La tomographie muonique appliquée à la Soufrière de la Guadeloupe // Muon tomography at the Soufriere volcano (Guadeloupe)

drapeau francaisJ’ai écrit entre 2007 et 2016 plusieurs articles à propos de l’utilisation des muons dans le domaine volcanique. Ces particules cosmiques devraient permettre aux scientifiques de faire des progrès considérable dans la compréhension de la structure interne d’un volcan. Je vous invite à relire ma note du 10 février 2016 pour obtenir des explications sur cette technologie.

La tomographie muonique n’est pas très récente ; c’est sa mise en place sur le terrain qui pose le plus de problèmes. Elle a été utilisée par les Japonais pour visualiser la structure interne de volcans comme l’Asama, l’Iwate ou encore le volcan Satsuma-Iojima dans la préfecture de Kagoshima. Les scientifiques savaient que ce volcan dissimulait un réservoir magmatique, mais la tomographie muonique a révélé que la quantité de magma était beaucoup plus grande que prévu.

Les scientifiques français ont eux aussi utilisé la tomographie muonique dans le cadre du projet DIAPHANE sur le volcan de la Soufrière à la Guadeloupe. Des équipes du CNRS ont installé des capteurs de muons cosmiques sur les flancs du volcan. La technologie a permis de «suspecter la présence d’importantes cavités» à l’intérieur de l’édifice volcanique.

En cliquant sur le lien ci-dessous, vous pourrez visionner un excellent document montrant la mise en place du projet DIAPHANE (IPNL / Géosciences Rennes / IPGP / ANR Diaphane 2014-2018) sur la Soufrière en avril-mai 2015. Il a fait suite à plusieurs mois de préparation, construction, tests et calibrations des détecteurs à muons employés sur le terrain, avec l’appui et l’expertise des services techniques de l’Institut de Physique Nucléaire de Lyon (IPNL), bureau d’études, mécanique, chaudronnerie, informatique et électronique.

Lors de la mission d’installation, quatre nouveaux détecteurs ont été déployés autour du volcan, en des endroits dont l’accès n’était pas toujours facile et nécessitait l’intervention de spécialistes.

Le but du projet est d’augmenter la couverture tomographique du dôme du volcan, conformément au planning de l’Agence Nationale de la Recherche (ANR) Diaphane, accepté en juillet 2014. Il s’agit aussi de fournir des données uniques, non seulement d’imagerie structurelle, mais surtout du suivi dynamique du système hydrothermal du volcan. Le rapport entre le niveau d’eau liquide et gazeuse est en effet un des points essentiels dans la compréhension du fonctionnement d’un volcan de ce type, constamment arrosé par les pluies tropicales (8 à 10 mètres de précipitations annuelles !), et siège de fréquentes éruptions phréatiques.

Les détecteurs à muons sont aujourd’hui en opération permanente et produisent des données reçues et traitées à l’IPNL.
https://vimeo.com/139232294

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drapeau-anglaisI wrote between 2007 and 2016 several articles about the use of muons in volcanology. These cosmic particles should allow scientists to make considerable progress in understanding the internal structure of a volcano. I invite you to reread my note of 10 February 2016 for an explanation of the technology.
Muon tomography is not very recent; it is its implementation on the ground that poses the most problems. It was used by the Japanese to visualize the internal structure of volcanoes like Mt Asama, Mt Iwate or Mt Satsuma-Iojima in Kagoshima Prefecture. Scientists knew that the volcano concealed a magma chamber, but muon tomography revealed that the amount of magma was much larger than expected.
French scientists have also used muon tomography in the DIAPHANE project on the Soufriere volcano in Guadeloupe. CNRS teams have installed  cosmic muon sensors on the flanks of the volcano. The technology has « suspect the presence of large cavities » within the volcanic edifice.
By clicking on the link below, you can watch an excellent document showing the implementation of the DIAPHANE project (IPNL / Geosciences Rennes / IPGP / ANR Diaphane 2014-2018) on the Soufriere in April-May 2015. It followed several months of preparation, construction, testing and calibration of the muon detectors tob used on the field, with the support and expertise of the technical services of the Institute of Nuclear Physics of Lyon (IPNL), engineering, mechanics, computers and electronics.
During the installation mission, four new detectors were deployed around the volcano, in places whose access was not always easy and required the intervention of specialists.
The goal of the project is to increase the tomographic coverage of the dome of the volcano, according to the schedule of the National Research Agency (ANR), agreed in July 2014. The project is also expected to provide unique data not only about the structural imaging, but also about the dynamic monitoring of the hydrothermal system of the volcano. The relationship between the level of liquid and gaseous water is indeed a key point in understanding a volcano like this, constantly watered by tropical rains (8 to 10 meters of annual rainfall!) and the seat frequent phreatic eruptions.
The muon detectors are now in permanent operation and produce data received and processed by IPNL.
https://vimeo.com/139232294

Voici l’image obtenue pour la Soufrière de La Guadeloupe :

Muons Soufrière

Source: CNRS.

Cartographie de Hunga Ha’apai (Iles Tonga) // Mapping of Hunga Ha’apai (Tonga Islands)

drapeau-francaisEn janvier 2015 (voir mes notes), une nouvelle île est brusquement apparue à la surface de l’Océan Pacifique dans l’archipel des Tonga. Au cours du printemps 2016, les scientifiques ont élaboré une carte détaillée de sa topographie.
La nouvelle île, officieusement baptisée «  Hunga Tonga Hunga Ha’apai »,.s’est formée au cours d’une éruption « surtseyenne », avec montée de magma depuis les fonds marins et rencontre avec les eaux froides de l’océan, ce qui a donné naissance à de spectaculaires gerbes cypressoïdes, bien connues dans un tel contexte.

Le navire de recherche Falkor du Schmidt Ocean Institute a permis de réaliser la cartographie de la nouvelle île en collaboration avec la NASA au cours d’une mission dont l’objectif était en fait d’étudier la vie marine dans les zones hydrothermales du Bassin de Lau (voir carte ci-dessous).
Comme une grande partie de la dynamique des paysages associés aux nouveaux volcans insulaires océaniques se produit sous l’eau, ce projet fournira aux scientifiques une vue en trois dimensions de la nouvelle île, depuis les fonds marins jusqu’à son sommet qui se dresse à environ 130 mètres au-dessus du niveau de la mer.
La cartographie permettra aux chercheurs de mieux comprendre comment évoluent ces îles à la formation rapide et pourquoi leur espérance de vie est souvent limitée. Une analyse préliminaire par les scientifiques de la NASA montre pourquoi la nouvelle île a perdu près de 30 pour cent de sa superficie initiale en seulement 15 mois, depuis l’arrêt de l’activité éruptive fin janvier 2015. Les travaux ont montré que la topographie sous-marine autour de la nouvelle île affecte la vitesse et l’emplacement de l’érosion qui est due principalement à l’abrasion marine et à l’affaissement de l’édifice.
Le travail contribuera également à la compréhension des processus hydro-volcaniques sur des planètes telles que Mars où les structures volcaniques de morphologie semblable ont été observées par les satellites de la NASA.
Source: Phys.org: http://phys.org/

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drapeau-anglaisIn January 2015 (see my notes), a new island exploded into view from the bottom of the Pacific Ocean and scientists this spring have created a detailed map of its topography.

The new island—unofficially named Hunga Tonga Hunga Ha’apai—was formed in a « surtseyan » eruption, with hot magma rising from the seafloor into cool water, which causes cypress tree-like steam and magma emissions.

The Schmidt Ocean Institute’s research vessel Falkor conducted the mapping in collaboration with NASA during a research cruise whose focus was actually to explore marine life around the hydrothermal vent fields of the nearby eastern Lau Basin (see map below).

Because much of the landscape dynamics associated with new oceanic island volcanoes happens underwater, this project provides scientists with a view of the three dimensional character of the new island, from the seafloor to its approximately 130-metre-tall summit above sea-level.

The mapping will help researchers understand how such rapidly formed volcanic islands evolve and why their survival as land is often limited. Preliminary analysis by NASA scientists show why the new island has lost nearly 30 percent of its initial land area in only 15 months since the eruptive activity ended in late January 2015. The work showed that the submarine topography around the new island clearly affects the pace and location of erosion due primarily to marine abrasion and local subsidence.

The work will contribute to understanding of hydro-volcanic processes on planets such as Mars, where similar-appearing volcanic structures have been observed by NASA satellites.

Source: Phys.org: http://phys.org/

 Tonga-blog

Archipel des Tonga.

Tonga Kermadec Arc

Vue de l’arc Tonga-Kermadec.

Tonga ile

Hunga Ha’apai vue depuis l’espace (Crédit photo: NASA)

La Caverne du Pont d’Arc // The Pont D’Arc Cavern (Ardèche / France)

drapeau francaisIl y a quelques jours, je me suis rendu en Ardèche afin de visiter la Caverne du Pont d’Arc, réplique fidèle de la Grotte Chauvet, interdite d’accès pour des raisons évidentes de protection de ce patrimoine unique.

Je craignais que ce nouveau site créé à des fins scientifiques mais aussi touristiques dénature le paysage. En fait, il n’en est rien. On découvre le parking et l’entrée au tout dernier moment et l’ensemble reste très discret, malgré l’abondance de béton qui a servi à le confectionner.

La visite (réservation obligatoire via le site Internet) du fac-similé de la Grotte Chauvet est très intéressante et on se rend parfaitement compte de la richesse de cette caverne maintenue à l’abri des regards pendant des millénaires grâce aux éboulements qui en ont obstrué l’entrée. Le bestiaire est impressionnant, ainsi que les morceaux de squelettes d’ours qui jonchent le sol. Tout au long de la visite, je me suis posé des questions sur le sens qu’il faut attribuer aux peintures et gravures. En effet, si certaines semblent assez faciles à comprendre, d’autres restent très mystérieuses comme les panneaux de points-paumes ou encore la fameuse fresque du Sacré-Cœur, située à proximité de l’entrée. Représente-t-elle des gerbes éruptives des volcans du Bas-Vivarais qui étaient actifs il y a 36 000 ans, donc à l’époque où les Aurignaciens fréquentaient la région ? Je me suis à nouveau posé la question en regardant, dans le lointain, les ensembles volcaniques depuis le belvédère (dont la table d’orientation pourrait être améliorée !). Personnellement, je ne le crois pas car les paysages et phénomènes naturels n’apparaissent pas dans les gravures des grottes préhistoriques, en tout cas pas de manière évidente. Même la fresque découverte à Çatalhöyük en Turquie pourrait bien représenter une peau de léopard plutôt qu’un volcan. Malheureusement, la nature humaine n’a pas encore fait naître l’alter ego de Champollion pour déchiffrer les symboles de la Grotte Chauvet.

Je recommande aux visiteurs de la Caverne du Pont d’Arc de pénétrer dans la Galerie de l’Aurignacien où des bornes tactiles, des cartes et autres outils pédagogiques leur permettront de découvrir cette période-clé de l’humanité, ou de compléter leurs connaissances.

Au final, je suis ressorti fort satisfait de cette visite, même si je n’ai pas ressenti cette fois l’émotion et l’émerveillement éprouvés pendant ma découverte de l’original de la Grotte de Lascaux lorsque j’avais une douzaine d’années, deux ou trois ans avant que son accès soit définitivement interdit. Dans la Caverne du Pont d’Arc, il manque quelque chose d’authentique, ne serait-ce que l’odeur, la fraîcheur et l’humidité de l’air ambiant qui effleurent encore ma peau plus de cinquante ans après. Certes, les ornements de la Caverne du Pont d’Arc sont superbes mais, en y regardant bien, on décèle une certaine artificialité dans la voûte de la grotte qui prend parfois des allures de carton pâte. Là encore, cette remarque n’appartient qu’à moi et ce point de vue est probablement faussé par mon souvenir extraordinaire de Lascaux.

Je recommande très chaudement la visite de la Caverne du Pont d’Arc. Toutes les informations pratiques se trouvent à cette adresse :

http://www.cavernedupontdarc.fr/

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drapeau-anglaisA few days ago, I went to visit the Pont d’Arc Cavern, the faithful replica of the Chauvet Cave whose access is forbidden for obvious reasons of protection of this unique heritage.
I feared that this new site, created for both science and tourism, might ruin the landscape, but it doesn’t. You reach both parking and entry at the last moment and everything is very discreet, despite the abundance of concrete.
The visit (reservations are required via the website) of the facsimile of the Chauvet Cave is very interesting and gives a very good idea of the richness of this cave that has been kept out of sight for thousands of years due to the landslides that have blocked the entrance. The bestiary is impressive, as well as the pieces of bear skeletons that are littering the ground. Throughout the visit, I asked myself questions about the meaning to be attributed to the paintings and prints. While some seem to be fairly easy to understand, others remain very mysterious, like the points-palms panels or the famous fresco of the Sacred Heart, near the entrance. Does it show eruptions of the Lower Vivarais volcanoes which were active 36,000 years ago, at a time when the Aurignacians frequented the area? I again asked myself the question while standing on the belvedere (the orientation table should be improved!) and looking in the distance at the ancient volcanoes. I think the answer is no because landscapes and natural phenomena do not appear in the frescoes of the prehistoric caves, at least not clearly. Even the fresco discovered at Çatalhöyük in Turkey could represent a leopard skin rather than a volcano. Unfortunately, human nature has not given birth to Champollion’s alter ego to decipher the symbols of the Chauvet Cave.
I strongly recommend the visit of the “Gallery of the Aurignacian” where touch screens, maps and other educational tools will enable people to discover this key period of humanity, or supplement their knowledge.
In the end, I was very satisfied with the visit although I have not felt the emotion and wonderI experienced during my discovery of the original Lascaux cave when I was 12 years old or so, two or three years before its access was permanently prohibited. In the Pont d’Arc Cavern, I missed something authentic, like the smell, the coolness and the humidity of the ambient air that I can still feel on my skin more than fifty years later. Certainly, the ornaments of the Pont d’Arc Cavern are superb but, looking at it carefully, one detects some artificiality in the vault of the cave which sometimes looks like cardboard paste. Again, this remark belongs to me and this view is probably distorted by my amazing memories of Lascaux.
I do recommend a visit to the Pont d’Arc Cavern. General information can be found at:
http://www.cavernedupontdarc.fr/

Chauvet 2

Eruptions volcaniques du bas Vivarais?

Chauvet 3

Des fresques exceptionnelles à la Caverne du Pont d’Arc…

Lascaux

Lascaux, un grand souvenir de mon adolescence…

Pénurie de satellites météorologiques aux Etats Unis? // Shortage of meteorological satellites in the U.S.?

drapeau francaisL’Arctique est en train de fondre et les scientifiques viennent de perdre un outil essentiel pour suivre l’évolution de la situation.
Début avril, le satellite américain F17, principalement utilisé à des fins météorologiques, a connu des dysfonctionnements qui ont compromis l’intégrité des données. Même s’il existe en orbite des satellites du même type capables de prendre momentanément la relève, ils sont si vieux que les scientifiques ne savent pas pendant combien de temps ils seront encore opérationnels.
Actuellement, aucun gouvernement n’envisage de lancer de nouveaux satellites dans un proche avenir, si bien que les scientifiques qui s’appuient sur ces satellites pour obtenir des données climatiques commencent à être très inquiets pour l’avenir de leurs recherches. Le problème intervient au mauvais moment. En effet, l’Arctique et d’autres régions difficilement accessibles subissent des changements rapides et les scientifiques ont cruellement besoin de ces instruments pour suivre leur évolution.
Le mois dernier, grâce au satellite F 17, le National Snow and Ice Data Center (NSIDC) a pu signaler que la surface occupée par la glace de mer dans l’Arctique l’hiver dernier était à un niveau de régression record pour la deuxième année consécutive. Malheureusement, le 12 avril 2016, le NSIDC a expliqué que ses mises à jour concernant la glace de mer étaient suspendues jusqu’à nouvel ordre en raison de difficultés techniques rencontrées avec le satellite F17.
Le F17 fait partie des nombreux satellites lancés par le Defense Meteorological Satellite Program (DMSP). Créé en 1962, il fait partie des plus anciens programmes satellitaires des Etats-Unis et représente une source précieuse de données météorologiques depuis des décennies. En 1987, le programme est devenu particulièrement utile pour les climatologues avec le lancement de satellites incorporant des capteurs passifs à micro-ondes. Ces instruments sont capables de détecter les micro-ondes émises par la Terre et utilisées pour mesurer les propriétés atmosphériques telles que la température et l’humidité, ainsi que certains autres éléments à la surface de la Terre. L’un de ces détecteurs se trouve à bord du satellite F17. L’une des applications les plus importantes de cette technologie est sa capacité à détecter la glace de mer aux pôles sans avoir à s’appuyer sur l’imagerie visuelle. Un autre avantage de cette technologie est qu’elle n’est pas affectée par les nuages et ne nécessite pas la lumière du soleil.

Le problème avec les satellites, c’est qu’ils ne durent pas éternellement ; ils sont conçus pour avoir une durée de vie d’environ cinq ans. Ainsi, depuis 1987, le DMSP a lancé chaque nouveau satellite avec un intervalle de quelques années. Le plus récent d’entre eux est le F19, lancé en 2014. En général, les nouveaux satellites sont lancés avant que les anciens cessent de fonctionner, afin d’éviter des interruptions dans la collecte de données. Il y a bien encore en orbite quelques autres satellites DMSP équipés de la technologie de détection adéquate, mais on pense qu’ils sont en fin de vie eux aussi. En raison d’un manque de financement, le gouvernement ne prévoit pas d’en lancer d’autres.
Heureusement, les satellites DMSP ne sont pas la seule source de données sur la glace de mer. D’autres types d’instruments peuvent être utilisés pour recueillir les résultats des mesures.
Malgré tout, les données recueillies à partir de types d’instruments différents seront difficiles à intégrer à celles proposées par les capteurs à micro-ondes passifs et recueillies par des satellites tels que le F17. Même si la situation financière changeait et que de nouveaux capteurs étaient lancés à une date ultérieure, une rupture dans la collecte de données mettrait fin à des décennies de relevés réguliers. Par ailleurs, une rupture semblable dans la collecte de données à long terme réduirait à néant les modèles climatiques qui utilisent des données historiques pour prévoir l’avenir.
Il n’y a pas que les données concernant la glace de mer qui seraient victimes du manque de satellites. Les satellites DMSP servent également à la collecte d’autres données liées au climat, telles que le contrôle des précipitations et de la vitesse des vents.
Pour compenser le déficit satellitaire, les Etats-Unis pourraient procéder à un partage de données avec d’autres pays. Le Japon possède un satellite en orbite qui collecte des données micro-ondes, bien qu’il soit doté d’un type de capteur légèrement différent, ce qui pourrait poser un problème pour intégrer ces mesures à celles déjà enregistrées par les satellites DMSP. Le satellite japonais a été lancé en 2012 et on ne connaît pas sa durée de vie. L’Agence Météorologique Européenne a prévu de lancer des satellites destinés à la recherche polaire, mais ce ne sera probablement pas avant 2020. Cela signifie qu’il y a, là aussi, un risque de rupture de données si les satellites actuellement en service cessent de fonctionner d’ici là.
Pour l’instant, les scientifiques espèrent que les satellites DMSP actuellement en service tiendront le coup jusqu’à ce qu’une solution soit trouvée ou qu’un nouveau satellite soit lancé pour prendre la relève.
Source: The Washington Post: https://www.washingtonpost.com/

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drapeau-anglaisThe Arctic is melting and scientists have just lost a key tool for monitoring it.

Earlier this month, a U.S. satellite known as F17, which was primarily used for meteorological measurements, experienced operational failures that compromised the integrity of its data. And while there are similar satellites in orbit that can take over the data collection for now, they are so old that scientists are unsure how much longer they’ll last.

Now, with no government plans to launch a replacement any time soon, scientists who rely on these satellites for valuable climate data are beginning to worry about the future of their research. The problem comes at a vital time, as the Arctic, and other remote regions, are seeing rapid changes and scientists badly need these instruments to track them.

Just last month, thanks to the F 17 satellite, the National Snow and Ice Data Center (NSIDC) was able to report that the maximum extent of Arctic sea ice this past winter was at a record low for the second straight year. But on April 12th, the NSIDC was forced to release a statement explaining that its daily sea ice updates were suspended until further notice due to technical difficulties with F17.

F17 was just one of many satellites launched by the Defense Meteorological Satellite Program (DMSP) over the years. It’s one of the country’s oldest satellite programs, created in 1962, and has been a source of valuable meteorological data for decades. In 1987, the program became of particular use to climate scientists when it began launching satellites containing passive microwave sensors. These instruments are able to detect microwaves emitted by the Earth, which can be used to measure atmospheric properties, such as temperature and humidity, as well as certain features on the earth’s surface. One of these sensors is carried on F17. One of the technology’s most important uses is its ability to detect sea ice at the earth’s poles without having to rely on visual imagery. Another advantage of the technology is that it is not affected by clouds and does not need sunlight.

The problem with the satellites is that they don’t last forever – they’re only designed to have a lifetime of about five years. So, since 1987, DMSP has been launching a new satellite every few years. The most recent of these was called F19, launched in 2014. In general, new satellites have been launched before the old ones have failed, to prevent interruptions in data collection.

There are still a few other DMSP satellites with the appropriate sensing equipment in orbit that scientists can turn to, but these are thought to be reaching the end of their lives as well. Because of a lack of funding, the government has no immediate plans to launch another.

Fortunately, the DMSP satellites are not the sole source of sea ice data. Other types of instruments can still be used to collect measurements.

But data collected from different types of instruments would be difficult to integrate with the passive microwave record from satellites such as F17. And even if the funding situation changed and new sensors were launched at a later date, any gap in the data collection would effectively end a decades-long record. Besides, such gaps in these long-term trends can also throw off climate models that use historical data to make predictions about the future.

It’s not just sea ice data that would suffer, either. The DMSP satellites have also been useful for other climate-related data collection, such as the monitoring of precipitation and wind speeds.

There might be an opportunity to share data with other countries in the future. Japan has a satellite in orbit that collects microwave data, although it is a slightly different type of sensor which could cause difficulties integrating its measurements with the data already collected from the DMSP satellites. The Japanese satellite was launched in 2012 and it is unclear how much longer it will last. The European Meteorological Agency has also made plans to launch a series of satellites intended for polar research, but likely not until after 2020. This means there is still a potential for a data gap if the currently operating satellites fail before then.

For now, scientists are hoping that the remaining DMSP satellites will hold out until a solution is reached or another satellite is launched to take over.

Source: The Washington Post: https://www.washingtonpost.com/

Satellite

Vue d’un satellite DMSP  (Source : US Air Force)