Confinement mondial et CO2 : rien n’a changé ! // Worldwide lockdown and CO2 : nothing has changed !

Trois milliards d’êtres humains ont été confinés au printemps 2021 pour freiner la pandémie de COVID-19. On aurait pu imaginer qu’une telle situation exceptionnelle aurait pu avoir un impact sur les concentrations (je parle des concentrations, pas des émissions) de CO2 dans l’atmosphère. Que nenni ; rien n’a changé !

Certes, le changement soudain dans notre mobilité a eu un effet direct dans notre impact sur la nature. La pollution mondiale a également chuté, avec des paysages dépourvus de l’habituel voile de brume dû à la pollution de l’air. En avril 2020, 17 millions de tonnes de CO2 de moins ont été rejetées dans l’atmosphère par rapport à avril 2019. Au total, les émissions de carbone ont été réduites de 7 %.

Le dernier rapport de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) refroidit sérieusement ces nouvelles qui se veulent optimistes. Selon le rapport, la chute des émissions n’aura pas freiné la hausse globale des concentrations de dioxyde de carbone (CO2) et de méthane (CH4) dans l’atmosphère. La courbe de Keeling, qui rend compte des concentrations de CO2 au sommet du volcan Mana Loa à Hawaii, reste malheureusement à la hausse. La NOAA explique que « les niveaux des deux principaux gaz à effet de serre d’origine anthropique, le dioxyde de carbone et le méthane, ont continué à augmenter de manière ininterrompue en 2020, malgré le ralentissement économique provoqué par la réponse à la pandémie de coronavirus. » Autrement dit, sans les confinements, «  l’augmentation qui a eu lieu en 2020 aurait été la plus haute jamais enregistrée ».

D’après le NOAA, cela fait 3,6 millions d’années (époque dite du Pliocène) que l’atmosphère terrestre n’avait pas connu une telle charge en dioxyde de carbone. Au Pliocène, la concentration de CO2 dans l’atmosphère se situait entre 380 et 450 ppm (parties par million). Cette concentration était de 280 ppm à l’ère pré-industrielle. En 2020, la courbe de Keeling a montré qu’elle était de 412 ppm, soit une hausse de 2,6 par rapport à 2019, et la cinquième hausse la plus importante en 63 ans de mesures.

Avant le confinement, en février 2020, la concentration de CO2 atteignait 414 ppm. Ensuite, le ralentissement économique l’a faite tomber à 412 ppm en fin d’année. Mais, en février 2021, on enregistrait un niveau de 416 ppm.

Le constat n’est pas meilleur pour le méthane. Ce gaz à effet de serre est moins présent que le dioxyde de carbone, mais il a un impact plus fort sur la concentration en chaleur. L’année 2020 a connu une augmentation annuelle de 14,7 ppb (parties par milliard), ce qui constitue 6 % de plus qu’en 2000 et la plus forte hausse annuelle enregistrée depuis le début des mesures en 1983.

Le rapport de la NOAA montre – confirme, devrais-je dire – que la crise climatique ne pourra être résolue avec des mesures à court terme et uniquement à une échelle globale. Ce devrait être le rôle des Conferences of Parties, les célèbres COP, qui, jusqu’à présent, n’ont pas tenu le rôle qui leur était dévolu. Si nous voulons atténuer les pires impacts du réchauffement climatique, il faut se concentrer délibérément sur la réduction des émissions de combustibles fossiles jusqu’à un niveau proche de zéro, en sachant que la concentration actuelle prendra des décennies pour se résorber

En 2017, un rapport de la Carbon Disclosure Project (CDP) montrait qu’à elles seules 100 entreprises sont responsables de 71 % des émissions de gaz à effet de serre. Le problème, c’est que profit et rentabilité ne font pas bon ménage avec protection de l’environnement !

Cette responsabilité des entreprises commence toutefois à être reconnue par certains patrons dont les activités sont à l’origine du problème comme a voulu le montrer Bill Gates à travers son livre How to Avoid a Climate Disaster (‘Comment éviter un désastre climatique) publié en février 2021.

Si les grands industriels doivent faire évoluer leur comportement, les citoyens doivent eux aussi réagir pour éviter de se retrouver (eux et les générations futures) confrontés à une situation insoluble. C’est peut-être au niveau du transport et des déplacements que les solutions sont les plus accessibles, même si elles ne sont pas dépourvues de défauts. Les véhicules électriques et hybrides feront chuter les émissions de gaz polluants, mais l’extraction du lithium nécessaire à la fabrication des batteries entraîne d’autres problèmes. .

Un étude a tout de même montré que si les citadins remplaçaient certains trajets motorisés par des trajets actifs avec la marche et le vélo, cela pourrait contribuer à réduire d’environ 8 % les émissions liées au trafic routier dans les villes européennes. Mais marcher et pédaler, cela demande un  effort physique…. !

Inspiré d’un article paru sur le site web Numerama.

https://www.numerama.com/

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Three billion people were confined in the spring of 2021 to curb the COVID-19 pandemic. One would have imagined that such an exceptional situation could have had an impact on the concentrations (I am talking about the concentrations, not the emissions) of CO2 in the atmosphere. Nothing has changed !

Sure, the sudden change in our mobility has had a direct effect in our impact on nature. Global pollution has dropped, with landscapes devoid of the usual haze of air pollution. In April 2020, 17 million tonnes of CO2 less were released into the atmosphere compared to April 2019. In total, carbon emissions were reduced by 7%.

The latest report from the National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) seriously chills this optimistic news. The report says the drop in emissions has not dampened the overall rise in carbon dioxide (CO2) and methane (CH4) concentrations in the atmosphere. The Keeling curve, which reports CO2 concentrations at the top of the Mana Loa volcano in Hawaii, unfortunately remains on the rise. NOAA explains that “the levels of the two main anthropogenic greenhouse gases, carbon dioxide and methane, continued to rise uninterruptedly in 2020, despite the economic slowdown caused by the response to the pandemic of coronavirus. In other words, without the lockdowns, « the increase that took place in 2020 would have been the highest on record. »

According to NOAA, the last time the Earth’s atmosphere experienced such a load of carbon dioxide was 3.6 million years ago (known as the Pliocene epoch). In the Pliocene, the CO2 concentration in the atmosphere was between 380 and 450 ppm (parts per million). This concentration was 280 ppm in the pre-industrial era. In 2020, the Keeling curve showed it to be 412 ppm, an increase of 2.6 from 2019, and the fifth largest increase in 63 years of measurements.

Before the lockdown, in February 2020, the CO2 concentration reached 414 ppm. Then, the economic downturn brought it down to 412 ppm by the end of the year. But, in February 2021, a level of 416 ppm was recorded.

The situation is no better for methane. This greenhouse gas is less present than carbon dioxide, but it has a stronger impact on heat concentration. The year 2020 saw an annual increase of 14.7 ppb (parts per billion), which is 6% more than in 2000 and the largest annual increase recorded since the start of measurements in 1983.

The NOAA report shows – confirms, should I say – that the climate crisis cannot be resolved with short-term measures and only on a global scale. This should be the role of the Conferences of Parties, the famous COPs, which, until now, have not fulfilled the role that was assigned to them. If we are to mitigate the worst impacts of global warming, we must deliberately focus on reducing fossil fuel emissions to near zero, knowing that the current concentration will take decades to reverse

In 2017, a report by the Carbon Disclosure Project (CDP) showed that 100 companies alone are responsible for 71% of greenhouse gas emissions. The problem is that profit and profitability don’t mix with environmental protection! However, this corporate responsibility is starting to be recognized by some bosses whose activities are at the origin of the problem as Bill Gates wanted to show through his book How to Avoid a Climate Disaster published in February. 2021.

If large industrialists need to change their behaviour, simple citizens must also react to avoid finding themselves (and future generations) confronted with an insoluble situation. It is perhaps in the area of ​​transport and travel that the solutions are most accessible, even if they are not without flaws. Electric and hybrid vehicles will reduce polluting gas emissions, but extracting the lithium needed to make batteries leads to other problems. . However, a study has shown that if city dwellers replace certain motorized journeys with active journeys involving walking and cycling, it could help reduce road traffic emissions by around 8% in European cities. But walking and pedaling requires physical effort…. !

Based on an article on the Numerama website. https://www.numerama.com/

La Courbe de Keeling reste à un niveau désespérément haut (Source : NOAA)

Pollution de l’air à Pékin (Source : Wikipedia)

Etna (Sicile) : De la cendre en cadeau…. // Ash as a present…

Les paroxysmes de l’Etna sont spectaculaires et ont le bonheur des photographes. A côté de cela, la cendre et les lapilli vomis par le volcan perturbent la vie des zones habitées situées sous le vent, avec des pluies de cendre à répétition. Les cultures ne sont pas épargnées ; les potagers et les vergers –d’amandiers en particulier – ont subi de gros dégâts.

Afin de sensibiliser la population à ces problèmes, un producteur d’avocats et fruits exotiques de la région de Giarre a décidé d’inclure un sachet de cendre de l’Etna  en guise de cadeau aux acheteurs de ses produits. En procédant ainsi, il confirme leur origine sicilienne à l’ombre du volcan et il montre qu’il est nécessaire que des mesures soient prises pour venir en aide aux agriculteurs victimes de la cendre du volcan.

Source : La Sicilia.

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Mt Etna’s paroxysms are spectacular and delight photographers. Besides that, the ash and the lapilli vomited by the volcano disrupt  life in downwind populated areas, with repeated ashfall. Cultures are not spared; vegetable gardens and orchards – almond trees in particular – have suffered severe damage. To raise awareness of these issues, an avocado and exotic fruit producer in the Giarre region has decided to include a small bag of Etna ash as a gift to buyers of his products. In doing so, he confirms their Sicilian origin in the shadow of the volcano and shows that it is necessary that measures be taken to help the farmers who are the victims of volcanic ash.

Source: La Sicilia.   

L’aide des satellites dans la prévision éruptive // The help of satellites in eruptive prediction

Lorsque le Mont Ontake au Japon est entré en éruption sans prévenir en 2014 et a tué plus de 60 personnes, les volcanologues japonais ont réalisé que la surveillance du volcan était loin d’être parfaite.

Un article publié sur le site Internet «Wired» explique que des techniques modernes de surveillance volcanique sont apparues ces dernières années. Par exemple, les satellites sont susceptibles de participer à la prévision éruptive. La chaleur est un important paramètre à prendre en compte. Au lieu de mesurer la température en des endroits précis avec des thermomètres, les satellites permettent une approche thermique plus globale. C’est la raison pour laquelle une équipe scientifique du Jet Propulsion Laboratory (JPL) de Pasadena (Californie) s’est tournée vers les données de rayonnement thermique fournies par les satellites Terra et Aqua de la NASA. En survolant les zones potentiellement actives deux fois par jour, ces deux satellites fournissent des mesures précises intégrées sur des pixels de 1 kilomètre au carré.

Cinq volcans ont connu des éruptions importantes depuis 2002: Ontake au Japon, Ruapehu en Nouvelle-Zélande, Calbuco au Chili, Redoubt en Alaska et Fogo au Cap-Vert. Des hausses de température avaient été observées au cours des deux à quatre ans précédant chaque éruption, y compris l’éruption surprise de l’Ontake en 2014. La température n’avait augmenté que de 1 degré Celsius ou moins avant chaque événement, mais il s’agissait de tendances statistiquement significatives et pas seulement de bruit de fond.

Selon les chercheurs, la hausse de température observée par les satellites peut s’expliquer par la combinaison de deux processus. D’une part, le magma pendant son ascension vers la surface peut stimuler la circulation hydrothermale, ce qui génère une migration de la chaleur vers la surface. D’autre part, cet apport d’humidité peut émettre un rayonnement thermique facilement capté par les satellites. Ces variations subtiles sont facilement détectables dans les données satellitaires.

Source: Wired.

S’agissant des satellites, il faut ajouter que les paramètres InSAR sont d’une grande aide pour mesurer la déformation de surface, comme on l’a vu récemment sur la Péninsule de Reykjanes en Islande.

Cependant, ne considérer que la chaleur de surface d’un volcan comme le fait l’article ci-dessus n’est pas suffisant pour tenter de prévoir une éruption. Le regretté Maurice Krafft comparait un volcan sur le point d’entrer en éruption avec une personne malade ou blessée: la fièvre monte; la personne a des frissons, une mauvaise haleine et la zone autour de la blessure enfle. C’est la même chose pour un volcan. Il est très utile de mesurer la température, mais la sismicité, les émissions de gaz et l’inflation doivent également être prises en compte. Le seul paramètre thermique n’est pas suffisant.

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When Japan’s Mount Ontake erupted in 2014 without warning, killing more than 60 people, Japanese volcanologists realised that the monitoring of the volcano was far from perfect.

An article published on the website “Wired” explains that modern techniques for volcano surveillance have appared these last years. For instance, satellites could provide an entirely new way to warn of eruptions.

Heat is a relevant parameter for volcanic activity. Instead of measuring it at individual spots with thermometers, satellites allow to get a more global thermal view. This is the reason why a scientificteam at the Jet Propulsion Laboratory (JPL) in Pasadena (California) turned to thermal radiation data from NASA’s Terra and Aqua satellites. Combined, these two provide twice-daily passes with global coverage, and each measurement is integrated over a 1 kilometre by 1 kilometre pixel.

Five volcanoes have had significant eruptions since 2002 : Ontake in Japan, Ruapehu in New Zealand, Calbuco in Chile, Redoubt in Alaska, and Fogo in Cape Verde.

Increasing temperature trends were observed over the two- to four-year periods preceding each eruption—including Ontake’s surprise 2014 eruption. Temperatures only increased by 1 degree Celsius or less in the lead-up to each event, but these were statistically significant trends and not just noise. The peak temperatures in each record were associated with an eruption.

The researchers say this might represent a combination of two processes. First, magma progressing closer to the surface could stimulate hydrothermal circulation, carrying heat to warm the surface from below. Second, if this pushes more moisture into the soil layer, the ground could emit thermal radiation more efficiently and so appear “brighter” to the satellites. Either way, these subtle changes seem easily detectable in the satellite data.

Source : Wired.

As far as satellites are concerned, id should be addes that InSAR parameters are of a great help to measure surface deformation, as could recently be seen on the Reykjanes Peninsula in Iceland.

However, considering only the surface heat of a volcano is not a sufficient parameter to try and predict an eruption. The late Maurice Krafft compared a volcano about to erupt with an ill or injured person: the fever goes up; the person has shivers, bad breath and the area around the injury inflates. It is the same with a volcano. It is very useful to measure the temperature, but seismicity, gas emissions and inflation should also be taken into account. The sole heat parameter is far from sufficient.

Image InSaR fournie le 1er mars 2021 par le satellite Sentinel-1. L’image montrait alors une intensification des déformations dans la zone la plus active d’un point de vue sismique.

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

La Covid-19 occupant l’essentiel de l’actualité, on ne parle plus guère du volcan sous-marin en éruption au large de Mayotte. Il reste pourtant sous surveillance. En 2021, deux nouvelles campagnes Mayobs vont continuer l’étude de la situation au fond de l’océan. En avril, le Pourquoi-Pas? de Genavir va se rendre sur zone. Ensuite, à l’automne, ce sera au tour du Marion Dufresne à avoir des scientifiques à son bord. Toutefois, ces campagnes ne mettront pas en oeuvre, comme initialement prévu, le nouveau robot sous-marin Ulyx mis au point par l’Ifremer qui demande des perfectionnements. Ce robot est conçu pour plonger en toute autonomie jusqu’à 6000 mètres, scanner les fonds et inspecter visuellement des sites d’intérêt, tout en pouvant recueillir un certain nombre de données et d’échantillons dans la colonne d’eau. Ce sont donc le robot Victor 6000 et le drone sous-marin IdefX qui participeront aux missions scientifiques.   .
Source : Mer et Marine.

https://www.meretmarine.com/fr

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La série de paroxysmes continue sur l’Etna (Sicile). Le n°14 a eu lieu pendant la nuit du 16 au 17 mars 2021. Le déroulement reste le même : hausse du tremor, activité strombolienne évoluant en fontaines de lave dans le Cratère SE, débordements et coulées de lave dans le Valle del Bove et sur le versant SO du volcan. Les retombées de cendres sont fréquentes autour de l’Etna. Voir ma note du 15 mars 2021 à ce sujet.

 

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L’éruption du Kilauea (Hawaï) continue dans le cratère de l’Halema’uma’u. La lave est émise par une bouche dans la paroi nord-ouest du cratère et se jette dans le lac de lave. Le lac a une profondeur d’environ 221 mètres. Les émission de SO2 restent élevés à 800 t / jour.

Un séisme de M 4,1 a été enregistré sous le flanc sud du Kilauea le 14 mars 2021. L’épicentre a été localisé à environ 11 km au sud-est de Volcano, près du secteur de Hōlei Pali, à une profondeur de 6,4 km. La secousse n’a eu aucun effet apparent sur le Kilauea et le Mauna Loa.

Source: HVO.

 

Vue de l’éruption le 14 mars 2021

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L’activité sismique a diminué ces dernières heures sur la Péninsule de Reykjanes (Islande) avec certains événements ont atteint ou dépassé M 5.0 au cours de la semaine écoulée. Es fractures sont apparues sur la péninsule. Les volcanologues islandais pensent qu’un dyke se déplace sous la surface. Une éruption ne saurait être exclue. Des caméras sont pointées vers le site possible de sortie de la lave, mais pour le moment il ne se passe rien.

Dernières nouvelles (18 mars 2021) Selon des scientifiques de l’Université d’Islande, la zone de la Péninsule de Reykjanes où est susceptible de se produire une éruption est plus grande que celle définie auparavant. Elle comprend désormais Fagradalsfjall et ses environs, mais pas la zone au sud de la montagne.

À en juger par les dernières images satellites, il semble que le dyke ait rencontré un obstacle ou un passage plus étroit sous la région de Nátthagi, au sud de Fagradalsfjall. Une expansion régulière est enregistrée dans le secteur et le magma continue d’alimenter le dyke.

La comparaison des images satellites prises ces dernières semaines montre une divergence tectonique atteignant jusqu’à 10 cm de part et d’autre du dyke qui s’est formé entre les montagnes de Keilir et Fagradalsfjall.

Les scientifiques ont remarqué que depuis le 24 février 2021, du nouveau magma pénètre chaque jour dans le dyke, mais une partie du se solidifie et ne pourra pas donc pas alimenter une éruption. Les scientifiques disent également n’entrevoir aucun signe de diminution de l’activité sismique, ni aucun signe montrant que le dyke se rapproche de la surface.

Si je comprends bien, l’éruption est moins «imminente» qu’il y a quelques jours!

Source: Iceland Monitor.

Source : Icelandic Road and Coastal Administration

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Au Kamtchatka, la couleur de l’alerte aérienne reste à l’Orange sur l’Ekoko, le Sheveluch et le Klyuchevskoy où les données satellitaires montrent une importante anomalie thermique correspondant à l’éruption sur le versant nord-ouest du volcan.

Source: KVERT.

(Crédit photo: Artem Gromov, Boris Smirnov, Alexey Kulayev)

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Le PHIVOLCS indique que la sismicité est toujours élevée sur le Taal (Philippines) avec de nombreux événements volcano-tectoniques et des épisodes de tremor. L’activité du Main Crater consiste en émissions modérées de vapeur qui s’élèvent à une dizaine de mètres de hauteur. Les émissions de SO2 atteignent en moyenne de 518 tonnes / jour. La température de l’eau du Main Crater Lake atteint un maximum de 71,8°C avec un pH de 1,59.

Les paramètres de déformation du sol issus de l’analyse des données GPS et InSAR indiquent une inflation très lente et régulière de la région de Taal depuis l’éruption de janvier 2020.

Le niveau d’alerte reste à 2.

Source: PHIVOLCS.

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L’activité éruptive reste intense sur le Pacaya (Guatemala) avec des panaches de cendres s’élevant jusqu’à 2 000 m de hauteur. L’activité effusive continue d’alimenter une coulée de lave d’environ 1500 à 1800 mètres de longueur sur le flanc sud du volcan. De faibles retombées de cendres ont été signalées dans le village d’El Patrocinio.

Source: INSIVUMEH.

Photo : C. Grandpey

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Le Popocateptl (Mexique) montre les habituelles emissions de vapeur et de cendre, avec parfois des retombées sur les villages sous le vent.

La couleur du niveau d’alerte reste au Jaune Phase 2.

Voici une image fournie par la caméra le 14 mars 2021.

Source: CENAPRED.

Vue webcam du Popocatepetl le 14 mars 2021

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Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :  :

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world :

With Covid-19 occupying most of the news, little is said about the submarine volcano erupting off Mayotte. However, it remains under surveillance. In 2021, two new Mayobs campaigns will continue to study the situation at the bottom of the ocean. In April,  Genavir’s Pourquoi-Pas? will visit the area. Then, in autumn, the Marion Dufresne will have scientists on board. However, these campaigns will not use, as initially planned, the new Ulyx submarine robot developed by Ifremer which requires improvements. This robot is designed to independently dive down to 6,000 metres, scan the seabed and visually inspect sites of interest, while being able to collect a number of data and samples in the water column. Therefore, the Victor 6000 robot and the IdefX underwater drone that will participate in the scientific missions.

Source: Mer et Marine.

https://www.meretmarine.com/fr

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The series of paroxysms continues on Mt Etna (Sicily). Crisis n°14 took place during the night of 16-17 March, 2021. The course of events remains the same: rise of the tremor, Strombolian activity evolving in lava fountains in the SE Crater, overflows and lava flows in the Valle del Bove and on the SW slope of the volcano. Ashfall is frequently observed around Mt Etna. See my post of March 15th on this topic.

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Kilauea (Hawaii) is erupting within Halema’uma’u Crater.Lava is emitted by a vent on the northwest side of the crater and flowing into the lava lake. The lake is about 221 metres deep. SO2 emission rates remain elevated at 800 t/day.

An M 4.1 earthquake was recorded beneath Kīlauea’s south flank on March 14th, 2021 It was centered about 11 km southeast of Volcano, near the Hōlei Pali area, at a depth of 6.4 km. The earthquake had no apparent effect on Kīlauea or Mauna Loa volcanoes.

Source: HVO.

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Seismic activity has declined in the past hours on the Reykjanes Peninsula (Iceland) but some events reached or exceeded M 5.0 during the past week Icelandic volcanologists believe a dyke is moving under the surface. Fissures have appeared in some places. An eruption cannot be ruled out. Cameras are pointed at the site where lava might come out, but nothing is happening at the moment.

Latest news (March 18th, 2021) According to University of Iceland scientists, the potential area of an eruption on the Reykjanes peninsula is larger than before. It now includes Fagradalsfjall and vicinity, not the area south of the mountain.

Judging fro the latest satellite pictures, the magma dyke may have reached a hindrance or constriction under the Nátthagi area, south of Fagradalsfjall. Constant expansion is being registered in the area, and magma continues to flow into the dyke.

The comparison of satellite pictures taken in the past weeks shows tectonic divergence on both sides of the magma dyke, which has formed between the mountains Keilir and Fagradalsfjall, amounting to up to 10 cm on each side.

The scientists have noticed that since February 24th, 2021, every day new magma enters the magma dyke, while simultaneously, part of the magma is solidifying and changing into a dyke, namely magma that will not be able to erupt. They also say that they see neither signs of the seismic activity abating, nor any sign of the magma dyke moving closer to the earth’s surface.

I understand the eruption is less”imminent” than predicted a few days ago!

Source: Iceland Monitor.

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In Kamchatka, the aviation colour code is kept at Orange on Ekoko, Sheveluch and Klyuchevskoy where satellite data show a large thermal anomaly over the flank eruption at the northwestern slope of the volcano.

Source: KVERT

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 PHIVOLCS indicates that seismicity is still elevated on Taal (Philippines)with numerous volcano-tectonic events and episodes of tremor.  Activity at the Main Crater consists of moderate emissions of steam that rise about 10 m high. SO2 emissions average 518 tonnes/day. At the Main Crater Lake, water temperature has been measured at a maximum of 71.8°C  with a  pH of 1.59.

Ground deformation parameters from GPS and InSAR data analysis have indicated very slow and steady inflation and expansion of the Taal region since after the January 2020 eruption.

The Alert Level remains at 2.

Source: PHIVOLCS.

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Sustained eruptive activity is still observed at Pacaya (Guatemala) with ash plumes rising up to 2 000 m. Effusive activity continues to feed a lava flow about 1500-1800 metres long on the southern flank of the volcano. Weak ashfall has been reported in the village of El Patrocinio.

Source: INSIVUMEH.

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 Popocateptl (Mexico) shows the usual emissions of steam and ash, sometimes with some ashfall on downwind villages. The colour of the alert level remains at Yellow Phase 2 . See above an image provided by the camera on March 14th, 2021.

Source: CENAPRED.

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This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm