Hawaii : mesure des gaz du Kilauea // Hawaii: Kilauea gas measurement

Selon le volcanologue français Haroun Tazieff, aujourd’hui disparu, l’étude des gaz volcaniques est une priorité car ils sont le moteur des éruptions. Deux gaz doivent surtout être étudiés : le dioxyde de soufre (SO2) et le dioxyde de carbone (CO2), même si d’autres gaz comme le sulfure d’hydrogène (H2S) et l’hélium (He) doivent également être pris en compte.
Un article récent Volcano Watch publié par l’Observatoire des volcans hawaïens (HVO) explique comment ces gaz sont mesurés entre les éruptions du Kilauea.
Lors des éruptions, le HVO signale fréquemment les taux d’émission de dioxyde de soufre (SO2) car c’est un moyen de suivre la progression de l’activité éruptive. Toutefois, pour les périodes précédant les éruptions, ou lorsqu’il y a une intrusion magmatique en cours sans éruption, le HVO s’appuie essentiellement sur des données géophysiques telles que la déformation du sol ou la sismicité, plutôt que sur des données géochimiques telles que les émissions de SO2.
Un autre type de gaz peut être important en période non éruptive : le dioxyde de carbone (CO2) qui a un comportement très différent du SO2 dans le système magmatique du Kilauea. Ces différences peuvent être exploitées pour mieux comprendre les processus qui se produisent sous la surface du sol. Par exemple, sur le Kilauea, le CO2 peut commencer à s’échapper du magma alors que ce dernier se trouve encore à plusieurs kilomètres sous la surface, alors que le SO2 est libéré de manière significative lorsque le magma se trouve à seulement quelques dizaines ou centaines de mètres sous la surface. Cela signifie souvent que l’on ne voit pas beaucoup de SO2 avant que la lave commence percer la surface.
Le problème du CO2 est qu’il est déjà présent en quantités très variables dans l’atmosphère, alors que le SO2 est normalement absent. Il est donc facile de détecter un signal de SO2 volcanique dans l’air ambiant, alors que le CO2 atmosphérique peut varier au cours d’une même journée, ainsi qu’avec les saisons.
Cependant, en coopération avec des chercheurs de l’Observatoire volcanologique des Cascades, le HVO a récemment accordé davantage d’attention aux données concernant le CO2 du Kilauea. L’Observatoire dispose d’une station multi-GAZ au sud-ouest de l’Halema’uma’u ; elle mesure quatre gaz volcaniques (CO2, SO2, H2S et vapeur d’eau), ainsi que des données météorologiques telles que la vitesse et la direction du vent.
Au lieu d’utiliser toutes les données CO2 de la station multi-GAZ, le HVO ne prend en compte que les données CO2 qui atteignent la station depuis certaines directions et certaines vitesses de vent. Cela permet d’essayer d’isoler le signal CO2 volcanique. Les scientifiques calculent des moyennes hebdomadaires de concentration de CO2. Une fois ce travail effectué, en examinant uniquement les données provenant de deux secteurs de Halema’uma’u (secteurs ouest et sud-est du cratère) avec des vitesses de vent modérées, ils obtiennent des tendances dans la concentration du CO2 en relation avec les récentes éruptions sommitales. En observant les données concernant ces deux directions du vent, les scientifiques ont pu constater que le CO2 semblait augmenter lentement et légèrement avant les éruptions sommitales du Kīlauea en juin et septembre. Après ces éruptions, les concentrations de CO2 ont chuté..
Aujourd’hui, depuis l’éruption de septembre, les concentrations de CO2 sont de nouveau en hausse, ce qui est probablement lié à l’intrusion magmatique dans les régions de stockage peu profondes situées sous la région sommitale et sous la caldeira sud.
Souvent, lorsque le Kīlauea entre en éruption, le HVO utilise le faible rapport CO2 / SO2 pour pouvoir dire que le magma alimentant l’éruption a été stocké à très faible profondeur, car ce rapport indique que le magma a déjà libéré la majeure partie de son CO2 avant l’éruption.
La prochaine étape de cette nouvelle méthode d’analyse des données gazeuses consistera à essayer de transformer les données de concentration de CO2 en taux d’émission de CO2, ce qui pourrait alors indiquer aux scientifiques non seulement que le magma est en train de monter à faible profondeur sous le Kilauea, mais aussi dans quelles proportions.
Source : USGS/HVO.

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For late French volcanologist Haroun Tazieff, the study of volcanic gases should be given priority as they are what drives the eruptions. Two main gases need to be studied : sulfur dioxide (SO2) and carbon dioxide (CO2), although other gases such as hydrogen sulfide (H2S) and helium (He) should also be taken into account.

A recent Volcano Watch article by the Hawaiian Volcano Observatory (HVO) explains how these gases are measured between Kilauea’s eruptions.

During eruptions, HVO frequently reports sulfur dioxide (SO2) emission rates as a means of tracking the progression of eruptive activity. But for the periods before eruptions, or when there is an ongoing intrusion with no eruption, most of the data HVO relies on is geophysical data, such as deformation or seismicity, rather than geochemical data such as SO2 emissions.

There is another type of gas that can be important during non-eruptive periods :carbon dioxide (CO2) which behaves very differently from SO2 in Kilauea’s magmatic system. These differences can be exploited to help better understand processes occurring beneath the ground surface. For example, CO2 can begin to escape from Kilauea’s magma when it is still many kilometers beneath the surface whereas SO2 is largely released when magma is just a few tens or hundreds of meters beneath the surface. This often means we don’t see much SO2 being emitted until lava begins erupting at the surface.

The tricky thing about CO2 is that it is already present, and highly variable, in the atmosphere. This is different from SO2, which is not normally present. So it is easy to pick out a volcanic SO2 signal in ambient air measurements, but atmospheric CO2 can vary throughout the course of a day, as well as with the seasons.

Recently, however, in cooperation with researchers at the Cascades Volcano Observatory, HVO has been looking a little closer at CO2 data from Kilauea. The observatory has a multi-GAS station to the southwest of Halemaʻumaʻu that measures four volcanic gases (CO2, SO2, H2S and water vapor), as well as meteorological data such as wind speed and wind direction.

Instead of using all the CO2 data from the multi-GAS, HVO separates out CO2 data that reaches the station from certain directions at certain wind speeds. This allows to try to isolate the volcanic CO2 signal. The scientists calculate weekly averages of the CO2 concentration. Once they have done that, if they look only at data coming from two portions of Halemaʻumaʻu (the western and the southeastern parts of the crater) at moderate wind speeds, they see patterns in the CO2 concentration relative to the recent summit eruptions. For both wind directions, the scientists can see that CO2 coming from those directions appeared to increase slowly and slightly before the June and September Kīlauea summit eruptions. Once the eruptions occurred, CO2 concentrations dropped back down.

Today, since the September eruption, CO2 concentrations have been increasing again, and the increase is likely related to the intrusion of magma into the shallow storage regions beneath the summit and south caldera regions.

Often when Kīlauea erupts, HVO uses the low ratio of eruptive CO2 to SO2 to be able to say that the magma feeding the eruption was stored very shallow because that low ratio tells that the magma already degassed most of its CO2 before eruption.

The next step with this new data analysis method is to try to turn the CO2 concentration data into emission rates of CO2, which could then perhaps tell scientists not just that magma is rising to shallow depths beneath Kilauea, but how much magma is rising.

Source : USGS / HVO.

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Ces graphiques montrent les concentrations de dioxyde de carbone (CO2) dans deux zones sommitales du Kīlauea, de mars à octobre. Les carrés rouges et les cercles bleus représentent les moyennes hebdomadaires de concentration de CO2 mesurées à la station multi-GAZ du Kīlauea lorsque le vent vient de directions et à des vitesses spécifiques. Les symboles gris représentent les mesures individuelles (moyennes sur 30 minutes jusqu’à huit fois par jour). Les barres verticales roses représentent les éruptions du Kilauea de juin et septembre. (Source : USGS)

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These plots show carbon dioxide (CO2) concentrations in two summit areas of Kīlauea, from March to October. The red squares and blue circles represent weekly averages of CO2 concentration measured at the Kīlauea Multi-GAS Station when the wind is coming from specific directions and at specific wind speeds. Gray symbols represent individual measurements (30-minute averages up to eight times per day). The pink vertical bars represent Kilauea’s June and September eruptions. (Source: USGS)

Eruption en Islande : dernières nouvelles ! // Eruption in Iceland : latest news !

18 décembre 2023 – 23 heures : Alors que l’on se demandait comment allait évoluer l’intrusion magmatique sur la péninsule de Reykjanes, alors que le Blue Lagoon venait de rouvrir, alors que l’on pensait que les habitants de Grindavik allaient pouvoir revenir chez eux pour Noël, les webcams viennent de montrer qu’une éruption a débuté. Le lieu n’est pas précisé, mais un volcanologue islandais indique que la lave est sortie à Hagafell, au nord de Grindavik, ce qui n’est pas forcément une bonne nouvelle. Les webcams montrent qu’il s’agit d’une éruption fissurale avec de superbes fontaines de lave.

L’éruption a été précédée par une rapide hausse de l’activité sismique avec des événements de M 3,0 et M 4,2 (voir ma note précédente).

Images webcam

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19 décembre – 7h00 (heure française) : La fissure qui s’est ouverte au niveau de la ligne de cratères de Sundhnúkar à 22h17 (heure locale) a été précédée par un essaim sismique à 21h00. Cela montre que l’éruption a commencé très rapidement et a été alimentée par une arrivée soudaine de magma, hypothèse que j’avais évoquée précédemment, sans trop y croire. La lave est sortie à environ deux kilomètres de Grindavík et la fissure a connu une croissance rapide. Quelques heures après le début de l’éruption, la lave se trouvait à environ deux kilomètres de Grindavík. Les scientifiques locaux craignaient que la fissure continue de progresser vers le sud-ouest, mais ils ne savaient pas exactement ce qui se passerait dans les heures à venir. La fissure est au moins quatre fois plus longue que celle de l’éruption du Litli-Hrútur en juillet 2023.Le débit de la lave au début de l’éruption a été estimé entre 100 et 200 mètres cubes par seconde. La longueur de la fissure est d’environ 3,5 kilomètres. Elle est près de quatre fois plus longue que celle qui s’est ouverte à Litli-Hrútur en juillet dernier.
Voici une vue de l’éruption depuis un hélicoptère :
https://icelandmonitor.mbl.is/a/img/monitor/bg/bg_fafaf7_1358x1.png

La sismicité a chuté ce matin. Il est clair que le magma progresse sans effort dans la fracture qui a été ouverte par la précédente intrusion.

Dans son dernier bulletin émis à 3 heures du matin (heure locale), le Met Office précise que la fissure éruptive mesure environ 4 km de long, avec l’extrémité nord juste à l’est de Stóra-Skógfell et l’extrémité sud juste à l’est de Sundhnúk. La distance entre l’extrémité sud et les premières habitations de Grindavík est de près de 3 km.

Source: IMO

Le syndicat des contrôleurs aériens a annulé sa grève prévue le 20 décembre 2023 afin de permettre aux hélicoptères de se rendre sur le site de l’éruption.

Image webcam de l’éruption le 19 décembre au matin. La lave semble très près de Grindavik.

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19 décembre – 9h00 (heure française) : les autorités islandaises indiquent que la lave ne coule pas en direction de Grindavík. Le lieu de l’éruption semble favorable car les infrastructures seraient ainsi épargnées. Un volcanologue local a déclaré : « Si tout est normal, l’intensité diminuera demain après-midi et la fissure se transformera en cratères. L’éruption pourrait durer une semaine à 10 jours. »
Toutefois, si le débit de l’éruption reste important, la lave pourrait atteindre la route de Grindavík. La pollution causée par l’éruption est significative et pourrait affecter les personnes vulnérables des villes voisines, en fonction de la direction du vent.
La police a fermé toutes les routes à destination et en provenance de Grindavík et demande aux gens de ne pas tenter de s’en approcher, car les gaz pourraient s’avérer dangereux.
Source : Iceland Monitor.

Image webcam de l’éruption à 9h30 (heure française)

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19 décembre – 16 heures : Après un début spectaculaire avec de hautes fontaines de lave, le Met Office islandais explique que l’éruption de Sundhnúksgígar continue de diminuer. On estime que le débit éruptif représente environ le quart de ce qu’il était au début de l’éruption le 18 décembre, et un tiers de la fracture d’origine est actif. Les fontaines de lave atteignent désormais une trentaine de mètres de hauteur. Ces chiffres s’appuient sur des estimations visuelles au cours d’un vol de reconnaissance effectué le 19 décembre.

L’évolution de l’éruption actuelle est semblable aux dernières éruptions du Fagradalsfjall, avec de fractures qui commencent à se refermer et à former des bouches éruptives individuelles. Actuellement, il y a environ cinq bouches éruptives réparties le long de la fracture d’origine.
Selon les informations obtenues au cours d’un vol en hélicoptère dans l’après-midi du 19 décembre, la longueur totale de la fracture éruptive n’a pas beaucoup changé depuis le début. Il y a peu d’activité à l’extrémité sud de la fissure près de Hagafell, et la majorité de la coulée de lave se dirige vers l’est en direction de Fagradalsfjall.
Au vu de l’orientation du panache volcanique, la pollution par les gaz peut être perceptible à Vestmannaeyjar, mais pas ailleurs dans les zones habitées. Selon les prévisions météorologiques, une pollution gazeuse pourrait être détectée dans la capitale tard dans la nuit ou demain matin.
Source. : Met Office.

Image webcam montrant une vue générale du site éruptif

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19 décembre – 20 heures : L’éruption continue de faiblir. De nouvelles images aériennes montrent qu’il y a désormais trois bouches actives au sud-est de Stóra-Skógfell, contre cinq auparavant. La lave s’écoule principalement vers l’est du site de l’éruption, mais il y a également une langue de lave qui se dirige vers l’ouest depuisle secteur au nord de Stóra-Skógfell.
L’activité sismique a considérablement diminué. En toute logique, suite à l’éruption de Sundhnúksgíga, le sol au niveau de Svartsengi s’est affaissé de plus de 5 cm. Le Met Office explique qu’il est trop tôt pour déterminer si le magma continuera à s’accumuler sous Svartsengi et si la terre recommencera à se soulever
Selon le Met Office, il existe une forte probabilité que de nouvelles bouches éruptives s’ouvrent le long de la fissure actuelle, ainsi que plus au nord ou au sud. À Sundhnúk, l’ouverture de telles bouches pourrait se produire en prévenant très peu de temps avant.

A noter que quelques heures après sa réouverture, le Blue Lagoon est à nouveau fermé. Les volcanologues islandais avaient déclaré que « rien n’indiquait que le magma s’approchait de la surface… ».
Source : Met Office.

Image webcam montrant la zone active le 19 décembre vers 20 heures

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December 18th, 2023 – 23:00 : While we were wondering how the magmatic intrusion on the Reykjanes peninsula would evolve, while the Blue Lagoon had just reopened, while it was thought that the inhabitants of Grindavik would be allowed to return home for Christmas, the webcams have just shown that an eruption has started. The site is not specified, but an Icelandic volcanologist indicates that lava pierced the surface at Hagafell, north of Grindavik, which is not necessarily good news. The webcams show that it is a fissure eruption with great lava fountains.
The eruption was preceded by a rapid increase in seismic activity with events of M 3.0 and M 4.2 (see my previous post).

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December 19th – 7 am (French time) : The fissure that opened at the Sundhnúkar crater row at 22:17 (local time) was preceded by a seismic swarm at 21:00. This shows the eruption started very rapidly and was fed by a sudden influx of magma, a hypothesis I had mentioned in previous posts without thinking it might happen so rapidly. It was located about two kilometers from Grindavík and was growing rapidly. A few hours after the start of the eruption, the fissure was about two kilometers from Grindavík. Local scientists feared it might continue to grow to the southwest but they did not know exactly what would happen in the next few hours. The fissure is at least four times longer than the fissure in the Litli-Hrútur eruption in July 2023.It was difficult to measure lava flow along the eruptive fissure, but it was estimated to be 100 to 200 cubic metres per second. The estimated length of the fissure is 3.5 kilometers. It is nearly four times longer than the fissure opening at Litli-Hrútur in last July (see map above).

Here is a view of the eruption from a helicopter :

https://icelandmonitor.mbl.is/a/img/monitor/bg/bg_fafaf7_1358x1.png

Seismicity has dropped this morning. It is clear that magma is moving effortlessly into the fracture that was opened by the previous intrusion. In its latest bulletin issued at 3 a.m. (local time), the Met Office specifies that the eruptive fissure is about 4 km long, with the northern end just east of Stóra-Skógfell and the southern end just east of Sundhnúk. The distance from the southern end to the edge of Grindavík is almost 3 km.

The air traffic controllers’ union has cancelled its strike forecast on December 20th, 2023 in order to allow helicopters to fly to the volcanic eruption. 

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December 19th – 9:00 (French time) : Icelandic authorities indicate that he lava is not flowing in the direction of Grindavík. The location of the eruption looks favourable, as it could spare all man-made structures. A local volcanologist has declared : “If everything is normal, the intensity will decrease tomorrow afternoon and the fissure will develop into craters. The eruption could last a week to 10 days.”

However, if the flow remains powerful, the lava could reach the road to Grindavík. The pollution from the eruption is substantial and could affect vulnerable people in nearby towns, depending on wind direction.

Police has closed all roads to and from Grindavík and asks that people do not attempt to get close to it, as gas fumes could prove dangerous.

Source : Iceland Monitor.

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December 19th – 16:00 : After a powerful start with tall lava fountains, the Icelandic Met Office explains that the size of the eruption at Sundhnúksgígar continues to diminish. The lava flow is estimated to be about one-quarter of what it was at the beginning of the eruption on December 18th, and only one third of the original fissure is active. The lava fountains are now reaching about 30 meters at their highest. These figures are based on visual estimates from a reconnaissance flight early on December 19th..

The development of the eruption is similar to recent eruptions at Fagradalsfjall, where the fissures are starting to contract and form individual eruption vents. Presently, there are about five eruption vents spread along the original fissure.

According to information from a helicopter flight in the afternoon of December 19th, the total length of the eruptive fissure has not changed much from the beginning. There was little activity at the southern end of the fissure near Hagafell, and the majority of the lava flow is heading east towards Fagradalsfjall.

The volcanic plume is drifting from the west and northwest. Gas pollution might be noticeable in Vestmannaeyjar, but not elsewhere in populated areas. According to the weather forecast, gas pollution might be detected in the capital area late tonight or tomorrow morning.

Source Met Office.

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December 19th – 8 pm : The eruption continues to weaken. New aerial images show that there are now three vents erupting southeast of Stóra-Skógfell, down from five previously. The lava is mostly flowing east from the eruption site, but there is also a lava tongue flowing west from the region north of Stóra-Skógfell.

Seismic activity has significantly decreased. Quite logically, following the eruption at Sundhnúksgíga, the land in Svartsengi subsided more than 5 cm. The Met Office says it is too early to determine if magma will continue to accumulate under Svartsengi and whether the land will start to rise again.

According to the Met Office, there is an increased likelihood that more vents may open along the original fissure as well as further north or south. The warning time for new vent openings at Sundhnúk could be very short.

A few hours after its reopening, the Blue Lagoon is again closed. Icelandic scientists had said there were « no indications of magma approaching the surface. »

Source : Met Office.

Islande : le Met Office patauge dans la prévision éruptive ! // Iceland: the Met Office is floundering in eruptive prediction!

Le Met Office islandais indique que bien que la vitesse de l’inflation à Svartsengi ait quelque peu diminué ces derniers jours, elle reste plus élevée qu’avant la formation du dyke qui a traversé Grindavík le 10 novembre 2023. Les volcanologues locaux pensent que la formation de nouveaux dykes ou une éruption restent possibles. Si un autre dyke devait se former, ils pensent qu’il suivrait probablement le même chemin que celui du 10 novembre. En cas d’éruption, le site le plus probable serait au nord de Grindavík, vers Hagafell et la zone autour de Sundhnúkagígar.
L’activité sismique est actuellement faible et se concentre principalement dans la zone autour de Hagafell.

Situation sismique sur la péninsule de Reykjanes le 15 décembre 2023 (Source : IMO)

Selon le Met Office, « l’activité en cours à Svartsengi, qui a débuté en octobre, n’est pas encore terminée et un nouveau chapitre pourrait s’être ouvert avec la forte probabilité d’une nouvelle intrusion magmatique et, par la suite, un risque d’éruption élevé. […] Le dyke sous Grindavík était alimenté par le magma qui s’est accumulé sous Svartsengi. Il est probable que cette séquence d’événements se reproduise. »
Cependant, le Met Office ajoute qu’il n’est pas possible de savoir quand aura lieu la prochaine intrusion magmatique. L’incertitude est considérable et une intrusion magmatique pourrait avoir lieu dans les prochains jours, voire après plusieurs mois. En d’autres termes, NOUS NE SAVONS PAS !! Dire que la prochaine intrusion pourrait survenir dans plusieurs mois n’est pas une prévision sérieuse !!
Source  : IMO, les Watchers .

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The Icelandic Met Office indicates that although the rate of inflation at Svartsengi has decreased somewhat in the past days, it is still greater than it was prior to the formation of the dike that traveled under Grindavík on November 10th, 2023. Local volcanologists think that further dikes or an eruption remain possible. Should another dike form, they think it is likely it will follow the same path as the November 10 dike. Should there be an eruption, the most likely location would be north of Grindavík in the direction of Hagafell and the area around Sundhnúkagígar.

Seismic activity is currently low and mostly in the area around Hagafell.

According to the Met Office, “the ongoing activity at Svartsengi, which began in October, is not yet over and a new chapter may have begun with an increased chance of a new magma propagation and, subsequently, increased likelihood of an eruption. […] The dike beneath Grindavík was fed by magma accumulating beneath Svartsengi. It is likely that this sequence of events will repeat.”

However, the Met Office adds that it is not possible to estimate when the next magma propagation will occur. The uncertainty is considerable, and a magma propagation could happen in the next few days or possibly after several months. In other words, WE DON’T KNOW !! Saying that the next intrusion could occur in several months is not serious prediction !!

Source : IMO, the Watchers .

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde :

Le Marapi (Indonésie) est entré en éruption et a envoyé un panache de cendres à 3 000 mètres dans l’atmosphère le 12 décembre 2023, une semaine après avoir tué 23 randonneurs
L’éruption a été relativement faible et loin de l’intensité de celle de la semaine dernière.

Le niveau d’alerte reste à 2, sur une échelle de 1 à 4. Il est demandé à la population de rester à au moins 3 km du sommet.
Source : CVGHM.

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Le 11 décembre 2023, le VAAC de Wellington a indiqué qu’une éruption avait eu lieu à Ambae (Vanuatu), avec un panache de cendres qui s’est élevé à 4,3 km d’altitude et était visible sur les images satellitaires. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 0 à 5) et le public est prié de rester en dehors de la zone de danger d’un rayon de 2 km autour des bouches actives du lac Voui, et à l’écart des ravines en cas de fortes pluies.
Source : Vanuatu GeoHazards.

Lac Voui (Source: GeoHazards)

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Selon un article de presse, l’éruption d’Ioto (Iwo-jima) au Japon, à environ 1 km au large de la côte sud-est d’Okinahama, continuait le 4 décembre 2023. Les explosions généraient des panaches noirs de 100 m de hauteur toutes les quelques minutes. Les matériaux éjectés, en plus de l’érosion causée par les vagues, ont transformé la forme de l’île en un « J », long de 500 m et dont la partie incurvée se trouve à environ 200 m au large de l’île principale. L’eau autour de la nouvelle île était de couleur verte à marron, avec des zones de pierre ponce à sa surface.
Source : NHK.

Ile Ioto début décembre 2023 (Source: Japan Coast Guard)

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Toujours au Japon, l’activité éruptive se poursuit dans le cratère Minamidake du Sakurajima, avec une incandescence observée de nuit dans le cratère. De petits événements éruptifs sont enregistrés, avec des panaches de cendres qui s’élèvent de 1,5 à 1,8 km au-dessus du cratère. Les émissions de SO2 s’élèvent en moyenne à 2 900 tonnes par jour.
Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 5 niveaux) et le public est prié de rester à au moins 2 km des cratères ;
Source ; JMA.

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L’éruption du Krakatau (Indonésie) se poursuit avec des panaches de cendres parfois denses qui s’élèvent jusqu’à 1,2 km au-dessus du sommet.
Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4) et le public est prié de rester à au moins 5 km du cratère.
Source : CVGHM.

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L’activité éruptive se poursuit sur le Stromboli (Sicile). Les images de la webcam montrent une activité strombolienne au niveau de trois bouches de la zone cratèrique Nord, dans la partie supérieure de la Sciara del Fuoco, ainsi que dans deux bouches de la zone cratèrique Centre-Sud. Des explosions d’intensité faible à moyenne se produisent à un rythme de 5 à 6 événements par heure dans la zone Nord, avec des projections de moins de 150 m de hauteur. Des explosions d’intensité variable sont observées dans la zone Centre-Sud à raison de 5 à 9 événements par heure, avec des projections de plus de150 m de hauteur.
Le niveau d’alerte est maintenu au Jaune (niveau 2 sur une échelle de quatre niveaux).
Source : INGV.

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Toujours pas d’éruption sur le Kilauea (Hawaii). Une certaine sismicité continue d’être enregistrée dans la zone du rift sud-ouest, au sommet et dans l’Upper East Rift Zone. Ce type d’activité peut continuer à fluctuer en fonction de l’alimentation magmatique dans la zone et une activité éruptive pourrait se produire sans prévenir ou presque dans un avenir proche. Aucune activité particulière n’a été observée dans la Middle East Rift Zone et dans la Lower East Rift Zone du Kilauea.

Source: HVO.

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Aucune nouvelle activité n’a été observée sur la péninsule de Reykjanes (Islande). La sismicité est faible. Il y a encore un certain soulèvement du sol dans la région de Svartsengi, ce qui montre que le magma continue de s’écouler dans l’intrusion, mais il n’y a aucun signe d’éruption imminente. Il faut cependant rester vigilant car un nouvel afflux de magma dans l’intrusion changerait la donne.

A voir le samedi 16 décembre 2023 à 20h50 sur la chaîne ARTE un documentaire intitulé « Islande, la quête des origines ». En compagnie de cinq randonneurs, le film fait voyager le long de la dorsale océanique entre le volcan Hekla et le glacier Vatnajökull,

https://www.arte.tv/fr/videos/104778-001-A/islande-la-quete-des-origines/

Ce documentaire, déjà disponible depuis quelques jours sur le site web de ARTE, est intéressant par les superbes images de drone de la dernière éruption de Fagradalsfjall, probablement réalisées par l’ami Olivier Grünewald qui fait partie du groupe de randonneurs. On reste aussi en admiration devant les paysages islandais qui jalonnent le parcours.J’ai personnellement apprécié les rappels géologiques fournis par la voix off et les documents annexes proposés (éruption de 1973 aux Vestmann, captage du CO2, éruption de Surtsey, oiseaux marins menacés). Les propos des randonneurs ont à mes yeux une valeur limitée et je n’ai pas trop apprécié le ton pompeux de certains d’entre eux qui tranchent un peu avec la Nature islandaise qui demande notre plus grande humilité. Dire que le Katla est en retard dans ses éruptions est un peu osé!
Sinon, ce documentaire est très regardable et fait remonter des souvenirs.

Photo: C. Grandpey

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans.

Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world :

Marapi (Indonesia) erupted and sent more ash 3,000 meters high into the atmosphere on December 12th, 2023, one week after the mountain killed 23 climbers.

The eruption was relatively minor and nowhere near the intensity observed during last week’s eruption.

The Alert Level remains at 2 (on a scale of 1-4), and the public is asked to stay 3 km away from the summit crater.

Source : CVGHM.

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On December,11h, 2023, the Wellington VAAC indicated that an eruption at Ambae (Vanuatu) produced an ash plume visible in satellite images and that rose to 4.3 km a.s.l. The Alert Level remains at 2 (on a scale of 0-5) and the public is asked to stay outside the 2-km radius Danger Zone around the active vents in Lake Voui, and away from drainages during heavy rains.

Source : Vanuatu GeoHazards.

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According to a news article the eruption at Ioto (Iwo-jima) in Japan, about 1 km off the SE coast at Okinahama, continued on December 4th, 2023. Explosions produced 100-m-high black plumes every few minutes. Ejected material combined with wave erosion transformed the shape of the island into a “J” shape, 500 m long and with the curved part about 200 m offshore of the main island. The surrounding water was green to brown in color and there were areas of floating pumice.

Source: NHK

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Still in Japan, eruptive activity continues at the Minamidake Crater on Sakurajima, with incandescence at the crater observed nightly. Small eruptive events are recorded producing ash plumes that rise 1.5-1.8 km above the crater. SO2 emissions are averaging 2,900 tons per day.

The Alert Level remains at 3 (on a 5-level scale), and the public is asked to stay 2 km away from the craters ;

Source ; JMA

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The eruption at Krakatau (Indonesia) continues with ash plumes that are sometimes dense and that rise as high as 1.2 km above the summit.

The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4), and the public is asked to stay at least 5 km away from the crater.

Source : CVGHM.

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Eruptive activity continues at Stromboli (Sicily). Webcam images show Strombolian activity at three vents in the North Area, within the upper part of the Sciara del Fuoco, and from two vents in the South-Central Crater Area in the crater terrace. Explosions of low-to-medium intensities occur at a rate of 5-6 per hour at Area North, lower than 150 m above the vents. Variable-intensity explosions are observed in the South-Central area at a rate of 5-9 events per hour, with ejections higher than 150 m.

The Alert Level is kept at Yellow (tlevel 2 on a four-level scale).

Source : INGV.

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Kilauea (Hawaii) is not erupting. Low levels of seismicity continue to be recorded in the Southwest Rift Zone, summit, and upper East Rift Zone. Unrest may continue to wax and wane according to changes to the input of magma into the area and eruptive activity could occur in the near future with little or no warning. No unusual activity has been noted along the middle and lower sections of Kīlauea’s East Rift Zone.

Source: HVO.

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No new activity has been observed on the Reykjanes peninsula (Iceland). Seismicity is low. There is still some ground uplift in the Svartsengi area showing that magma is still flowing into the intrusion, but there is no sign of an impending eruption. However, one should remain vigilant because a new afflux of magma in the intrusion would change the situation.

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Activity remains globally stable on other volcanoes.

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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