Hawaï s’enfonce // Hawaii is sinking

Aujourd’hui, avec la fonte des glaciers et des calottes glaciaires due au réchauffement climatique, on parle beaucoup du rebond isostatique dans certaines régions du monde. Le substrat rocheux se soulève lentement car la masse de glace qui le surmonte est moins lourde. Certains scientifiques pensent même que le rebond isostatique pourrait favoriser la remontée du magma et déclencher des éruptions plus fréquentes. Cependant, nous manquons de recul pour confirmer cette hypothèse.
Sur l’archipel hawaïen, il n’y a pas de glaciers, bien que le Mauna Loa et le Mauna Kea, sur la Grande Île, culminent à plus de 4 200 mètres d’altitude. Une nouvelle étude révèle qu’Hawaï non seulement ne s’élève pas, mais s’enfonce 40 fois plus vite que les scientifiques le pensaient.
L’histoire géologique d’Hawaï est celle d’une ascension. Il y a plus d’un million d’années, lorsque la plaque tectonique Pacifique s’est déplacée et est arrivée au-dessus d’un point chaud dans la croûte terrestre, des îles volcaniques ont formé ce qui est devenu le 50e État des États-Unis. La Smithsonian Institution explique que « les quatre îles de Maui, Moloka`i, Lana`i et Kaho`olawe étaient autrefois toutes reliées et formaient une vaste masse continentale connue sous le nom de Maui Nui, littéralement « grand Maui ». À mesure que la plaque Pacifique éloigne les volcans hawaïens du point chaud, ils entrent en éruption moins fréquemment, puis ne sont plus alimentés et meurent. L’île s’érode et la croûte sous-jacente se refroidit, se rétrécit et s’enfonce, avant d’être submergée. Dans des millions d’années, les îles hawaïennes disparaîtront lorsque la bordure de la plaque Pacifique qui les soutient glissera sous la plaque nord-américaine et retournera dans le manteau. »

Source: Smithsonian Institution

Une nouvelle étude de l’Université d’Hawaï à Manoa, publiée dans la revue Communications Earth & Environment, indique que, contrairement à d’autres régions du monde, l’archipel est en train de s’enfoncer . L’étude analyse l’affaissement de l’île d’O’ahu, où se trouve Honolulu, la capitale de l’État. Les auteurs ont constaté que dans certaines zones de l’île, situées à 300 km au nord-ouest de la Grande Île – qui se trouve au-dessus du point chaud – l’affaissement atteint environ 0,6 millimètre par an. Cependant, les scientifiques ont également constaté que certaines zones s’enfoncent à un rythme environ 40 fois supérieur, soit environ 25 millimètres par an.
L’étude souligne que l’affaissement est un facteur majeur, mais souvent négligé, dans le cadre de l’exposition future aux inondations. Dans les zones à affaissement rapide, les effets de l’élévation du niveau de la mer se feront sentir beaucoup plus tôt que prévu, ce qui signifie que les autorités devront se préparer aux inondations dans un délai plus court. Cette situation s’explique en partie par le fait que les zones industrielles comme celle de Mapunapuna sont construites sur des sédiments et des remblais artificiels, ce qui, selon les chercheurs, entraîne un tassement plus rapide que dans d’autres zones d’O’ahu. Cette vitesse d’affaissement dépasse largement celle de l’élévation du niveau de la mer sur le long terme (environ 1,54 millimètre), et pourrait, à court terme, engendrer des problèmes pour le littoral de la région. Dans des secteurs comme la zone industrielle de Mapunapuna, l’affaissement pourrait agrandir la zone inondable de plus de 50 % d’ici 2050.
Certains organismes à O’ahu, comme Climate Ready O’ahu, une organisation scientifique et communautaire, s’attendent à devoir faire face à une élévation de plus en plus rapide du niveau de la mer et à une érosion de plus en plus importante des sols, ainsi qu’à d’autres phénomènes liés au réchauffement climatique, tels que les incendies de végétation et les crues soudaines. Si la conservation des zones humides et des écosystèmes dunaires contribuera à stabiliser les rivages, les chercheurs soulignent que la prise en compte de cette vitesse d’affaissement préoccupante sera essentielle pour mettre en place un véritable véritable calendrier nécessaire à la mise en œuvre des stratégies d’adaptation au réchauffement climatique.
Source : Popular Mechanics via Yahoo News.

