Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion): Dernières nouvelles // Latest news

17h30 (heure métropole) : L’éruption du Piton de la Fournaise se poursuit. Le tremor est relativement stable, même s’il semblait amorcer une baisse au moment de la diffusion du dernier bulletin de l’OVPF.

Le mauvais temps régnant sur la zone Est du volcan en début de matinée n’a pas permis de localiser le front de coulée à l’aide des images des caméras.

Comme indiqué précédemment, aucune déformation significative n’a été enregistrée et la sismicité est faible..

Source : OVPF.

Comme lors des éruptions précédentes, on ne devrait donc pas se diriger vers un long événement. Les équipes de l’OVPF restent confinées. On se contentera donc des images des éruptions précédentes. De toute façon, comme souvent sur les volcans de point chaud comme le Kilauea (Hawaii) ou le Piton de la Fournaise, une coulée ressemble souvent à une autre…

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5.30 p.m. (Paris time): The eruption of Piton de la Fournaise continues. Tremor is quite stable, although it seemed to be starting to drop when the last OVPF bulletin was published.

The poor weather conditions prevailing in the eastern part of the volcano at the beginning of the morning did not make it possible to locate the flow front using images from the cameras.

As previously indicated, no significant deformation has been recorded and the seismicity is low.

Source: OVPF.

Like the previous eruptions, this one should not be a long event. OVPF teams have to respect lockdown measures. Let’s look at some images of past eruptions. Anyway, as often on hot spot volcanoes like Kilauea (Hawaii) or Piton de la Fournaise, one lava flow often looks like another …

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L’éruption vue par les webcams:

Quelques souvenirs:

Ces superbes photos sont de Christian Holveck que je salue ici, ainsi que Rachel.

Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion) : Dernières nouvelles // Latest news

17 heures (heure métropole) : L’éruption se poursuit, avec le tremor qui se maintient à un niveau relativement stable.

Ce matin, le front de coulée se trouvait à environ 1000 m d’altitude dans le haut des Grandes Pentes, à 3,8 km de la RN 2, au vu des relevés effectués à partir de la webcam du Piton Cascades.

L’OVPF indique que depuis le début de l’éruption aucune déformation significative n’a été enregistrée, et 5 séismes volcano-tectoniques superficiels ont été détectés sous la zone sommitale. A noter que l’intrusion latérale de magma vers le site éruptif le 02 avril a causé des déformations et une sismicité extrêmement faibles. Cela peut s’expliquer par le fait que la propagation latérale s’est faite dans un milieu déjà ouvert et extrêmement fragilisé par les éruptions de 2019 et février 2020 dans ce même secteur.

Pendant cette période de confinement, l’OVPF  reste mobilisé pour le suivi de cette crise à distance en télétravail et s’appuie sur l’ensemble capteurs permanents installés sur le volcan. Leurs données arrivent en temps réel sur les serveurs de l’Observatoire.

Le personnel de l’Observatoire restant confiné, il serait malhonnête de ma part de publier des photos de personnes qui ne respectent pas les mesures de confinement. La vidéo que j’ai signalée ce matin est vraiment limite !

Source : OVPF.

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17:00 (Paris time) : The eruption continues, with the tremor remaining at a relatively stable level.
This morning, the flow front was located about1000 m a.s.l., above the Grandes Pentes, 3.8 km from the RN 2, according to measurements taken from the webcam of Piton Cascades.
OVPF indicates that no significant deformation has been recorded since the beginning of the eruption. 5 shallow volcano-tectonic earthquakes have been detected beneath the summit area. It should be noted that the lateral magma intrusion toward the eruptive site on April 2nd, caused extremely low deformation and seismicity. This can be explained by the fact that the lateral intrusion took place in an already open environment that was extremely weakened by the eruptions of 2019 and February 2020 in this same area.

During the lockdown, OVPF remains operational to monitor this crisis from a distance by telework and relies on the set of permanent sensors installed on the volcano. Their data arrives in real time onto the Observatory’s servers.
As the Observatory’s staff remain confined, it would be dishonest on my part to publish photos of people who do not comply with the lockdown measures. The video I posted this morning is really borderline!
Source: OVPF.

Image du tremor le 3 avril 2020 (Source: OVPF)

Le coronavirus stoppe les expéditions sur l’Everest // COVID-19 stops expeditions on Mt Everest

Le confinement qui a été décrété en Chine et au Népal en raison de la crise sanitaire du coronavirus entraîne l’arrêt des expéditions sur l’Everest. Cette situation aura des conséquences financières pour les sherpas, les cuisiniers, les porteurs et les autres personnes qui vivent des expéditions.

Cela affectera également les clients qui ont souvent dépensé des sommes folles – entre 35 000 et 85 000 dollars – sans oublier les guides qui doivent encore payer leurs équipements..

De la même façon, les tour opérateurs qui organisent les expéditions ont eux aussi des frais, malgré l’interdiction d’accès à l’Everest. Il est probable que de nombreuses structures ne survivront pas à cette crise.
La Chine a fermé la voie nord à travers le Tibet en raison de la pandémie de COVID-19 le 12 mars 2020. Le lendemain, les expéditions vers le Népal ont également été mises à l’arrêt. L’Everest est à cheval sur la frontière entre le Népal et la Chine et peut être escaladé des deux côtés.
En fermant la voie d’accès sud, le gouvernement népalais va perdre les quelque 4 millions de dollars qu’il perçoit d’habitude avec la vente des permis. Des milliers de personnes au Népal dépendent de l’argent en provenance des expéditions. Le tourisme de haute montagne dans la région rapporte environ 300 millions de dollars par an , essentiellement pendant la saison printanière qui commence en mars et se termine en mai. La fermeture d’accès à l’Everest met des milliers de personnes au chômage.

Une conséquence du verrouillage actuel pourrait être un afflux massifs de visiteurs une fois que les voies d’accès seront à nouveau ouvertes. Il y aura une forte demande de treks. Il serait souhaitable que le Népal mette en place des réglementations d’accès à la montagne ; sinon, de nombreuses difficultés apparaîtront l’année prochaine.
Pour les sherpas, le problème est maintenant de trouver d’autres occupations pour gagner leur vie après l’arrêt de leur principale source de revenus. Ils ont cruellement besoin d’argent pour entretenir leurs familles. Cet argent aide à financer les études des enfants, payer le loyer de la maison et les bien de consommation courante.

Les sherpas sont l’épine dorsale d’une expédition, les premiers à atteindre l’Everest et les derniers à descendre dans la vallée. Ce sont eux qui installent les camps, transportent le matériel et font la cuisine pour les expéditions. Ils installent les cordes et les échelles au-dessus des crevasses afin de permettre aux alpinistes d’atteindre le sommet.
Un sherpa peut gagner 10 000 dollars, ou plus s’il atteint le sommet. Les porteurs ou cuisiniers des camps gagnent en moyenne entre 3 000  et 5 000 dollars au cours de leurs trois mois de travail. Il s’agit d’un montant important par rapport au revenu annuel par habitant qui est de 1035 dollars au Népal.
Il y a déjà eu des interruptions d’expéditions sur l’Everest: une avalanche déclenchée par un séisme a tué 19 personnes dans le camp de base en 2015 et une autre avalanche en 2014 a tué 16 sherpas népalais.
Pour la plupart des gens, le COVID-19 ne provoque que des troubles légers ou modérés, comme de la fièvre et de la toux ; la grande majorité guérissent en une quinzaine de jours. Mais les conséquences s’amplifient en très haute montagne et peuvent devenir dramatiques au camp de base où des grimpeurs sont répartis dans des tentes pendant la phase d’acclimatation. À très haute altitude, le système respiratoire est très sollicité et très éprouvé. Dans la mesure où coronavirus affecte en priorité le système respiratoire, on peut se trouver confronté à des pneumonies  pouvant entraîner la mort.
Source: AP News.

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The lockdown in China and Nepal because of the coronavirus sanitary crisis means the closure of Mount Everest. This situation will have significant financial ramifications for the local sherpas, cooks, porters and other personnel who make their living from the expeditions. It will also affect the clients who paid big money and expedition guides who are still on the hook for expenses. However, everybody agrees it was the right decision in light of the coronavirus

The sherpas badly need the money for their families.  It helps finance the children’s studies, the house rent and the groceries.

Also losing money are clients, who dole out anywhere between $35,000 to $85,000 to be led up the mountain, and expedition operators who have expenses to pay despite the closure.

It is likely many businesses will not survive this crisis.

China shut down the northern route through Tibet due to the COVID-19 pandemic on March 12th, 2020. A day later, expeditions to the Nepal side were closed, too. Everest straddles the border between Nepal and China and can be climbed from both sides.

By shutting down the passage through the south route of Everest, the Nepal government stands to lose some $4 million in permits alone. There are thousands of people who depend on the money spent by climbers in Nepal. The mountaineering industry in the region brings in about $300 million annually and most of it during the spring climbing season that begins in March and ends in May. As a consequence, the closure of the mountains has made thousands of people jobless in the mountaineering community.

A consequence of the current lockdown might be an overcrowding on the mountain when the routes are open again. There will be a backlog of clients eager to make the trek, along with a new batch of climbers. It would be very important that Nepal puts reasonable regulations in place for operators and climbers; otherwise, many problems will appear next year.

For the sherpas, the problem is now to find something else to do to make a living  after their source of income was halted. They are the backbone of an expedition, the first to reach Everest each climbing season and the last to leave. They set up the camps, carry the equipment and cook the food for climbing parties. They fix the ropes and ladders over the crevasses in order to enable mountaineers to scale the peak.

Generally, a sherpa can earn $10,000 or more should they summit. Porters or cooks at the mountaineers’ camps average between $3,000 and $5,000 during their three months of work. This is a significant amount compared with Nepal’s $1,035 annual per capita income.

The climbing community has seen an interruption on Everest before: An earthquake-triggered avalanche killed 19 at the base camp in 2015 and another avalanche in 2014 killed 16 Nepali workers.

For most people, COVID-19 causes only mild or moderate symptoms, such as fever and cough, with the vast majority recovering in about two weeks. But anything respiratory can have dire consequence at base camp, where there are climbers scattered around in tents as they acclimate. At high altitude respiratory systems are much distressed and challenged. The coronavirus, which affects the respiratory system and can lead to pneumonia, would absolutely be much more serious and lead to potentially serious consequences and fatalities much more quickly at altitude.

Source: AP News.

Face nord de l’Everest (Crédit photo: Wikipedia)

Il fut une époque où j’avais envisagé de randonner jusqu’au camp de base de l’Everest, et puis les enfants sont nés ; c’est tombé à l’eau. Finalement, quand je vois les amoncellements de détritus sur cette montagne, je ne regrette rien.