enregistrée dans la région. Les scientifiques pensent que cette sismicité a probablement été causée par une intrusion magmatique dans la croûte terrestre. De semblables intrusions se sont déjà produites dans d’autres endroits sur Terre, mais c’est la première fois que des chercheurs en observent une en Antarctique.
L’essaim s’est produit au niveau de l’Orca Seamount, un volcan sous-marin inactif qui s’élève à 900 mètres au-dessus du plancher océanique dans le détroit de Bransfield, un passage étroit entre les îles Shetland du Sud et la pointe nord-ouest de l’Antarctique. Dans cette région, la plaque tectonique Phénix plonge sous la plaque antarctique continentale en créant un réseau de failles dues à l’étirement de certaines parties de la croûte.
Les chercheurs en poste à la station scientifique de l’île King George, l’une des îles Shetland du Sud, ont été les premiers à ressentir les secousses sismiques. Les scientifiques ont cherché à comprendre ce qui se passait, mais l’île King George est éloignée de tout, avec seulement deux stations sismiques à proximité. Ils ont donc utilisé les données de ces stations sismiques, ainsi que les données de deux stations au sol fonctionnant dans le cadre du système mondial de navigation par satellite, pour mesurer le déplacement du sol. Ils ont également analysé les données de stations sismiques plus éloignées et de satellites qui utilisent l’interférométrie radar pour mesurer les déplacements au niveau du sol.
Les stations à proximité sont utiles pour détecter les moindres séismes, tandis que. les stations plus éloignées utilisent des équipements plus sophistiqués qui permettent de brosser un tableau plus détaillé des séismes les plus importants. En rassemblant ces données, les scientifiques ont pu créer une image de la géologie sous-jacente qui a déclenché l’essaim sismique.
Les deux séismes les plus significatifs de l’essaim avaient des magnitudes de M 5,9 et M 6,0 en octobre et en novembre 2020. Après le séisme de novembre, l’activité sismique a diminué. Les secousses ont semblé déplacer le sol de l’île King George d’environ 11 centimètres. Seuls 4 % de ce déplacement peuvent s’expliquer par la sismicité proprement dite. Les scientifiques pensent que c’est le mouvement du magma dans la croûte qui explique en grande partie le déplacement spectaculaire du sol.
Les chercheurs pensent que s’il y a eu une éruption de l’Orca Seamount, elle s’est probablement produite au moment de l’essaim sismique. Il n’y a actuellement aucune preuve directe d’une telle éruption. Pour en avoir la confirmation, les scientifiques devront envoyer une mission dans le détroit de Bransfield pour mesurer la bathymétrie, la profondeur du plancher océanique, et la comparer aux cartes historiques.
Source : Live Science

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An article published in late April 2022 on the Live Science website informs us that a long-dormant underwater volcano near Antarctica has woken up, triggering a swarm of 85,000 earthquakes. The swarm, which began in August 2020 and subsided by November of that year, is the strongest earthquake activity ever recorded in the region. Scientists say the quakes were likely caused by a « finger » of hot magma poking into the crust. Similar intrusions already occurred in other places on Earth, but this is the first time researchers observed it in Antarctica.

The swarm occurred around the Orca Seamount, an inactive volcano that rises 900 meters from the seafloor in the Bransfield Strait, a narrow passage between the South Shetland Islands and the northwestern tip of Antarctica. In this region, the Phoenix tectonic plate is diving beneath the continental Antarctic plate, creating a network of fault zones, stretching some portions of the crust and opening rifts in other places.

Scientists at the research stations on King George Island, one of the South Shetland Islands, were the first to feel  the quakes. Scientists wanted to understand what was going on, but King George Island is remote, with just two seismic stations nearby. So they used data from those seismic stations, as well as data from two ground stations for the global satellite navigation system, to measure ground displacement. They also looked at data from more distant seismic stations and from satellites circling Earth that use radar to measure shifting at ground level.

The nearby stations are good for detecting the tiniest quakes. More distant stations, meanwhile, use more sophisticated equipment and can thus paint a more detailed picture of the larger quakes. By piecing these data together, the scientists were able to create a picture of the underlying geology that triggered the earthquake swarm.

