Eruption de Fagradalsfjall (Islande) : longue mais pas la plus longue ! // Fagradalsfjall eruption (Iceland) : long, but not the longest !

L’éruption dans la Geldingadalir sur la péninsule de Reykjanes a débuté le 19 mars 2021. Elle est sur le point de célébrer son 6ème mois d’activité. Cela signifie qu’elle a maintenant dépassé en temps l’éruption dans l’ Holuhraun (2014) et devient l’éruption d’Islande la plus longue au 21ème siècle. Cependant, elle est encore loin d’être l’éruption la plus longue de tous les temps. L’éruption de Surtsey détient ce record. Elle a duré de novembre 1963 à juin 1967 et a formé l’île du même nom.

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The Geldingadalir eruption began on the Reykjanes Peninsula on March 19th, 2021. It is about to celebrate its 6-month anniversary. That means it has now overtaken the 2014 Holuhraun eruption to become Iceland’s longest-lasting eruption of the 21st century. However, it is still far from becoming Iceland’s longest-lasting eruption of all time. The Surtsey eruption is considered the longest eruption in Iceland’s history, lasting from November 1963 until June 1967 and forming the island of the same name.

Premiers jours de l’éruption dans la Geldingadalur….

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

Selon un volcanologue du Met Office islandais (IMO), tout indique que le volcan sous-glaciaire Grímsvötn est sur le point d’entrer en éruption. La dernière éruption a eu lieu en 2011, avec un VEI 4.
Les données obtenues par une station GPS sur le glacier Vatnajökull montrent que la calotte glaciaire au-dessus du volcan est en phase d’inflation en raison de l’accumulation de magma.
En 2020, l’inflation du Grímsfjall a atteint le même niveau qu’avant la dernière éruption du volcan en 2011. Ce qui est différent en 2021, c’est que la surface des lacs sous-glaciaires est plus élevée qu’elle ne l’a été depuis longtemps. Lorsqu’une crue glaciaire se produit, il se produit une chute de pression très soudaine qui peut déclencher une éruption. Un tel jokulhlaup a eu lieu début septembre 2021 dans les parties est et ouest de la caldeira du Grímsvötn.
Une autre indication d’une possible éruption à court terme est l’augmentation de l’activité sismique.
Source : IMO.

Chaudron glaciaire dans le Grimsvötn (Source: IMO)

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Un essaim sismique significatif a débuté sous la Cumbre Vieja à La Palma (Canaries) dans la matinée du 11 septembre 2021. Le niveau d’alerte a été élevé à la couleur Jaune.
L’activité sismique continue de migrer légèrement vers le nord-ouest, à une profondeur d’environ 8 km, avec des événements à des profondeurs comprises entre 1 et 3 km.
Le maximum de déformation cumulée atteignait environ 6 cm le 15 septembre 2021.

Les volcanologues expliquent qu’il s’agit très probablement d’une intrusion magmatique mais ils ne savent pas si elle débouchera sur une éruption.
La Smithsonian Institution nous rappelle que les éruptions historiques à La Palma depuis le 15ème siècle se sont caractérisées par une légère activité explosive et des coulées de lave qui ont causé des dégâts dans des zones habitées.
La pointe sud de La Palma présente un vaste champ de lave mis en place lors de l’éruption de 1677-1678. Des coulées de lave ont également atteint la mer en 1585, 1646, 1712, 1949 et 1971.
Source : IGN, The Watchers.

 

Sismicité et déformation à La Palma (Source: IGN)

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Après plusieurs jours de pause, l’éruption a repris sur la Péninsule de Reykjanes (Islande). Vers 19h15 (heure locale) le 11 septembre 2021, plusieurs sorties de lave sont apparues au sud du cratère actif. La lave a commencé à s’étaler autour de ces ouvertures. L’incandescence est ensuite réapparue à l’intérieur du cratère, signe du retour de la lave.

Au bout de quelques heures d’observation, il est apparu que, plus que l’ouverture de nouvelles bouches, la lave empruntait d’anciens tunnels et s’échappait par des lucarnes dans leur voûte. La pression ne semble pas très forte dans les conduits et l’activité éruptive n’est pas très intense.

Toutefois, la migration de la lave vers le sud dans les vallées Gelgingadalir et Nattthagi a obligé les autorités à évacuer la zone de l’éruption car la lave avait traversé le sentier d’accès A. Ce dernier reste fermé, mais les autres sentiers sont de nouveau ouverts aux visiteurs.

Sur la base de photographies aériennes acquises pendant la pause éruptive, la superficie du champ de lave atteint 4,6 kilomètres carrés. Le volume total de lave émise est de 143 millions de mètres cubes. Le fond du cratère présente une profondeur d’au moins 70 mètres.
Source : IMO.

Captures d’écran montrant le ruban rouge de la lave dans le secteur du sentier A.

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En dehors des habituels panaches de vapeur d’eau avec un peu de cendre, le CENAPRED a également enregistré plusieurs explosions générant des nuages de cendres sur le Popocatepetl (Mexique) les 11 et 12 septembre 2021. Ces événements se sont accompagnés d’épisodes de tremor et de séismes volcano-tectoniques. Les explosions ont propulsé la cendre jusqu’à environ 2 000 m au-dessus du cratère. Des matériaux incandescents sont également retombés à proximité du cratère.
Le niveau d’alerte reste au Jaune, Phase 2.
Source : CENAPRED.

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Un survol de Fukutoku-Oka-no-Ba par les garde-côtes japonais a révélé que la partie ouest de l’île était inchangée tandis que le côté est était complètement érodé et submergé. La décoloration de l’eau de mer dans plusieurs secteurs montre que l’activité éruptive n’est pas terminée. Les garde-côtes japonais ont émis un avertissement de navigation à destination des navires à proximité de l’île.

Source: Japan Coast Guard.

Source: Japan Coast Guard

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Une éruption a été observée dans le cratère Otake du Suwanosejima (Japon) le 16 septembre 2021. Le volcan a projeté de gros blocs à des centaines de mètres. L’Agence météorologique japonaise a relevé le niveau d’alerte volcanique de 2 à 3. Les autorités ont demandé aux habitants du village de Toshima dans la préfecture de Kagoshima de ne pas pénétrerr dans la zone de sécurité..

Source : JMA.

Séquence éruptive sur le Suwanosejima (Source: JMA)

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Des émissions de cendres intermittentes sont encore observées à White Island (Nouvelle-Zélande). Des panaches fumerolliens très denses contenant de la cendre continuent d’être émis par la bouche active. La sismicité se caractérise par un faible niveau du tremor volcanique et quelques séismes d’origine volcanique. Le niveau d’alerte reste à 2 et la couleur de l’alerte aérienne est maintenue au Jaune.
Source : GeoNet.

Photo: C. Grandpey

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Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world :

According to a volcanologist at the Icelandic Met Office (IMO), there is every indication that subglacial Grímsvötn volcano is ready to erupt. The last eruption of this volcano took place in 2011, with a VEI 4.

Data obtained through a GPS station on Vatnajökull glacier show that the ice cap over the volcano continues to inflate due to magma accumulation.

In 2020, the inflation in Grímsfjall reached the same level as prior to the volcano’s last eruption in 2011. What is different in 2021 is that the surface of the lakes is higher than it has been for a long time. When a glacial outburst floodo ccurs, a very sudden drop in pressure takes place, which can trigger an eruption. Such a jokulhlaup occurred at the beginning of September 2021 from the eastern and western parts of Grímsvötn’s caldera.

Another indication of a possible eruption is increasing seismic activity.

Source: IMO.

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A significant seismic swarm started to be recorded under Cumbre Vieja in La Palma (Canary Islands) on the morning of September 11th, 2021.The alert level was raised to Yellow.

Seismic activity continues to migrate slightly to the northwest, at depths of around 8 km, with shallow earthquakes at depths between 1 and 3 km.

The maximum accumulated deformation reached about 6 cm on September 15th, 2021.

Volcanologists explain that these events are very likely caused by magmatic intrusion but they don’t know if it will lead to an eruption.

The Smiythsonian Institution reminds us that historical eruptions at La Palma, recorded since the 15th century, have produced mild explosive activity and lava flows that damaged populated areas.

The southern tip of the island shows a broad lava field produced during the 1677-1678 eruption. Lava flows also reached the sea in 1585, 1646, 1712, 1949, and 1971.

Source: IGN, The Watchers.

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After a few days’ pause, the eruption resumed on the Reykjanes Peninsula (Iceland). At about 7:15 p.m. (local time) on September 11th, 2021, several vents opened south of the active crater. Lava began to spread around these vents. Incandescence then reappeared inside the crater, a sign that lava was back
After a few hours’ observation, it appeared that, more than the opening of new vents, lava was travelling along ancient tunnels and squirting through skylights in their vaults. The pressure does not appear to be very strong in the ducts and the eruptive activity is not very intense.
However, the southward migration of the lava into the Gelgingadalir and Nattthagi valleys forced the authorities to evacuate the area of the eruption as the lava had crossed trail A.

Based on aerial photography acquired during the eruptive pause, the area of the flow field had grown to 4.6 square kilometres, and the total volume erupted was 143 million cubic metres. The crater floor was visible and was at least 70 m deep.

Source: IMO.

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Apart from the usual « exhalations » essentialy including water vapour and some ash, CENAPRED also recorded several ash explosions at Popocatepetl (Mexico) on September 11th and 12th, 2021. The events were accompanied by episodes of tremor and volcano-tectonic earthquakes. The explosions ejected ash up to about 2 000 m above the crater. Incandescent material was also observed at a short distance from the crater.

The Alert Level remains at Yellow, Phase Two.

Source: CENAPRED.

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A Japan Coast Guard overflight of Fukutoku-Oka-no-Ba has revealed that the W part of island was unchanged while the E side had been completely eroded and submerged. Discoloured water extended from the vent area to several directions suggested continuing eruptive activity. It prompted the Japan Coast Guard to issue a navigation warning to nearby vessels.

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An eruption was observed at Suwanosejima‘s Otake crater on September 16th, 2021. The volcano ejected large rocks hundreds of metres away. The Japan Meteorological Agency raised the Volcanic Alert Level from 2 to 3. Authorities have urged residents of Toshima Village in Kagoshima Prefecture to refrain from entering the danger zone.

Source: JMA.

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Intermittent ash emissions are still observed at White Island (New Zealand). Vigorous fumarolic plumes are emitted by the active vent with some ash contents. Seismicity is characterized by low levels of volcanic tremor and occasional volcanic earthquakes. The Volcanic Alert level remains at 2 and the Aviation Colour Code is kept at Yellow.

Source: GeoNet.

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This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

Eruption islandaise: évacuation en cours // Icelandic eruption: evacuation underway

Selon le site web Iceland Monitor, le site de l’éruption sur la péninsule de Reykjanes est en cours d’évacuation car des coulées de lave traversent le sentier de randonnée A du côté de Fagradalsfjall. Selon le Met Office, il n’y a pas de véritable hausse de l’activité éruptive, mais la lave s’écoule dans la vallée de Geldingadalir le long des digues de protection. Elle recouvre le sentier de A et pénètre dans la vallée de Nátthagi. La zone doit être évacuée car personne ne sait dans quelle direction la lave va se diriger, La lave ne vient pas du cratère proprement dit, mais d’une bouche sur le flanc du cratère. Les photos montrent que la lave se déplace rapidement sous la croûte solidifiée au sud du cratère.

Le Met Office islandais surveille de près l’évolution de la situation tandis que la Protection Civile et la police s’occupent d’évacuer la zone. Entre mille et deux mille personnes se s le secteur au moment de l’évacuation. .

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According to the Iceland Monitor website, the eruption site on the Reykjanes Peninsula had to be evacuated because lava flows are travelling over hiking path A at the eruption site by Fagradalsfjall. According to the Met Office, there is not increased volcanic activity, but lava is flowing into Geldingadalir valleys along the protective walls, over hiking path A and into Nátthagi valley. The area needs to be evacuated, since nobody knows precisely where the lava will flow, The lava does not come from the crater itself, but from a vent on the side of the crater. Photos suggest the lava flows at great speed under the solidified lava, south of the crater.

The Icelandic Met Office monitors developments closely while the Department of Civil Protection and Emergency Management and police are in charge of evacuating the area. Between one and two thousand people were estimated to be in the area at the time of the evacuation.

Mesure et cartographie des gaz sur le Kilauea (Hawaii) // Measuring and mapping gases on Kilauea (Hawaii)

Un nouvel article publié par l’Observatoire des Volcans d’Hawaii (HVO) aborde un sujet fort intéressant: la mesure et de la cartographie des émissions de gaz sur le volcan Kilauea. Comme le répétait fort justement Haroun Tazieff, les gaz sont le moteur des éruptions. Leur analyse est donc essentielle pour comprendre comment fonctionne un volcan.

De grandes quantités de gaz volcaniques, tels que le dioxyde de carbone (CO2), le dioxyde de soufre (SO2) et le sulfure d’hydrogène (H2S), sont libérés dans l’atmosphère lors des éruptions volcaniques. Mais même entre les éruptions, de plus petites quantités de ces mêmes gaz continuent de s’échapper du sol et peuvent fournir des indications importantes sur l’état d’un volcan et sur le magma qui sommeille dans les profondeurs de la Terre.

Pour mesurer ces gaz, les scientifiques du HVO doivent d’abord identifier leur provenance. Des études sur le terrain à propos des émissions gazeuses dans la caldeira du Kilauea ont été réalisées dans le passé, mais aucune n’a été effectuée dans la caldeira dans son ensemble. Et aucune étude n’a été entreprise depuis l’éruption de 2018.

Au cours de l’été 2021, les scientifiques du HVO ont donc mené une étude détaillée des gaz sur le plancher et en bordure de la caldeira afin de comprendre la répartition des émissions actuelles. Les résultats seront comparés aux observations précédentes ; si des différences sont détectées, elles peuvent indiquer que le système d’alimentation au sommet du Kilauea s’est modifié en raison des effondrements survenus lors de l’éruption de 2018.

Les mesures de gaz volcaniques peuvent être effectuées à l’aide d’un MultiGAS qui pompe de l’air puis enregistre les concentrations de CO2, SO2 et H2S, plus la vapeur d’eau, en parties par million (ppm). Ces instruments MultiGAS peuvent être installés en permanence dans une zone particulière ou montés à bord d’un drone, en fonction de la zone à analyser et du type de données requises.

Pour la cartographie des gaz dans la caldeira du Kilauea au cours de l’été 2021, deux instruments MultiGAS ont été montés sur des supports dorsaux et les scientifiques du HVO ont parcouru la caldeira dans tous les sens, tout en collectant des données en continu. Leurs itinéraires de marche étaient espacés de 25 à 50 mètres afin de couvrir aussi bien la bordure de la caldeira que tout le plancher, ou bien la zone de blocs d’effondrement de l’éruption de 2018.

Même si ce travail a permis de couvrir tout le plancher de la caldeira, il restait des endroits eux aussi intéressants à analyser. Souvent, les émissions de gaz se concentrent le long de fissures ou de cavités qui permettent au gaz d’accéder facilement à la surface. De tels panaches peuvent être facilement observés dans diverses parties du plancher de la caldeira et dans des zones comme les Sulphur Banks et les Steam Vents dans le parc national. Des panaches comme ceux-ci sont souvent de bons indicateurs des endroits où les concentrations de gaz sont les plus élevées. De plus, au fur et à mesure que les gaz montent vers la surface depuis la chambre magmatique, ils interagissent avec et modifient les roches, entraînant des changements de couleur. Les zones de roches altérées peuvent révéler des émissions de gaz élevées.

Les scientifiques ont également collecté des échantillons de gaz dans des zones présentant des concentrations élevées de CO2 pour des analyses en laboratoire. Une grande seringue en plastique a été utilisée pour prélever l’échantillon qui a ensuite été transféré dans un récipient conçu pour contenir le gaz. La majorité des échantillons ont été prélevés sur les blocs d’effondrement de 2018 mentionnés précédemment car cette zone présente les concentrations les plus élevées de CO2.

Les analyses chimiques des différents isotopes de carbone dans le CO2 contenus dans ces échantillons peuvent fournir des informations sur l’emplacement du magma qui émet ces gaz. Cela permet aussi de savoir s’il s’agit d’un magma juvénile profond qui n’a encore jamais dégazé, ou d’un magma plus ancien qui a déjà été stocké pendant un certain temps dans le système d’alimentation du Kilauea.

La cartographie du plancher de la caldeira est maintenant terminée, mais les parois et le plancher du cratère de l’Halema’uma’u n’ont pas encore été cartographiés. Ils sont le site de nombreux bouches de gaz. Ces zones sont impossibles à parcourir à pied; la prochaine étape consistera donc à utiliser un MultiGAS monté sur drone.

Au final, les scientifiques du HVO produiront une nouvelle carte des émissions de gaz dans la caldeira du Kilauea en utilisant les données collectées au cours de l’été 2021. La carte sera essentielle pour déterminer si les remontées de gaz depuis le magma profond vers la surface ont été modifiées par les effondrements de 2018.

Source : USGS / HVO.

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A new article released by the Hawaiian Volcano Observatory (HVO) deals with the measuring and mapping of gas emissions on Kilauea Volcano.

Large quantities of volcanic gases, such as carbon dioxide (CO2), sulfur dioxide (SO2), and hydrogen sulfide (H2S), are released into the atmosphere during volcanic eruptions. But even between eruptions, smaller amounts of the same gases continue to escape and can provide important clues about the current state of the volcano and the underlying magma. But to measure them, HVO scientists first must identify where gas is coming from.

Surveys of the gas emissions from the Kilauea caldera have been done in the past but never of the entire caldera at one time. And none had been done yet after the 2018 eruption.

Over the summer of 2021, HVO scientists conducted a detailed gas survey of the caldera floor and rim in order to understand the distribution of current emissions. The results will be compared to previous surveys; if differences are detected, they may indicate that the plumbing system of Kīlauea’s summit has changed because of the 2018 collapses.

Measurements of volcanic gases can be done using a MultiGAS instrument, which pumps in air and then records the concentrations of CO2, SO2, and H2S, plus water vapor, in parts per million (ppm).

These MultiGAS instruments can be permanently stationed at an area of interest, or mounted on a drone, depending on the location and type of data needed.

For the gas mapping in the Kilauea caldera during the summer 2021, two MultiGAS instruments were mounted on backpack frames and HVO scientists walked across and around the caldera while continuously collecting data. Their routes were spaced 25 to 50 metres apart and covered areas of the caldera rim, the caldera floor, and the down-dropped block that collapsed during the 2018 eruption.

Even though the survey covered the whole caldera floor, there were more interesting spots to analyse. Often gas emissions are concentrated along cracks or holes in the ground which provide the gas an easy path to the surface. Visible plumes can be seen in various parts of the caldera floor and at the Haʻakulamanu Sulphur Banks and Steam Vents within the National Park. Visible plumes of gas like this are often good indicators of where the gas concentrations may be elevated.

As gases rise towards the surface from the magma below, they interact with and alter the rocks in the area, resulting in colour changes. Looking for this altered rock is another way to identify areas that may have elevated gas emissions.

The scientists also collected gas samples from areas that had elevated concentrations of CO2 for later laboratory analyses. A large, plastic syringe was used to collect the sample which was then transferred to a foil bag designed for holding gas. The majority of the samples were collected on the down-dropped block, as that area showed the highest concentrations of CO2.

Chemical analyses of the different forms (isotopes) of carbon in the CO2 from these samples can provide information about where the magma that is releasing these gases is located, and whether it is new, deep magma that has never degassed before, or older magma that had already been stored for some time in Kilauea’s plumbing system.

While the caldera floor mapping is now complete, the walls and floor of Halemaʻumaʻu crater have not yet been mapped and are the site of many visible gas vents. These areas are impossible to traverse by foot, so the next step is to use a UAS-mounted MultiGAS to measure gases there..

HVO scientists will produce a new map of gas emissions in the Kilauea caldera using the data collected during the summer 2021. The map will be key to determining if gas pathways from deep magma to the surface were changed by the collapses in 2018.

Source: USGS / HVO.

SulphurBanks

Steam Vents

Emissions de gaz dans le cratère de l’Halema’uma’u en 2011

Photos: C. Grandpey