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Today, with the melting of glaciers and icecaps because of global warming, there is a lot of talk aboud the isostatic rebound in some regions of the world. The bedrock is slowly rising because of the lighter mass of the ice above. Some scientists even say that the isostatic rebound might favour the ascent of magma and trigger more frequent eruptions. However, we don’t have enough perspective to confirm this hypothesis.

On the Hawaiian archipelago, there are no glaciers, although Mauna Loa and Mauna Kea on the Big Island are rising more than 4,200 meters above sea level. A new study reveals that  .Hawaii Is sinking 40 times faster than scientists thought it was.

The geologic story of Hawaii has historically been one of ascension. More than a million years ago, when the Pacific Island Plate moved above a volcanic hotspot, volcanic islands formed what eventually became the U.S.’s 50th State. The Smithsonian Institution explains that « the four islands of Maui, Moloka`i, Lana`i, and Kaho`olawe were once all connected as a vast landmass known as Maui Nui, literally “big Maui.” As the Pacific plate moves Hawaii’s volcanoes farther from the hotspot, they erupt less frequently, then no longer tap into the upwelling of molten rock and die. The island erodes and the crust beneath it cools, shrinks and sinks, and the island is again submerged. Millions of years from now, the Hawaiian Islands will disappear when the edge of the Pacific plate that supports them slides under the North American plate and returns to the mantle. »

Now, a new study from the University of Hawai’i at Manoa, published in the journal Communications Earth & Environment, reports that the island chain may be reversing course. The study analyzes subsidence on the island of O’ahu, home of the state capital, Honolulu. The authors found that in some areas of the island, located 300 km northwest of the Big Island which rests on top of the hotspot, the subsidence rate was at around 0.6 millimeters per year. However, they also recorded areas that are sinking about 40 times that rate, at roughly 25 millimeters per year.

The suty highlights that that subsidence is a major, yet often overlooked, factor in assessments of future flood exposure. In rapidly subsiding areas, sea level rise impacts will be felt much sooner than previously estimated, which means that authorities should prepare for flooding on a shorter timeline.

Part of the reason for this discrepancy is that industrial areas such as the Mapunapuna area are built on sediment and artificial fill, which, according to the researchers, leads to increased compaction compared to other areas of O’ahu. This subsidence rate far outpaces the long-term rate of sea level rise, which is around 1.54 millimeters, and could cause problems for the region’s shoreline on a shorter timetable. In places like the Mapunapuna industrial region, subsidence could increase flood exposure area by over 50% by 2050.

Some institutions on O’ahu, such as the science-based, community-driven Climate Ready O’ahu, are preparing for increased sea level rise and increased soil erosion along with other climate change-induced events, such as wildfires and flash flooding. While the conservation of wetlands and dune ecosystems will help stabilize shorelines, the researchers note that taking into account this concerning rate of subsidence will be vital for understanding the true timeline required to implement climate adaptation strategies

Source : Popular Mechanics via Yahoo News.

L’Épisode éruptif 14 du Kilauea (Hawaï) // Eruptive episode 14 of Kilauea Volcano (Hawaii)

L’épisode 14 de l’éruption du Kilauea a été l’un des plus spectaculaires de la série. Le HVO a fourni des informations plus détaillées sur cet événement, dont la source se situait dans deux bouches situées dans la partie occidentale du cratère de l’Halema’uma’u, comme le montre cette carte :

L’épisode éruptif a été précédé de petites coulées de lave bien dégazée, émises le 19 mars vers 9h30 par les deux bouches actives décrites lors des épisodes précédents. Des fontaines en dôme, de hauteur modeste, alternaient avec de brefs épisodes de reflux à l’intérieur de la bouche nord toutes les 5 à 10 minutes, intervalle qui a diminué progressivement. Les fontaines atteignaient une dizaine de mètres de haut et jaillissaient au cœur d’un petit lac de lave de 65 mètres sur 45 mètres, dont le niveau s’abaissait d’environ 2 à 3 mètres lors de chaque reflux à l’intérieur de la bouche La taille des fontaines a ensuite augmenté significativement vers 2h du matin le 20 mars, atteignant 15 à 30 mètres de hauteur.

À 6 h 30 le 20 mars, la bouche sud a commencé à émettre des fontaines de lave en continu, rejointe par la bouche nord à 6 h 50. À 7 h 15, les fontaines atteignaient une hauteur de 120 à 180 mètres (et non 300 mètres comme on a pu le lire) et la lave a recouvert plus de la moitié du plancher du cratère.

L’épisode 14 s’est terminé à 13 h 49 (heure locale) le 20 mars, lorsque les fontaines de la bouche sud ont cessé. Les fontaines de la bouche nord avaient cessé 11 minutes plus tôt. Au final, les coulées de lave de cet épisode ont recouvert environ 75 % du plancher du cratère. L’épisode 14 a duré 28 heures et 23 minutes, les 7 dernières heures et 19 minutes étant constituées de fontaines qui atteignaient 180 mètres de haut, principalement au niveau de la bouche sud.

La déflation sommitale a atteint environ 6 microradians au cours de cet épisode. Elle a été très rapide au début, mais a ralenti à 7 h 46 au moment des épisodes de reflux de la lave dans la bouche nord. La fin de l’éruption a coïncidé avec un passage rapide de la déflation à l’inflation au sommet du Kilauea et une diminution de l’intensité des secousses sismiques.
Les émissions de SO2 atteignaient 1 200 tonnes par jour le 18 mars, ce qui est la norme pendant les pauses éruptives. Les scientifiques du HVO pensent que les émissions de SO2 atteignaient entre 20 000 et 50 000 tonnes par jour pendant les épisodes de fontaines de lave les plus intenses.
Les fontaines ont également produit des téphras tels que les cheveux de Pelé, qui peuvent être transportés par le vent sur de longues distances. La présence de brume volcanique – ou vog – est probable sur l’île.

Photo: C. Grandpey

Le niveau d’alerte volcanique du Kīlauea reste à Watch (Vigilance) et la couleur de l’alerte aérienne est maintenue à l’Orange.

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Episode 14 of the Kilauea eruption was one of the most spectacular of the series. HVO has given more detailed information about thhis event whose source was located in two vents in Halema’uma’u Crater, as can be seen on this map :

The eruptive episode was preceded by small, degassed lava flows that were emitted on March 19th around 9 :30 am by the two vents that were active during the previous episodes. Cyclic low dome fountains alternated with short drainbacks in the north vent every 5-10 minutes with the interval decreasing over time.  Maximum dome fountains were 10 meters high and occurred within a 65 by 45 meter lava pond that dropped about 2-3 meters during each drainback event within the north vent. The size of the dome fountains increased significantly around 2:00 a.m. on March 20th with fountain heights reaching 15-30 m.

At 6:30 a.m. the south vent started to fountain continuously and was joined by the north vent at 6:50 a.m.  By 7:15 a.m. fountains reached heights of 120-180 meters and lava was covering more than half of the crater floor.

Episode 14 ended at 1:49 p.m. HST on March 20th when fountaining at the south vent stopped. Fountains from the north vent ceased 11 minutes earlier. Lava flows from this episode covered about 75% of the floor of the crater floor. Episode 14 lasted 28 hours and 23 minutes with the last 7 hours and 19 minutes consisting of fountains up to 180 meters high, predominantly from the south vent.

Deflationary tilt at the summit recorded about 6 microradians lost during this episode. Initial deflation was very rapid, but slowed at 7:46 a.m. when north vent fountains dropped back into the cone and became intermittent. The end of the eruption was coincident with a rapid change from deflation to inflation at the summit and a decrease in seismic tremor intensity.

An SO2 emission rate of 1,200 tons per day was measured on March 18th, which is a typical rate for eruption pauses. Emissions of SO2 during the current high fountains were probably in the 20,000 to 50,000 tonnes per day range based on past measurements.  The fountains also produced tephra such as Pele’s hair that can be transported long distances downwind from the vents. Vog is also likely on the island.

The Kīlauea Volcano Alert Level remains at Watch and the Aviation Color Code is kept at Orange.

Désastre en vue sur le Mauna Loa (Hawaï) // Disaster in sight on Mauna Loa (Hawaii)

Ce serait une catastrophe pour le climat sur Terre. L’Administration Trump envisage de résilier le bail de la station de recherche climatique implantée sur le Mauna Loa, à Hawaï. La perspective de cette mesure suscite des inquiétudes quant à l’avenir des travaux essentiels effectués sur l’impact des émissions de carbone sur le réchauffement climatique.

Photo: C. Grandpey

C’est dans cet observatoire que la Scripps Institution de la NOAA réalise la célèbre Courbe de Keeling, qui montre l’évolution des concentrations de CO2 dans l’atmosphère de 1958 à nos jours. La trajectoire de la Courbe ne cesse de grimper alors que l’homme continue de brûler des combustibles fossiles. Les concentrations s’élèvent actuellement à plus de 427 ppm, un niveau remarquablement élevé qui dépasse toutes les mesures précédentes.

La station climatique du Mauna Loa fait partie de la vingtaine de bureaux gérés par la NOAA dont la résiliation du bail est proposée dans le cadre des mesures d’économies du Département de l’Efficacité Gouvernementale (DOGE), dirigé par Elon Musk. Le communiqué publié en ligne sur le site web du DOGE mentionne un bureau de la NOAA à Hilo (Hawaï), et estime que la résiliation de son bail permettrait une économie de 150 692 dollars par an. L’observatoire, établi en 1956 sur le flanc nord du volcan Mauna Loa, est reconnu comme le berceau de la surveillance mondiale du dioxyde de carbone et possède les plus longues archives au monde de mesures du CO2 atmosphérique.
On ignore les termes du projet de résiliation du bail. On ne sait pas, non plus, si le bureau sera fermé ou déplacé. Un ancien responsable de la NOAA, qui a requis l’anonymat par crainte de représailles, a déclaré que le bail doit expirer le 31 août 2025.
Des scientifiques et responsables politiques accusent l’Administration Trump de vouloir lancer une offensive à grande échelle contre la recherche climatique. Cela permettrait au gouvernement fédéral de récupérer les financements climatiques et de licencier des centaines d’employés de la NOAA, l’agence gouvernementale qui fournit les prévisions météorologiques. Elon Musk et son équipe DOGE ont été chargés par Trump de réduire la taille et les coûts de la bureaucratie fédérale et ont déclaré qu’ils se concentraient sur les dépenses inutiles.
La fermeture de l’observatoire du Mauna Loa serait une catastrophe. Non seulement il fournit les mesures de CO2 dont nous avons tant besoin pour suivre le réchauffement climatique, mais il alimente également les simulations des modèles climatiques.

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La fermeture de l’observatoire de Mauna Loa, dans l’hémisphère nord, serait d’autant plus dommageable que l’observatoire climatique de l’île d’Amsterdam, dans l’hémisphère sud, a dû fermer à cause d’un incendie incontrôlable qui a déjà dévasté près de 50 % de son territoire de 58 km². À l’approche des flammes, tout le personnel a été évacué. L’île abrite une base scientifique mondialement reconnue pour sa surveillance des concentrations de gaz à effet de serre. Sa disparition constituerait une perte majeure d’un point de vue climatique. En effet, l’île d’Amsterdam est l’équivalent, dans l’hémisphère sud, du volcan Mauna Loa à Hawaï.
Depuis 1981, l’observatoire de l’île d’Amsterdam surveille en continu les concentrations atmosphériques de dioxyde de carbone (CO2) et d’autres gaz à effet de serre tels que le méthane (CH4) et le protoxyde d’azote (N2O). Il est intéressant de noter que les résultats des mesures effectuées sur l’île d’Amsterdam confirment parfaitement ceux obtenus sur le Mauna Loa. L’île d’Amsterdam est particulièrement importante d’un point de vue climatique, car les concentrations de méthane (CH4) y ont été mesurées au cours des 20 dernières années. Comme pour le CO2, elles sont en augmentation et dépassent désormais 1 850 parties par milliard (ppb).
Source : Médias internationaux.

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It would be a disaster for Earth’s climate. The Trump administration is considering cancelling the lease of the support office for the Mauna Loa climate research station in Hawaii, raising fears for the future of key work tracking the impact of carbon emissions on global warming. It is in this observatory that NOAA’s Scripps Institution works out the famous Keeling Curve that shows the evolution of CO2 concentrations in the atmosphere from 1958 up to the present, charting an upward trajectory as humans continued to burn fossil fuels. The concentrations are currently XXX, which is remarkably high and shatters all previous measurements.

The office is one of more than 20 rented by NOAA that are proposed to have their leases ended under money-saving efforts by the Department of Government Efficiency (DOGE) led by Elon Musk. The online listing on the DOGE website mentions an NOAA office in Hilo, Hawaii and an estimate of how much would be saved by cancelling its lease : $150,692 a year.

The observatory, established in 1956 on the northern flank of the Mauna Loa volcano, is recognised as the birthplace of global carbon dioxide monitoring and maintains the world’s longest record of measurements of atmospheric CO2.

It is not clear how far the lease cancellation plan has gone, and whether the office will be shut or moved. A former NOAA official, who asked not to be named for fear of reprisals, said the lease on the office was due to end on August 31st, 2025.

Some scientists and politicians have accused the Trump administration of launching a wider assault on climate research, with the federal government clawing back climate funding and dismissing hundreds of workers from NOAA, the government agency that provides weather forecasts. Musk and his DOGE team have been tasked by Trump to slash the size and cost of the federal bureaucracy and have said they have focused on wasteful, unnecessary spending.

It would be terrible if the Mauna Loa Observatory was closed. Not only does it provide the measurement of CO2 that we so desperately need to track climate change, but it also informs climate model simulations.

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The closure of the Mauna Loa observatory in the northern hemisphere would be all the more disastrous as the climate observatory on Amsterdam Island in the southern hemisphere has been ravaged by a massive fire that has already affected nearly 50% of its 58 km² territory. As the flames approached the scientific base, all personnel were evacuated. The island houses a scientific base world-renowned for its monitoring of greenhouse gas concentrations. If the base were to disappear, it would be a major loss from a climate perspective, as Amsterdam Island is the southern hemisphere equivalent of Hawaii’s Mauna Loa volcano,
Since 1981, the Amsterdam Island Observatory has continuously monitored atmospheric concentrations of carbon dioxide (CO2) and other greenhouse gases such as methane (CH4) and nitrous oxide (N2O). Interestingly, the results of the measurements taken on Amsterdam Island perfectly confirm those taken on Mauna Loa.
Amsterdam Island is particularly important from a climate perspective because methane (CH4) concentrations have also been measured there for the past 20 years. Like CO2, they have been rising and now exceed 1,850 parts per billion (ppb).

Source : International news media.

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde :

Le Fuego (Guatemala) est entré en éruption le 10 mars 2025 avec des fontaines de lave de 300 m de hauteur. La cendre est montée jusqu’à 5 km d’altitude et les coulées pyroclastiques ont dévalé les flancs du volcan sur 5 à 7 km. Les autorités ont évacué près de 300 familles, soit environ 1 000 personnes, tout en avertissant que 30 000 autres personnes de la région pourraient être en danger et devraient évacuer elles-mêmes si nécessaire. Des bus ont amené les évacués avec leurs effets personnels jusqu’à une mairie transformée en abri temporaire. Aucune victime n’a été signalée dans l’immédiat.
Une alerte a été lancée par les autorités le 9 mars afin de coordonner les secours et les mesures préventives. Le gouvernement a suspendu les activités scolaires dans la région et fermé une route traversant le village qui relie le sud du pays à Antigua, la destination touristique la plus populaire du Guatemala. L’INSIVUMEH a recommandé aux compagnies aériennes de prendre des précautions en raison des cendres qui se sont répandues sur une cinquantaine de kilomètres à l’ouest de Fuego.

L’activité a ensuite commencé à diminuer et, le 10 mars à 11h30 (heure locale), les explosions n’étaient plus continues. L’INSIVUMEH a publié un rapport à 18h00 indiquant que l’activité et la sismicité étaient revenues à la normale. De grandes quantités de cendres n’étaient plus observéesées dans l’air. Les anomalies thermiques n’étaient plus, non plus, détectées dans les données satellitaires.

La dernière éruption du volcan remonte à juin 2023. Une éruption en 2018 a officiellement tué 194 personnes et fait 234 disparus, mais le bilan réel est bien plus lourd. .
Source : INSIVUMEH, Conred.

 

Image webcam du Fuego le 10 mars 2025

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Toujours pas d’éruption en Islande, même si le soulèvement du sol à Svartsengi a dépassé celui des éruptions précédentes. Certains volcanologques pensent que le cycle éruptif actuel sur le chaîne de cratères de Sundhnúkagígar touche à sa fin. D’autres se demandent si l’activité éruptive ne risquait pas de migrer vers le secteur de Krysuvik qui a connu deux essaims sismiques ces derniers jours. Cette hypothèse est critiquée par d’autres scientifiques qui pensent que l’éruption pourrait se produire fin mars dans la même zone que lors des derniers événements. C’est le point de vue du Met Office qui fait état d’une hausse de la sismicité et pense que l’éruption (si éruption il y a) aura lieu, comme précédemment, sur la chaîne de cratères de Sundhnúkur.

Toujours un gonflement du sol….mais pas d’éruption! (Source: Met Office)

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Le mont Spurr (Alaska) présente toujours des signes d’activité. Lors de récents survols, les scientifiques de l’AVO ont observé d’importantes émissions de gaz provenant de fumerolles récemment réactivées au niveau de Crater Peak. L’activité sismique et la déformation du sol se poursuivent. L’augmentation des émissions de gaz confirme l’intrusion de nouveau magma dans la croûte terrestre sous le volcan et indique qu’une éruption est probable, mais pas certaine, dans les prochaines semaines ou les prochains mois. Si elle se produit, il s’agira probablement d’une éruption explosive, comme celles de 1953 et 1992, qui ont duré quelques heures et produit des nuages ​​de cendres provoquant de légères retombées sur les localités de la partie centre-sud de l’Alaska. Source : AVO.

Source: AVO

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Comme je l’ai indiqué dans ma note du 12 mas 2025, l’épisode 13 de l’éruption du Kilauea (Hawaï) s’est terminé à 15h13 (heure locale) le 11 mars 2025. La bouche nord a brusquement cessé ses fontaines de lave à 15h11. Par la suite, la fontaine au niveau de la bouche sud est devenue instable et a également cessé son activité à 15h13. L’épisode 13 a duré 12 heures et 37 minutes, et les coulées de lave ont recouvert plus de 60 % du plancher du cratère de l’Halemaʻumaʻu.
Comme précédemment, un tilt déflationniste a été observé pendant l’épisode, et l’inflation a repris à 15h13 après la fin des fontaines, signe probable d’un 14ème épisode éruptif.
Les émissions de SO2 ont atteint environ 40 000 tonnes par jour lorsque les fontaines de lave étaient les plus actives. Des retombées de cheveux de Pele ont été signalées à Pahala, à environ 40 kilomètres sous le vent, au sud-ouest de l’Halemaʻumaʻu. Chaque épisode éruptif du Kilauea depuis le 23 décembre 2024 a duré de 13 heures à 8 jours et les épisodes ont été séparés par des pauses de moins de 24 heures à 12 jours.

Fontaines de lave de l’épisode 13 (image webcam)

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L’activité éruptive est toujours intense sur le Poás (Costa Rica) et se poursuit à un niveau élevé. Début mars, de fréquentes éruptions phréatiques éjectaient des matériaux jusqu’à 50 m au-dessus du plancher du cratère. Ces éruptions étaient quasi continues au niveau de la Boca C et sporadiques à la Boca A. Une déformation radiale et une inflation étaient détectées dans et autour du cratère. Le 7 mars 2025, le niveau d’alerte a été relevé à 3 sur une échelle de 4 niveaux et la couleur de l’alerte aérienne est passée à l’Orange (niveau 2 sur une échelle de quatre couleurs).
Dans un rapport spécial publié le 9 mars, l’OVSICORI a signalé que deux ondes de choc avaient signalé un événement éruptif. Des panaches de vapeur s’élevaient alors à plusieurs centaines de mètres de hauteur et des matériaux étaient probablement éjectés jusqu’à 200 m au-dessus de la bouche la plus active, bien que la confirmation visuelle ait été masquée par les panaches. Les éruptions phréatiques généraient des panaches de gaz et de vapeur s’élevant jusqu’à 1 km de hauteur.
L’activité s’est poursuivie les 9 et 10 mars, principalement depuis la Boca C. Les éruptions phréatiques éjectaient des matériaux à 200-400 m au-dessus du fond du cratère et généraient des panaches de vapeur et de gaz s’élevant jusqu’à 1 km de hauteur. Des blocs atteignant 1 mètre de diamètre retombaient sur le plancher du cratère.
L’activité éruptive se poursuivait le 11 mars à des niveaux similaires. Des séismes d’intensité modérée à élevée sont toujours enregistrés et l’inflation se poursuit.
Source : OVSICORI.

Image webcam de l’activité du Poas en mars 2025

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Une forte anomalie thermique a été détectée au-dessus du Bezymianny (Kamchatka) sur des images satellites entre le 28 février et le 6 mars 2025. Des avalanches de débris incandescents dévalaient quotidiennement le flanc sud-est et l’incandescence sommitale était visible au cours de la nuit. Des panaches de cendres générés par les avalanches de débris s’élevaient jusqu’à 2,2 km au-dessus du sommet. La couleur de l’alerte aérienne reste Orange (niveau 2 sur une échelle de quatre couleurs).
Source : KVERT.

Crédit photo: KVERT

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ».
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news about volcanic activity in the world:

Fuego (Guatemala) erupted on March 10th, 2025, with lava fountains 300 m high. The ash rose up to 5 km above sea level and pyroclastic flows rushed down the flanks of the volcano over 5 to 7 km. Authorities have evacuated nearly 300 families or about 1,000 people, while warning that another 30,000 people in the area could be at risk and should evacuate themselves if necessary. Buses brought evacuees carrying belongings to a town hall turned into a temporary shelter.There is no immediate report of casualties.

An alert was issued by the authorities on March 9th in order to coordinate the response and preventive measures.The government suspended local school activities and closed a road through the village that links the south of the country to Antigua, Guatemala’s most popular tourist destination. INSIVUMEH recommended that air traffic take precautions due to ash that has spread about 50km west of Fuego.

Activity began to decrease and by 11:30 (local time) on March 10th explosions were no longer continuous. INSIVUMEH issued a report at 18:00 noting that activity and seismicity had returned to normal levels. Large amounts of ash were no longer detected in the air. Thermal anomalies were also no longer detected in satellite data.

Fuego last erupted in June 2023. A 2018 eruption officially killed 194 people and left another 234 missing, but the real death toll was much higher. .

Source : INSIVUMEH, Conred.

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Still no eruption in Iceland, although ground uplift at Svartsengi has exceeded that of previous eruptions. Some volcanologists believe that the current eruption cycle on the Sundhnúkagígar crater row is coming to an end. Others wonder whether eruptive activity could not migrate to the Krysuvik area which has experienced two seismic swarms in recent days. This hypothesis is criticized by other scientists who believe that the eruption could occur by the end of March in the same area as during the last events. This is the view of the Met Office which reports an increase in seismicity and believes that the eruption (if there is one) will take place, as previously, on the Sundhnúkur crater row.

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Mt Spurr (Alaska) is still showing signs of unrest. During recent overflights, AVO scientists observed elevated gas emissions from newly reactivated fumaroles at the volcano’s Crater Peak vent. Elevated seismic activity and ground deformation continue. The increase in gas emissions confirms that new magma has intruded into the Earth’s crust beneath the volcano and indicates that an eruption is likely, but not certain, to occur within the next few weeks or months. If it happens, it is likely to be an explosive eruption like those that occurred in 1953 and 1992 which lasted a few hours and produced ash clouds that caused minor ashfall on southcentral Alaska communities.

Source : AVO.

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As I put it in my post of 12 March 2025, Episode 13 of the Kilauea eruption (Hawaii) ended at 3:13 p.m. (local time) on March 11 2025.  The north vent ceased fountaining abruptly at 3:11 p.m. Subsequently, the south fountain became unsteady and also ceased activity by 3:13 p.m. Episode 13 lasted for 12 hours and 37 minutes, and lava flows have covered more than 60% of Halemaʻumaʻu crater floor.

Like previously, deflationary tilt was observed during the episode, and inflation resumed at 3:13 p.m. after fountaining ceased, the sign of a likely 14th eruptive episode. .

SO2 emissions reached about 40,000 tonnes per day during high fountaining. Peleʻs hair was reported falling in the town of Pahala about 40 kilometers downwind to the southwest of Halemaʻumaʻu.

Each episode of Halemaʻumaʻu lava fountaining since December 23, 2024, has continued for 13 hours to 8 days and episodes have been separated by pauses in eruptive activity lasting less than 24 hours to 12 days.

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Eruptive activity is still intense at Poás (Costa Rica) and continues at a high level. In early March, requent phreatic eruptions ejected material as high as 50 m above the crater floor. The phreatic eruptions were almost continuous at Boca C and sporadic and Boca A. Radial deformation and inflation were detected in and around the crater. On 7 March 2025, the Alert Level was raised to 3 pon a scale of 4 levels and the Aviation Color code was raised to Orange (the second highest color on a four-color scale).
In a special report issued on 9 March, OVSICORI reported that two shock waves signalled an eruptive event. Steam plumes rose several hundred meters and material was likely ejected as high as 200 m above the vent, though visual confirmation was obscured by the plumes. Phreatic eruptions generated gas-and-steam plumes that rose as high as 1 km.

Activity continued during 9-10 March mainly from Boca C. The phreatic eruptions ejected material 200-400 m above the crater floor and generated steam-and-gas plumes that rose as high as 1 km. Blocks up to 1 meter in diameter were ejected from the vents onto the crater floor.

Eruptive activity continued on 11 March at similar levels, moderate- to high-level tremor was recorded, and inflation continued.

Source : OVSICORI.

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A strong thermal anomaly over Bezymianny (Kamchatka)was identified in satellite images during 28 February-6 March 2025. Incandescent debris avalanches descended the SE flanks daily and summit incandescence was visible during dark hours. Ash plumes generated from debris avalanches rose as high as 2.2 km above the summit. The Aviation Color Code remains at Orange (level 2 on a four-color scale).

Source : KVERT.

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Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ».

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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