The two largest earthquakes in the series had magnitudes M 5.9 and M 6.0 in October and in November 2020. After the November quake, seismic activity waned. The quakes seemed to move the ground on King George Island around 11 centimeters. Only 4% of that displacement could be directly explained by the earthquake; the scientists suspect the movement of magma into the crust largely accounts for the dramatic shifting of the ground.

If there was an underwater eruption at the seamount, it likely happened at that time. But there is no direct evidence for an eruption. In order to confirm that the shield volcano blew its top, scientists would have to send a mission to the strait to measure the bathymetry, or seafloor depth, and compare it to historical maps

Source: Live Science.

Modèle topographique montrant l’emplacement de l’Orca Seamount dans le détroit de Bransfield (Source: SERNAGEOMIN)

1970 : quand Pouzzoles faisait rire l’Italie…!

Il y a quelques jours, au cours d’un séjour en Campanie, j’ai fait étape à Pouzzoles, localité bien connue pour les épisodes bradysismiques qui s’y produisent, avec des soulèvements et abaissements du sol. Les incrustations de coquillages sur les colonnes du temple dit de Sérapis indiquent la hauteur à laquelle le bâtiment a été autrefois immergé. J’ai écrit « dit de Sérapis » car le site est en fait un ancien marché où une statue du dieu égyptien était censée protéger les commerçants.

Photos : C. Grandpey

Tout près, la Solfatara est l’un des points chauds de la Campanie et, avec le Vésuve, celui pour lequel les scientifiques sont le plus inquiets. Si une éruption devait s’y produire, il faudrait évacuer la zone qui est densément peuplée. Un sacré casse-tête en vue, tout comme l’évacuation des abords du Vésuve. Il ne faudra pas se rater. Comme me le faisait remarquer un jour Franco Barberi, alors à la tête de la Protection Civile italienne, « si j’évacue et qu’il ne se passe rien, je passe pour un imbécile; si je n’évacue pas et qu’une catastrophe se produit, je vais en prison. »

L’évocation de la ville de Pouzzoles me rappelle l’histoire racontée par Haroun Tazieff dans son livre « Volcans » paru aux Editions Bordas en 1996. L’anecdote a eu lieu en 1970, année où Le Professeur Giuseppe Imbo, à la tête de l’Osservatorio Vesuviano, avait fait appel à des scientifiques étrangers car il craignait une éruption imminente du Vésuve. Par précaution, il avait fait évacuer les habitants du Rione Terra, un quartier de Pouzzoles, où le sol se soulevait.

Il pensait que le magma qui provoquait le soulèvement finirait par percer la surface. La prévision s’appuyait également sur la présence de « sources marines bouillonnantes » dans le golfe de Pouzzoles. Cerise sur le gâteau, on enregistrait une hausse de la sismicité, avec des événements à faible profondeur.

 

Le problème, c’est que la sismicité n’avait pas été mesurée dans les règles de l’art par les scientifiques italiens qui n’avaient mis en place qu’un sismomètre, alors qu’au moins trois appareils sont nécessaires pour effectuer des mesures fiables. Malgré des tentatives d’interdiction d’accès aux Champs Phlégréens, Tazieff et son équipe installèrent trois sismos sur la zone soi-disant sensible. Les scientifiques français furent surpris de constater qu’un seul appareil réagissait, avec des courbes qui n’avaient pas le profil des secousses telluriques, et avec des événements d’une étonnante régularité. Et pour cause: les sismos réagissaient au moment du passage des trains sur la voie à proximité !! En fait, aucune sismicité inquiétante n’affectait la région. Suite à cette découverte, Tazieff convoqua une conférence de presse et dès le lendemain le scandale s’étalait à la Une des journaux.

« Macché vulcano : sono solo i treni…. » « Perchè allora, si è permesso l’esodo affannoso di 35 mila persone? » Pourquoi évacuer les quartiers de Pouzzoles? Selon Tazieff, « pour les racheter à vil prix, les raser et les remplacer par des villas somptueuses et des hôtels de grand luxe, en réalisant au passage des plus-values vertigineuses »!

Il faut espérer que la surveillance des Champs Phlégréens est plus sérieuse aujourd’hui. Comme indiqué précédemment, un site web dédié publie les résultats des mesures. Vous pourrez y accéder en cliquant sur ce lien :

https://www.ov.ingv.it/index.php/flegrei-stato-attuale

Malgré tous les paramètres présentés et toute la littérature écrite à propos de cette région volcaniquement très sensible, je me demande si des mesures d’évacuation pourront être mises en place au bon moment et empêcher un drame humain. Comme on vient de le voir à São Jorge aux Açores, notre aptitude à prévoir les séismes et les éruptions volcaniques demeure à un niveau très bas, et encore plus quand les événements ont pour cadre des zones habitées. Autour des Champs Phlégréens, la densité de population est très forte. Il ne nous reste qu’à croiser les doigts…

A l’attention des personnes qui désireraient visiter la Solfatara, je rappelle que le site reste fermé au public depuis le tragique accident qui avait coûté la vie à un enfant et à son père au mois de septembre 2017.

La Solfatara dans les années 1990, alors que le vieil observatoire Friedlander était encore debout (Photo: C. Grandpey)

Le séisme le plus puissant de l’Histoire // The most powerful earthquake in History

Ce n’est pas de la volcanologie, mais la nouvelle présente un intérêt certain d’un point de vue géologique, tectonique et humain.

Jusqu’à présent, le séisme de Valdivia en 1960 au Chili – avec une magnitude de M 9,4 à 9,6 selon les centres de mesure – était considéré comme l’événement de ce type le plus puissant jamais observé sur Terre. Pourtant, une équipe d’archéologues a découvert au Chili les preuves d’un séisme encore plus puissant. Une nouvelle étude publiée dans Science Advances explique qu’un méga-séisme s’est produit dans ce pays il y a environ 3 800 ans. L’événement fut si terrible qu’il a conduit à l’abandon des régions côtières concernées pendant près de 1 000 ans.
Ce très puissant séisme a été causé par une énorme rupture qui a fait se soulever le littoral de la région. L’événement a eu lieu dans ce qui est aujourd’hui le nord du Chili. Le méga-séisme n’a pas seulement secoué toute cette région; il a également déclenché un très puissant tsunami avec des vagues atteignant 20 mètres de hauteur.
Les chercheurs pensent que le tsunami causé par le méga-séisme a atteint la Nouvelle-Zélande, à près de 9 600 km de sa source. Les vagues du tsunami étaient si puissantes qu’elles ont projeté des rochers côtiers de la taille de voitures à des centaines de kilomètres à l’intérieur des terres.
Ce séisme bat le précédent record. Comme indiqué plus haut, la magnitude du tremblement de terre de Valdivia dans le sud du Chili en 1960 a été évaluée à l’époque entre M 9,4 et 9,6. Le séisme de Valdivia a tué jusqu’à 6 000 personnes et propulsé des tsunamis à travers l’océan Pacifique.
À titre de comparaison, les chercheurs pensent que le méga-séisme chilien d’il y a 3800 ans avait une magnitude d’environ M 9,5. La rupture qui l’a provoqué était longue d’environ 1000 km, contre 800 km pour le séisme de Valdivia.
Le désert d’Atacama est l’un des environnements les plus secs et les plus hostiles au monde et il a toujours été difficile d’y trouver des preuves de tsunamis. Cependant, les auteurs de l’étude ont découvert des traces de sédiments marins et d’êtres vivants qui se trouvaient dans la mer avant d’être projetées à l’intérieur des terres. Les chercheurs ont trouvé tous ces éléments très haut et loin à l’intérieur des terres. Ce n’était donc pas une tempête qui les avait déposés ici.
Au moment où le méga-séisme chilien a fait fuir les habitants de la côte il y a plus de 3 000 ans, les îles qu’il a touchées dans le Pacifique Sud étaient alors inhabitées. Aujourd’hui, ces mêmes îles sont des lieux touristiques populaires très fréquentés. Cela signifie que si un nouveau séisme ou un nouveau tsunami devait se produire, les conséquences pourraient être catastrophiques.
Source, BGR, Yahoo Actualités.

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This is not volcanology, but the piece of news is interesting from a geological, tectonic and human point of view.

Up to now, the 1960 Valdivia earthquake in Chile – with a magnitude of M 9.4- 9.6 – was the most powerful event of the kind that ever happened on Earth. A group of archaeologists has found evidence of a larger megaquake in human history. A new study featured in Science Advances explains that a newly discovered Chile megaquake took place around 3,800 years ago. It was so terrible that it led to the abandonment of nearby coastlines for almost 1,000 years.

The massive earthquake was caused by a huge rupture that lifted the region’s coastline. It took place in what is now northern Chile. The Chile megaquake did more than just shake the land in the area. It also created a massive tsunami with waves as high as 20 meters.

Researchers believe the tsunami caused by the Chile megaquake travelled all the way to New Zealand, almost 9,600 km from the point of origin. The tsunami waves were so powerful, they flung coastal boulders the size of cars hundreds of kilometers inland.

This newly discovered earthquake beats the previous record for the largest earthquake recorded. The Valdivia earthquake took place in 1960. At the time, records picked up a massive quake in southern Chile that had a magnitude between 9.4 and 9.6. The Valdivia earthquake killed up to 6,000 people and sent tsunamis out across the Pacific Ocean.

For comparison, researchers believe the new Chile megaquake hit with a magnitude of M 9.5. The rupture it created was roughly 1,000 km long, compared to the 800-kilometer-long rupture made by the Valdivia earthquake.

The Atacama Desert is one of the driest, most hostile environments in the world and finding evidence of tsunamis there has always been difficult. However, the authors of the study found evidence of marine sediments and a lot of beasties that would have been living quietly in the sea before being thrown inland. The researchers found all these features very high up and a long way inland so it could not have been a storm that left them there.

While the Chile megaquake drove the inhabitants away from the coast when it hit over 3,000 years ago, the islands it affected in the South Pacific were uninhabited at that time. Now the islands are popular tourist locations. And a lot of people congregate there. That means that any tsunamis or earthquakes that hit the area could be catastrophic.

Source, BGR, Yahoo News.

Carte des zones impactées par le tsunami de Valdivia (Source: NGDC

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

Un puissant épisode éruptif a débuté sur le volcan Manam (Papouasie-Nouvelle-Guinée) le 17 avril 2022. Selon le VAAC de Darwin, le panache de cendres s’est élevé jusqu’à 15 km d’altitude. Les images satellitaires acquises le 18 avril montrent que le panache de cendre s’était dissipé.
La couleur de l’alerte aérienne est passée au Rouge.
Plusieurs éruptions similaires ont déjà eu lieu à Manam les 8 et 9 mars 2022.

Episode éruptif sur l’île Manam (Source: NASA)

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L’éruption sommitale du Kīlauea (Hawaï) se poursuit dans le cratère de l’Halema’uma’u. La lave se répand sur le plancher du cratère à partir d’une bouche dans la partie ouest du cratère. Elle s’écoule également à partir d’ouvertures à la base de la paroi N-NE du cratère, et d’une plus petite ouverture à la base de la paroi sud.
Source : HVO.

Image thermique montrant l’activité au fond du cratère de l’Halema’uma’u (Source: HVO)

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Une hausse de l’activité sismique a été enregistrée sur le Ruang – à ne pas confondre avec le Raung- (Indonésie) durant le mois d’avril, obligeant les autorités à relever le niveau d’alerte à 2. La dernière éruption de ce volcan a eu lieu en 2002, avec un VEI 4.
Le Ruang est le volcan le plus au sud des îles Sangihe, au nord de l’île de Sulawesi.
Un nombre élevé de séismes d’origine volcanique a été enregistré, probablement à cause d’une intrusion magmatique. Selon le CVGHM, cette hausse de l’activité volcanique est susceptible d’être suivie d’une éruption.
Les archives historiques du Ruang montrent des événements explosifs accompagnés de projections de matériaux pyroclastiques dans toutes les directions, avec des coulées pyroclastiques, principalement vers l’est, le sud-est, le sud et le sud-ouest.
Il est conseillé à la population et aux touristes de ne mener aucune activité dans un rayon de 1,5 km du cratère et de 2,5 km à l’est, au sud-est, au sud et au sud-ouest.
Source : CVGHM.

Source: VSI

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L’activité sismique semble diminuer sur la Péninsule de Reykjanes (Islande). Cependant, le Met Office islandais continue de surveiller la zone étroitement.
Dans la matinée du 16 avril 2022, trois séismes d’une magnitude supérieure à M 3,0 ont été enregistrés dans la zone à l’est-nord-est de l’île d’Eldey sur la Dorsale de Reykjanes. L’événement le plus significatif avait une magnitude de M 3,5. Dans les 48 heures qui ont suivi, seuls cinq séismes supérieurs à M 2,0 ont été enregistrés sur la Péninsule de Reykjanes.
S’agissant du risque volcanique, les volcanologues islandais sont forcés d’admettre qu’il est impossible de dire si du magma s’accumule dans la région. De la même manière, il est impossible de prévoir ce qui se passera dans les prochains jours concernant la sismicité. Un géophysicien a déclaré qu’il y avait 50% de chances qu’une éruption démarre sur la Péninsule de Reykjanes d’ici la fin de l’année. Bien sûr, une telle affirmation n’appartient pas au domaine de la prévision volcanique! Le scientifique ajoute qu’une telle éruption pourrait se produire sur terre, comme l’éruption dans la Geldingadalir l’année dernière, ou dans l’océan près de la côte de Reykjanes. Autrement dit, personne ne sait! La prévision sismique ou volcanique reste au niveau zéro!
Source : Iceland Monitor, Iceland Review.

Photo: C. Grandpey

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L’activité reste soutenue sur le Ruapehu (Nouvelle-Zélande), avec des épisodes significatifs de tremor volcanique. La température du lac de cratère s’est maintenant stabilisée à 37°C. Le niveau d’alerte volcanique reste à 2 et la couleur de l’alerte aérienne est maintenue au Jaune.
Le lac de cratère présente une couleur grise avec des remontées d’eau dans la zone nord. Aucun débordement n’est observé. Des nappes de soufre sont également présentes à la surface du lac. Tous ces phénomènes sont habituels au cours d’une montée en chaleur du Ruapehu. Ils sont le signe de processus provoqués par l’interaction du magma avec le système hydrothermal à l’intérieur du volcan.
Les volcanologues néo-zélandais restent persuadés que la situation actuelle ne se soldera pas par une éruption.
Source : GNS Science.

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Au Kamtchatka, l’éruption effusive du Bezymianny se poursuit, avec de l’incandescence au niveau du dôme de lave, des avalanches de matériaux sur le flanc SE et des émissions de vapeur et de cendres. La couleur de l’alerte aérienne reste Jaune.
Une anomalie thermique au niveau du Karymsky était visible sur les images satellites entre le 9 et le 11 avril 2022. Le 20 avril, des explosions ont produit des panaches de cendres qui se sont élevés à 10 km au-dessus du niveau de la mer. La couleur de l’alerte aérienne est passée au Rouge pendant l’événement, puis a été abaissée à l’Orange.
La couleur de l’alerte aérienne pour le Sheveluch est maintenue à l’Orange.
Source : KVERT.

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Plusieurs épisodes d’émissions de cendres ont été observés sur la webcam de l’Anak Krakatau (Indonésie) et ont été confirmés par des observateurs à la mi-avril. Les panaches s’élevaient jusqu’à 2 km au-dessus du sommet.
Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4), et le public est invité à rester à au moins 2 km du cratère.
Source : CVGHM.

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Des émissions de gaz à basse température sont toujours observées sur le Poás (Costa Rica). L’eau du lac, de couleur gris clair, continue de montrer des convections depuis l’explosion phréatique du 6 avril 2022 au niveau de l' »Orange Fumarola » le long de la paroi interne N du cratère. Une concentration plus élevée de SO2 a provoqué une gêne respiratoire comme des éternuements, de la toux et un essoufflement chez certains habitants.
Source : OVSICORI.

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Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world :

A powerful eruptive episode started at Manam volcano (Papua New Guinea) on April 17th, 2022. According to the Darwin VAAC, the ash plume rose up to 15 km above sea level. Satellite imagery acquired on April 18th indicated that the ash from the volcano has dissipated.

The Aviation Color Code was raised to Red.

Several similar eruptions already took place at Manam on March 8th and 9th, 2022

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The summit eruption of Kīlauea (Hawaii) continues within Halemaʻumaʻu Crater. Lava is flowing on the crater floor from the west vent region. It is also flowing from breakouts along the N-NE margins of the crater, and a smaller one to the south.

Source: HVO.

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Seismic activity under Ruang – not to be confused with Raung- (Indonesia) increased during the month of April, forcing authorities to raise the alert level to 2. The last eruption of this volcano took place in 2002, with a VEI 4.

Ruang is the southernmost volcano in the Sangihe Island arc, north of Sulawesi Island.

A high number of volcanic earthquakes wasrecorded, suggesting magma intrusion from the interior of the volcano. According to CVGHM, this increase in volcanic activity may be followed by an eruption.

Historical records of its eruptions show explosive events accompanied by ejections of pyroclastic materials in all directions and pyroclastic flows, mainly towards the east, southeast, south, and southwest.

People are advised not to carry out any activity within a radius of 1.5 km from the crater and 2.5 km to the east, southeast, south, and southwest.

Source: CVGHM.

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Seismic activity appears to be subsiding on the Reykjanes Peninsula (Iceland). However, the Icelandic Met Office keeps monitoring the area closely.

In the morning of April 16th, 2022, three earthquakes with magnitudes above M 3.0 were recorded in the area east-northeast of Eldey island on the Reykjanes Ridge. The largest event measured M 3.5. In the following 48 hours, only five quakes above M 2.0 were registered on the Reykjanes peninsula.

As far as the volcanic hazard is concerned, Icelandic volcanologists are forced to admit that it is impossible to tell if magma is accumulating in the area. In the same way, it is impossible to predict what will happen in the coming days about seismicity. A geophysicist said there was a 50/50 chance that an eruption would begin on the Reykjanes peninsula by the end of the year. Of course, one cannot say this is volcanic prediction! The scientist adds such an eruption might occur on land, like last year’s Geldingadalir eruption, or out in the ocean near the Reykjanes coast. Actually, nobody knows. Seismic or volcanic prediction is nil.

Source: Iceland Monitor, Iceland Review.

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Elevated volcanic unrest continues at Mt Ruapehu (New Zealand), with strong volcanic tremor. The Crater Lake temperature has now stabilized at 37°C. The Volcanic Alert Level remains at 2 and the Aviation Color Code at Yellow.

The crater lake evinces a grey color with upwellings only at the northern vents area and no overflow. Sulphur slicks are also present on the lake surface. All these characteristics are usual for Ruapehu crater lake during a heating phase.

The sustained nature of the volcanic unrest, with the volcanic tremor signals, elevated gas output and hot lake remain indicative of processes being driven by magma interacting with the geothermal system within the volcano.

New Zealand volcanologists think the most likely outcome of this unrest episode within the next four weeks is still that no eruptive activity occurs.

Source: GNS Science.

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In Kamchatka, the effusive eruption at Bezymianny continues, along with incandescence at the lava dome, avalanches descending the SE flank, and steam-and-ash emissions. The aviation color code remains at Yellow.

A thermal anomaly over Karymsky was visible in satellite images between April 9th and 11th, 2022. On April 20th, explosions produced ash plumes that rose to 10 km above sea level. The aviation color code was raised to Red during the event, then lowered to Orange.

Tha aviation color code for Sheveluch is kept at Orange.

Source: KVERT.

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Several ash emissions from Anak Krakatau (Indonesia) were visible in webcam images and described by observers by mid-April. The plumes rose up to 2 km above the summit.

The Alert Level remains at 2 (on a scale of 1-4), and the public is asked to stay at least 2 km away from the crater.

Source: CVGHM.

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Fumaroles at Poás (Costa Rica) continue to produce low-temperature gas emissions. The lake water continues to convect, and has been light gray in color since the phreatic explosion that occurred on April 6th, 2022 at “Orange Fumarola” located along the inner N crater wall. A higher concentration of SO2 caused some residents to report respiratory discomfort such as sneezing, coughing, and shortness of breath.

Source: OVSICORI.

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This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm